attestations de déplacement et autres modèles de documents mesures barrièresrecommandations malade, fièvre, toux ... Appelez le 15 plan de prévention et de lutte  symptôme de covid19  transmission de covid19 par les gouttelettes et face à face pas de transmission par les eaux pas de transmission par les denrées alimentaires   Sommaire

Sources  site du Haut Commissariat - info covid-19  Direction de la santé - notes d'information  CHPF, site du centre hospitalier de Taaone - info covid-19   site du Haut Commissariat - info covid-19  site de Polynésie la première  TNTV site de Tahiti Infos Radio 1  

FB   profil Face Book   Haut commissariat de la république française   Direction de la santé de Polynésie  Polynésie 1ère  TNTV  Tahiti infos  Radio 1  

Cette page du CHSP est consacrée aux principales sources d’information sur l’épidémie et la maladie CoViD-19, et en particulier celles de la Direction de la santé.

La transmission du virus SARS-CoV-2, responsable de l’épidémie mondiale de CoViD-19, est intimement liée aux conditions d’hygiène personnelle, corporelle et sociale (hygiène des mains, maintien à distance, ..) et de manière plus limitée aux conditions d’hygiène et de salubrité de l’environnement, de l’eau ou des denrées alimentaires (contaminations indirectes).

+ sur Santé.PF

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mesures et conduite à tenir
consignes aux professionnels
maladie
Direction de la santé

Épidémie

Polynésie

Situation actualisée

L’épidémie a très rapidement évolué depuis son apparition à Wuhan en décembre et un tournant s’est opéré début mars : la Chine, qui enregistrait jusqu’alors la plupart des cas confirmés dans le monde, n’en déclare plus désormais que très peu alors que dans le même temps, l’épidémie explose en Italie et dans le reste de l’Europe et du Monde. Les mesures renforcées de dépistage et d’isolement maintenues jusqu’au bout par les autorités dans la région de Hubei ont permis d’y éteindre l’épidémie.

Historique

Apparition

Décembre 2019 : une épidémie de pneumonies d’allure virale d’étiologie inconnue émerge dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine). (S)

31/12/2019 : les autorités chinoises informent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’un épisode de cas groupés de pneumonies (fièvre, toux).
Tous les cas ont un lien avec le marché d’animaux vivants de la ville de Wuhan, indiquant une probable contamination d’origine animale.

01/01/2020 : le marché est fermé et désinfecté. La source précise d’infection n’a pas été formellement identifiée à ce jour.

09/01/2020 : le virus en cause est identifié comme un nouveau coronavirus, d’abord dénommé 2019-nCoV avant d’être rebaptisé SARS-CoV-2 par la suite. Sa découverte est annoncée officiellement par les autorités sanitaires chinoises et l’OMS.

15/01/2019 : le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans.

25/01/2019 : 1ers cas enregistrés en Europe, 3 personnes contaminées sont recensées en France (2 à Paris et 1 à Bordeaux).

30/01/2019 : l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour la grippe H1N1, Zika, Ebola (2x), et la poliomyélite).

Evolution

La dynamique de l’épidémie observée en janvier confirme rapidement une transmission d’homme à homme importante en Chine puis dans les autres pays touchés. Après une flambée épidémique en Chine en janvier-février, la situation épidémique évolue au niveau mondial :

22/02/2020 :  le week-end du 22-23 février 2020 voit une intensification des foyers en Corée du Sud, au Japon, et à Singapour, et l’apparition de nouveaux foyers en Iran et en Italie (S).

28/02 /2020 : l’OMS porte à “très élevée” la menace internationale due à Coronavirus Covid-19, son niveau le plus haut.

09/03/2020 : les autorités chinoises annoncent la réouverture de lieux publics et la fermeture d’hôpitaux de campagne, alors que le nombre de nouveaux cas est en forte diminution dans le pays (S).

10/03/2020 : tous les pays de l’Union européenne sont désormais touchés par le COVID-19.

11/03/2020 : l’OMS qualifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde. Son directeur général fait part à cette occasion de sa profonde inquiétude face aux “niveaux alarmants d’inaction” de la communauté internationale face aux “niveaux alarmants de propagation” de l’épidémie du nouveau coronavirus (S).

13/03/2020 : l’OMS désigne désormais l’Europe comme épicentre (S).

15/03/2020 : à 0h00, la France entre en “stade 3” d’épidémie active sur le territoire. Les mesures de distanciation sociale sont renforcées avec la fermeture de tous les lieux de regroupements non indispensables (cafés, restaurants, cinémas, discothèques…).

16/03/2020 : la France instaure le confinement à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum. Les déplacements sont interdits sauf dans certains cas.

16/03/2020 : l’OMS dénombre presqu’autant de cas en Chine qu’hors de Chine : 165 515 cas confirmés dans le monde, dont 81 077 en Chine et 86 438 hors de Chine (dans 143 pays différents). Et 3 218 décès en Chine et 3 388 hors de Chine.

19/03/2020 : En Italie, le bilan atteint 3 405 morts et dépasse désormais celui de la Chine (S), qui le même jour, n’enregistre aucun nouveau cas d’origine locale et 34 importés (S).

Définitions

Isolement : mesure prise pour isoler un CAS CONFIRME afin qu’il ne contamine personne. L’isolement strict peut se faire à domicile.

Confinement : mesure gouvernementale visant à limiter la propagation du virus. Les personnes présentes sur le territoire doivent rester chez elles, sauf sorties exceptionnelles et autorisées.

Quatorzaine : ait de placer une personne en isolement pendant 14 jours au moins, cela concerne les CAS CONTACTS et les CAS SUSPECTS.

Cas contact : personne ayant été en contact avec un cas confirmé et il fait l’objet d’une enquête du Bureau de Veille Sanitaire ;

Cas suspect : un patient avec fièvre et symptôme ayant été en contact avec un cas confirmé, ou bien un patient avec fièvre et symptômes revenant de voyage ;

Cas confirmé : un patient ayant reçu un résultat positif au COVID-19 qui fait l’objet d’une enquête du Bureau de Veille Sanitaire, avec son entourage.

Porteur sain : Les autorités sanitaires le soulignent régulièrement, il est possible d’avoir le covid-19 et de manifester peu ou pas de symptômes. C’est une des raisons qui font que les chiffres officiels qui se basent sur les personnes testées, sont vraisemblablement en dessous de la réalité.

(S1,S2,S3)

Bilan

sources officielles

Présidence de la Polynésie française

Monde

Vitesse de propagation de l'épidémie par pays

nb cas/jour (moy/7j)

incidence de covid-19 par pays

(source : UE, agence ECDC)
NB :  au 14/02/20, la Chine n’enregistre quasi plus de nouveaux cas !

Etats Unis

USA : Carte du nombre de cas par état

Carte IDV

Polynésie : Carte du nombre de cas par commune

évolution

France

France TV : la France à 8 jours de l’Italie

France TV : foyer du Haut Rhin

Data France – taux d’hospitalisation pour covid-19

Geodes : Nb hospitalisés

Data France – animation taux d’hospitalisation


Situation au Fenua

Le jour même où l’OMS  requalifie l’épidémie mondiale de pandémie compte tenu de sa large diffusion à travers le monde, la Polynésie déclare son 1er cas de CoViD-19. Dépisté la veille, le 10/03, il est annoncé officiellement le lendemain :

11/03/20

le 1er cas confirmé de CoViD-19 déclaré en Polynésie (S,A,S2) concerne une personne publique qui compte dans la Société polynésienne puisqu’elle est député à l’Assemblée nationale. Son statut et sa notoriété ont permis très vite aux Polynésiens de comprendre la menace et d’être sensibilisé aux mesures barrières, Mme Maina Sage s’étant rapidement exprimé dans la presse (S) afin de dissiper les premières rumeurs et de communiquer sur la maladie, sur la façon dont elle l’avait probablement contracté et sur la conduite exemplaire qu’elle avait adopté spontanément en s’isolant et en recherchant à se faire dépister alors qu’elle ne présentait pas encore de symptômes. La contagion se serait produite le jeudi précédent 05/03 lors d’un entretien qu’elle eût avec le ministre de la culture français, Franck Riester, dont on apprenait lundi 09/03 au soir par son cabinet qu’il était atteint de Covid-19 (S), ce qui a motivé la député, qui ne présentait pas encore de symptômes, à se faire dépister (S1,S2). Elle s’est présentée à l’Institut Louis Malardé le mardi 10/03/20 pour passer le test et le résultat est tombé le soir même (S). Ce 1er résultat a donné lieu aux investigations d’usage pour retracer le parcours de la députée sur le territoire, t retrouver les personnes avec lesquelles elle avait pu être en contact et déterminer si elles avaient pu être contaminées ou non. La phase d’enquête devait notamment concerner les personnes qui étaient dans le même avion que Maina Sage (S). Le fait qu’il s’agisse d’un cas isolé qui a été immédiatement pris en charge incite à apaiser les inquiétudes.

