Prévention et lutte contre le dopage

Dans le sport, le dopage désigne le fait d’absorber, d’administrer, d’inciter à l’usage ou de faciliter l’accès à des substances chimiques ou des actes médicaux définis par des organismes ad hoc afin d’augmenter les performances physiques et mentales d’un sportif. Cela désigne également tout procédé mis en place de façon à masquer leur emploi en vue d’un contrôle.

Le dopage est interdit et sanctionné.

La motivation majeure est la recherche de performance. La première intention consiste, en général, à utiliser des produits qui auront pour effet de masquer la sensation de fatigue ou de douleur, permettant d’accroître les charges d’entraînement. Cette pratique conduit généralement très rapidement à rechercher, dans un second temps, l’usage de produits agissant directement sur la performance même. Il s’agit dans ce cas de compenser ses éventuels déficits et de masquer ses limites.

Ce phénomène ne se limite pas aux sportifs de haut niveau : les jeunes et les sportifs amateurs sont eux aussi poussés au dopage. Le dopage met en péril le fondement moral et éthique du sport ainsi que la santé de ceux qui y recourent.

Le dopage est interdit pour trois raisons majeures :

  • il est dangereux pour la santé ;
  • il est contraire à l’esprit sportif et aux valeurs que doivent véhiculer le sport ;
  • il améliore les performances de manière artificielle et déloyale.

Les sanctions peuvent aller d’un simple avertissement à une interdiction à vie de toute compétition sportive.

Les sanctions dépendent de la gravité de l’infraction et peuvent inclure l’annulation des résultats, la suspension à vie de toute compétition sportive, des sanctions financières et la publication obligatoire de votre violation des règles antidopage.

Liste des classes de substances et méthodes interdites, déterminées par le Comité international olympique (C.I.O.) au Journal officiel du 17 juin 1998 :

≡ Classes de substances interdites :

  • les stimulants qui réduisent la sensation de fatigue physique ;
  • les narcotiques, naturels ou synthétiques, qui diminuent la sensation de douleur ;
  • les agents anabolisants qui entraînent une augmentation de la force et de la puissance musculaire ;
  • les diurétiques qui sont utilisés pour perdre du poids et diluer les produits dopants ingérés ;
  • les hormones peptidiques, glycoprotéiniques et analogues qui favorisent le développement de la masse musculaire.

≡ Méthodes interdites :

  • Dopage sanguin ;
  • Manipulation pharmacologique, chimique ou physique.

≡ Classes de substances soumises à certaines restrictions :

  • Alcool ;
  • Marijuana (paka) ;
  • Anesthésiques locaux ;
  • Corticostéroîdes ;
  • Bêtabloquants.

Un sportif qui a besoin de faire usage d’une substance interdite ou d’une méthode interdite pour des raisons thérapeutiques doit demander et obtenir une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT) avant l’usage ou la possession de la substance ou de la méthode en question.

L’Agence mondiale antidopage (AMA) est une organisation internationale indépendante créée en 1999 pour promouvoir, coordonner et superviser la lutte contre le dopage dans le sport sous toutes ses formes.

L’AMA a coordonné le développement et l’évolution ultérieure du Code mondial antidopage (le Code). Elle est engagée dans de nombreuses activités importantes, notamment la recherche scientifique et en sciences sociales, l’éducation, la sensibilisation des sportifs, le développement antidopage, ainsi que l’application et la supervision de la mise en place du Code.

L’AMA n’est pas une agence de contrôles.

Par loi de Pays n°2015-12 du 26 novembre 2015, un Conseil de prévention et de lutte contre le dopage de la Polynésie française a été institué auprès du gouvernement de la Polynésie française. Il est composé de 8 membres, nommés par arrêté du Président de la Polynésie française, pour une période de 4 ans.

Le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage est constitué de 8 membres.

Avec voix délibérative :

  • un magistrat honoraire de l’ordre judiciaire ou son suppléant ;
  • un avocat en exercice ou honoraire ;
  • un médecin de la direction de la santé de la P.F. ou son suppléant ;
  • un membre désigné par le conseil de l’ordre des médecins de la P.F. ou son suppléant ;
  • un membre désigné par le conseil de l’ordre des pharmaciens de la P.F. ou son suppléant ;
  • un membre désigné par le C.O.P.F. ou son suppléant ;
  • un sportif ou juge arbitre étant ou ayant été inscrit sur la liste des sportifs de haut niveau de la P.F. désigné par la commission du sport de haut niveau, ou son suppléant.

