{"id":3666,"date":"2025-07-11T17:31:30","date_gmt":"2025-07-12T03:31:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/?page_id=3666"},"modified":"2025-07-19T08:40:23","modified_gmt":"2025-07-19T18:40:23","slug":"cpmp_livre-ii-dispositions-generales","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/cpmp_livre-ii-dispositions-generales\/","title":{"rendered":"CPMP_LIVRE II \u2013 DISPOSITIONS GENERALES"},"content":{"rendered":"

<\/i><\/span>VERS LE LIVRE I \u2013 DISPOSITIONS PRELIMINAIRES<\/span><\/a><\/div><\/div><\/div>
<\/span><\/div><\/div><\/div>
VERS LE LIVRE III \u2013 PROCEDURES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS<\/span><\/i><\/span><\/a><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

LIVRE II \u2013 DISPOSITIONS GENERALES<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

PARTIE LOI DU PAYS<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

PARTIE ARRETE<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

TITRE Ier \u2013 CONTENU DES MARCHES<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre Ier \u2013 El\u00e9ments constitutifs<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 211-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Les march\u00e9s sont pass\u00e9s sous forme \u00e9crite.<\/span><\/p>\n

I \u2013 Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon les proc\u00e9dures formalis\u00e9es, les pi\u00e8ces constitutives sont l'acte d'engagement et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, les cahiers des charges.<\/span><\/p>\n

L'acte d'engagement est la pi\u00e8ce \u00e9tablie en un seul original par le candidat \u00e0 un march\u00e9 public, dans laquelle il pr\u00e9sente son offre technique et financi\u00e8re, et s'engage sans r\u00e9serve \u00e0 se conformer aux clauses du cahier des charges et \u00e0 respecter le prix propos\u00e9. Il est sign\u00e9 au stade de l'attribution du march\u00e9, par le ou les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques retenus pour l'ex\u00e9cuter.<\/span><\/p>\n

L'acte d'engagement est ensuite sign\u00e9 par l'autorit\u00e9 comp\u00e9tente de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Pour les march\u00e9s de conception-r\u00e9alisation d\u00e9finis \u00e0 l'article LP 326-1, les pi\u00e8ces constitutives du march\u00e9 comportent en outre, le programme de l'op\u00e9ration au sens de l'article LP 122-3 ainsi que les \u00e9tudes de conception pr\u00e9sent\u00e9es par l'op\u00e9rateur \u00e9conomique retenu.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d\u2019un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

\n

1.Pi\u00e8ces constitutives des MAPA et des \u00ab petits achats \u00bb<\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>L'article LP 211-1 du CPMP fixe la liste des pi\u00e8ces obligatoires (acte d'engagement et cahiers des charges) constitutives d'un march\u00e9 public uniquement pour les contrats pass\u00e9s selon les proc\u00e9dures formalis\u00e9es (Appel d'offres, proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e avec publicit\u00e9 et mise en concurrence, dialogue comp\u00e9titif et concours). Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon la proc\u00e9dure adapt\u00e9e pr\u00e9vue \u00e0 l'article LP 321-1 ou les achats inf\u00e9rieurs \u00e0 8 millions de francs XPF HT, couramment appel\u00e9s \u00ab petits achats \u00bb, de l'article LP 223-3 1\u00b0, le CPMP n'impose aucune pi\u00e8ce obligatoire pour constater l'accord entre l'acheteur public et l'op\u00e9rateur \u00e9conomique. Si l'\u00e9crit est obligatoire, sa forme reste n\u00e9anmoins libre : lettre de commande, contrat, bon de commande\u2026<\/span><\/p>\n

Il appara\u00eet n\u00e9anmoins utile, pour recueillir la signature des candidats et l'engagement du futur titulaire sur la prestation et son prix, de fournir aux candidats un acte d'engagement \u00e0 compl\u00e9ter et signer. La souplesse de la proc\u00e9dure adapt\u00e9e doit cependant \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e. La fixation de r\u00e8gles internes trop rigides, sans utilit\u00e9 pour la qualit\u00e9 de l'achat, est \u00e0 proscrire : la confection des pi\u00e8ces a un co\u00fbt pour l'administration et pour les entreprises.<\/span><\/p>\n

De m\u00eame, si la r\u00e9daction d'un cahier des charges, qui sert \u00e0 d\u00e9finir le besoin de l'acheteur n'est pas obligatoire pour un MAPA, elle est particuli\u00e8rement recommand\u00e9e.<\/span><\/p>\n

Une d\u00e9finition impr\u00e9cise des besoins au stade de la proc\u00e9dure risque en effet de susciter des offres inappropri\u00e9es, c'est-\u00e0-dire sans rapport avec le besoin de l'acheteur public et tr\u00e8s souvent des difficult\u00e9s lors de l'ex\u00e9cution du march\u00e9. L'acheteur public pourra utilement regrouper les clauses administratives et techniques dans un seul et m\u00eame document couramment d\u00e9nomm\u00e9 cahier des clauses particuli\u00e8res (CCP).<\/span><\/p>\n

2. Mod\u00e8le d'acte d'engagement pour les march\u00e9s formalis\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n

Un mod\u00e8le d'acte d'engagement (formulaire EC1), non obligatoire, \u00e9labor\u00e9 par le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, peut \u00eatre utilis\u00e9 par les acheteurs publics polyn\u00e9siens pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon les proc\u00e9dures formalis\u00e9es ou ceux pass\u00e9s selon la proc\u00e9dure adapt\u00e9e. Il est disponible sur le site Lexpol, espace march\u00e9s publics (http:\/\/lexpol.cloud.pf<\/a><\/span><\/strong>).<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre II \u2013 Mentions obligatoires<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 212-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
I- Les pi\u00e8ces constitutives des march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e comportent les mentions suivantes :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 L'identification des parties contractantes ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 La justification de la qualit\u00e9 de la personne signant le march\u00e9 au nom de l'acheteur public et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la d\u00e9lib\u00e9ration autorisant la signature du march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 La d\u00e9finition de l'objet du march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 La r\u00e9f\u00e9rence aux articles et alin\u00e9as du pr\u00e9sent code en application desquels le march\u00e9 est pass\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0 L'\u00e9num\u00e9ration des pi\u00e8ces du march\u00e9 ; ces pi\u00e8ces sont pr\u00e9sent\u00e9es dans un ordre de priorit\u00e9 d\u00e9fini par les parties contractantes. Sauf cas d'erreur manifeste, cet ordre de priorit\u00e9 pr\u00e9vaut en cas de contradiction dans le contenu des pi\u00e8ces ;<\/span><\/p>\n

6\u00b0 Le prix ou les modalit\u00e9s de sa d\u00e9termination ;<\/span><\/p>\n

7\u00b0 La dur\u00e9e d'ex\u00e9cution du march\u00e9 ou les dates pr\u00e9visionnelles de d\u00e9but d'ex\u00e9cution et d'ach\u00e8vement ;<\/span><\/p>\n

8\u00b0 Les conditions de r\u00e9ception, de livraison ou d'admission des prestations ;<\/span><\/p>\n

9\u00b0 Les conditions de r\u00e8glement, notamment, s'ils sont pr\u00e9vus dans le march\u00e9, les d\u00e9lais de mandatement ;<\/span><\/p>\n

10\u00b0 Les conditions de r\u00e9siliation ;<\/span><\/p>\n

11\u00b0 La date de notification du march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

12\u00b0 La d\u00e9signation du comptable assignataire lorsque le march\u00e9 est pass\u00e9 par un acheteur dot\u00e9 d'un comptable public ;<\/span><\/p>\n

13\u00b0 Supprim\u00e9<\/span><\/p>\n

14\u00b0 La d\u00e9signation des autorit\u00e9s habilit\u00e9es \u00e0 prendre, par d\u00e9l\u00e9gation de l'autorit\u00e9 comp\u00e9tente, les actes d'ex\u00e9cution du march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

15\u00b0 Les \u00e9l\u00e9ments propres aux march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles.<\/span><\/p>\n

II- Les pi\u00e8ces constitutives des accords-cadres comportent obligatoirement les mentions \u00e9num\u00e9r\u00e9es aux 1\u00b0, 2\u00b0, 3\u00b0, 4\u00b0, 5\u00b0, 6\u00b0, 7\u00b0, 10\u00b0 et 11\u00b0 du I du pr\u00e9sent article.<\/span><\/p>\n

Les pi\u00e8ces constitutives des march\u00e9s pass\u00e9s sur le fondement d'un accord-cadre comportent obligatoirement les mentions \u00e9num\u00e9r\u00e9es aux 6\u00b0, 8\u00b0, 9\u00b0 et 12\u00b0 du I du pr\u00e9sent article si ces mentions n'ont pas d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9es dans celles de l'accord-cadre.<\/span><\/p>\n

III \u2013 Les pi\u00e8ces constitutives du march\u00e9 sont r\u00e9dig\u00e9es en langue fran\u00e7aise ou sont accompagn\u00e9es d'une traduction<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre III \u2013 Cahier des charges<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 213-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les cahiers des charges des march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e d\u00e9terminent les conditions dans lesquelles les march\u00e9s sont ex\u00e9cut\u00e9s.<\/span><\/p>\n

Ils comprennent des documents g\u00e9n\u00e9raux et des documents particuliers.<\/span><\/p>\n

Les documents g\u00e9n\u00e9raux sont :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Les cahiers des clauses administratives g\u00e9n\u00e9rales (CCAG) qui fixent les dispositions administratives applicables \u00e0 une cat\u00e9gorie de march\u00e9s ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Les cahiers des clauses techniques g\u00e9n\u00e9rales (CCTG), qui fixent les dispositions techniques applicables \u00e0 toutes les prestations d'une m\u00eame nature.<\/span><\/p>\n

Ces documents sont d\u00e9finis par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces documents n'est pas obligatoire.<\/span><\/p>\n

Les documents particuliers sont :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Les cahiers des clauses administratives particuli\u00e8res, qui fixent les dispositions administratives propres \u00e0 chaque march\u00e9 (CCAP) ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Les cahiers des clauses techniques particuli\u00e8res, qui fixent les dispositions techniques n\u00e9cessaires \u00e0 l'ex\u00e9cution des prestations de chaque march\u00e9 (CCTP).<\/span><\/p>\n

Si l'acheteur public d\u00e9cide de faire r\u00e9f\u00e9rence aux documents g\u00e9n\u00e9raux, les documents particuliers comportent, le cas \u00e9ch\u00e9ant, l'indication des articles des documents g\u00e9n\u00e9raux auxquels ils d\u00e9rogent.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 213-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les cahiers des clauses administratives g\u00e9n\u00e9rales applicables aux march\u00e9s publics de travaux, aux march\u00e9s publics de fournitures courantes et de services, aux march\u00e9s publics de prestations intellectuelles et aux march\u00e9s publics de techniques de l'information et de la communication sont respectivement d\u00e9finis aux annexes 1, 2, 12 et 13 du pr\u00e9sent code. Ces cahiers ne sont applicables qu'aux march\u00e9s publics qui s'y r\u00e9f\u00e8rent express\u00e9ment.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 213-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans les march\u00e9s publics qui s'y r\u00e9f\u00e8rent express\u00e9ment les fascicules du cahier des clauses techniques g\u00e9n\u00e9rales applicables aux march\u00e9s publics de travaux de g\u00e9nie civil tels que d\u00e9finis par l'arr\u00eat\u00e9 minist\u00e9riel en vigueur \u00e0 la date \u00e0 laquelle une consultation a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9e ou un avis d'appel public \u00e0 la concurrence envoy\u00e9 \u00e0 la publication.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre IV \u2013 Clauses sociales et environnementales<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 214-1 <\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les conditions d'ex\u00e9cution d'un march\u00e9 peuvent comporter des \u00e9l\u00e9ments \u00e0 caract\u00e8re social ou environnemental qui prennent en compte les objectifs de d\u00e9veloppement durable en conciliant d\u00e9veloppement \u00e9conomique, protection et mise en valeur de l'environnement et progr\u00e8s social.<\/span><\/p>\n

Ces conditions d'ex\u00e9cution ne peuvent pas avoir d'effet discriminatoire \u00e0 l'\u00e9gard des candidats potentiels. Elles sont indiqu\u00e9es dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
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L'article LP 214-1 du CPMP reprend les dispositions de l'article 17 ter de l'ancien code des march\u00e9s publics applicable \u00e0 la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise lesquelles ont \u00e9t\u00e9 introduites dans le droit de la commande publique polyn\u00e9sienne par la d\u00e9lib\u00e9ration n\u00b0 2015-53 APF du 25 ao\u00fbt 2015.<\/span><\/p>\n