12/03/20

le 2nd cas confirmé sur Tahiti est une personne de l’entourage proche de la députée Maina Sage (S,A,S2) qui s’est très probablement contaminé à son contact. Selon les autorités sanitaires, sa contamination était prévisible et l’homme était suivi médicalement depuis la découverte du virus chez la députée (S). La contagion s’est donc probablement produite lors de leur voyage ensemble (S). L’École de plongée de Arue dont il était membre a été fermée jusqu’au 24 mars (S) et toute son équipe placée en confinement (S1,S2).

Par ailleurs, le Papara Pro Open (compétition de surf) a été interrompue ce même jour par la police municipale de Papara qui a demandé en milieu de matinée la suspension de la compétition en raison de la présence parmi les surfeurs d’un cas suspect de coronavirus (S1,S2). Une équipe de la direction de la Santé devait se déplacer sur le spot de Taharuu pour mener une enquête auprès des compétiteurs (S). Le mari de Maina Sage serait rentré en contact avec des surfeurs ces derniers jours, mais l’hypothèse que des surfeurs aient pris le même avion que la députée a également été émise (S1,S2). Les participants sont restés confinés sur place jusqu’à 14H où ils ont finalement pu repartir, sans aucun contrôle sanitaire des autorités (S). Rien n’indique toutefois que l’époux de Maina Sage soit le proche touché par covid-19.

Le 3ème cas est un touriste suisse de près de 70 ans arrivé en Polynésie française par le même vol que Maina Sage (S) et séjournant à Fakarava (S). Les premiers symptômes de la maladie se sont faits sentir pendant son séjour et le septuagénaire a été évasané le mercredi soir 12/02 sur Tahiti vers le centre hospitalier de Taaone (S). Le soir même, l’homme était en service de réanimation à l’hôpital. L’hypothèse du lien épidémique avec le 1er cas est retenu par les autorités (S,A), ce qui signifie que les 3 1 er cas Polynésiens auraient été exposées à la même source de l’épidémie virale. Rien ne permet d’affirmer que la contagion se serait faite dans l’avion ou lors du voyage.

17/03/20

Le 4ème cas est cadre de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) ; il a été diagnostiqué infecté par le Covid-19 le mardi soir 17 mars et communiqué le lendemain ; le siège de la DJS a depuis été fermé pour une “durée indéterminée” et tous les sujets contacts identifiés depuis le 12 mars sont placés en confinement à domicile (S), y compris la douzaine de collaborateurs du cadre de la DJS. Celui-ci aurait été contaminé lors d’un séjour aux États-Unis d’où il est revenu vendredi 06/03. Il a ressenti les premiers symptômes 7 jours plus tard, le vendredi 13/03, avec un état de fatigue puis l’apparition de fièvre le lendemain (S). Il pourrait avoir été contagieux dès le jeudi 12/03.

18/03/20

Le 5ème cas est une femme installée à Moorea, tout juste revenue la semaine précédente d’un séjour en France (S).

Le 6ème cas est un touriste espagnol d’une quarantaine d’années arrivé sur le territoire 2 jours auparavant (S). L’homme avait prévu une croisière dans les eaux polynésiennes mais il se sentait mal et a été pris en charge par le CHPF où il a été dépisté positif au Covid-19 le mercredi 18/03 à 14 heures. Il a été maintenu en hospitalisation, ce qui porte à 2 le nombre de patients pris en charge par le CHPF (S).

Les 3 nouveaux cas sont des cas importés. Il n’ a pas à ce stade été établi de chaîne de contamination ou de preuve de la circulation du virus sur le territoire (S1,S2). Une enquête épidémiologique d’ampleur est conduite dans l’entourage des 3 malades et de nombreuses personnes ont été placées en isolement (S). Près de 145 dépistages ont été effectués.

19/03/20

5 nouveaux malades sont déclarés ce jeudi, ce qui porte à 11 le nombre total de cas au Fenua. Aucune hospitalisation nouvelle n’a été jugée nécessaire, ce qui laisse à 2 le nombre de malades suivis au service de réanimation de l’hôpital depuis le 1er cas. On ne déplore aucun décès pour l’heure (S).  Parmi les nouveaux malades, 2 ont été victimes d’une contamination par un proche (S). Ce sont donc 2 cas “contacts” supplémentaires secondaires à des cas importés, ce qui porte à 3 le nombre de cas locaux contaminés au fenua pour 8 cas importés.

20/03/20

4 nouveaux malades sont déclarés ce vendredi.

La Polynésie enregistre désormais 15 cas confirmés de Covid-19 sur son territoire (S) dont 9 cas importés et 6 cas contact (S). La barre symbolique des 5 cas pour 100 000 habitant d’incidence de la maladie est franchie. C’est le critère retenu par Santé Publique France pour considérer un pays comme “zone d’exposition au risque” pour lesquelles le confinement est préconisé.

La conférence de presse du 20/03/2020 qui annonce les 4 nouveaux cas (S) révèle que certaines contaminations ont de nouveau eu lieu sur place et que le virus est désormais considéré comme “circulant”. Les autorités déclare dans la foulée l’entrée en vigueur des mesures de confinement sur tout le territoire. Le mot d’ordre est lancé : “Sauvons des vies, restez chez vous“.

21/03/20

Au premier jour du confinement général, 2 nouveaux malades sont déclarés ce samedi, ce qui porte à 17 le nombre total ce cas au Fenua depuis le début de l’épidémie. La chaine TNTV en avait fait l’annonce dès le matin dans son flash de 10h et l’information a été confirmée au point de situation de 16h (S1,S2,D2). C’est aussi l’occasion de confirmer qu’un des 2 cas hospitalisé a bien été libéré.

Coronavirus : premier cas de Covid-19 confirmé en Polynésie
Maina Sage : « Mon souhait, c’est qu’on puisse limiter au maximum la propagation du virus »
“Je n'ai été contagieuse qu'à partir de dimanche soir”
Coronavirus : Franck Riester, le ministre de la Culture, contaminé à son tour
Papara pro Open Tahiti : cas suspect de covid-19, les surfeurs à l’isolement
Trois cas de coronavirus confirmés en Polynésie
Un deuxième cas polynésien avéré au fenua
L'école de plongée de Tahiti fermée
deux nouveaux cas de coronavirus confirmés
Coronavirus : l’école de plongée de Tahiti fermée
Enquête auprès des surfeurs du Papara Pro pour le coronavirus
La Papara Pro annulée par la WSL
Coronavirus: la Papara pro annulée
Covid-19 : Craintes autour d'un possible foyer à la DJS

Zones d’exposition au risque

Les pays ou régions dans lesquels la France considère que le virus circule activement sont déclarés “zone d’exposition au risque” (source SPF) :

  • Asie : Chine (Chine continentale, Hong-Kong, Macao), Singapour, Corée du Sud, Iran, Bahreïn, Brunei, Qatar,
  • Europe : France, Espagne, Italie, Islande, Danemark, Norvège, San Marin, Suède, Suisse, Allemagne, Luxembourg,
  • France : 30 départements dans 7 régions
    • Auvergne-Rhône-Alpes : Haute-Savoie, Ain, Ardèche, Drôme, Loire, Rhône
    • Bourgogne-Franche-Comté : Côte d’Or , Doubs, Haute-Saône , Le Territoire de Belfort, Saône-et-Loire
    • Bretagne : Morbihan
    • Corse : Corse-du-Sud, Haute Corse
    • Grand Est : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Meurthe et Moselle , Moselle, Vosges
    • Hauts-de-France : Aisne, Oise, Somme
    • Ile-de-France : Essonne, Hauts-de-Seine, Paris, Seine-Saint-Denis, Seine et Marne, Val d’Oise, Val de Marne, Yvelines

Les voyageurs provenant de ces zones sont soumis à des mesures de surveillance particulières (voir personnes contact, + sur Santé.PF)

Un territoire est classé en zone d’exposition au risque (ZER) lorsque l’incidence cumulée de la maladie y est supérieure à 1 à 5 cas pour 100 000 habitants et quand plus de 50 cas y sont confirmés (Cf critères SPF du 26/02 modifiés le 13/03).

