{"id":11778,"date":"2026-07-07T09:28:57","date_gmt":"2026-07-07T19:28:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.service-public.pf\/dcp\/?p=11778"},"modified":"2026-07-07T09:31:02","modified_gmt":"2026-07-07T19:31:02","slug":"a-la-recherche-du-patrimoine-culturel-des-tuamotu-hiroa-n-223-juillet-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.service-public.pf\/dcp\/2026\/07\/07\/a-la-recherche-du-patrimoine-culturel-des-tuamotu-hiroa-n-223-juillet-2026\/","title":{"rendered":"\u00c0 la recherche du patrimoine culturel des Tuamotu (Hiro’a n\u00b0 223 – Juillet 2026)"},"content":{"rendered":"
\u00c0 la recherche du patrimoine culturel des Tuamotu (Hiro’a n\u00b0 223 – Juillet 2026)<\/strong><\/p>\n<\/div><\/h2><\/div> LE SAVIEZ-VOUS ?<\/strong> \u2014 DIRECTION DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE (DCP) \u2013 TE PAPA HIRO’A ‘E FAUFA’A TUMU<\/p>\n \u00c0 la recherche du patrimoine culturel des Tuamotu<\/span><\/strong><\/p>\n RENCONTRE AVEC VINCENT MAROLLEAU, ARCH\u00c9OLOGUE, ET JAMES TUERA, RESPONSABLE LOGISTIQUE \u00c0 LA DCP ET MEMBRE DE L’ACAD\u00c9MIE PA’UMOTU. TEXTE : ALEXANDRA SIGAUDO-FOURNY \u2013 PHOTOS : DCP<\/em><\/p>\n Les Tuamotu ont longtemps \u00e9t\u00e9 les parents pauvres de la recherche arch\u00e9ologique. C’est pour combler ce manque de connaissances que la Direction de la culture et du patrimoine (DCP) \u0153uvre depuis quelques ann\u00e9es. En partenariat avec l’Acad\u00e9mie pa’umotu, une mission a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e sur l’atoll de Ahe afin d’enrichir la carte ethnographique, arch\u00e9ologique et linguistique de la r\u00e9gion. L’objectif : r\u00e9pertorier aujourd’hui pour mieux comprendre demain.<\/em><\/p>\n La houle, la mer, les cyclones\u2026 les Tuamotu ne constituent pas un terrain favorable \u00e0 la bonne conservation des vestiges arch\u00e9ologiques, sans compter les difficult\u00e9s logistiques auxquelles se heurtent les chercheurs sur place. Pourtant, la DCP s’y int\u00e9resse de plus en plus. Fin avril, une mission de cartographie des sites culturels a ainsi \u00e9t\u00e9 men\u00e9e sur l’atoll de Ahe.<\/p>\n \u00ab Nous disposons de t\u00e9moignages, d’indices, d’une carte arch\u00e9ologique et de mentions bibliographiques datant du XXe si\u00e8cle ; il s’agissait \u00e0 pr\u00e9sent d’aller v\u00e9rifier sur le terrain, de r\u00e9aliser un r\u00e9colement arch\u00e9ologique et de r\u00e9pertorier les sites de fa\u00e7on pr\u00e9cise \u00bb, explique Vincent Marolleau, arch\u00e9ologue \u00e0 la DCP, responsable du projet.<\/p>\n Arch\u00e9ologie et m\u00e9moire orale : un travail de sauvegarde<\/span><\/strong><\/p>\n En parall\u00e8le, son coll\u00e8gue James Tuera avait pour mission de recueillir les t\u00e9moignages des anciens de l’\u00eele concernant les traditions orales, les coutumes, les l\u00e9gendes et la toponymie en langue vahitu<\/em>, toujours dans une d\u00e9marche de valorisation, de conservation et de protection. Une t\u00e2che particuli\u00e8rement d\u00e9licate, car de nombreuses personnes ressources ont aujourd’hui disparu. \u00c0 Ahe, seules deux ou trois personnes \u00e2g\u00e9es ont ainsi pu \u00eatre interrog\u00e9es, ce qui renforce le sentiment d’urgence. Ce type de mission, men\u00e9 conjointement avec l’Acad\u00e9mie pa’umotu<\/em> – K\u0101ruru v\u0101naga, se r\u00e9p\u00e8te deux \u00e0 trois fois par an dans diff\u00e9rents atolls afin de collecter un maximum de donn\u00e9es linguistiques et patrimoniales. Ce mois-ci, c’est le tour de l’atoll de Anaa.<\/p>\n Des vestiges \u00e0 retrouver et \u00e0 documenter<\/span><\/strong><\/p>\n Sur le plan arch\u00e9ologique, la DCP disposait de peu d’informations sur les diff\u00e9rents sites recens\u00e9s. Tout le travail a donc consist\u00e9 \u00e0 retrouver les points r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s sur les cartes afin de les enregistrer pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 l’aide d’un GPS. Ahe a la particularit\u00e9 d’abriter une for\u00eat primaire dans laquelle l’\u00e9quipe de la DCP a pu prospecter \u00e0 la recherche de traces et de vestiges anthropiques anciens. Vincent Marolleau a \u00e9galement profit\u00e9 de cette mission pour visiter l’ancien village datant du XXe si\u00e8cle, un site qui pourrait r\u00e9v\u00e9ler des \u00e9l\u00e9ments int\u00e9ressants en arch\u00e9ologie historique.<\/p>\n R\u00e9pertorier, photographier et enrichir la carte arch\u00e9ologique constitue par ailleurs un pr\u00e9cieux outil d’aide \u00e0 la d\u00e9cision pour les futurs am\u00e9nagements, notamment pour l’instruction des permis de construire et des demandes d’am\u00e9nagement. Au total, une dizaine de structures ont \u00e9t\u00e9 comptabilis\u00e9es, allant des vestiges de la soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle aux traces plus r\u00e9centes, post\u00e9rieures \u00e0 l’arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens. Cet ensemble t\u00e9moigne de la diversit\u00e9 des occupations humaines entre les motu<\/em> \u00e0 travers les \u00e9poques.<\/p>\n La structure la plus fr\u00e9quemment observ\u00e9e est le maite<\/em>, cet ing\u00e9nieux syst\u00e8me de culture qui assurait l’autonomie alimentaire des anciens. Plusieurs fosses ont ainsi \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es. Il faudra sans doute encore plusieurs missions sur l’atoll pour documenter pr\u00e9cis\u00e9ment ces sites, pierre par pierre, et envisager la valorisation de certains d’entre eux.<\/p>\n<\/div>
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\n\u00c0 la recherche du patrimoine culturel des Tuamotu (Hiro’a n\u00b0 223 – Juillet 2026)<\/strong><\/a><\/h4>\n<\/div>