Il r\u00e9affirme la volont\u00e9 des pouvoirs publics polyn\u00e9siens que des pr\u00e9occupations environnementales et sociales soient prises en compte dans les proc\u00e9dures de passation et d'ex\u00e9cution des march\u00e9s publics.<\/span><\/p>\n

1. Les pr\u00e9occupations environnementales dans le nouveau CPMP<\/strong><\/span><\/p>\n

Le code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics offre la possibilit\u00e9 pour les acheteurs publics polyn\u00e9siens d'int\u00e9grer, \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9tapes du processus d'achat, des pr\u00e9occupations environnementales.<\/span><\/p>\n

Les acheteurs publics ont ainsi la possibilit\u00e9 de prendre en compte, lors de la d\u00e9finition de leurs besoins, des \u00ab\u00a0objectifs de d\u00e9veloppement durable\u00a0\u00bb (cf. article LP 221-1 du CPMP)<\/span><\/p>\n

Lors de la d\u00e9termination des besoins, l'article LP 221-2 relatif aux sp\u00e9cifications techniques permet de d\u00e9finir dans les documents de la consultation des sp\u00e9cifications techniques d\u00e9finies en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles comportant des caract\u00e9ristiques environnementales. L'acheteur public peut ainsi se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des \u00e9colabels (article A 221-8) attribu\u00e9s par des organismes ind\u00e9pendants. Les \u00e9colabels sont des d\u00e9clarations de conformit\u00e9 des prestations labellis\u00e9es \u00e0 des crit\u00e8res pr\u00e9\u00e9tablis d'usage et de qualit\u00e9 \u00e9cologique, qui tiennent compte du cycle de vie et des impacts environnementaux des produits et qui sont \u00e9tablis par les pouvoirs publics en concertation avec les parties int\u00e9ress\u00e9es, tels que les distributeurs et industriels, les associations de consommateurs et de protection de l'environnement. L'acheteur public peut ainsi poser des exigences particuli\u00e8res en termes de consommation d'\u00e9nergie des produits qu'il ach\u00e8te.<\/span><\/p>\n

La possibilit\u00e9 de pr\u00e9senter des variantes est \u00e9galement un moyen efficace d'int\u00e9grer la protection de l'environnement au stade des sp\u00e9cifications techniques, sans que l'acheteur public ait n\u00e9cessairement \u00e0 sp\u00e9cifier de mani\u00e8re pr\u00e9cise ses exigences en la mati\u00e8re. Ainsi, le l'acheteur public peut pr\u00e9ciser qu'il est dispos\u00e9 \u00e0 accueillir des offres r\u00e9pondant \u00e0 certaines variantes plus \u00e9cologiques, par exemple, sur la teneur en substances dangereuses.<\/span><\/p>\n

Si l'article LP 214-1 du CPMP permet aux acheteurs publics d'imposer dans le cahier des charges \u00abdes \u00e9l\u00e9ments \u00e0 caract\u00e8re [\u2026] environnemental qui prennent en compte les objectifs de d\u00e9veloppement durable en conciliant d\u00e9veloppement \u00e9conomique, protection et mise en valeur de l'environnement et progr\u00e8s social \u00bb, ces conditions ne doivent pas avoir d'effet discriminatoire. A titre d'exemple, on citera : livraison\/emballage en vrac plut\u00f4t qu'en petit conditionnement, conditions de transport des marchandises livr\u00e9es engendrant une consommation limit\u00e9e d'\u00e9nergie, r\u00e9cup\u00e9ration ou r\u00e9utilisation des emballages, livraison des marchandises dans des conteneurs r\u00e9utilisables, collecte et recyclage des d\u00e9chets produits, produits bio, utilisation de papier recycl\u00e9\u2026<\/span><\/p>\n

Enfin, au stade du jugement des offres, l'article LP 235-2 du CPMP permet aux acheteurs publics de prendre en compte un ou plusieurs crit\u00e8res environnementaux, alors m\u00eame qu'il ne s'agit pas de crit\u00e8res purement \u00e9conomiques. Ces crit\u00e8res doivent, toujours \u00eatre li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9, express\u00e9ment mentionn\u00e9s dans l'avis de publicit\u00e9 ou les documents de la consultation et respecter les principes pos\u00e9s par l'article LP 111-1 du code. Comme pour les autres crit\u00e8res, ils ne doivent pas \u00eatre formul\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 donner un pouvoir discr\u00e9tionnaire \u00e0 l'acheteur public, lors de l'analyse des offres\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque le pouvoir adjudicateur d\u00e9cide d'attribuer un march\u00e9 au soumissionnaire ayant pr\u00e9sent\u00e9 l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, [\u2026], il peut prendre en consid\u00e9ration des crit\u00e8res relatifs \u00e0 la pr\u00e9servation de l'environnement pour autant que ces crit\u00e8res sont li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9, ne conf\u00e8rent pas audit pouvoir une libert\u00e9 inconditionn\u00e9e de choix, sont express\u00e9ment mentionn\u00e9s dans le cahier des charges ou dans l'avis de march\u00e9 et respectent tous les principes fondamentaux du droit communautaire, notamment le principe de non-discrimination. (CJCE, 17 septembre 2002, Concordia Bus FinlandOy Ab, aff. C-513\/99).<\/span><\/p>\n

2.Les pr\u00e9occupations sociales dans le nouveau CPMP<\/strong><\/span><\/p>\n

\u00a0<\/em>Extrait du guide des bonnes pratiques pour la passation des march\u00e9s publics \u00e9labor\u00e9 par le Secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement \u2013 Janvier 2020.<\/em><\/span><\/p>\n

L'article LP 214-1 permet \u00e9galement aux acheteurs d'imposer dans le cahier des charges le respect de clauses dites \u00ab sociales \u00bb.<\/span><\/p>\n

Ces clauses permettent d'imposer aux entreprises candidates \u00e0 un march\u00e9 public de s'engager \u00e0 consacrer une part du march\u00e9, \u00e0 la r\u00e9alisation d'une action d'insertion professionnelle en faveur d'un public d\u00e9termin\u00e9. Le code ne d\u00e9finit pas le champ d'application de la clause sociale. La clause sociale doit donc \u00eatre d\u00e9finie en fonction du public que l'on souhaite viser.<\/span><\/p>\n

Une telle clause est un \u00e9l\u00e9ment de conformit\u00e9 de l'offre. L'int\u00e9gration de clauses sociales, notamment celles destin\u00e9es \u00e0 promouvoir la diversit\u00e9, peut r\u00e9pondre \u00e0 l'un, au moins, des objectifs suivants :<\/span><\/p>\n

\u2013 l'insertion des personnes \u00e9loign\u00e9es de l'emploi, notamment par l'affectation, dans une proportion raisonnable, d'un certain nombre d'heures travaill\u00e9es \u00e0 des publics d\u00e9termin\u00e9s en situation de pr\u00e9carit\u00e9 ou d'exclusion notamment les demandeurs d'emplois ayant d\u00e9clar\u00e9 une qualification (dipl\u00f4m\u00e9e, titr\u00e9e ou non) ou une exp\u00e9rience, des stagiaires qualifi\u00e9s, des ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e, des jeunes ayant un faible niveau de qualification ou, des travailleurs handicap\u00e9s ;<\/span><\/p>\n

\u2013 la mise en \u0153uvre d'actions de formation \u00e0 destination de ces publics.<\/span><\/p>\n

\u2013 Le commerce \u00e9quitable (syst\u00e8me d'\u00e9change dont l'objectif est d'utiliser le commerce comme un levier de d\u00e9veloppement et de r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s, en veillant \u00e0 la juste r\u00e9tribution des producteurs.)<\/span><\/p>\n

Ces clauses, qui doivent \u00eatre pertinentes, socialement utiles et bien cibl\u00e9es, doivent \u00eatre r\u00e9dig\u00e9es en respectant les r\u00e8gles suivantes :<\/span><\/p>\n

\u2013 offrir \u00e0 tous la possibilit\u00e9 de satisfaire \u00e0 la clause : l'acheteur doit veiller \u00e0 ce que toute entreprise souhaitant r\u00e9pondre au march\u00e9, quel que soit son statut juridique ou sa taille, soit \u00e0 m\u00eame de pouvoir remplir cette clause.<\/span><\/p>\n

Par exemple, une clause imposant que l'ex\u00e9cution du march\u00e9 soit assur\u00e9e \u00e0 50% par un public \u00e9loign\u00e9 de l'emploi exclut de facto les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques classiques au profit de certains op\u00e9rateurs sp\u00e9cialis\u00e9s comme les associations pour l'aide \u00e0 l'insertion d\u00e9finies par l'article LP 5225-1 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n

\u2013 ne pas fixer de modalit\u00e9s obligatoires de r\u00e9alisation de la clause, mais offrir plusieurs possibilit\u00e9s \u00e0 l'entreprise qui r\u00e9alisera le march\u00e9 lui permettant de r\u00e9pondre \u00e0 ses engagements contractuels. La clause sociale doit donc se borner \u00e0 prescrire un objectif d'heures d'insertion sans imposer aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques une modalit\u00e9 particuli\u00e8re de mise en \u0153uvre. Le titulaire conserve la libert\u00e9 de remplir cet objectif d'insertion par divers moyens : embauche directe, sous-traitance ou cotraitance, mise \u00e0 disposition d'un salari\u00e9 en insertion par une structure ext\u00e9rieure (entreprise de travail temporaire) \u2026 Ainsi, par exemple, l'acheteur public ne peut imposer aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques d'utiliser une embauche par CDI ou d'avoir recours \u00e0 une structure sp\u00e9cifique comme par exemple des associations pour l'aide \u00e0 l'insertion.<\/span><\/p>\n

\u2013 ne pas \u00eatre discriminatoire \u00e0 l'\u00e9gard des candidats potentiels ; les obligations sociales s'imposent de mani\u00e8re identique \u00e0 tous les candidats et ont pour effet de les placer sur un pied d'\u00e9galit\u00e9, tant au point<\/span><\/p>\n

de vue de l'engagement des moyens qui leurs sont demand\u00e9s, qu'au point de vue de leur chance de se voir attribuer le march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

\u2013 ne pas limiter la concurrence.<\/span><\/p>\n

L'acheteur peut utilement se faire assister par :<\/span><\/p>\n

\u2013 Le Service de l'emploi, de la formation et de l'insertion professionnelle (SEFI), en sollicitant la liste des demandeurs d'emplois ayant d\u00e9clar\u00e9 une qualification (dipl\u00f4m\u00e9e, titr\u00e9e ou non) ou une exp\u00e9rience dans le secteur professionnel concern\u00e9,<\/span><\/p>\n

\u2013 Le Centre de formation professionnelle des adultes (CFPA), en sollicitant la liste des stagiaires titr\u00e9s dans le domaine professionnel concern\u00e9.<\/span><\/p>\n

Des partenariats avec ces m\u00eames structures peuvent utilement \u00eatre recherch\u00e9s afin de les aider dans l'analyse de l'offre d'emploi disponible, l'\u00e9laboration et la r\u00e9daction de telles clauses.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public devrait s'assurer, d'une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, de l'\u00e9quilibre de la mesure :<\/span><\/p>\n

\u2013 Il doit donc identifier le ou les march\u00e9s pertinents pour la mise en \u0153uvre de la clause sociale. D\u00e8s lors que la prestation envisag\u00e9e fait appel \u00e0 de la main d'\u0153uvre, il devient opportun d'examiner les possibilit\u00e9s de d\u00e9cliner ces objectifs en pr\u00e9voyant des dispositions en mati\u00e8re d'insertion professionnelle en faveur des publics \u00e9loign\u00e9s de l'emploi. Tous les march\u00e9s de travaux et de services peuvent \u00eatre concern\u00e9s (b\u00e2timent, travaux publics, nettoyage, collecte et traitement des d\u00e9chets, restauration, gardiennage, entretien des espaces verts\u2026). Certaines prestations sp\u00e9cialis\u00e9es \u00e0 forte dominante intellectuelles sont moins accessibles \u00e0 de telles clauses.<\/span><\/p>\n

\u2013 Il doit se renseigner sur la proportion de main-d'\u0153uvre disponible dans le march\u00e9 en tenant compte du secteur d'activit\u00e9.<\/span><\/p>\n