Avec voix consultative :

  • le médecin de la DJS ;
  • un entraîneur désigné par le C.O.P.F.
Arrêté n° 956 PR du 18 novembre 2016
  • Ce conseil est saisi obligatoirement pour avis, par la DJS, sur les sanctions administratives à l’encontre de toute personne participant à des manifestations organisées par les fédérations sportives agréées ou délégataires de la Polynésie française ou les entraînements y préparant, et ayant contrevenu aux articles LP. 7, LP. 8 et LP. 9 de la loi de pays susmentionnée ;
  • Il est habilité à reconnaître la validité des décisions prises par une organisation étrangère à la Polynésie française ou une fédération internationale en matière d’autorisation d’usage de substances ou méthodes dont l’utilisation est interdite prescrits à des fins thérapeutiques ;
  • Il est consulté pour avis sur le programme annuel de contrôles de la Polynésie française ;
  • Il est consulté pour avis par le Président de la Polynésie française dans le cadre de la procédure d’agrément des personnes habilitées à pratiquer les contrôles antidopage ;
  • Il est consulté sur tous les projets de textes réglementaires ainsi que sur tous les programmes d’actions afférents au dopage ;
  • Il établit un rapport annuel qu’il communique au ministre en charge des sports et au ministre en charge de la santé et faire toutes propositions dans le domaine concerné. Le rapport annuel du conseil est au Journal officiel de la Polynésie française ;
  • Il peut également collaborer avec les autorités et organisations nationales et internationales engagées dans la lutte contre le dopage.

Si vous participez à des compétitions de niveau national et/ou international, vous pouvez faire l’objet de contrôles de l’urine et/ou du sang en tout temps et en tout lieu par votre fédération internationale, une organisation antidopage ou une organisation responsable de grandes manifestations.

Tous les contrôles sont effectués par des personnes spécialement formées et accréditées pour le contrôle du dopage.

Les contrôles peuvent être réalisés en compétition et hors compétition.

N’importe quel sportif peut potentiellement être contrôlé. Le règlement antidopage s’applique à tous les sportifs, dans tous les sports et dans tous les pays.

  • En compétition, vous pouvez être choisi par sélection aléatoire, par votre classement final ou pour une autre raison particulière ;
  • Hors compétition, vous pouvez être contrôlé en tout temps, en tout lieu et sans préavis.
  • Si vous êtes mineur ou si vous avez un handicap spécifique, vous pouvez demander de légères modifications dans la procédure de prélèvement d’échantillon. Vous pouvez discuter de ces modifications avec l’agent de contrôle du dopage au moment du contrôle.

Refuser de se soumettre à un contrôle peut entraîner la même sanction qu’un test positif. Si un sportif refuse d’être contrôlé alors qu’il a été notifié, il doit fournir une explication de son refus sur le formulaire pertinent et informer son autorité sportive responsable dès que possible.

Le Code est un document visant à assurer que les règles antidopage soient harmonisées dans tous les sports et tous les pays.

CODE MONDIAL ANTIDOPAGE ET STANDARDS INTERNATIONAUX 2021

DÉCLARATION DES DROITS ANTIDOPAGE DES SPORTIFS

La liste des interdictions est révisée chaque année par un groupe d’experts internationaux, et la nouvelle version entre en vigueur le 1er janvier de chaque année.

Liste des interdictions 2021 (version officielle au format PDF)

Liste des interdictions 2021 – Notes explicatives

Liste des interdictions 2021 – Programme de surveillance

LEXPOL :

  • Loi de Pays n°2015-12 du 26 novembre 2015 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage, la Polynésie française s’engage dans la lutte contre le dopage dans la pratique sportive.
  • Loi du Pays n°2015-13 du 26 novembre 2015 relative à la recherche et à la constatation des infractions en matière de dopage, charge la direction de la jeunesse et des sports d’organiser et de mettre en œuvre des contrôles antidopage dans un cadre et des modalités déterminés.

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