La liste des ZER est publiée régulièrement sur SPF : 18/03, 17/03, 16/03, 15/03, 13/03, 03/03).

En complément des zones considérées par la France, la Polynésie peut publier (+ sur Santé.PF) une liste de pays supplémentaires répondants aux mêmes critères définis par la France (incidence > 1 à 5 K/100 000 ha).

Depuis le 16/03/2020, la Polynésie a décidé que toutes les régions de provenance extérieure à la Polynésie française entrainent pour le voyageur l’application des mesures de quarantaine de 14 jours à compter du jour d’arrivée sur le territoire.

Toutes les provenance extérieure à la Polynésie française sont donc de facto considérées comme ZER.

NB1 : au 15/03/20 et alors que la situation est très évolutive, les zones n’ont pas été mises à jour en ligne depuis le 03/03, ni sur Santé.FR ou Diplomatie.FR, ni sur SPF. Ce n’est que le lendemain des élection municipales que ces informations ont été publiées.
En outre, la carte publiée le 06/03 par le Ministère de la santé avait oublié l’Iran. Cette carte a été retirée de Santé.FR le 16/03.

NB2 :  l’incidence qui sert à établir les pays de la ZER est évaluée sur les toute la durée de l’épidémie, alors que l’incidence journalière et l’incidence hebdomadaire de la maladie ont évolué dans des proportions considérables depuis le début de l’épidémie et sont sans rapport avec les valeurs retenues par la France pour déterminer ces zones. Ainsi, la Chine ou la Corée du sud n’enregistrent depuis début mars que très peu de nouveaux cas, alors qu’en Europe ou ailleurs, l’épidémie explose.

NB3 : les critères ont été modifiés le 13/03 sans qu’on sache si c’est pour des motivations scientifiques ou politiques, compte tenu de la survenue des élections municipales et des critères antérieurement plus stricts. Ces nouveaux critères n’ont été mis en ligne que le 16/03.

ZER en France au 18/03

ZER en Europe au 16/03

ZER dans le Monde au 16/03

(source : SPF + LM + OLP)
NB : au 16/03, aucune carte publiée depuis le 06/03 sur Santé.FR ou Diplomatie.FR

“quatorzaine” à domicile

ZER du 03/03 – carte du 06/03

(source : Min. Santé FR)

NB : l’Iran a été oublié sur la carte du 06/03


Prévention et lutte

La prévention de l’épidémie repose sur la détection précoce des cas et l’application des mesures de contrôle : isolement des malades, information et suivi de leurs contacts étroits, protection des personnels soignants.

La prévention de la maladie repose sur l’application des mesures barrières préconisées (+ sur “Recommandations“)

Le diagnostic précoce permet d’identifier et d’isoler très tôt les sujets porteurs, y compris lorsqu’ils sont asymptomatiques, dans des conditions appropriées en termes de confinement et d’acceptation psychologique. Ces mesures étendues de dépistage et d’isolement (quarantaine, confinement) ont par exemple été appliquées dans la station de ski des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie) avec une efficacité remarquable.

Les mesures de contrôle peuvent également limiter la liberté de circulation des personnes et aller jusqu’à imposer le confinement général. En Chine, ces mesures ont été assorties d’interdictions de circulation des personnes depuis une région infectée vers les régions indemnes.

L’observation attentive de l’évolution de l’épidémie permet d’adapter les mesures de protection et de lutte selon le stade de l’épidémie :

  • ALERTE INITIALE : les premières mesures
  • Stade1 : freiner l’introduction du virus sur le territoire
  • Stade2 : freiner la propagation du virus sur le territoire
  • Stade3 : atténuer les effets de la vague épidémique
  • Stade4 : revenir à la situation antérieure et se préparer à une vague suivante éventuelle

Au 16 mars 2020, la Polynésie se trouve entre les stades 1 et 2, compte tenu des 3 1ers cas précocement détectés et placés à l’isolement. Bien que la circulation virale sur le territoire ne soit pas constatée mais compte tenu de la situation internationale préoccupante et très évolutive,  de nouvelles mesures ont été prises par l’État et le Pays :

Parmi les mesures prises et à prendre :

  • les déplacements doivent être limités au strict nécessaire, sauf besoin impératif familial ou professionnel,
    les déplacements de convenance et de loisirs doivent être évités .
  • les rassemblements de plus de 100 personnes seront interdits.
  • les établissements recevant du public (ex : restaurant) devront limiter la capacité d’accueil à 50% de la capacité théorique,  de sorte qu’il n’y ait pas d’entassement dans des espaces confinés.
  • le second tour des élections est reporté
  • les passagers en provenance de l’extérieur sont placés en “quatorzaine” :
    auto-isolement à domicile pour les résidents, et structures dédiées pour les visiteurs,
  • les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées, université) sont fermés pour une période de 3 semaines en avançant les vacances scolaires à partir de mercredi après-midi.

Le Haut-commissaire et le Président en appellent aux responsabilités et à un comportement citoyen : il faut protéger les personnes fragiles et notamment nos matahiapo, en respectant les gestes barrières, en évitant les contacts physiques, en évitant de se serrer la main, en évitant de s’embrasser… “Le coronavirus ne vole pas”.

Plan d’urgence pandémie


Gestes de prévention de la maladie




Stades du Plan national “Pandémie”

(S1,S2)

STADE 1 : EMPÊCHER LE VIRUS D’ENTRER SUR LE TERRITOIRE

En phase 1, les mesures mises en place visent à isoler les cas détectés présentant des symptômes ou revenant d’une zone à risque. C’est ce qui a été fait lors de la découverte du cluster (groupement de cas) à Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie, début février. Les cas avérés sont placés en confinement et une enquête sanitaire est lancée pour retracer leur activité récente et identifier les personnes contact.

STADE 2 : LIMITER LA PROGRESSION DU CORONAVIRUS

Le stade épidémique de niveau 2, est caractérisé par des cas sporadiques et des clusters. Il n’y a pas de circulation active du virus.

La stratégie sanitaire consiste à freiner l’introduction du virus sur le territoire et à freiner sa propagation par des mesures d’endiguement. Les actions mises en œuvre par la Direction de la santé et son bureau de veille sanitaire consistent à dépister les cas suspects, assurer la prise en charge des patients classés “cas possibles et confirmés” et conduire des enquêtes sanitaires et épidémiologiques permettant d’identifier et surveiller les contacts. Elles mobilisent les capacités de prise en charge sécurisée du Pays (chambre d’isolement de haute sécurité en service de maladies infectieuses ou de réanimation) et ses capacités de diagnostics virologiques. Le plateau technique hautement spécialisé est opérationnel 24h/24 et 7J/7.

Les zones de contaminations font l’objet de mesures de sauvegarde : fermetures d’établissements scolaires, limitation des déplacements, mises en place de télétravail au retour d’une zone à risque, annulation d’événements et manifestations publiques (salons, événement sportif, concerts…).

STADE 3 “STADE ÉPIDÉMIQUE” : LE VIRUS CIRCULE ACTIVEMENT

Le stade 3 se définit par une circulation active du virus. La stratégie sanitaire est différente et passe d’une logique de détection et de prise en charge individuelle à une logique d’action collective.

Les tests de dépistage ne sont par réalisés de manière systématique et les interventions chirurgicales non urgentes sont déprogrammées. Les patients bénins se soignent chez eux.