Dans sa d\u00e9marche, l'acheteur doit :<\/span><\/p>\n

\u2013 Pour les march\u00e9s retenus, lorsque ces derniers sont allotis, d\u00e9terminer si la clause s'applique \u00e0 tous les lots d'un march\u00e9 ou seulement certains d'entre eux.<\/span><\/p>\n

\u2013 Fixer la part de la prestation qui doit \u00eatre assur\u00e9e par des personnes en situation d'insertion. Il est recommand\u00e9 de formuler une telle clause en nombre d'heures de travail. Ainsi, l'acheteur public indique, dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence l'existence d'une clause d'ex\u00e9cution, qu'il d\u00e9taille dans le cahier des charges en indiquant le nombre d'heures d'insertion qu'il souhaite voir effectuer par l'op\u00e9rateur qui r\u00e9alisera le march\u00e9. Quel que soit le volume arr\u00eat\u00e9 par l'acheteur il s'agit d'un plancher minimal que l'entreprise devra respecter. La d\u00e9termination du nombre d'heures d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l'insertion d\u00e9pend de l'analyse initiale du march\u00e9. Il est g\u00e9n\u00e9ralement conseill\u00e9 de situer le taux d'insertion entre 5 \u00e0 15 % des heures travaill\u00e9es pour Pr\u00e9ciser les diff\u00e9rents moyens \u00e0 la disposition de l'entreprise lui permettant de r\u00e9pondre \u00e0 ses engagements contractuels.<\/span><\/p>\n

\u2013 Pr\u00e9voir le contr\u00f4le de l'ex\u00e9cution dans les clauses du march\u00e9. Au m\u00eame titre que pour les autres dispositions des cahiers des charges, l'administration devra veiller au respect par l'entreprise titulaire du march\u00e9 des conditions d'ex\u00e9cution d'ordre social. Ainsi, il est important de pr\u00e9voir des mesures de suivi et d'\u00e9valuation r\u00e9guli\u00e8res des conditions d'ex\u00e9cution pendant le d\u00e9roulement du march\u00e9 public.<\/span><\/p>\n

En cas d'inex\u00e9cution ou de mauvaise ex\u00e9cution, l'acheteur applique les p\u00e9nalit\u00e9s sp\u00e9cifiques pr\u00e9vues au march\u00e9. Toute exon\u00e9ration de l'obligation de mise en \u0153uvre de la clause sociale est assimilable \u00e0 une remise en cause des conditions de la concurrence. Les p\u00e9nalit\u00e9s applicables doivent \u00eatre pr\u00e9vues dans le CCAP<\/span><\/p>\n

Au stade de l'attribution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

L'article LP 235-2 permet l'utilisation d'un crit\u00e8re de la performance de l'offre en mati\u00e8re d'insertion professionnelle.<\/span><\/p>\n

Comme tout crit\u00e8re, ce dernier doit pr\u00e9senter un lien avec l'objet du march\u00e9 mais ce lien n'implique pas n\u00e9cessairement que les crit\u00e8res se rapportent aux caract\u00e9ristiques m\u00eames des prestations \u00e0 fournir.<\/span><\/p>\n

Ce crit\u00e8re peut \u00eatre utilis\u00e9 soit dans le cadre d'un march\u00e9 dont l'objet est l'insertion professionnelle, soit ind\u00e9pendamment lorsque le march\u00e9 est susceptible d'\u00eatre ex\u00e9cut\u00e9, au moins en partie, par des personnels engag\u00e9s dans une d\u00e9marche d'insertion professionnelle.<\/span><\/p>\n

A titre d'exemple, a \u00e9t\u00e9 reconnue, l'existence d'un lien entre le crit\u00e8re de performance en mati\u00e8re d'insertion des publics en difficult\u00e9 et les travaux de renforcement et de renouvellement des chauss\u00e9es objet d'un march\u00e9 lanc\u00e9 par un d\u00e9partement.<\/span><\/p>\n

Ce crit\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9 \u00e0 la connaissance des candidats Il convient donc d'annoncer dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation l'utilisation de ce crit\u00e8re et les \u00e9l\u00e9ments qui seront pris en compte pour appr\u00e9cier les offres notamment au moyen de sous-crit\u00e8res. L'incertitude concernant les conditions de mise en \u0153uvre d'un crit\u00e8re de performance d'insertion professionnelle au regard des conditions d'ex\u00e9cution du march\u00e9 est constitutive d'un manquement aux obligations de publicit\u00e9 et de mise en concurrence.1 Il doit donc \u00eatre suffisamment pr\u00e9cis et clair, exempt d'incertitude de sorte que tout soumissionnaire raisonnablement inform\u00e9 et normalement diligent puisse savoir de<\/span><\/p>\n

mani\u00e8re certaine et compl\u00e8te ce qu'il recouvre et ne pas conf\u00e9rer une libert\u00e9 inconditionn\u00e9e d'appr\u00e9ciation \u00e0 l'acheteur.<\/span><\/p>\n

Afin d'appr\u00e9cier les performances en mati\u00e8re d'insertion, certains sous-crit\u00e8res peuvent \u00eatre recommand\u00e9s :<\/span><\/p>\n

\u2013 L'encadrement technique et le tutorat propos\u00e9s par l'entreprise pour les personnes en insertion (c'est-\u00e0-dire la mani\u00e8re dont l'entreprise va diriger et encadrer les b\u00e9n\u00e9ficiaires de l'action d'insertion pendant l'ex\u00e9cution du march\u00e9).<\/span><\/p>\n

\u2013 Les mesures prises par l'entreprise pour assurer ou faire assurer l'accompagnement socioprofessionnel des personnes en insertion.<\/span><\/p>\n

\u2013 Le dispositif de formation propos\u00e9 par l'entreprise pour les personnes en insertion.<\/span><\/p>\n

\u2013 Le niveau de qualification professionnelle susceptible d'\u00eatre atteint par les personnes en insertion et les perspectives de p\u00e9rennisation de leur emploi.<\/span><\/p>\n

En revanche, les offres ne peuvent \u00eatre examin\u00e9es \u00e0 l'aune d'un crit\u00e8re relatif \u00e0 la politique g\u00e9n\u00e9rale de l'entreprise, qui ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9l\u00e9ment caract\u00e9risant le processus sp\u00e9cifique de production ou de fourniture des travaux, produits ou services achet\u00e9s. Les acheteurs publics ne peuvent donc pas exiger des candidats qu'ils aient mis en place une \u00ab politique sociale \u00bb dans l'entreprise.<\/span><\/p>\n

La pond\u00e9ration du crit\u00e8re doit \u00eatre raisonnable pour ne pas \u00eatre discriminatoire. La jurisprudence a admis une pond\u00e9ration de 15% de la note finale.<\/span><\/p>\n

A l'instar des conditions d'ex\u00e9cution auxquelles l'op\u00e9rateur s'est engag\u00e9 \u00e0 souscrire, d\u00e8s lors que l'offre a \u00e9t\u00e9 retenue sur la base d'un crit\u00e8re social, le titulaire doit respecter son engagement. Il convient donc de pr\u00e9voir des clauses de suivi et de contr\u00f4le.<\/span><\/p>\n

Le crit\u00e8re social peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 en combinaison avec une clause d'ex\u00e9cution.<\/span><\/p>\n

Lorsque le dossier de consultation met en \u0153uvre une clause sociale, plusieurs soumissionnaires peuvent pr\u00e9senter des offres conformes \u00e0 la clause sociale alors m\u00eame que certains d'entre eux pr\u00e9senteraient des offres avec un nombre d'embauche ou d'heures d'insertion sup\u00e9rieur. L'utilisation du crit\u00e8re social associ\u00e9 \u00e0 une pond\u00e9ration ad\u00e9quate, donne \u00e0 l'acheteur public le moyen de d\u00e9partager les offres \u00e9galement sur ce terrain, puisqu'il peut \u00e9valuer, par une note chiffr\u00e9e les propositions qui lui sont faites.<\/span><\/p>\n

Toutefois, il convient de d\u00e9finir de mani\u00e8re claire, au moment de la r\u00e9daction des documents de consultation des entreprises, ce qui sera attendu pour juger du crit\u00e8re social, notamment en instaurant des sous-crit\u00e8res et en anticipant sur la m\u00e9thode de notation.<\/span><\/p>\n

Si l'article LP 214-1 du CPMP permet aux acheteurs publics d'imposer dans le cahier des charges<\/a> \u00abdes \u00e9l\u00e9ments \u00e0 caract\u00e8re\u00a0[\u2026]\u00a0environnemental qui prennent en compte les objectifs de d\u00e9veloppement durable en conciliant d\u00e9veloppement \u00e9conomique, protection et mise en valeur de l'environnement et progr\u00e8s social\u00a0\u00bb, ces conditions ne doivent pas avoir d'effet discriminatoire. A titre d'exemple, on citera :<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre V \u2013 Dur\u00e9e<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 215-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Sous r\u00e9serve des dispositions fixant la dur\u00e9e maximale pour les march\u00e9s \u00e0 bons de commande mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 221-4, les accords-cadres mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 221-5 et les march\u00e9s compl\u00e9mentaires mentionn\u00e9s au 4\u00b0 de l'article LP 323-10, la dur\u00e9e d'un march\u00e9 ainsi que, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le nombre de ses reconductions, sont fix\u00e9s en tenant compte de la nature des prestations et de la n\u00e9cessit\u00e9 d'une remise en concurrence p\u00e9riodique.<\/span><\/p>\n

Un march\u00e9 peut pr\u00e9voir une ou plusieurs reconductions \u00e0 condition que ses caract\u00e9ristiques restent inchang\u00e9es et que la mise en concurrence ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en prenant en compte la dur\u00e9e totale du march\u00e9, p\u00e9riodes de reconduction comprises.<\/span><\/p>\n

Le nombre de reconductions est indiqu\u00e9 dans le march\u00e9. Sauf stipulation contraire, la reconduction pr\u00e9vue dans le march\u00e9 est tacite et le titulaire ne peut s'y opposer.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

A l'exception des march\u00e9s \u00e0 bons de commande (Article LP 221-4), des accords-cadres (Article LP 221-5) et des march\u00e9s compl\u00e9mentaires de fournitures (Article LP 323-10 4\u00b0) dont la dur\u00e9e ne peut d\u00e9passer quatre ans pour les deux premiers et trois ans pour les derniers, la fixation de la dur\u00e9e du march\u00e9 par l'acheteur public polyn\u00e9sien est libre. N\u00e9anmoins la dur\u00e9e d'un march\u00e9 doit \u00eatre fix\u00e9e en tenant compte de la nature des prestations et de la n\u00e9cessit\u00e9 d'une remise en concurrence p\u00e9riodique des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques. Le juge n'exerce sur la d\u00e9cision de l'acheteur public qu'un contr\u00f4le de l'erreur manifeste d'appr\u00e9ciation (TA Lyon, 20 ao\u00fbt 2007, Pr\u00e9fet Rh\u00f4ne : BJCP 2007, p. 502).<\/span><\/p>\n

Par ailleurs, la possibilit\u00e9 de pr\u00e9voir des p\u00e9riodes de reconductions ne peut avoir pour effet de prolonger ind\u00e9finiment un contrat.<\/span><\/p>\n

L'article LP 215-1 \u00e9nonce des principes g\u00e9n\u00e9raux en mati\u00e8re de dur\u00e9e sans d\u00e9tailler v\u00e9ritablement ce qu'il est possible de faire. Et pour cause, la dur\u00e9e d'un march\u00e9 d\u00e9pend essentiellement de son objet.<\/span><\/p>\n

Par essence, certains march\u00e9s pr\u00e9sentent une dur\u00e9e pr\u00e9visionnelle comme les march\u00e9s de ma\u00eetrise d'\u0153uvre. Si le point de d\u00e9part des prestations et l'extinction des prestations sont fix\u00e9s par l'acheteur public, ceux-ci ne sont pas d\u00e9termin\u00e9s dans le temps mais seulement d\u00e9terminables.<\/span><\/p>\n

De m\u00eame, les march\u00e9s \u00e0 ex\u00e9cution instantan\u00e9e ne pr\u00e9voient aucune dur\u00e9e mais uniquement un d\u00e9lai d'ex\u00e9cution \u00e0 respecter. C'est le cas, notamment des march\u00e9s de fournitures.<\/span><\/p>\n

C'est d'ailleurs cette notion que les CCAG Travaux et FCS retiennent. Ainsi, ils ne parlent pas de \u00ab\u00a0dur\u00e9e de march\u00e9\u00a0\u00bb mais seulement de \u00ab\u00a0d\u00e9lai d'ex\u00e9cution\u00a0\u00bb (voir \u00e0 ce sujet l'article 19 du CCAG travaux et l'article 13 du CCAG fournitures courantes et services).<\/span><\/p>\n

