Dans le cadre du programme Maita’i Sport Santé (M.S.S.), une 3ème session des activités physiques adaptées est organisée du 5 août au 30 novembre 2019. Ce programme a pour objectif d’accompagner les personnes présentant certaines pathologies (obésité, diabète, hypertension…) vers une activité physique et sportive adaptée à leur santé.

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La cellule C.O.A.C.H. de la Direction de la Jeunesse et des Sports (D.J.S.) est allée à la rencontre des coachs et pratiquants des différentes disciplines proposées.

Aujourd’hui, focus sur la pratique du karaté, un des arts martiaux les plus anciens. On ne connait pas vraiment ses origines mais quoi qu’il en soit, le karaté est inspiré d’arts martiaux anciens et d’échanges entre les différentes peuplades. Il permet un travail important sur la concentration, la gestion du stress et la confiance en soi. Il peut être très bénéfique pour la santé avec une pratique adaptée. De manière générale, le karaté fait appel à la coordination et à l’équilibre. Selon l’âge, la pratique de cette discipline va apporter des bienfaits spécifiques.

Lieu de pratique

  • Dojo de Erima

Zoom sur James « coach » en karaté sur Arue et Noémie, une de ses élèves.

Les mots du coach

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle James BOURINEAU et je suis diplômé d’un BEES (Brevet d’état d’éducateur sportif) dans la spécialité Karaté.

J’ai reçu le grade du 3ème dan en Karaté il y a 1 an et je suis professeur d’état à l’école « Wado Shimizu » au dojo de Vaitavatava ainsi qu’à l’association sportive Samouraï avec mon sensei, Michel MUTLU qui est au 6ème dan.

Depuis combien d’années pratiques-tu le karaté ? 

J’ai longtemps œuvré dans les arts martiaux et cela va faire 15 ans maintenant que je pratique ce sport.

En quoi cette discipline te passionne ?

Le karaté, ce n’est pas mon métier. Je suis bénévole au sein de l’association. Je donne des cours spontanément car cette discipline me passionne. Il y a un cadre ainsi que des valeurs comme le respect, l’entre-aide et le partage. C’est vraiment une discipline qui nous amène à nous respecter les uns et les autres.

Quelles ont été tes motivations pour participer au programme de M.S.S. ?

J’aime aider, je suis une personne altruiste. J’aime aller vers les gens pour leur partager mon savoir-faire, dans cette discipline mais aussi dans d’autres domaines. Et si à travers de ce dispositif, je peux aider les patients issus du programme M.S.S., voilà, je suis dans mon élément (rires) !

Quels types d’exercices proposes-tu à tes élèves ?

On fait des échauffements articulaires et musculaires qui sont très importants. Des séances d’équilibre, pour la proprioception et des squats pour travailler la stabilité et les appuis au niveau des jambes.

Je demande également aux confirmés de prendre la relève sur des exercices de base : cela permet également aux patients de gagner en assurance.

De plus, nous travaillons les katas qui sont des combats dans le vide avec des coups de poings et des coups de pieds. Ils arrivent à ressentir le mouvement, les sensations, et par ce biais prennent de plus en plus conscience du travail de tout leur corps.

Il y en a 5 de bases et une quinzaine de katas supérieurs avec poings et armes blanches. Il faut mémoriser chaque kata et c’est donc un excellent exercice pour la mémoire.

Pour ce programme de M.S.S., quels sont tes objectifs ?

J’ai plusieurs élèves pour ce programme avec différentes pathologies.

Par exemple, Moehau a des problèmes de surpoids et nous nous sommes fixé comme objectifs de réduire tout ce qui est féculent, de supprimer tout ce qui est sucre comme le soda et de répéter les exercices chez soi. C’est comme les devoirs : il ne faut pas travailler uniquement au dojo mais aussi à la maison. Il a perdu 11 kilos au bout de 2 mois et j’en suis fier ! (sourire).

Quel message souhaiterais-tu faire passer à nos internautes ?

Le sport, dans son ensemble, est très bien et surtout bon pour la santé.

Aussi le karaté santé est adapté à chaque individu selon leurs différentes pathologies. Cette discipline permet de faire travailler la mémoire et les réflexes et ainsi que de bien pouvoir coordonner les mouvements du haut et du bas du corps. Venez et essayez !

Les mots de l’élève

Peux-tu présenter ?

Je m’appelle Noémie TAMA, j’ai 50 ans, je suis patiente au sein du programme M.S.S. et je suis ceinture orange au karaté.

Quelles ont été tes motivations pour participer au programme de M.S.S. ?

À cause de mon diabète et du fait que je n’aime pas trop faire du sport, M.S.S. m’a proposé plusieurs disciplines et j’ai choisis le karaté. C’était pour moi un sport que je voulais pratiquer pour perdre du poids mais aussi pour apprendre à me défendre. J’adore les arts martiaux et c’était l’occasion pour moi d’en faire.

Qu’est-ce que cette discipline t’apporte physiquement et mentalement ?

Physiquement, je me sens bien dans mon corps et puis cela me donne beaucoup d’énergie. Quand je viens aux cours, c’est aussi et surtout pour me défouler (rires).

Moralement, cela me fait aussi beaucoup de bien. De plus, mon état de santé s’est nettement amélioré. Mon diabète a beaucoup baissé. Je me sens mieux et je m’améliore de jour en jour.

Quels sont tes objectifs pour ce programme ?

C’est de pouvoir perdre du poids, de m’améliorer physiquement et de faire attention à mon alimentation. Aujourd’hui, je peux faire plus d’exercice et bouger tous les jours.

Quel message souhaiterais-tu faire passer ?

Il faut oser, il faut vaincre sa timidité. Avant, j’étais très réservée, je n’osais pas parler, même durant nos sessions de karaté lorsque le coach me demandait de venir devant pour les démonstrations. Aujourd’hui, j’ai pris de l’assurance pour m’exprimer et pour apprendre à d’autres élèves.

Il faut venir ! Si vous êtes malade, c’est pour vous, c’est pour votre santé, pour qu’elle puisse s’améliorer.