Prise en charge des cas diagnostiqués

3 axes majeurs sont prévus et détaillés dans le guide Préparation au risque épidémique Covid-19 :

  • Assurer la prise en charge des patients avec signes de gravité en établissement de santé
  • Assurer la prise en charge des patients sans gravité en ambulatoire
  • Protéger les populations fragiles, notamment en collectivité (EHPAD)

Le maintien à domicile permet de ne pas saturer les capacités d’hospitalisation des établissements de santé et de réserver les ressources des établissements de santé aux cas les plus graves et aux personnes les plus fragiles.

Ce stade impose la pleine mobilisation du système de santé (médecine de ville, établissements de santé et établissements médico-sociaux, mise en place d’hôpitaux de campagne). L’ensemble des établissements sanitaires (en sus des établissements identifiés Covid-19) doivent pouvoir participer au diagnostic et à la prise en charge des patients, de même que les établissements médico-sociaux doivent monter en charge : être en capacité de repérer les patients Covid-19 et mettre en œuvre des mesures d’isolement dans leur établissement si nécessaire.

En plus du renfort des professionnels de santé et des forces de l’ordre, le stade 3 implique plusieurs mesures restrictives :

  • Fermeture des restaurants, cafés, discothèques, cinémas
  • Restent ouverts les magasins alimentaires, les pharmacies, les tabacs, les banques, les stations essence
  • Limitation des déplacements : les transports urbains demeurent ouverts, avec des plans de circulation réduits, mais les personnes sont invitées à stopper leurs déplacements entre leurs villes et à limiter leurs déplacements à l’essentiel.
  • Le télétravail est encouragé massivement

CONFINEMENT

Seuls les déplacements indispensables (pour se soigner, faire des courses alimentaires, travailler lorsque le télétravail est impossible) sont autorisés. Les rassemblements, réunions, regroupements familiaux et amicaux sont strictement interdits. Seuls les magasins d’alimentation et de santé sont ouverts. Les déplacements hors de la ville de résidence doivent être justifiés (lettre employeur, justificatif médical…). Pour s’assurer que ces règles sont respectées, des contrôles sont assurés et toute infraction est sanctionnée.

STADE 4 : ACCOMPAGNEMENT DU RETOUR À LA VIE NORMALE

Pendant cette période, la veille sanitaire reste élevée, afin de se préparer à une nouvelle vague éventuelle.

Plan d’urgence pandémie


Mesures et conduite à tenir

Les recommandation faites dans un premier temps et alors que la maladie n’avait pas touché le Fenua deviennent des consignes plus exigeantes qu’il faut respecter impérativement et scrupuleusement désormais que la maladie a atteint à plusieurs reprises le territoire afin d’empêcher qu’elle ne s’y installe et se propage.

Au 19/03/20, on recense 8 cas importés différents et 3 cas contacts confirmés .

Les consignes diffèrent selon le public et les personnes visées :

Consignes faites aux professionnels :


Confinement

Les mesures de confinement de la population sont mises en oeuvre au stade 3 de l’épidémie dès lors que le virus circule sur le territoire et qu’il est important d’empêcher sa diffusion en interrompant la circulation des personnes et les échanges sociaux propices à la contagion.

Le confinement de la population a été décrété le vendredi 20 mars 2020, à partir de minuit.

Les déplacements ne sont autorisés qu’accompagné d’une attestation selon un des 2 modèles suivants.

se laver les mains : voir aussi C19.info


Rassemblements interdits

Les rassemblements sont progressivement interdit dès le stade 1 de l’épidémie pour limiter la propagation du virus.

Les rassemblements de plus de 100 personnes ont été sur le territoire de la Polynésie française ont été interdit à partir du 18/03/2020, en même temps que lLes capacités d’accueil des établissements recevant du public ont été réduites.

Les établissements recevant du public doivent limiter la capacité d’accueil de leur salles de restaurant à 50% de la capacité théorique

Tout rassemblement mettant en présence de manière simultanée plus de 100 personnes est interdit.

La capacité d’accueil des établissements recevant du public doit être limitée à 50% de la capacité théorique ou habituelle.
Ces mesures fortes visent à freiner la propagation du virus (“limiter le potentiel de circulation”) sur le territoire polynésien en évitant le rapprochement des personnes propice à la contagion. Il ne doit pas y avoir d’entassement dans des espaces réduits ou confinés.

Les réunions, les rassemblements ou les activités collectives constituent des occasions particulièrement propices à la transmission rapide, simultanée et à grande échelle, du virus. Il convient de limiter les interactions sociales qui doivent être réduites aux seules activités indispensables.
L’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes concerne les manifestations familiales, sportives, culturelles et commerciales.
Les établissements recevant du public doivent limiter strictement leur accueil à 50% de leur capacité d’effectif maximum, indépendamment du seuil de 100 personnes dès lors que les distances sont respectées. Cela concerne notamment les restaurants, y compris ceux des hôtels, les cinémas, les salles de spectacle, les commerces.
Par ailleurs, toute manifestation ou rassemblement dans les discothèques sont interdits. Les pistes de danses dans les bars et dans les hôtels devront être fermées.
Les structures sanitaires, les transports et les entreprises ne sont pas concernés par cette interdiction.
Les forces de l’ordre veiller particulièrement à la bonne application de ces mesures.
Tout contrevenant s’expose à des sanctions contraventionnelles.

Rassemblements interdits

Tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de 100 personnes est interdit

Limitation de l’accueil

les établissements recevant du public doivent limiter strictement leur accueil à 50 % de leur capacité d’effectif

Ne sont pas concernés


Recommandations générales

pour se protéger contre ce virus et éviter sa propagation, éviter les contacts rapprochés et se laver les mains très fréquemment :

  • Se laver les mains très régulièrement avec de l’eau et du savon, surtout après un contact inévité,
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter,
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir,
  • Limiter les contacts, surtout avec les personnes qui toussent, éternuent et/ou ont de la fièvre.
    Maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec son interlocuteur.
    Éviter de saluer en se serrant la main, éviter les embrassades (ne plus se faire la bise).

Le port du masque chirurgical n’est pas recommandé pour les personnes qui n’ont pas de symptômes. Seules les personnes malades doivent porter le masque chirurgical afin d’éviter de diffuser la maladie par voie aérienne. Comme pour l’épisode de grippe saisonnière, les « mesures barrières » sont les plus efficaces.

Affiche “mesures barrières”

mesures barrières : voir aussi C19.info

Se laver les mains très régulièrement avec de l’eau et du savon

se laver les mains : voir aussi C19.info

Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter

Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir

Éviter de saluer en se serrant la main, éviter les embrassades (ne plus se faire la bise)

Limiter les contacts, surtout avec les personnes qui toussent, éternuent et/ou ont de la fièvre


Malades

Les personnes qui présentent des signes d’infection respiratoire (fièvre, toux et difficulté respiratoires) doivent contacter le Samu Centre 15 en faisant état des symptômes afin de bénéficier d’une prise en charge médicale adaptée. Elles doivent éviter de quitter leur domicile et ne pas se rendre chez le médecin ni à l’hôpital, où elle pourrait infecter d’autres personnes.