S'agissant des march\u00e9s reconductibles, la jurisprudence est intervenue \u00e0 plusieurs reprises pour en pr\u00e9ciser le r\u00e9gime.<\/span><\/p>\n

Par un arr\u00eat du 15 juillet 2009 (n\u00b0 08BX00050), la Cour administrative d'appel de Bordeaux a consid\u00e9r\u00e9 comme ill\u00e9gal un march\u00e9 pr\u00e9voyant que \u00ab l'abonnement est souscrit pour une dur\u00e9e minimale de 12 mois et qu'il est tacitement reconduit sauf d\u00e9nonciation par l'une des parties, sans que le nombre des reconductions soit indiqu\u00e9 \u00bb.<\/span><\/p>\n

En effet, l'absence de limitation du nombre des reconductions ne permet pas de proc\u00e9der \u00e0 une remise en concurrence p\u00e9riodique. En outre, en l'absence de d\u00e9termination du nombre de reconductions, il n'est pas possible d'appr\u00e9cier le seuil de la proc\u00e9dure \u00e0 respecter, lequel doit tenir compte du nombre de reconductions pr\u00e9vues.<\/span><\/p>\n

Aussi, l'article LP 215-1 pose deux conditions \u00e0 la reconduction d'un march\u00e9\u00a0:<\/span><\/p>\n

\u2013 les caract\u00e9ristiques du march\u00e9 public doivent rester inchang\u00e9es ;<\/span><\/p>\n

\u2013 la mise en concurrence du march\u00e9 public doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en prenant en compte sa dur\u00e9e totale.<\/span><\/p>\n

S'agissant des modalit\u00e9s de la reconduction du march\u00e9, l'acheteur public a le choix entre\u00a0:<\/span><\/p>\n

\u2013 soit pr\u00e9voir que la reconduction du march\u00e9 est soumise \u00e0 une d\u00e9cision expresse de sa part;<\/span><\/p>\n

\u2013 soit indiquer que le march\u00e9 est reconductible tacitement ; s'il garde le silence, le march\u00e9 est automatiquement reconduit.<\/span><\/p>\n

Lorsque la reconduction est soumise \u00e0 une d\u00e9cision expresse de l'acheteur public, ce dernier doit notifier sa d\u00e9cision au titulaire avant la date d'\u00e9ch\u00e9ance du march\u00e9. S'il ne respecte pas cette proc\u00e9dure, le march\u00e9 s'ach\u00e8ve car il n'existe plus de relations contractuelles entre l'acheteur public et le titulaire.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre VI \u2013 Prix des march\u00e9s<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 216-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Les prix des prestations faisant l'objet d'un march\u00e9 sont soit des prix unitaires appliqu\u00e9s aux quantit\u00e9s r\u00e9ellement livr\u00e9es ou ex\u00e9cut\u00e9es, soit des prix forfaitaires appliqu\u00e9s \u00e0 tout ou partie du march\u00e9, quelles que soient les quantit\u00e9s livr\u00e9es ou ex\u00e9cut\u00e9es, soit des prix mixtes lorsque le march\u00e9 comprend des prestations r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es en partie sur la base de prix unitaires et en partie sur la base de de prix forfaitaires.<\/span><\/p>\n

Des clauses incitatives peuvent \u00eatre ins\u00e9r\u00e9es dans les march\u00e9s aux fins d'am\u00e9liorer les d\u00e9lais d'ex\u00e9cution, de rechercher une meilleure qualit\u00e9 des prestations et de r\u00e9duire les co\u00fbts de production.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 216-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Sous r\u00e9serve des dispositions de l'article LP 216-3, un march\u00e9 est conclu \u00e0 prix d\u00e9finitif.<\/span><\/p>\n

Un prix d\u00e9finitif peut \u00eatre ferme ou r\u00e9visable.<\/span><\/p>\n

Un prix ferme est un prix invariable pendant la dur\u00e9e du march\u00e9. Toutefois, il est actualisable dans les conditions d\u00e9finies par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

Un march\u00e9 est conclu \u00e0 prix ferme dans le cas o\u00f9 cette forme de prix n'est pas de nature \u00e0 exposer \u00e0 des al\u00e9as majeurs les parties au march\u00e9 du fait de l'\u00e9volution raisonnablement pr\u00e9visible des conditions \u00e9conomiques pendant la p\u00e9riode d'ex\u00e9cution des prestations.<\/span><\/p>\n

Un prix r\u00e9visable est un prix qui peut \u00eatre modifi\u00e9 pour tenir compte des variations \u00e9conomiques dans les conditions pr\u00e9vues par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 216-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 Il est possible de conclure des march\u00e9s \u00e0 prix provisoires dans les cas exceptionnels suivants :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Lorsque, pour des prestations complexes ou faisant appel \u00e0 une technique nouvelle et pr\u00e9sentant soit un caract\u00e8re d'urgence imp\u00e9rieuse, soit des al\u00e9as techniques importants, l'ex\u00e9cution du march\u00e9 doit commencer alors que la d\u00e9termination d'un prix initial d\u00e9finitif n'est pas encore possible ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Lorsque les r\u00e9sultats d'une enqu\u00eate de co\u00fbt de revient portant sur des prestations comparables command\u00e9es au titulaire d'un march\u00e9 ant\u00e9rieur ne sont pas encore connus;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Lorsque les prix des derni\u00e8res tranches d'un march\u00e9 \u00e0 tranches, tel que d\u00e9fini \u00e0 l'article LP 221-3, sont fix\u00e9s au vu des r\u00e9sultats, non encore connus, d'une enqu\u00eate de co\u00fbt de revient portant sur les premi\u00e8res tranches, conclues \u00e0 prix d\u00e9finitifs ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Lorsque les prix d\u00e9finitifs de prestations comparables ayant fait l'objet de march\u00e9s ant\u00e9rieurs sont remis en cause par le candidat pressenti ou par l'acheteur public, sous r\u00e9serve que ce dernier ne dispose pas des \u00e9l\u00e9ments techniques ou comptables lui permettant de n\u00e9gocier de nouveaux prix d\u00e9finitifs ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0 Lorsque, lors de la passation d'un march\u00e9 de ma\u00eetrise d'\u0153uvre, les co\u00fbts pr\u00e9visionnels des ouvrages de b\u00e2timent ou d'infrastructure ainsi que celui des \u00e9quipements industriels destin\u00e9s \u00e0 leur exploitation ne sont pas connus.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Lorsque les \u00e9tudes d'avant-projet permettant d'\u00e9tablir l'estimation du co\u00fbt pr\u00e9visionnel des travaux ne sont pas r\u00e9alis\u00e9es lors de la passation du march\u00e9 avec le ma\u00eetre d'\u0153uvre, les march\u00e9s de ma\u00eetrise d'\u0153uvre sont pass\u00e9s \u00e0 prix provisoire. Le montant provisoire de la r\u00e9mun\u00e9ration de ce dernier est alors bas\u00e9 sur la partie affect\u00e9e aux travaux de l'enveloppe financi\u00e8re pr\u00e9visionnelle fix\u00e9e par le ma\u00eetre de l'ouvrage.<\/span><\/p>\n

Un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres pr\u00e9cise les modalit\u00e9s de fixation du prix d\u00e9finitif pour l'application du pr\u00e9sent article.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
L'acheteur public appr\u00e9cie s'il convient de retenir un prix ferme ou un prix r\u00e9visable en fonction de la dur\u00e9e du march\u00e9, la nature des prestations, et notamment la n\u00e9cessit\u00e9 de recourir pour leur ex\u00e9cution \u00e0 une part importante de fournitures de mati\u00e8res premi\u00e8res dont le prix est directement affect\u00e9 par les fluctuations des cours mondiaux.<\/span><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Lorsque le prix est r\u00e9visable, le march\u00e9 fixe la date d'\u00e9tablissement du prix initial, les modalit\u00e9s de calcul de la r\u00e9vision ainsi que la p\u00e9riodicit\u00e9 de sa mise en \u0153uvre. Les modalit\u00e9s de calcul de la r\u00e9vision du prix sont fix\u00e9es :<\/span><\/span><\/p>\n

1\u00b0 Soit en fonction d'une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 partir de laquelle on proc\u00e8de \u00e0 l'ajustement du prix de la prestation ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Soit par application d'une formule repr\u00e9sentative de l'\u00e9volution du co\u00fbt de la prestation. Dans ce cas, la formule de r\u00e9vision ne prend en compte que les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments du co\u00fbt de la prestation et peut inclure un terme fixe ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Soit en combinant les modalit\u00e9s mentionn\u00e9es aux 1\u00b0 et 2\u00b0.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Lorsqu'un march\u00e9 est conclu \u00e0 prix ferme, il pr\u00e9voit les modalit\u00e9s d'actualisation de son prix. Il pr\u00e9cise notamment :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Que ce prix est actualis\u00e9 si un d\u00e9lai sup\u00e9rieur \u00e0 trois mois s'\u00e9coule entre la date d'\u00e9tablissement du prix initial et la date d'effet de l'acte portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 <\/em><\/strong>Que l'actualisation se fait aux conditions \u00e9conomiques correspondant \u00e0 une date ant\u00e9rieure de trois mois \u00e0 la date d'effet de l'acte portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations.<\/span><\/p>\n

Le prix ainsi actualis\u00e9 reste ferme pendant toute la p\u00e9riode d'ex\u00e9cution des prestations et constitue le prix de r\u00e8glement.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Dans les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles, le prix de chaque tranche est actualisable dans les conditions d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 l'article A 216-3. Cette actualisation est op\u00e9r\u00e9e aux conditions \u00e9conomiques observ\u00e9es \u00e0 une date ant\u00e9rieure de trois mois de la date d'effet de l'acte portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations de la tranche conditionnelle.<\/span><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-5<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les modalit\u00e9s de r\u00e9vision ou d'actualisation des prix sont d\u00e9finies en fonction d'une r\u00e9f\u00e9rence ou plusieurs r\u00e9f\u00e9rences figurant dans le march\u00e9 et qui peuvent \u00eatre un indice ou un index dont la diffusion est assur\u00e9e par l'Institut de la statistique de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-6<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les index de r\u00e9f\u00e9rence applicables aux march\u00e9s du b\u00e2timent et des travaux publics sont d\u00e9finis par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

La valeur de ces index fait l'objet d'une publication mensuelle au Journal officiel de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-7<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les march\u00e9s conclus \u00e0 prix provisoires pr\u00e9cisent :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Les conditions dans lesquelles est d\u00e9termin\u00e9 le prix d\u00e9finitif, \u00e9ventuellement dans la limite d'un prix plafond ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 L'\u00e9ch\u00e9ance \u00e0 laquelle intervient un avenant pour fixer le prix d\u00e9finitif ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Les r\u00e8gles comptables auxquelles le titulaire se conforme ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Les v\u00e9rifications sur pi\u00e8ces et sur place que l'acheteur public se r\u00e9serve d'effectuer sur les \u00e9l\u00e9ments techniques et comptables du co\u00fbt de revient<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-8<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Pour les march\u00e9s de ma\u00eetrise d'\u0153uvre mentionn\u00e9s au II de l'article LP 216-3, lorsque les \u00e9tudes d'avant-projet n\u00e9cessaires \u00e0 l'\u00e9tablissement du co\u00fbt pr\u00e9visionnel des travaux sont r\u00e9alis\u00e9es, le montant d\u00e9finitif de la r\u00e9mun\u00e9ration est arr\u00eat\u00e9 par voie d'avenant.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Extraits du Guide LE<\/strong> PRIX DANS LES MARCHES PUBLICS \u2013 Avril 2013 \u2013 DAJ adapt\u00e9 par la DCO<\/strong><\/p>\n

<\/strong>Les prix des prestations d'un march\u00e9 sont soit unitaires, soit forfaitaires (article LP 216-1 du CPMP). Toutefois, un m\u00eame march\u00e9 peut comporter les deux formes de prix. Le choix entre prix unitaire et prix forfaitaire est \u00e0 la discr\u00e9tion de l'acheteur public, mais est d\u00e9termin\u00e9, au plus tard, au lancement de la consultation. Il ne peut plus, par la suite, \u00eatre modifi\u00e9.<\/span><\/p>\n

