{"id":12475,"date":"2026-09-02T14:07:05","date_gmt":"2026-09-03T00:07:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.service-public.pf\/dcp\/?page_id=12475"},"modified":"2026-09-02T14:35:36","modified_gmt":"2026-09-03T00:35:36","slug":"transmettre","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.service-public.pf\/dcp\/transmettre\/","title":{"rendered":"Transmettre"},"content":{"rendered":"
La candidature des TE HENUA \u00c8NATA – les \u00eeles Marquises au Patrimoine mondial pr\u00e9sente un enjeu majeur dans la pr\u00e9servation des connaissances et du patrimoine naturel et culturel dans sa globalit\u00e9.<\/strong><\/p>\n Le patrimoine naturel repr\u00e9sente un objet d\u2019\u00e9tude pour la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces floristiques ou faunistiques. Les zones d\u2019occupations sont souvent petites, ce qui les rend particuli\u00e8rement fragiles.<\/p>\n La disparition de cette biodiversit\u00e9 pourrait avoir des cons\u00e9quences sur les \u00e9quilibres \u00e9cologiques. Certains savoirs traditionnels pourraient aussi \u00eatre perdus \u00e0 terme. Il est donc int\u00e9ressant de constituer un observatoire pour l\u2019oc\u00e9anographie, la botanique et l\u2019\u00e9tude des changements globaux dans le Pacifique.<\/p>\n Du point de vue culturel, l\u2019inscription au Patrimoine mondial constituerait \u00e9galement un enrichissement des connaissances. Un travail de prospection et de relev\u00e9 arch\u00e9ologique reste encore \u00e0 mener afin d\u2019am\u00e9liorer les connaissances et compl\u00e9ter le travail d\u2019inventaire d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9.<\/p>\n Le patrimoine culturel pr\u00e9sente encore aujourd\u2019hui des caract\u00e9ristiques bien vivantes provenant d\u2019un h\u00e9ritage ancien malgr\u00e9 les ruptures dans la transmission des savoirs. Or, l\u2019\u00e9rosion des connaissances traditionnelles, toujours \u00e0 l\u2019\u0153uvre, notamment en raison du changement soci\u00e9tal en cours, rend l\u2019effort de connaissance et de valorisation de cette culture toujours plus n\u00e9cessaire. C\u2019est dans cette perspective qu’\u0153uvrent la f\u00e9d\u00e9ration culturelle et environnementale des Marquises Motu Haka (cr\u00e9\u00e9e en 1978) et l\u2019Acad\u00e9mie marquisienne (cr\u00e9\u00e9e en 2000), avec la population, au travers de travaux scientifique ou \u00e9ditoriaux, mais surtout gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9lan du Matavaa, le festival des arts des Marquises. Ce festival, mis en place depuis 1987, constitue un tremplin puissant pour la r\u00e9appropriation, le partage et surtout le dynamisme de cette culture.<\/p>\n Depuis quelques ann\u00e9es, le souhait de conserver des savoirs et des objets s\u2019est manifest\u00e9 par la mise en place de mus\u00e9es dans toutes les \u00eeles. Ainsi, Nuku Hiva en compte deux (Taiohae et Hatiheu), comme Hiva Oa (Mus\u00e9e Gauguin et l\u2019espace Jacques Brel \u00e0 Atuona). Fatu Hiva dispose de la maison Grelet \u00e0 Omoa, Tahuata (Vaitahu), \u2018Ua Huka (Mairie de Vaipae) et \u2018Ua Pou (Hakahau) ont \u00e9galement un espace patrimonial. Tous ces lieux privil\u00e9gi\u00e9s sont le fruit de la passion de femmes et d\u2019hommes pour la valorisation de leur patrimoine.<\/p>\n Citons \u00e9galement l\u2019initiative des aires marines \u00e9ducatives (AME) dont la premi\u00e8re au monde a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2013, \u00e0 Tahuata.<\/p>\n<\/div>\n \n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>