Il est recommandé aux malades de redoubler de précautions et de porter un masque chirurgical pour protéger les autres du virus.

le malade reste chez lui, contacte le 15 et porte le masque

patient à domicile : voir aussi C19.info


Personnes Contacts

Résumé : les personnes concernées sont soumises à des mesures de suivi de 14 jours (quarantaine) selon une évaluation du risque. Pendant la période de suivi, elles doivent signaler tout signe d’apparition de la maladie.

personnes concernées

Les “Contacts” sont les personnes ayant eu un contact avec un malade confirmé dans les conditions suivantes :

  • les personnes ayant partagé le même lieu de vie que le patient malade lorsque celui-ci présentait des symptômes,
  • des personnes ayant eu un contact direct, en face à face, à moins d’1 mètre du patient malade au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion,
  • les flirts, amis intimes du patient malade,
  • les voisins de classe ou de bureau du patient malade,
  • les voisins du cas confirmé dans un avion, ou les personnes restées dans un espace confiné avec le patient malade (voiture individuelle par exemple),

se laver les mains : voir aussi C19.info

mesures de suivi : “quatorzaine” à domicile

Les personnes contacts sont suivies quotidiennement pendant 14 jours à compter de la date de leur dernier contact avec le cas confirmé, de manière à vérifier l’absence de contamination, et en cas de symptômes, de faire rapidement un diagnostic pour éviter la transmission du virus à l’entourage et empêcher sa diffusion.
Pendant la durée de ce suivi et jusqu’au 14 ème jour qui suit le dernier contact avec les personnes malades du nouveau coronavirus, la personne contact doit :

  1. prendre sa température matin et soir  (+sur Santé.PF),
  2. évitez les contacts avec les autres :
    • rester à domicile
    • éviter de se rendre à son travail et privilégiez le télétravail,
    • éviter de se rendre à l’école, dans les lieux publics et les transports en commun,
    • proscrire les sorties non indispensables (restaurants, cinéma, match de foot au stade, meeting électoral,…).
    • évitez tout contact avec des personnes fragiles : femmes enceintes, personnes âgées, malades chroniques,
    • notez les noms et coordonnées des personnes avec qui vous avez été en contact,
      l’isolement complet n’est recommandé que pour les sujets contacts à risque modéré ou élevé,
  3. respecter les mesures barrière qui permettent d’éviter la transmission du virus à l’entourage :
    • porter le masque hors du domicile où dans les endroits partagés avec d’autres personnes,
      compte tenu qu’il est difficile de leur faire porter un masque toute la journée,es enfants doivent rester à la maison,
    • se laver les mains régulièrement avec du savon de Marseille ou une solution hydro-alcoolique (SHA),
    • se moucher ou cracher en utilisant des mouchoirs à usage unique jetés dans une poubelle hermétique,

À l’issue de la période de suivi, si la personne contact n’a pas eu de fièvre, la surveillance est levée.

“Quatorzaine” à domicile

prendre sa température 2x/jour

prendre sa température : voir aussi C19.info

éviter le contact avec les autres
ne pas approcher les personnes vulnérables
respecter les mesures barrières

signalement du malade

Si au contraire, la personne contact présente pendant la période de suivi l’un des signes suivants :

  • de la fièvre >= 38°C, ou,
  • une sensation de fièvre (frissons), ou,
  • un syndrome grippal : rhume, mal de gorge, fatigue intense, douleurs musculaires inhabituelles, maux de tête,

elle doit dans ce cas immédiatement :

  • contacter le Centre 15 en mentionnant son suivi en tant que “personne contact”,
  • arrêter toute activité et rester dans une pièce de préférence seul(e) au calme,
  • éviter tout contact rapproché et garder une distance d’au moins 1 mètre avec les personnes qui l’entourent en attendant l’arrivée du médecin,
  • ne pas se rendre chez un médecin, ni aux urgences.

évaluation du risque

Selon les cas, la personne contact présente un des 3 niveaux de risque suivants :

  • personne à risque négligeable :
    la personne a eu un contact ponctuel avec un cas confirmé en fréquentant le même lieu public,
  • personne à risque faible :
    la personne a eu un contact ponctuel étroit (<1 mètre) et/ou prolongé (>15 minutes) avec un cas confirmé en
    fréquentant des lieux publics,
  • personne à risque modéré/élevé :
    la personne a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé : famille, même chambre.
    Il peut aussi s’agir d’un contact direct, en face à face, à moins d’un mètre du cas possible ou confirmé lors d’une discussion (flirt, amis intimes, voisins de classe/bureau/avion/train, en l’absence de mesures de protection efficaces.
le malade reste chez lui, contacte le 15 et porte le masque

Personnes fragiles

Les cas les plus sévères de covid-19 concernent à ce jour principalement les personnes vulnérables en raison de leur âge ou de maladies associées (S). Dans ces cas-là, le patient peut être atteint d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë, d’une insuffisance rénale aiguë, voire d’une défaillance multi-viscérale pouvant entraîner le décès.

La maladie peut également progresser dans le temps chez un patient. Les patients avec des maladies chroniques préexistantes telles que l’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies hépatiques, maladies respiratoires semblent plus susceptibles de développer des formes sévères, de même que les personnes âgées (S). En Chine, 75% des personnes décédées étaient atteintes de pathologies chroniques et 80% étaient âgées (S).

Diabète
les diabétiques de type 1 ou 2 seraient plus à risque, en raison de “l’élévation permanente de la glycémie” pouvant “altérer le système immunitaire”, explique l’association française des diabétiques. De même qu’à l’inverse, les infections peuvent déséquilibrer la glycémie et/ou aggraver certaines complications du diabète déjà présentes (S).

Femmes enceintes
en l’état actuel des connaissances, les femmes enceintes sont de manière générale des sujets fragiles et qui nécessitent une grande attention. Les premières informations sur l’impact du coronavirus chez les femmes enceintes et le fœtus sont cependant rassurantes (S). Néanmoins, par précaution, le Haut Conseil de Santé Publique a classé les femmes enceintes à partir du 3e trimestre comme personnes à risque. Elles doivent être vigilantes, respecter minutieusement les gestes barrières et rester confinées. Après l’accouchement (S), les recommandations sont d’isoler “la mère et de son enfant dans une chambre seule” et de laisser 2 mètres entre le lit de la mère et le berceau de l’enfant.

Asthme
les personnes asthmatiques font partie des personnes à risque, toutefois inutile de paniquer, ainsi que le confirme l’association Asthme et allergies : “les personnes asthmatiques n’ont pas plus de risques d’être contaminées par le coronavirus Covid-19 que le reste de la population (à condition que l’asthme soit bien contrôlé)”, en revanche, nuance-t-elle, elles ont “davantage de risques de développer des complications respiratoires en cas de contamination” (S).

La prise de corticoïdes inhalés n’est pas à risque, contrairement à la mise en garde sur les AINS. Quant aux corticoïdes en comprimés, la dose minimale pour contrôler l’asthme doit être poursuivie, selon les conseils de votre médecin. (S)

Hypertension
l’hypertension artérielle ne prédispose pas au Covid-19 (S). Même si une mortalité plus élevée a été remarquée chez les hypertendus, cela pourrait être davantage lié à l’âge plus élevé de ces patients. Néanmoins, selon le Haut Conseil de Santé Publique, les patients qui souffrent d’une “hypertension artérielle compliquée” (a déjà donné lieu à un AVC ou un infarctus) sont considérés comme à risque de forme grave de coronavirus (S).

se laver les mains : voir aussi C19.info


Voyageurs

au départ de la Polynésie

Il est fortement recommandé d’éviter tout déplacement en Chine et vers les zones d’exposition au risque (ZER).

à l’arrivée en Polynésie,

  • auto confinement à domicile

à partir du 16 mars, tout passager en provenance d’un vol international est soumis à une mesure d’auto confinement, que ce soit à domicile pour les résidents ou sur tout lieu d’hébergement situé sur l’île de Tahiti pour les touristes. Les déplacements vers les îles ne sont autorisés qu’à l’issue de la période de confinement strict de 14 jours. Les voyageurs revenant des zones d’exposition au risque ne font pas l’objet de mesures supplémentaires, compte tenu du confinement strict. Les mesures de confinement sont similaires aux mesures de suivi des personnes contact.

  • attestation médicale

    elle n’est plus requise depuis le 17 mars 2020. Elle avait été instaurée fin janvier, puis différée pour être applicable du 9 mars et jusqu’au 31 mars. Il était prévu que toute personne (y compris les personnels navigants) devait présenter à l’embarquement d’un vol à destination de la Polynésie française, une attestation médicale datant de moins de 5 jours certifiant l’état de santé exempt de tout signe clinique d’infection décelable.
    La mesure est donc levée depuis le 17 mars 2020.

  • contrôle de température

    le contrôle de la température corporelle des voyageurs à l’arrivée de tous les vols sur le territoires est suspendu depuis le 17 mars 2020.

  • questionnaire sanitaire

    les voyageurs et les personnels navigants sont tenus de renseigner de manière rigoureuse le questionnaire de contrôle sanitaire qui leur est remis par la compagnie aérienne à bord de chaque vol à destination de la Polynésie française. Le questionnaire complété est récupéré à l’arrivée en Polynésie française et traités par les services de la Direction de la santé.
    Une fiche d’information est également remise à bord aux voyageurs et personnels navigants.