1. Le prix unitaire<\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Le prix unitaire est le prix \u00e0 l'unit\u00e9 d'une prestation pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e9finie dans les documents contractuels. Il est appliqu\u00e9 aux quantit\u00e9s r\u00e9ellement livr\u00e9es ou ex\u00e9cut\u00e9es. Cette forme de prix est plut\u00f4t utilis\u00e9e dans les march\u00e9s de fournitures courantes ou de services courants \u00e0 bons de commande (ex : fournitures de bureau, denr\u00e9es alimentaires). Il l'est aussi dans les march\u00e9s de travaux, quand l'acheteur public ne conna\u00eet pas, \u00e0 l'avance, les quantit\u00e9s \u00e0 mettre en \u0153uvre.<\/span><\/p>\n

2. Le prix forfaitaire<\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Un prix forfaitaire r\u00e9mun\u00e8re le titulaire pour une prestation ou un ensemble de prestations, quelles que soient les quantit\u00e9s livr\u00e9es ou ex\u00e9cut\u00e9es. Cette forme de prix est recommand\u00e9e pour les prestations dont la consistance (en contenu et en quantit\u00e9) peut \u00eatre d\u00e9finie avec pr\u00e9cision, au moment de la conclusion du march\u00e9 et qui forment un ensemble. Elle est, notamment, utilis\u00e9e \u00e0 chaque fois que la prestation constitue un ensemble coh\u00e9rent et non s\u00e9cable (par ex : un march\u00e9 de nettoyage pour des prestations identiques, mais sur diff\u00e9rents sites)<\/span><\/p>\n

Les candidats \u00e0 un march\u00e9 \u00e0 prix forfaitaire doivent \u00e9valuer l'\u00e9tendue des obligations qu'ils devront honorer. En effet, le titulaire s'engage \u00e0 effectuer une prestation pour le forfait propos\u00e9, quelles que soient les quantit\u00e9s livr\u00e9es ou ex\u00e9cut\u00e9es. Dans ce cas, l'acheteur public ne peut pratiquer une r\u00e9faction sur le prix en cas de diminution des quantit\u00e9s mises en \u0153uvre. A l'inverse, le titulaire ne peut obtenir un suppl\u00e9ment de prix, au motif que les quantit\u00e9s livr\u00e9es pour la prestation sont sup\u00e9rieures \u00e0 celles qu'il avait pr\u00e9vues.<\/span><\/p>\n

3. Combinaison des deux formes de prix dans un march\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n

En fonction de l'objet du march\u00e9 et de la nature des prestations \u00e0 effectuer, il peut s'av\u00e9rer n\u00e9cessaire de combiner les deux formes de prix, au sein d'un m\u00eame march\u00e9. Cette combinaison est fr\u00e9quente, chaque fois que l'on peut d\u00e9composer le contenu du march\u00e9 entre une prestation permanente et des prestations ponctuelles : par exemple, dans un march\u00e9 d'entretien de climatisation, la maintenance pr\u00e9ventive est forfaitaire, et la maintenance corrective (les prestations de d\u00e9pannage) est trait\u00e9e sur devis, sur la base de prix unitaires.<\/span><\/p>\n

4. Le prix ferme<\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Un prix ferme est un prix invariable pendant toute la dur\u00e9e du march\u00e9 (Article LP 216-2). Le prix fix\u00e9 dans la proposition ou l'offre remise par le candidat sera celui pay\u00e9 au titulaire (sauf p\u00e9nalit\u00e9s, int\u00e9r\u00eats moratoires,\u2026).<\/span><\/p>\n

Le recours au prix ferme simplifie la r\u00e9daction du cahier des clauses administratives pour l'acheteur public et lui donne une visibilit\u00e9 sur la charge financi\u00e8re des prestations, puisque le prix initial correspondra au prix de r\u00e8glement. Le budget est fix\u00e9 d\u00e9finitivement. Il simplifie les paiements, puisque aucun calcul en application d'une formule de variation de prix n'est n\u00e9cessaire. Il offre donc l'avantage d'une gestion simplifi\u00e9e du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

L'acheteur sait, en principe, d\u00e9finitivement ce qu'il va payer.<\/span><\/p>\n

L'entreprise sait exactement selon quelles conditions elle sera pay\u00e9e : c'est \u00e0 elle d'optimiser ses choix, pour que ce prix soit suffisamment r\u00e9mun\u00e9rateur.<\/span><\/p>\n

Lorsque l'acheteur pr\u00e9voit, de mani\u00e8re inappropri\u00e9e, des prix fermes dans son march\u00e9, outre le risque de n'obtenir que peu de candidats, il pourra se voir confront\u00e9 \u00e0 des offres avec un prix major\u00e9, les candidats se pr\u00e9servant ainsi des al\u00e9as \u00e9conomiques. Si les prix r\u00e9els varient dans une proportion importante, il prend \u00e9galement le risque d'une moins bonne ex\u00e9cution des prestations.<\/span><\/p>\n

Le prix ferme peut \u00eatre actualisable<\/span><\/p>\n

Tout prix ferme n'est pas n\u00e9cessairement actualisable, mais seul le prix ferme peut \u00eatre actualisable.<\/span><\/p>\n

L'actualisation est un mode de variation du prix. Elle permet de faire \u00e9voluer le prix initial fix\u00e9 dans l'offre, pour tenir compte des variations \u00e9conomiques survenues entre la date de fixation de ce prix et la date d'effet de l'acte portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations.<\/span><\/p>\n

Il s'agit de r\u00e9initialiser le prix qui avait \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 dans le march\u00e9, lorsqu'un d\u00e9lai de plus de trois mois s'est \u00e9coul\u00e9 entre la date \u00e0 laquelle le candidat retenu avait \u00e9tablit son prix dans l'offre et la date d'effet de l'acte portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations. L'actualisation transforme le prix ferme initial en un nouveau prix ferme.<\/span><\/p>\n

L'actualisation compense un d\u00e9calage (qui n'est pas toujours un retard) entre la date d'\u00e9tablissement du prix initial par le candidat et date d'effet de l'acte (ordre de service) portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations, la r\u00e9vision compensant les variations de prix tout au long de l'ex\u00e9cution du march\u00e9. L'actualisation ne peut donc \u00eatre effectu\u00e9e qu'une seule fois (except\u00e9 pour les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles) pour un march\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 et seulement si la date d'effet de l'acte portant d\u00e9but d'ex\u00e9cution d\u00e9passe de trois mois la date d'\u00e9tablissement du prix initial par le candidat (Article A 216-3 1\u00b0 du CPMP).<\/span><\/p>\n

Quand l'actualisation est pr\u00e9vue dans un march\u00e9 \u00e0 tranches, les tranches conditionnelles sont, de fait, actualisables, si elles sont affermies au moins trois mois apr\u00e8s la date \u00e0 laquelle le prix a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9. C'est le prix ferme de chaque tranche conditionnelle qui est actualisable, \u00e0 la date d'effet de l'ordre de service portant d\u00e9but d'ex\u00e9cution de chacune de ces tranches (Article A 216-4 du CPMP).<\/span><\/p>\n

Pour les march\u00e9s de travaux, lorsqu'aucune actualisation n'est pr\u00e9vue dans le cahier des clauses particuli\u00e8res alors qu'elle est rendue obligatoire par la r\u00e9glementation en vigueur, le CCAG-Travaux (article 10.4.3) pr\u00e9voit une actualisation, par d\u00e9faut, sur la base de l'index BTG 01.0 pour les travaux concernant majoritairement le b\u00e2timent et sur la base de l'index TPG 01.0 pour les travaux concernant majoritairement les travaux publics. La formule mise en \u0153uvre est la suivante :<\/span><\/p>\n

Prix nouveau actualis\u00e9 = prix initial x (index \u00e0 la date d'effet de l'acte portant commencement d'ex\u00e9cution des prestations \u2013 3 mois) \/ index de la date d'\u00e9tablissement du prix initial). Selon le commentaire officiel, \u00ab l'index de r\u00e9f\u00e9rence par d\u00e9faut peut \u00eatre remplac\u00e9, par voie d'avenant, par l'index correspondant \u00e0 l'objet du march\u00e9. \u00bb<\/span><\/p>\n

5. Le prix r\u00e9visable<\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Un prix r\u00e9visable est un prix qui peut \u00eatre modifi\u00e9, pour tenir compte des variations \u00e9conomiques constat\u00e9es pendant l'ex\u00e9cution du march\u00e9 (Article LP 216-2).<\/span><\/p>\n

La r\u00e9vision des prix doit permettre de garantir l'\u00e9quilibre \u00e9conomique initial du contrat voulu par les parties.<\/span><\/p>\n

Le prix r\u00e9visable se distingue du prix actualisable en ce que l'actualisation, n'est susceptible d'intervenir qu'une seule fois, sauf pour les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles (une actualisation pour chaque tranche), alors que la r\u00e9vision intervient p\u00e9riodiquement pendant toute l'ex\u00e9cution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

Dans un march\u00e9 \u00e0 tranches, si la nature des prestations de la tranche conditionnelle est diff\u00e9rente de la nature des prestations de la tranche ferme, la formule de r\u00e9vision devra \u00eatre adapt\u00e9e \u00e0 ces prestations.<\/span><\/p>\n

La r\u00e9vision des prix n'est pas obligatoire. Il appartient \u00e0 l'acheteur public d'appr\u00e9cier s'il convient de retenir un prix ferme ou un prix r\u00e9visable en fonction de la dur\u00e9e du march\u00e9, la nature des prestations, et notamment la n\u00e9cessit\u00e9 de recourir pour leur ex\u00e9cution \u00e0 une part importante de fournitures de mati\u00e8res premi\u00e8res dont le prix est directement affect\u00e9 par les fluctuations des cours mondiaux<\/span><\/p>\n

L'acheteur public doit s'interroger pour chacun de ses march\u00e9s, pour savoir si telle mati\u00e8re premi\u00e8re, dont le prix est soumis \u00e0 d'importantes fluctuations, intervient de mani\u00e8re importante dans la formation du prix de la prestation.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public doit d\u00e9terminer le seuil \u00e0 partir duquel il consid\u00e8re que les fournitures, notamment les mati\u00e8res premi\u00e8res, sont suffisamment importantes pour justifier l'introduction d'une formule de r\u00e9vision des prix dans le march\u00e9. Cette appr\u00e9ciation peut s'appuyer sur les quantit\u00e9s ou les montants des fournitures concern\u00e9es.<\/span><\/p>\n

6. Les clauses incitatives <\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Les clauses incitatives ne modifient pas le prix. En revanche, le montant pay\u00e9 sera augment\u00e9 de celui de la prime \u00e0 verser, si les conditions pr\u00e9vues sont r\u00e9unies.<\/span><\/p>\n

6.1 Principe <\/em><\/span><\/p>\n

L'insertion de clauses incitatives dans les march\u00e9s publics est facultative. Il est regrettable qu'elles soient rarement utilis\u00e9es car elles permettent une r\u00e9partition \u00e9quitable entre les deux parties des b\u00e9n\u00e9fices tir\u00e9s d'une situation meilleure que le minimum pr\u00e9vu par le march\u00e9.<\/span><\/p>\n

Elles peuvent \u00eatre utilis\u00e9es par l'acheteur public pour atteindre trois objectifs :<\/span><\/p>\n

\u2013 am\u00e9liorer les d\u00e9lais d'ex\u00e9cution ;<\/span><\/p>\n

\u2013 rechercher une meilleure qualit\u00e9 des prestations ;<\/span><\/p>\n

\u2013 r\u00e9duire les co\u00fbts de production.<\/span><\/p>\n

Plusieurs m\u00e9canismes d'incitation peuvent \u00eatre pr\u00e9vus par l'acheteur public. Cela peut \u00eatre une prime pour d\u00e9passement de performances, par exemple, ou l'introduction d'une clause d'int\u00e9ressement. Ces m\u00e9thodes conduisent \u00e0 verser au titulaire du march\u00e9 un prix de r\u00e8glement sup\u00e9rieur au prix initial, m\u00eame \u00e9ventuellement r\u00e9vis\u00e9, fix\u00e9 dans le contrat.<\/span><\/p>\n

Compte tenu de ces incidences financi\u00e8res, l'insertion d'une clause incitative dans le cahier des charges, et son contenu, doivent \u00eatre r\u00e9fl\u00e9chis. Une clause incitative ne signifie pas toujours un surco\u00fbt pour l'acheteur. Ainsi, un march\u00e9 \u00e0 prix r\u00e9visable achev\u00e9 3 mois avant l'\u00e9ch\u00e9ance normale permet de ne pas payer de r\u00e9vision de prix sur les 3 derniers mois. Il est donc normal que la clause incitative permette de r\u00e9viser un prix au moins \u00e9quivalent \u00e0 l'\u00e9conomie faite par l'acheteur voire plus, la livraison pr\u00e9coce pouvant avoir d'autres avantages.<\/span><\/p>\n

