{"id":11847,"date":"2026-08-07T10:33:26","date_gmt":"2026-08-07T20:33:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.service-public.pf\/dcp\/?p=11847"},"modified":"2026-08-10T13:02:59","modified_gmt":"2026-08-10T23:02:59","slug":"preserver-le-patrimoine-vivant-du-fenua-hiroa-n-224-aout-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.service-public.pf\/dcp\/2026\/08\/07\/preserver-le-patrimoine-vivant-du-fenua-hiroa-n-224-aout-2026\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9server le patrimoine vivant du fenua (Hiro’a n\u00b0 224 – Aout 2026)"},"content":{"rendered":"
Pr\u00e9server le patrimoine vivant du fenua (Hiro’a n\u00b0 224 – Aout 2026)<\/strong><\/p>\n<\/div><\/h2><\/div> RENCONTRE AVEC LA DIRECTION DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE EN CHARGE DE LA PROTECTION DU PATRIMOINE CULTUREL IMMAT\u00c9RIEL EN POLYN\u00c9SIE FRAN\u00c7AISE. TEXTE : JENNY HUNTER \u00b7 PHOTOS : ARCHIVES HIRO’A<\/em><\/p>\n Comment pr\u00e9server des savoir-faire qui ne vivent que parce qu’ils sont transmis ? La Direction de la culture et du patrimoine engage un vaste travail d’inventaire du patrimoine culturel immat\u00e9riel en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise. Une d\u00e9marche men\u00e9e avec les communaut\u00e9s afin d’identifier, documenter et valoriser les pratiques les plus fragiles.<\/em><\/p>\n Le patrimoine culturel immat\u00e9riel, c’est l’ensemble des connaissances, des savoirs et des savoir-faire qu’une communaut\u00e9 reconna\u00eet comme faisant partie de son patrimoine. Contrairement au patrimoine b\u00e2ti ou aux objets, il se pratique, se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, et \u00e9volue en permanence.<\/p>\n Pour cette raison, la Direction de la culture et du patrimoine a effectu\u00e9 une mission dans l’Hexagone. Sa finalit\u00e9 : \u00eatre en capacit\u00e9 de dresser un \u00e9tat des lieux, puis un inventaire du patrimoine culturel immat\u00e9riel en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise. \u00ab Comme c’est une d\u00e9marche nouvelle pour le Pays, on avait besoin de se former et surtout d’aller rencontrer des personnes qui ont d\u00e9j\u00e0 cette exp\u00e9rience. L’objectif \u00e9tait vraiment de comprendre comment ils travaillent, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins, pour construire ensuite une m\u00e9thode adapt\u00e9e \u00e0 la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise \u00bb, souligne Hinatea Pambrun, ethnologue et linguiste de la DCP.<\/p>\n La mission a d\u00e9but\u00e9 par une formation organis\u00e9e par le minist\u00e8re de la Culture, avant plusieurs rencontres avec les \u00e9quipes du mus\u00e9e du quai Branly \u2013 Jacques-Chirac et l’association \u00ab \u00cele du Monde \u00bb, sp\u00e9cialis\u00e9e dans l’inventaire participatif du patrimoine culturel immat\u00e9riel et accr\u00e9dit\u00e9e par l’Unesco. \u00ab Ces \u00e9changes nous ont permis de b\u00e9n\u00e9ficier de retours d’exp\u00e9rience tr\u00e8s concrets sur la conduite d’un tel inventaire. Pour rappel, la DCP s’est fix\u00e9e trois objectifs principaux. Le premier \u00e9tait de renforcer nos comp\u00e9tences gr\u00e2ce \u00e0 une formation sp\u00e9cialis\u00e9e. Le deuxi\u00e8me consistait \u00e0 \u00e9changer avec des professionnels afin de mieux comprendre les m\u00e9thodes utilis\u00e9es. Enfin, nous souhaitions \u00e9tablir des partenariats scientifiques qui pourront accompagner la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise dans la mise en \u0153uvre de son projet \u00bb, explique la Direction de la culture et du patrimoine.<\/p>\n Identifier les pratiques les plus fragiles<\/strong><\/p>\n Le chantier est consid\u00e9rable. La DCP doit d\u00e9sormais r\u00e9aliser un \u00e9tat des lieux et identifier notamment les pratiques les plus fragiles ou qui n\u00e9cessitent une attention particuli\u00e8re. \u00ab Plusieurs pratiques peuvent \u00eatre concern\u00e9es, notamment lorsqu’elles sont transmises par un nombre limit\u00e9 de d\u00e9tenteurs ou qu’elles sont moins pratiqu\u00e9es aujourd’hui. Mais avant de dresser une liste, il est important de travailler au pr\u00e9alable avec les communaut\u00e9s elles-m\u00eames. Ce sont elles qui nous diront avec pr\u00e9cision quels savoir-faire n\u00e9cessitent une attention particuli\u00e8re \u00bb, rappelle Hinatea Pambrun. Afin de pr\u00e9server les traditions qui se transmettent uniquement \u00e0 l’oral, il est important de documenter, filmer, enregistrer ou \u00e9crire sur ces savoirs. Toutefois, la Direction souligne : \u00ab \u00c7a ne suffit pas. Si derri\u00e8re il n’y a plus personne pour pratiquer ces savoir-faire, on perd quelque chose d’essentiel. Donc l’enjeu, c’est vraiment de soutenir les personnes qui transmettent encore aujourd’hui ces connaissances. \u00bb<\/p>\n Hinatea Pambrun insiste sur l’implication des communaut\u00e9s, qui sont les v\u00e9ritables d\u00e9tentrices de ce patrimoine vivant. \u00ab Les communaut\u00e9s sont au c\u0153ur du projet. Ce sont elles qui connaissent, pratiquent et transmettent ce patrimoine. Notre r\u00f4le n’est pas de d\u00e9cider \u00e0 leur place de ce qui est important. Au contraire, notre r\u00f4le, c’est de les accompagner pour documenter et valoriser leur patrimoine. Finalement, nous sommes l\u00e0 pour faciliter cette d\u00e9marche, mais le patrimoine leur appartient avant tout \u00bb, pr\u00e9cise l’ethnologue. Elle conclut : \u00ab Pour moi, le plus grand d\u00e9fi, c’est de r\u00e9ussir \u00e0 transmettre ces savoirs sans les figer. Le patrimoine culturel immat\u00e9riel est vivant. Il \u00e9volue avec les personnes qui le pratiquent. Notre r\u00f4le n’est pas seulement de le documenter. Il faut surtout cr\u00e9er les conditions pour que les jeunes aient envie de s’en emparer \u00e0 leur tour. Si demain ces pratiques continuent \u00e0 \u00eatre v\u00e9cues et transmises naturellement, alors on aura r\u00e9ussi quelque chose. \u00bb<\/p>\n<\/div>Pr\u00e9server le patrimoine vivant du fenua<\/em><\/span><\/h2>\n
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\nPr\u00e9server le patrimoine vivant du fenua (Hiro’a n\u00b0 224 – Aout 2026)<\/a><\/h4>\n<\/div>