“quatorzaine” à domicile

Attestation médicale / Questionnaire sanitaire

Consignes malades

croisières

Les escales de croisière en Polynésie française sont suspendues depuis le 11 mars 20 et jusqu’au 11 avril 2020. Cette période pourra être réévaluée voire reconduite selon la situation internationale.

Les navires de croisière doivent se dérouter vers le port international de leur choix.


Professionnels du tourisme

Depuis le 16/03/2020, tous les voyageurs arrivant en Polynésie sont soumis aux mesures de quarantaine de 14 jours à compter de leur jour d’arrivée sur le territoire.

Tout passager en provenance d’un vol international doit respecter une mesure d’auto-confinement dans son lieu d’hébergement situé sur l’île de Tahiti. Les déplacements vers les îles ne seront autorisés qu’à l’issue de la période de confinement strict de 14 jours.

Les professionnels du tourisme doivent en informer leurs clients et organiser leur séjour de manière à leur permettre de respecter les consignes d’isolement et de “quatorzaine”. Ils doivent organiser l’espace pour limiter les contacts entre les personnes, qu’elles soient voyageurs ou résidents.

Ils devront limiter la capacité d’accueil de leur salles de restaurant à 50% de la capacité théorique,  de sorte qu’il n’y ait pas d’entassement dans des espaces réduits ou confinés.


Organisateurs d’événements et de spectacles

Depuis le 18/03/2020, tous les rassemblements de plus de cent (100) personnes sur le territoire de la Polynésie française sont interdit. Les capacités d'accueil des établissements recevant du public sont réduites.

Les établissements recevant du public doivent limiter la capacité d’accueil de leur salles de restaurant à 50% de la capacité théorique,  de sorte qu’il n’y ait pas d’entassement dans des espaces réduits ou confinés.


Fonction publique

mesures de confinement (stade 3)

22/03/20 : le président de la Polynésie française Edouard Fritch indique à l’ensemble des agents du Pays qu’ils doivent désormais rester chez eux et ne pas se rendre sur leur lieu de travail.

Les chefs de service prendront contact directement avec les agents dont la présence serait nécessaire.

Le président appelle à nouveau l’ensemble des Polynésiens à respecter les consignes de confinement et à rester à domicile si leur présence sur leur lieu de travail n’est pas indispensable.

mesures préventives (stade 1)

Des mesures préventives d'hygiène et de sécurité sont mises en place au sein des entités administratives :

La Direction de la santé suspend temporairement les congés annuels de ses agents pour nécessités de service :

et demande la présence de tous sur site :


Professionnels de santé

A partir du 18 mars 2020, le niveau 1 ou « plan de mobilisation interne » du « Plan blanc » des établissements hospitaliers est activé.

La Direction de la santé met à disposition les dernières ressources relatives au Coronavirus COVID-19 à l’usage des professionnels de santé :

Modèles et formulaires

Communication au public des mesures barrières contre le COVID-19

en Tahitien en Français
format flyer A5
format affiche format affiche

Les professionnels de santé prenant en charge un patient suspect d’infection par le Covid-19 doivent prendre contact avec le Samu-Centre 15 pour analyse et mise en place des premières mesures de prise en charge. Il conviendra de ne pas l’orienter d’emblée vers les structures d’accueil des urgences afin d’éviter le contact avec d’autres patients.



Actualité

Revue de presse locale

Le 1er cas de COVID-19 a été détecté en Polynésie le 10 mars 2020, soit 70 jours après la 1ère déclaration de la maladie à l'OMS par la Chine.
Au 13 mars 2020, 3 cas de COVID-19 ont été confirmés en Polynésie française dont 2 à Tahiti et 1 cas à Fakarava. Ils ont été placés sous surveillance sanitaire à domicile ou au centre hospitalier du Taaone. L'enquête sanitaire permet de déterminer leurs parcours et d'identifier les personnes contacts.

Re...

Incubation

Le délai entre le contact contaminant et l’apparition des premiers symptômes est variable selon les patients et l'importance de la contamination. La durée d'incubation de COVID-19 est en moyenne de 5 à 7 jours, mais peut s’étendre de 2 à 14 jours (S1). Des cas exceptionnels ont été observés au-delà de 14 jours (moins de 1% des cas). Ce délai maximum d’incubation de 14 jours sert de base pour fixer la durée de quarantaine et conditionne les mesures de maîtrise de la maladie.

Pendant la période d'incubation et avant l'apparition des symptômes, le sujet peut être contagieux.

La durée d'incubation est le délai entre la contamination et l'apparition des premiers symptômes. l'Institut Pasteur, qui se fonde sur les éléments communiqués par les autorités chinoises, estimait en janvier que cette période d'incubation était de l'ordre de sept jours et pouvait aller jusqu'à quatorze jours. Des conclusions proches de celles de l'OMS (1 à 14 jours) et du CDC américain (2 à 14 jours).

Mais de plus longues périodes d'incubation ont été observées depuis, notamment en Chine et en Italie, ce qui laisse craindre une épidémie plus difficile à détecter qu'estimé auparavant. Ainsi, vendredi 21 février, dans la province du Hubei, l'infection d'un homme après 27 jours d'incubation a été confirmée par les autorités chinoises.


Apparition

L'installation des symptômes se fait progressivement sur plusieurs jours, contrairement à la grippe qui débute brutalement. (S)

Les premiers symptômes sont peu spécifiques : maux de tête, douleurs musculaires, fatigue. La fièvre et les signes respiratoires arrivent secondairement, souvent deux ou trois jours après les premiers symptômes.

Symptômes

La maladie COVID-19 due au virus SARS-CoV-2 est une infection respiratoire fébrile. Les principaux symptômes évocateurs sont la fièvre et la toux. Certains cas présentent également des difficultés respiratoires (essoufflement, souffle court).
Les cas plus sévères d'infections à coronavirus s'accompagnent d’un syndrome de détresse respiratoire aigu, d’une insuffisance rénale aiguë, voire d’une défaillance multi-viscérale pouvant entraîner un décès. Ils concerneraient les personnes qui ont été exposés à de fortes quantités de virus (SV).

Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes présentant un risque plus élevé sont :

  • les personnes souffrant de maladies chroniques : hypertension, diabète, maladies cardiaques et maladies pulmonaires,
  • les personnes âgées,
  • les personnes immunodéprimées ou fragiles.

Les enfants sont moins exposés aux formes graves mais sont souvent porteurs asymptômatiques du virus. Dans ce dernier cas, ils ne souffrent pas de la maladie mais peuvent la transmettre.

Symptômes généraux Symptômes respiratoires
  • fièvre : 88% des cas
  • fatigue : 38%
  • douleurs musculaires ou articulaires (courbatures) : 15%
  • mal de tête : 14%
  • frissons : 12%
  • toux sèche : 68%
  • toux grasse : 33%
  • souffle court : 19%
  • maux de gorge : 14%
  • congestion nasale : 5%
Autres symptômes
  • nausée et/ou vomissements : 5%
  • diarrhée : 4%
  • conjonctivite,
  • diminution des globules blancs,
  • hémoptysie,
  • insuffisance rénale, ...

D'autres signes cliniques ont été décrits depuis les premières études (S) :

  • atteinte du système nerveux central s'exprimant en particulier chez les personnes âgées sous la forme d'une désorientation
  • pertes brutales du goût ou/et de l'odorat ; peu fréquents mais ils permettent d'affirmer le diagnostic de COVID-19.

Ces symptômes atypiques sont répertoriés depuis le 22 mars par Santé Publique France (S) :

  • Perte d'odorat et de goût
    la perte brutale de l’odorat, sans obstruction nasale et disparition totale du goût" sont des symptômes qui ont été observés chez les malades.
  • Symptômes digestifs
    ils ont également été observés chez certains cas confirmés, indique l’agence Santé publique France sur son site internet.
  • Conjonctivite
    le 6 mars, l'Académie américaine d'ophtalmologie (AAO) avait lancé une alerte vers les professionnels : les patients qui consultent pour une conjonctivite pourraient être atteints du coronavirus.