6.2 Exemples de clauses incitatives <\/em><\/span><\/p>\n

\u2013 Une prime d'avance sur le d\u00e9lai contractuel<\/span><\/p>\n

Il s'agit d'une somme forfaitaire vers\u00e9e au titulaire du march\u00e9, si celui-ci ex\u00e9cute les prestations dans un d\u00e9lai plus court que celui sur lequel il s'est engag\u00e9. Ce type de prime doit \u00eatre utilis\u00e9 avec prudence. Elle doit rester faiblement proportionn\u00e9e (moins de 10%) au montant du march\u00e9 et \u00eatre r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des situations sp\u00e9cifiques, car les d\u00e9lais ont \u00e9t\u00e9, en principe, d\u00e9finis dans le cahier des charges en fonction des besoins de l'acheteur. Cette prime peut se justifier, lorsque l'acheteur a un avantage financier important \u00e0 disposer de la prestation avant le d\u00e9lai contractuellement pr\u00e9vu.<\/span><\/p>\n

\u2013 Une prime pour d\u00e9passement des performances<\/span><\/p>\n

Son insertion dans le cahier des charges se justifie pour des prestations non courantes, complexes, dont les techniques de \u00ab fabrication \u00bb ou d'ex\u00e9cution sont d\u00e9licates. L'acheteur public d\u00e9finit une performance \u00e0 atteindre dans son cahier des charges, qui correspond \u00e0 son besoin minimum et sur lequel va s'engager le titulaire pour un prix donn\u00e9. Si cela pr\u00e9sente un r\u00e9el avantage pour l'acheteur public, celui-ci peut pr\u00e9voir \u00e9galement qu'un prix suppl\u00e9mentaire pourra \u00eatre vers\u00e9 au titulaire si celui-ci am\u00e9liore les<\/span><\/p>\n

objectifs de performance fix\u00e9s dans le march\u00e9. La prime se traduit donc par une augmentation du prix du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

\u2013 Une clause d'int\u00e9ressement<\/span><\/p>\n

L'objectif de ces clauses est d'int\u00e9resser le titulaire du march\u00e9 aux progr\u00e8s effectu\u00e9s lors de l'ex\u00e9cution du march\u00e9, par rapport \u00e0 des objectifs identifi\u00e9s dans le contrat.<\/span><\/p>\n

Cette clause est particuli\u00e8rement adapt\u00e9e, lorsque l'acheteur public demande au titulaire de s'engager \u00e0 lui faire r\u00e9aliser des \u00e9conomies d'\u00e9nergie, \u00e0 r\u00e9duire son co\u00fbt global ou ses consommations ou encore \u00e0 am\u00e9liorer son profil de consommation (substitution de produits g\u00e9n\u00e9riques aux produits de marque), par exemple. Plus les \u00e9conomies pour l'acheteur seront importantes, plus le titulaire sera r\u00e9compens\u00e9, sa r\u00e9mun\u00e9ration \u00e9tant modul\u00e9e proportionnellement aux r\u00e9sultats obtenus.<\/span><\/p>\n

Le march\u00e9 comprend un prix de base correspondant \u00e0 un objectif d'\u00e9conomie voulu par l'acheteur public et sur lequel s'est engag\u00e9 le titulaire. Cet objectif sera compar\u00e9 aux \u00e9conomies effectivement obtenues, afin de faire jouer l'int\u00e9ressement.<\/span><\/p>\n

La formule d'int\u00e9ressement doit \u00eatre r\u00e9dig\u00e9e avec attention par l'acheteur public qui dispose d'une grande libert\u00e9 dans sa d\u00e9finition : il peut pr\u00e9voir un pourcentage, d\u00e9finir une courbe traduisant le prix de r\u00e8glement en fonction du prix de revient, des plafonnements afin d'encadrer les \u00e9volutions du prix, etc.<\/span><\/p>\n

\u2013 Recherche de marge<\/span><\/p>\n

Une alternative aux clauses incitatives pour d\u00e9passement de performances peut-\u00eatre une d\u00e9marche de \u00ab recherche de marge \u00bb : par exemple, le CCTP pr\u00e9voit des engagements du titulaire sur les performances du mat\u00e9riel acquis. La d\u00e9marche consiste \u00e0 pr\u00e9voir, en outre, une identification des marges, donc des performances du mat\u00e9riel au-del\u00e0 des engagements du titulaire. De petites modifications du mat\u00e9riel identifi\u00e9es en essais permettent aussi d'am\u00e9liorer les performances. Ainsi pour un co\u00fbt suppl\u00e9mentaire tr\u00e8s faible, il est souvent possible d'obtenir de meilleures performances en identifiant et en exploitant les marges prises par le titulaire pour le dimensionnement du produit acquis.<\/span><\/p>\n

6.3 Conditions de mise en \u0153uvre de la clause incitative <\/em><\/span><\/p>\n

La r\u00e9daction d'une clause incitative suppose qu'un objectif de performance soit d\u00e9fini et quantifi\u00e9 (ou dat\u00e9). Il faudra \u00e9galement pr\u00e9ciser comment sera mesur\u00e9e la performance et sur quels domaines elle sera appr\u00e9ci\u00e9e.<\/span><\/p>\n

Le CCAP devra contenir un article relatif \u00e0 l'ensemble des clauses incitatives, afin d'en pr\u00e9ciser la nature et les modalit\u00e9s de mise en \u0153uvre.<\/span><\/p>\n

Les CCAG pr\u00e9cisent que, lorsque les pi\u00e8ces particuli\u00e8res du march\u00e9 ont pr\u00e9vu un m\u00e9canisme de prime, leur attribution est faite sans que le titulaire soit tenu de les demander (articles 15 du CCAG-FCS et 20.2 du CCAG-Travaux).<\/span><\/p>\n

7. Les prix provisoires<\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>La conclusion de march\u00e9s \u00e0 prix provisoires est exceptionnelle et r\u00e9serv\u00e9e aux seules hypoth\u00e8ses mentionn\u00e9es \u00e0 l'article LP 216-3 du CPMP. Le prix ne deviendra d\u00e9finitif qu'au cours de l'ex\u00e9cution du march\u00e9, par la voie d'un avenant.<\/span><\/p>\n

La n\u00e9cessit\u00e9 de signer un avenant, donc de parvenir \u00e0 un accord entre les deux parties au contrat, est une source potentielle de difficult\u00e9s au moment de la fixation du prix d\u00e9finitif.<\/span><\/p>\n

Il est donc vivement conseill\u00e9 de toujours pr\u00e9voir un prix plafond comme l'indique l'article A 216-7 afin de limiter le risque d'une d\u00e9rive importante des prix ; le fait de ne pas pouvoir fixer un prix plafond doit conduire l'acheteur \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur les conditions dans lesquelles il pourra \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer le prix d\u00e9finitif et les conditions de sa d\u00e9termination objective.<\/span><\/p>\n

Outre les conditions dans lesquelles est d\u00e9termin\u00e9 le prix d\u00e9finitif, \u00e9ventuellement dans la limite d'un prix plafond, les march\u00e9s \u00e0 prix provisoires doivent pr\u00e9ciser :<\/span><\/p>\n

\u2013 l'\u00e9ch\u00e9ance \u00e0 laquelle intervient un avenant pour fixer le prix d\u00e9finitif ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les r\u00e8gles comptables auxquelles le titulaire se conforme ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les v\u00e9rifications sur pi\u00e8ces et sur place que l'acheteur public se r\u00e9serve d'effectuer sur les \u00e9l\u00e9ments techniques et comptables du co\u00fbt de revient<\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s \u00e0 prix provisoires les plus couramment utilis\u00e9s sont les march\u00e9s de ma\u00eetrise d'\u0153uvre, dans lesquels la r\u00e9mun\u00e9ration du ma\u00eetre d'\u0153uvre est fix\u00e9e contractuellement, en tenant compte de l'\u00e9tendue de la mission confi\u00e9e au titulaire, de son degr\u00e9 de complexit\u00e9 et du co\u00fbt pr\u00e9visionnel des travaux.<\/span><\/p>\n

Le march\u00e9 est, d'abord, conclu \u00e0 prix provisoire sur la base de la partie affect\u00e9e aux travaux de l'enveloppe financi\u00e8re pr\u00e9visionnelle fix\u00e9e par le ma\u00eetre d'ouvrage (Article LP 216-3 II). La r\u00e9mun\u00e9ration du ma\u00eetre <\/span>d'\u0153uvre est ensuite forfaitis\u00e9e par voie d'avenant, d\u00e8s que le co\u00fbt pr\u00e9visionnel des travaux est connu, soit au stade des \u00e9tudes d'avant-projet (Article A 216-8).<\/span><\/p>\n

Dans les march\u00e9s de travaux, il peut y avoir des prix provisoires dans deux cas :<\/span><\/p>\n

\u2013 lors de travaux suppl\u00e9mentaires ordonn\u00e9s par le ma\u00eetre d'ouvrage et lorsque les natures d'ouvrage ne figurent pas dans la d\u00e9composition des prix, des prix provisoires (\u00ab d'attente \u00bb) sont notifi\u00e9s au titulaire. (Article 14 du CCAG travaux)<\/span><\/p>\n

\u2013 lorsque la provenance de mat\u00e9riaux, produits ou composants de construction est fix\u00e9e dans le march\u00e9, le titulaire ne peut la modifier que si l'autorit\u00e9 comp\u00e9tente l'y autorise par \u00e9crit. Dans ce cas, les prix correspondants ne sont modifi\u00e9s que si l'autorisation accord\u00e9e pr\u00e9cise que la substitution donne lieu \u00e0 l'application de nouveaux prix. Ces prix sont \u00e9tablis suivant les modalit\u00e9s pr\u00e9vues \u00e0 l'article 14 du CCAG travaux, l'autorit\u00e9 comp\u00e9tente notifiant par ordre de service les prix provisoires dans les quinze jours qui suivent l'autorisation donn\u00e9e. (Article 21.2 du CCAG travaux).<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

TITRE II \u2013 PREPARATION DES PROCEDURES DES MARCHES<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre Ier \u2013 Evaluation des besoins \u00e0 satisfaire<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 1 \u2013 D\u00e9termination des besoins<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 221-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
I \u2013 La nature et l'\u00e9tendue des besoins \u00e0 satisfaire sont d\u00e9termin\u00e9es avec pr\u00e9cision avant tout appel \u00e0 la concurrence ou toute n\u00e9gociation non pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d'un appel \u00e0 la concurrence en prenant en compte des objectifs de d\u00e9veloppement durable dans leurs dimensions \u00e9conomique, sociale ou environnementale. Le ou les march\u00e9s conclus par l'acheteur public ont pour objet exclusif de r\u00e9pondre \u00e0 ces besoins.<\/span><\/p>\n

\n

II \u2013 Afin de pr\u00e9parer la passation d'un march\u00e9, l'acheteur public peut r\u00e9aliser des \u00e9tudes de march\u00e9, solliciter des avis ou informer les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques de son projet et de ses exigences.<\/span><\/p>\n

Les r\u00e9sultats de ces \u00e9tudes et \u00e9changes pr\u00e9alables peuvent \u00eatre utilis\u00e9s par l'acheteur public \u00e0 condition que leur utilisation n'ait pas pour effet de fausser la concurrence ou de m\u00e9conna\u00eetre les principes fondamentaux de la commande publique rappel\u00e9s \u00e0 l'article LP 111-1.<\/span><\/p>\n

III \u2013 L'acheteur public prend les mesures appropri\u00e9es pour que la concurrence ne soit pas fauss\u00e9e par la participation \u00e0 la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 public d'un op\u00e9rateur \u00e9conomique qui aurait eu acc\u00e8s \u00e0 des informations ignor\u00e9es par d'autres candidats ou soumissionnaires, en raison de sa participation pr\u00e9alable, directe ou indirecte, \u00e0 la pr\u00e9paration de cette proc\u00e9dure.<\/span><\/p>\n