Evolution des symptômes

il s'écoule en moyenne une semaine entre l'apparition des premiers symptômes et l'admission à l'hôpital à la phase d'état de la maladie (S). A ce stade, les symptômes associent fièvre, toux, douleurs thoraciques et gêne respiratoire et la réalisation d'un scanner thoracique montre presque toujours une pneumonie touchant les deux poumons.

La fièvre est variable : elle peut être très légère au début (autour de 37,5°C) puis monter fortement en deuxième semaine (S).

Nature des symptômes

Durée des symptômes

La durée pour guérir du Covid-19 n'est pas vraiment connue. Au bout d'une quinzaine de jours quand on a des symptômes bénins. Quand il y a une forme grave, les malades restent plus de 20 jours hospitalisés en réanimation (S).

En l'état actuel des connaissances, les symptômes sont présents de quelques jours à deux semaines au maximum. Dans un certain nombre de cas, les symptômes s'aggravent ou évoluent (apparition de maux de tête, montée de la fièvre, par exemple) à partir de la deuxième semaine (S).

Intensité et gravité

L'OMS distingue plusieurs syndromes cliniques associés au SARS-CoV-2 :

  • la maladie non compliquée,
  • la pneumonie non sévère,
  • la pneumonie sévère,
  • le SDRA (syndrome de détresse respiratoire aigue),
  • le sepsis
  • le choc septique (S).

La gravité des signes cliniques nécessite le maintien à l'hôpital d'environ 20% des malades et 5% nécessitent une admission en réanimation. Les formes les plus graves sont observées principalement chez des personnes vulnérables en raison de leur âge (plus de 70 ans) ou de maladies associées. (S)

Gravité des symptômes

Dépistage

Les tests de dépistage sont disponibles en quantité limitée. Ils ne doivent être prescrits que si nécessaire.

Ils sont réservés :

  • aux personnes qui ont des symptômes ET qui ont été en contact avec un cas confirmé (1),
  • aux personnes présentant un tableau clinique évocateur de COVID-19 (2) SI ET SEULEMENT SI un médecin de la veille sanitaire et du Samu Centre 15 donnent leur aval (infectiologue référent).

(1) Contact confirmé : inclut tout contact à partir de 24 heures précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé de Covid-19 (S) ou en raison d'un  voyage/séjour dans une zone d’exposition à risque.

(2) Tableau clinique évocateur de COVID-19 : fièvre et syndrome de détresse respiratoire aiguë pour laquelle aucune étiologie n’a pu être identifiée.

En France, ces critères évoluent en fonction des informations disponibles et consultables sur le site de Santé publique France.

Le test diagnostique spécifique est développé par le Centre national de référence des virus des infections respiratoires (dont la grippe) de l’Institut Pasteur (S).
Le virus est détecté sur des prélèvements d'origine respiratoire, écouvillons nasal et pharyngés.
Le délai pour avoir un résultat est entre 3 et 5 h. (S)

Diagnostic

En l'absence de dépistage, le diagnostic repose sur les symptômes (toux, fièvre), par auto-évaluation en ligne sur maladiecoronavirus.fr ou par téléconsultation médicale. Le malade ne se rend pas chez son médecin sans l'avoir appelé au préalable ni aux urgences afin d'éviter de nouvelles contaminations.

Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement,il faut appeler le SAMU-Centre 15, qui décidera de la conduite à tenir. (S1,S2,S3).

Différences avec la grippe

Les symptômes du covid-19 correspondent aux symptômes grippaux classiques. A ceci près que dans la grippe, les symptômes apparaissent brutalement : la grippe vous tombe dessus de manière soudaine et les patients peuvent même souvent en donner l’heure exacte. (S)

Avec la grippe, il y aussi très souvent des fortes douleurs dans les muscles et dans les articulations. Ces deux signes ne sont pas typiques de l’infection par le coronavirus.

symptôme checker C19.info

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Mortalité

Le taux de létalité du nouveau coronavirus (SARS-CoV-2 ) est aujourd'hui évalué autour de 2 ou de 2,2%, contre 4% ou 5% au début de l'épidémie (S). Cette baisse apparente s'explique en fait par la progression des moyens de diagnostic, ce qui a pour effet d'augmenter le nombre de cas confirmés, dénominateur du taux de mortalité. La maladie à coronavirus 2019 présente ainsi un taux de mortalité 20 à 30 fois supérieur à celui de la grippe saisonnière. Covid-19 tue également 40 fois plus les senior que les jeunes adultes. Si la plupart des décès concernent les plus anciens, la majorité des malades sont les jeunes adultes : 80% des morts ont plus de 75 ans et 80% des malades ont moins de 65 ans (S)

de CoViD-19

de la grippe saisonnière

(source CDC + AT)

Traitement et vaccin

A ce jour, il n’existe ni vaccin pour prévenir la maladie, ni traitement spécifique pour la soigner.

Des traitements spécifiques contre le coronavirus sont en cours d’évaluation en France et dans d'autres pays, en lien avec l’OMS. Dans l’attente, le traitement vise à soigner les symptômes et à soutenir l'organisme (cf soins). En France, différents médicaments sont en cours d'évaluation dans le cadre d'essais cliniques dans lesquels les médecins sont invités à proposer aux patients atteints de COVID-19 de participer. Le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu le 23 mars 2020 un avis (S) relatif aux recommandations thérapeutiques dans la prise en charge du COVID-19. (S)

L’évocation de la chloroquine (utilisée historiquement comme antipaludéen) qui pourrait agir sur les micro-organismes parasites intracellulaires dont les virus revient à chaque épidémie mais son efficacité sur les ne recueille pas de consensus scientifique.

Par ailleurs, il est déconseillé aux malades de prendre des anti-inflammatoires qui peuvent aggraver l’infection (FI). Les AINS doivent être proscrits, éviter aussi de prendre des corticoïdes sans indication médicale stricte. L'automédication est également proscrite, mais une fièvre ou des douleurs mal tolérée peuvent être soulagées par le paracétamol, sans dépasser la dose de 60 mg/kg/jour et de 3 g par jour (S).

Le développement de vaccin prend a minima 1 à 2 ans et la recherche est soutenue dans ce sens depuis l’apparition de la maladie. Des tests sont également menés pour évaluer l'efficacité du vaccin BCG (S), compte tenu de ses vertus à stimuler l'immunité.

Soins et prise en charge

Dans les cas les plus graves de Covid-19, une prise en charge médicale est nécessaire (S) :

  • difficultés à respirer pouvant conduire à un syndrome de détresse respiratoire aiguë c'est-à-dire une défaillance des fonctions respiratoires.
  • Chez les enfants : toux ou difficultés respiratoires associées à l'un des signes suivants : cyanose, détresse respiratoire aiguë (geignement), signes de pneumonie avec un signe d'alarme : prise de boisson ou allaitement impossible, perte de connaissance ou convulsions.

Les soins intensifs reposent sur l'oxygénothérapie et la ventilation assistée.

Virus

Le virus SARS-Cov-2, responsable de l'épidémie de Covid-19, appartient à la grande famille des coronavirus, représentée par de nombreux sous-types parmi lesquels HCoV-229 et HCoV-OC43 sont les plus courants chez l'Homme (S). Les coronavirus sont responsables de maladies respiratoires chez de nombreuses espèces animales, y compris l'homme. La plupart des formes sont bénignes mais certaines formes graves entraînent difficultés respiratoires et plus rarement la mort. Elles peuvent diffuser à l'occasion d'épidémies entre humains, comme ce fut le cas du SRAS et du MERS. SARS-Cov2 est différent des virus SARS-CoV, responsable de l'épidémie de SRAS en 2003 et de MERS-CoV, responsable de l’épidémie de MERS évoluant depuis 2012 au Moyen-Orient (S).