Cet op\u00e9rateur n'est exclu de la proc\u00e9dure de passation que lorsqu'il ne peut \u00eatre rem\u00e9di\u00e9 \u00e0 cette situation par d'autres moyens, conform\u00e9ment aux dispositions du 3\u00b0 du II de l'article LP 233-1.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 2 \u2013 Sp\u00e9cifications techniques<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 221-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
I \u2013 Les prestations qui font l'objet d'un march\u00e9 sont d\u00e9finies, dans les documents de la consultation, par des sp\u00e9cifications techniques qui d\u00e9crivent les caract\u00e9ristiques requises des travaux, des services ou des fournitures.<\/span><\/p>\n

Les sp\u00e9cifications techniques sont formul\u00e9es :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Soit par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des normes, telles que pr\u00e9vues par la d\u00e9lib\u00e9ration n\u00b0 2007-2 APF du 26 f\u00e9vrier 2007 relative \u00e0 la normalisation, ou \u00e0 d'autres documents \u00e9quivalents accessibles aux candidats notamment des agr\u00e9ments techniques ou d'autres r\u00e9f\u00e9rentiels techniques \u00e9labor\u00e9s par les organismes de normalisation ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Soit en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles. Celles-ci sont suffisamment pr\u00e9cises pour permettre aux candidats de conna\u00eetre exactement l'objet du march\u00e9 et \u00e0 l'acheteur public d'attribuer le march\u00e9. Elles peuvent inclure des caract\u00e9ristiques environnementales.<\/span><\/p>\n

Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e, les sp\u00e9cifications techniques peuvent \u00eatre d\u00e9crites de mani\u00e8re succincte.<\/span><\/p>\n

II \u2013 L'acheteur public d\u00e9termine les prestations qui font l'objet du march\u00e9 qu'il passe soit en utilisant exclusivement l'une ou l'autre des cat\u00e9gories de sp\u00e9cifications techniques mentionn\u00e9es aux 1\u00b0 et 2\u00b0 du I, soit en les combinant.<\/span><\/p>\n

Un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres pr\u00e9cise les modalit\u00e9s d'application du pr\u00e9sent article<\/span>.<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Sont des sp\u00e9cifications techniques, au sens de l'article LP 221-2 :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Lorsqu'il s'agit d'un march\u00e9 de travaux, l'ensemble des prescriptions techniques d\u00e9finissant les caract\u00e9ristiques requises d'un mat\u00e9riau, d'un produit ou d'une fourniture et permettant de les caract\u00e9riser de mani\u00e8re telle qu'ils r\u00e9pondent \u00e0 l'usage auquel ils sont destin\u00e9s par l'acheteur public ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0Lorsqu'il s'agit d'un march\u00e9 de services ou de fournitures, les prescriptions d\u00e9finissant les caract\u00e9ristiques requises d'un produit ou d'un service.<\/span><\/p>\n

Les sp\u00e9cifications techniques sont d\u00e9finies par l'acheteur public dans les documents de la consultation.<\/span><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 Pour les march\u00e9s de travaux, de fournitures ou de services, les caract\u00e9ristiques d\u00e9finies par les sp\u00e9cifications techniques peuvent inclure notamment :<\/span><\/p>\n

1\u00b0Les niveaux de performance environnementale ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0Les caract\u00e9ristiques d'accessibilit\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0L'\u00e9valuation de la conformit\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0La propri\u00e9t\u00e9 d'emploi ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0La terminologie ;<\/span><\/p>\n

6\u00b0Les symboles ;<\/span><\/p>\n

7\u00b0Les essais et m\u00e9thodes d'essais ;<\/span><\/p>\n

8\u00b0Les processus et m\u00e9thodes de production.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Pour les march\u00e9s de fournitures et de services, les caract\u00e9ristiques d\u00e9finies par les sp\u00e9cifications techniques peuvent inclure notamment, outre les \u00e9l\u00e9ments \u00e9nonc\u00e9s au I :<\/span><\/p>\n

1\u00b0Les niveaux de qualit\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0L'utilisation du produit et les instructions d'utilisation ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0La s\u00e9curit\u00e9, les dimensions ainsi que les prescriptions applicables au produit en ce qui concerne le nom sous lequel il est vendu ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0L'emballage, le marquage et l'\u00e9tiquetage ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0Les proc\u00e9dures d'\u00e9valuation de la conformit\u00e9.<\/span><\/p>\n

III- Pour les march\u00e9s de travaux, les caract\u00e9ristiques d\u00e9finies par les sp\u00e9cifications techniques peuvent inclure notamment, outre les \u00e9l\u00e9ments \u00e9nonc\u00e9s au I :<\/strong><\/span><\/p>\n

1\u00b0 La s\u00e9curit\u00e9, les dimensions ainsi que les proc\u00e9dures relatives \u00e0 l'assurance de la qualit\u00e9 pour les ouvrages ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Les r\u00e8gles de conception et de calcul des ouvrages ;<\/span><\/p>\n

3 \u00b0Les conditions d'essai, de contr\u00f4le et de r\u00e9ception des ouvrages ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0Les techniques ou m\u00e9thodes de construction ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0Toutes les autres conditions de caract\u00e8re technique que l'acheteur est \u00e0 m\u00eame de prescrire, par voie de r\u00e9glementation g\u00e9n\u00e9rale ou particuli\u00e8re, en ce qui concerne les ouvrages termin\u00e9s et en ce qui concerne les mat\u00e9riaux ou les \u00e9l\u00e9ments constituant ces ouvrages.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 216-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Au sens de l'article LP 221-2 :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Une norme est une sp\u00e9cification technique approuv\u00e9e par un organisme reconnu \u00e0 activit\u00e9 normative pour application r\u00e9p\u00e9t\u00e9e ou continue, dont le respect n'est pas obligatoire et qui rel\u00e8ve de l'une des cat\u00e9gories suivantes :<\/span><\/p>\n

\u2013 norme internationale : une norme adopt\u00e9e par un organisme international de normalisation et mise \u00e0 la disposition du public ;<\/span><\/p>\n

\u2013 norme europ\u00e9enne : une norme adopt\u00e9e par un organisme europ\u00e9en de normalisation et mise \u00e0 la disposition du public ;<\/span><\/p>\n

\u2013 norme nationale : une norme adopt\u00e9e par un organisme national de normalisation et mise \u00e0 la disposition du public ;<\/span><\/p>\n

\u2013 norme homologu\u00e9e par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres en application de l'article 2 de la d\u00e9lib\u00e9ration n\u00b0 2007-2 du 26 f\u00e9vrier 2007 relatif \u00e0 la normalisation.<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Un agr\u00e9ment technique est une appr\u00e9ciation technique favorable de l'aptitude \u00e0 l'emploi d'un produit pour une fin d\u00e9termin\u00e9e, bas\u00e9e sur la satisfaction des exigences essentielles pour la construction, selon les caract\u00e9ristiques intrins\u00e8ques de ce produit et les conditions \u00e9tablies de mise en \u0153uvre et d'utilisation. L'agr\u00e9ment technique est d\u00e9livr\u00e9 par un organisme de normalisation.<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Une sp\u00e9cification technique commune est une sp\u00e9cification technique \u00e9labor\u00e9e selon une proc\u00e9dure reconnue et publi\u00e9e.<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Un r\u00e9f\u00e9rentiel technique vise tout produit \u00e9labor\u00e9 par les organismes de normalisation, autre que les normes officielles, selon des proc\u00e9dures adapt\u00e9es \u00e0 r\u00e9volution des besoins du march\u00e9.<\/span><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Lorsque les sp\u00e9cifications techniques mentionn\u00e9es \u00e0 l'article A 221-1 sont formul\u00e9es par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des normes ou \u00e0 d'autres documents \u00e9quivalents, ces derniers sont choisis dans l'ordre de pr\u00e9f\u00e9rence suivant :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Les normes homologu\u00e9es par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres en application de l'article 2 de la d\u00e9lib\u00e9ration n\u00b0 2007-2 du 26 f\u00e9vrier 2007 relative \u00e0 la normalisation ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0Les normes nationales ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0Les normes europ\u00e9ennes\u00a0;<\/span><\/p>\n

4\u00b0Les normes internationales ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0Les agr\u00e9ments techniques ;<\/span><\/p>\n

6\u00b0Les sp\u00e9cifications techniques communes ;<\/span><\/p>\n

7\u00b0Les r\u00e9f\u00e9rentiels techniques.<\/span><\/p>\n

Chaque r\u00e9f\u00e9rence est accompagn\u00e9e de la mention \u00ab ou \u00e9quivalent \u00bb dans les documents de la consultation.<\/span><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-5<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Conform\u00e9ment aux dispositions du II de l'article LP 221-2, l'acheteur public peut d\u00e9cider de combiner les sp\u00e9cifications techniques formul\u00e9es par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une norme ou \u00e0 un autre document \u00e9quivalent, et celles formul\u00e9es en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles.<\/span><\/p>\n

Cette combinaison est op\u00e9r\u00e9e :<\/span><\/p>\n

a) Soit en d\u00e9finissant des performances ou exigences fonctionnelles et en pr\u00e9cisant la r\u00e9f\u00e9rence des normes ou autres documents \u00e9quivalents mentionn\u00e9s au 1\u00b0 du I de l'article LP 221-2 qui sont pr\u00e9sum\u00e9s permettre de r\u00e9aliser ces performances ou de satisfaire \u00e0 ces exigences ;<\/span><\/p>\n

b) Soit en recourant \u00e0 des normes ou d'autres documents \u00e9quivalents pour certains aspects du march\u00e9 et \u00e0 des performances ou exigences fonctionnelles pour d'autres.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-6<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les sp\u00e9cifications techniques ne peuvent pas faire mention d'un mode ou proc\u00e9d\u00e9 de fabrication particulier ou d'une provenance ou origine d\u00e9termin\u00e9e, ni faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une marque, \u00e0 un brevet ou \u00e0 un type, d\u00e8s lors qu'une telle mention ou r\u00e9f\u00e9rence aurait pour effet de favoriser ou d'\u00e9liminer certains op\u00e9rateurs \u00e9conomiques ou certains produits.<\/span><\/p>\n

Le recours \u00e0 des sp\u00e9cifications comportant de telles mentions ou r\u00e9f\u00e9rences peut toutefois \u00eatre autoris\u00e9 :<\/span><\/p>\n

\u2013 S'il est justifi\u00e9 par l'objet du march\u00e9,<\/span><\/p>\n

\u2013 Ou, \u00e0 titre exceptionnel, dans le cas o\u00f9 une description suffisamment pr\u00e9cise et intelligible de l'objet du march\u00e9 n'est pas possible sans elle et \u00e0 la condition qu'elle soit accompagn\u00e9e des termes : \u00ab ou \u00e9quivalent \u00bb.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-7<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Lorsque l'acheteur public utilise une sp\u00e9cification technique formul\u00e9e par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une norme ou \u00e0 un document \u00e9quivalent, il ne peut pas rejeter une offre au motif qu'elle n'est pas conforme \u00e0 cette sp\u00e9cification si le candidat prouve dans son offre, par tout moyen appropri\u00e9, que les solutions qu'il propose respectent de mani\u00e8re \u00e9quivalente les exigences d\u00e9finies par cette norme ou ce document<\/span><\/p>\n

Lorsque l'acheteur public d\u00e9finit une sp\u00e9cification technique en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles, il ne peut pas rejeter une offre si elle est conforme \u00e0 des normes ou des documents \u00e9quivalents qui eux-m\u00eames correspondent aux performances ou exigences fonctionnelles d\u00e9finies par l'acheteur. Le candidat prouve, par tout moyen appropri\u00e9, que les normes ou documents \u00e9quivalents que son offre comporte r\u00e9pondent aux performances ou exigences fonctionnelles d\u00e9finies par l'acheteur.<\/span><\/p>\n