Le SRAS-CoV et le MERS-CoV ont tous deux la chauve-souris comme réservoir. Le virus est asymptomatique chez cet animal. Un hôte intermédiaire est nécessaire à la transmission de ces virus à l’Homme : la civette palmiste masquée pour le SRAS-CoV, vendue sur les marchés et consommé dans le sud de la Chine, et le dromadaire pour le MERS-CoV. (S)

Le SARS-Cov-2 est apparu à partir du marché d'animaux vivant de Wuhan, ce qui fait suspecter son origine parmi les animaux sauvages vendu sur place. Le réservoir animal à l’origine de la transmission à l’homme n'a pas encore été identifié avec certitude (PA), mais un virus à 96% identique au SARS-Cov-2 a toutefois été identifié chez des chauves-souris capturées en Chine. La chauve-souris est donc de nouveau très vraisemblablement le réservoir animal du virus (S). L'évocation du serpent comme hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme est une hypothèse qui n'a reçu à ce stade aucune confirmation scientifique. Il est très vraisemblable qu'un mammifère ait servi d’hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. Cet animal intermédiaire n'est pas identifié avec certitude, mais le pangolin est suspecté (S).

le virus : voir aussi C19.info

Résistance

Le coronavirus peut résister plusieurs heures, voire plusieurs jours dans l'air et sur différentes surfaces. Pour autant, la contamination sans contact direct avec un malade, si elle est envisageable, arrive très rarement .

Cette résistance ne permettrait d'expliquer la contagiosité exacerbée du nouveau coronavirus, pour lequel l'hypothèse la plus probable est le fait qu'il puisse être transmis par des personnes asymptomatiques (SV).

De plus, le virus est facilement détruit dès 30 °C (MO).

Transmission

Le virus se propage et se transmet par inhalation de gouttelettes infectieuses (souffle chargé, postillons) émises lors d’éternuements ou de toux par un patient malade, essentiellement lors de contacts proche entre deux personnes (typiquement moins d'un mètre). Elle peut aussi se transmettre après contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions (ex : mains contaminées par des surfaces ou une poignée de main, non lavées et portées sur la bouche, le nez ou les yeux).

Les surfaces infectées par le porteur ne peuvent contaminer que pendant quelques heures, après quoi le virus meurt.

Les premiers cas recensés au début de l'épidémie étaient des personnes ayant fréquenté le marché de Wuhan, spécialisé dans la vente d'animaux vivants, qui a conduit à privilégier l’hypothèse d’une maladie transmise par les animaux. Très vite et alors que le marché en cause avait été fermé le 1er janvier, les nouveaux cas rapportés par les autorités sanitaires chinoises témoignaient d'une transmission désormais interhumaine et plus seulement de l'animal à l'homme.

Voie de transmission du virus

Qualité des eaux

Eau

à ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau, que ce soit par la consommation d'eau de boisson (source OMS) ou par la fréquentation des eaux de baignade. Par principe de précaution, le ministère de la santé recommande de ne pas utiliser les piscines communes présentes dans les résidences (S).

Hygiène alimentaire

Aliments

à ce jour, l'hypothèse d'une transmission de la maladie par la consommation de denrées alimentaire contaminées est théorique et aucun cas réel n’a jamais été rapporté. Le virus se transmet par voie respiratoire et non par voie digestive. Dans tous les cas, le virus est détruit par la cuisson. Par précaution, il est recommandé de ne pas consommer cru des aliments qui ont été en contact avec une personne malade. Pour éviter leur contamination par une personne malade, les aliments doivent être protégés et conservés avec soin.
L'avis du 09/03/2020 de l'ANSES indique que le risque paraît peu probable et qu'aucune contamination n’a ainsi été observée.

Animaux

à ce jour, aucun risque de transmission de l’homme à l’animal n'a été identifié, et à l'inverse, aucune espèce animale n'est encore connue pour transmettre le virus à l'homme, même si l'origine de la maladie est sa très probable transmission d’un animal sauvage à l’homme dans le marché de Wuhan. L'espèce animale source du virus n’est pas encore identifiée. La chauve-souris, le pangolin ou le serpent ont fait l'objet d'hypothèses dont aucune n'est confirmée. Aujourd'hui, le seul animal connu pour transmettre la maladie est l'homme.
L'avis du 09/03/2020 de l'ANSES confirme que COVID-19 n'est transmis ni par les animaux d’élevage, ni par les animaux domestiques

Lutte anti moustique

Moustiques

à ce jour, aucun cas de transmission d'un coronavirus par les moustiques n'a été recensé.

Rapports sexuels

à ce jour, il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission par les fluides sexuels.

Colis postaux

compte tenu de la survie très courte des coronavirus dans le milieu extérieur et des délais d'"expéditions des colis à l'international, le risque d’être infecté par le nouveau coronavirus en inhalant les particules virales présentes sur un objet importé est considéré comme dérisoire. Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces.

Objets et surfaces

La contamination à covid-19 par les objets n'est pas prouvée. Compte tenu de la durée pendant laquelle le coronavirus reste infectieux dans le milieu extérieur (cf résistance), la  contamination par les matériaux représente probablement une très faible partie des transmissions. Le contact entre individus engendre a priori la plupart des transmissions du coronavirus (SV).

le risque d’être infecté par le nouveau coronavirus en inhalant les particules virales présentes sur un objet importé est considéré comme dérisoire. Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces.

Excretion

intensité :

durée :
Après la guérison clinique, près d’un tiers des malades continuent à excréter du coronavirus et restent contagieux pendant au moins une semaine (S).

Une étude portant sur 16 patients atteints d'une forme bénigne de Covid-19, sortis d'un hôpital de Pékin entre le 28 janvier et le 9 février 2020 a montré que la moitié ont continué à éliminer le coronavirus même après la disparition des symptômes.  Ldurée moyenne des symptômes était de huit jours et la période pendant laquelle ils sont restés contagieux après la disparition de ces symptômes varie de 1 à 8 jours. Les tests par PCR ayant continué à se révéler positifs (S).

Le Haut Conseil de la Santé publique préconise ainsi la levée du confinement à partir du 8e jour après la fin des symptômes (disparition de la fièvre et/ou de la dyspnée) pour les patients Covid-19 ne nécessitant pas d'hospitalisation et qui doivent donc restés confinés à domicile. Il leur est recommandé de porter un masque pendant 7 jours après la guérison au contact d'une personne à risque (S).

Porteurs sains

Si les malades peuvent développer des symptômes plus ou moins graves, il apparaît que la plupart des personnes infectées par le virus ne présentent pas ou très peu de symptômes. Ils sont qualifiés d'asymptomatiques et sont néanmoins infectés et contaminants, dans des proportions moindre que les malades mais compte tenu de leur nombre, leur rôle dans la propagation de l'épidémie est sans doute considérable. Leur nombre serait de 10 à 50 fois supérieur à celui des personnes infectées malades (S).

D'autres études observationnelles privilégiées (comme celle menée chez les passagers du bateau de croisière Diamond Princess) ainsi que des travaux de modélisation ont montré que l'infection peut être asymptomatique ou paucisymptomatique (entrainer pas ou peu de manifestations cliniques) chez seulement 30 à 60 % des sujets infectés (S), ce qui est déjà beaucoup.

Contagiosité

Intensité

Le virus est au moins aussi contagieux que son ancêtre, le SRAS-CoV. La majorité des études publiées en janvier 2020 montre que le taux de reproduction de base du virus, c'est-à-dire le nombre moyen de personnes qu'un malade va infecter, est d'environ 2,6 (compris entre 1,4 et 4,13). On estime donc qu’en l’absence de mesures de contrôle et de prévention, chaque patient infecte entre 2 et 3 personnes (S). Le virus a ainsi un indice de contagiosité plutôt modéré : il est bien moindre que celui des maladies les plus infectieuses, mais se situe nettement au-dessus de 1, ce qui lui confère un potentiel épidémique certain.

Elle serait plus importante chez les personnes symptomatiques, notamment quand elles toussent. (S)

Apparition et durée

La contagiosité semble débuter avec l’apparition des symptômes, voire quelques jours avant pour certains sujets. (S)

indice de contagiosité

(source Kulani Dias)

Contagiosités et mortalités comparées de plusieurs maladies

(source Le Monde du 29/01/2020)

sommaire

Epidémiologistes et enquête

Les épidémiologistes des services publics (Bureau de veille sanitaire de la Direction de la santé) sont chargés de rechercher les cas contacts afin qu'ils soient dépistés (ou instruits de consignes adaptées) et d'identifier les "patients zéro" afin de s'assurer qu'ils ne constituent plus une source de contamination (S).

Voir aussi

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