Peut constituer un moyen appropri\u00e9 de preuve au sens du pr\u00e9sent article un dossier technique du fabricant ou un rapport d'essai d'un organisme reconnu. Sont des organismes reconnus au sens du pr\u00e9sent article : les laboratoires d'essai ou de calibrage ainsi que les organismes d'inspection et de certification accr\u00e9dit\u00e9s.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 221-8<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Lorsque les sp\u00e9cifications techniques d\u00e9finies en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles comportent des caract\u00e9ristiques environnementales, celles-ci peuvent \u00eatre d\u00e9finies par r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 tout ou partie d'un \u00e9colabel pour autant :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Que cet \u00e9colabel soit appropri\u00e9 pour d\u00e9finir les caract\u00e9ristiques des fournitures ou des prestations faisant l'objet du march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Que les mentions figurant dans l'\u00e9colabel aient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies sur la base d'une information scientifique ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Que l'\u00e9colabel soit \u00e9tabli par une proc\u00e9dure ouverte et transparente ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Que l'\u00e9colabel soit accessible \u00e0 toutes les parties int\u00e9ress\u00e9es.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public peut indiquer, dans les documents de la consultation, que les produits ou services ayant obtenu un \u00e9colabel sont pr\u00e9sum\u00e9s satisfaire aux caract\u00e9ristiques environnementales mentionn\u00e9es dans les sp\u00e9cifications techniques mais est tenu d'accepter tout moyen de preuve appropri\u00e9.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Une d\u00e9finition pr\u00e9cise du besoin par l'acheteur est la garantie de la bonne compr\u00e9hension par les candidats aux march\u00e9s publics et de la bonne ex\u00e9cution par son titulaire \u00e0 l'issue de la proc\u00e9dure de mise en concurrence. La d\u00e9finition du besoin permet \u00e0 l'acheteur public de proc\u00e9der \u00e0 une estimation fiable du montant de son march\u00e9 public. C'est la condition n\u00e9cessaire et pr\u00e9alable \u00e0 un achat public r\u00e9ussi.<\/span><\/p>\n

Conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 221-2, l'acheteur doit d\u00e9finir ses besoins en recourant \u00e0 des sp\u00e9cifications pr\u00e9cises qui sont des prescriptions techniques d\u00e9crivant les caract\u00e9ristiques d'un produit, d'un ouvrage ou d'un service. Par ailleurs, afin de d\u00e9terminer la nature et l'\u00e9tendue de ses besoins, l'article LP 221-1 oblige l'acheteur \u00e0 prendre en compte des objectifs de d\u00e9veloppement durable dans leur dimension \u00e9conomique, sociale et environnementale. La prise en compte de ces objectifs dans la d\u00e9finition des besoins est, pour l'acheteur, une obligation de moyen : l'acheteur peut d\u00e9roger \u00e0 cette obligation, s'il est en mesure de justifier de son impossibilit\u00e9 \u00e0 prendre en compte de tels objectifs.<\/span><\/p>\n

Une fois le besoin d\u00e9fini, l'acheteur public doit proc\u00e9der au calcul de sa valeur estim\u00e9e afin d'identifier la proc\u00e9dure \u00e0 mettre en \u0153uvre pour son march\u00e9 public. Le montant estim\u00e9 du besoin est d\u00e9termin\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 223-5. A cet \u00e9gard, l'acheteur ne saurait se soustraire \u00e0 la r\u00e8glementation relative \u00e0 la commande publique en scindant de mani\u00e8re artificielle ses achats ou en utilisant des modalit\u00e9s de calcul de la valeur estim\u00e9e du besoin autres.<\/span><\/p>\n

L'absence ou l'insuffisance de d\u00e9finition du besoin est susceptible de constituer un manquement aux obligations de publicit\u00e9 et de mise en concurrence au sens de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.<\/span><\/p>\n

Ont \u00e9t\u00e9, par exemple, consid\u00e9r\u00e9s comme des manquements \u00e0 la d\u00e9finition des besoins : la sous-estimation des quantit\u00e9s du march\u00e9 public, le renvoi de la d\u00e9finition de certains besoins \u00e0 un dispositif ult\u00e9rieur, la possibilit\u00e9 pour les candidats de proposer des \u00ab services annexes \u00bb non d\u00e9finis.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 3 \u2013 Formes particuli\u00e8res de march\u00e9s publics<\/em><\/p>\n<\/div>

<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>
<\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>
<\/div>

Sous-section 1 \u2013 March\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles<\/span><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 221-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
L'acheteur public peut passer un march\u00e9 sous la forme d'un march\u00e9 \u00e0 tranches conditionnelles.<\/span><\/p>\n

Le march\u00e9 \u00e0 tranches conditionnelles comporte une tranche ferme et une ou plusieurs tranches conditionnelles. Le march\u00e9 d\u00e9finit la consistance, le prix ou ses modalit\u00e9s de d\u00e9termination et les modalit\u00e9s d'ex\u00e9cution des prestations de chaque tranche. Les prestations de la tranche ferme doivent constituer un ensemble coh\u00e9rent ; il en est de m\u00eame des prestations de chaque tranche conditionnelle, compte tenu des prestations de toutes les tranches ant\u00e9rieures. L'ex\u00e9cution de chaque tranche conditionnelle est subordonn\u00e9e \u00e0 une d\u00e9cision de l'acheteur public, notifi\u00e9e au titulaire dans les conditions fix\u00e9es au march\u00e9. Lorsqu'une tranche conditionnelle est affermie avec retard ou n'est pas affermie, le titulaire b\u00e9n\u00e9ficie, si le march\u00e9 le pr\u00e9voit et dans les conditions qu'il d\u00e9finit, d'une indemnit\u00e9 d'attente ou d'une indemnit\u00e9 de d\u00e9dit.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles sont caract\u00e9ris\u00e9s par une incertitude sur la r\u00e9alisation des prestations pr\u00e9vues au march\u00e9 et non sur l'\u00e9tendue des besoins \u00e0 satisfaire. Cette incertitude peut porter sur les conditions \u00e9conomiques, techniques ou financi\u00e8res qui ne permettent pas \u00e0 l'acheteur public de s'engager en une seule fois et d\u00e9finitivement sur l'ensemble des prestations \u00e0 ex\u00e9cuter.<\/span><\/p>\n

La conclusion d'un march\u00e9 \u00e0 tranches conditionnelles est adapt\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alisation d'op\u00e9rations de grande ampleur pour lesquelles la disponibilit\u00e9 des cr\u00e9dits n\u00e9cessaires n'est pas assur\u00e9e ou pour lesquelles le financement sera \u00e9tal\u00e9 dans le temps. Il peut \u00eatre conclu tant pour des op\u00e9rations de travaux que pour des prestations de services ou des fournitures.<\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles ne sont pas encadr\u00e9s par un d\u00e9lai maximum de validit\u00e9. En revanche, il appartient \u00e0 l'acheteur public de fixer dans le march\u00e9 une dur\u00e9e d'ex\u00e9cution des prestations de chaque tranche. L'acheteur public peut \u00e9galement pr\u00e9voir des d\u00e9lais d'affermissement des tranches. Cela permet de donner aux candidats une visibilit\u00e9 sur la dur\u00e9e pr\u00e9visionnelle du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

Pour la d\u00e9termination des seuils de proc\u00e9dure et de publicit\u00e9, l'ensemble des tranches doit \u00eatre pris en consid\u00e9ration, en additionnant les montants estim\u00e9s de chacune d'elles<\/span><\/p>\n

Il convient de noter que si l'acheteur public est engag\u00e9 sur la tranche ferme d'un march\u00e9, il n'est pas engag\u00e9 sur les tranches conditionnelles et peut d\u00e9cider de ne pas les affermir. Il peut y renoncer pour des motifs financiers, techniques ou en raison de la disparition du besoin ou d'une mauvaise ex\u00e9cution de la tranche pr\u00e9c\u00e9dente (CAA Bordeaux, 22 mars 1999, SARL Cie moderne de construction, SARL Charpentes Clapar\u00e8de-Bianzina, n\u00b0 95BX00899). En cas de non affermissement, le titulaire du march\u00e9 est d\u00e9sengag\u00e9 en ce qui concerne l'ex\u00e9cution de la tranche. En outre, les tranches non affermies pourront, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es par un autre op\u00e9rateur \u00e9conomique dans le cadre d'un autre march\u00e9 (CAA Bordeaux, 15 janvier 1996, Soci\u00e9t\u00e9 routi\u00e8re du Languedoc, n\u00b0 94BX00533). En revanche, le titulaire du march\u00e9 est, quant \u00e0 lui, engag\u00e9 sur la totalit\u00e9 des tranches, y compris les tranches conditionnelles d\u00e8s lors qu'elles sont affermies.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Sous-section 2 \u2013 March\u00e9s \u00e0 bons de commande<\/span><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 221-4 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
I \u2013 L'acheteur public peut passer un march\u00e9 sous la forme d'un march\u00e9 \u00e0 bons de commandes.<\/span><\/p>\n

Un march\u00e9 \u00e0 bons de commande est un march\u00e9 conclu avec un ou plusieurs op\u00e9rateurs \u00e9conomiques et ex\u00e9cut\u00e9 au fur et \u00e0 mesure de l'\u00e9mission de bons de commande.<\/span><\/p>\n

Dans ce march\u00e9, l'acheteur public fixe dans tous les cas un maximum en valeur ou en quantit\u00e9 et peut \u00e9galement pr\u00e9voir un minimum en valeur ou en quantit\u00e9.<\/span><\/p>\n

L'\u00e9mission des bons de commande s'effectue sans n\u00e9gociation ni remise en concurrence pr\u00e9alable des titulaires, selon des modalit\u00e9s express\u00e9ment pr\u00e9vues par le march\u00e9. Les bons de commande sont des documents \u00e9crits adress\u00e9s aux titulaires du march\u00e9. Ils pr\u00e9cisent celles des prestations, d\u00e9crites dans le march\u00e9, dont l'ex\u00e9cution est demand\u00e9e et en d\u00e9terminent la quantit\u00e9.<\/span><\/p>\n

II \u2013 La dur\u00e9e des march\u00e9s \u00e0 bons de commande ne peut d\u00e9passer quatre ans, sauf dans des cas exceptionnels d\u00fbment justifi\u00e9s, notamment par leur objet ou par le fait que leur ex\u00e9cution n\u00e9cessite des investissements amortissables sur une dur\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 quatre ans.<\/span><\/p>\n

L'\u00e9mission des bons de commande ne peut intervenir que pendant la dur\u00e9e de validit\u00e9 du march\u00e9. Leur dur\u00e9e d'ex\u00e9cution est fix\u00e9e conform\u00e9ment aux conditions habituelles d'ex\u00e9cution des prestations faisant l'objet du march\u00e9. L'acheteur public ne peut cependant retenir une date d'\u00e9mission et une dur\u00e9e d'ex\u00e9cution de ces bons de commande telles que l'ex\u00e9cution des march\u00e9s se prolonge au-del\u00e0 de la date limite de validit\u00e9 du march\u00e9 dans des conditions qui m\u00e9connaissent l'obligation d'une remise en concurrence p\u00e9riodique des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques.<\/span><\/p>\n

III. \u2013 Pour des besoins occasionnels de faible montant, l'acheteur public peut s'adresser \u00e0 un prestataire autre que le ou les titulaires du march\u00e9, pour autant que le montant cumul\u00e9 de tels achats ne d\u00e9passe pas le seuil de dispense de mise en concurrence fix\u00e9 au 1\u00b0 de l'article LP 223-3. Le recours \u00e0 cette possibilit\u00e9 ne dispense pas l'acheteur public de respecter son engagement de passer des commandes \u00e0 hauteur du montant minimum du march\u00e9 lorsque celui-ci est pr\u00e9vu.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Selon l'ancien article 12 de la d\u00e9lib\u00e9ration n\u00b0 84-20 du 1er mars 1984 portant code des march\u00e9s publics de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et de ses \u00e9tablissements publics, les march\u00e9s \u00e0 bons de commande faisaient partie, avec les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles de la cat\u00e9gorie des march\u00e9s dit \u00ab fractionn\u00e9s \u00bb. Les march\u00e9s \u00e0 bons de commande ne constituent pas une proc\u00e9dure de march\u00e9 mais une forme particuli\u00e8re de march\u00e9s publics. Ils sont donc pass\u00e9s dans les conditions de droit commun des march\u00e9s, c'est-\u00e0-dire soit selon le montant estim\u00e9 du besoin, soit selon la nature de ce besoin. Les march\u00e9s \u00e0 bons de commande sont conclus avec un ou plusieurs op\u00e9rateurs \u00e9conomiques et ex\u00e9cut\u00e9s au fur et \u00e0 mesure de la survenance du besoin par l'\u00e9mission de bons de commande. La passation de ce type de march\u00e9 est recommand\u00e9e en cas d'incertitude sur le rythme ou l'\u00e9tendue du besoin \u00e0 satisfaire, mais cette circonstance ne saurait, en aucun cas, constituer une limitation dans la libert\u00e9 de choix de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s \u00e0 bons de commande sont adapt\u00e9s aux achats r\u00e9p\u00e9titifs de fournitures ou services courants tels que, par exemple, les fournitures de bureaux, les denr\u00e9es alimentaires ou encore le mat\u00e9riel informatique. Tous les types de prestations peuvent faire l'objet de tels march\u00e9s, y compris les march\u00e9s de travaux, les march\u00e9s de services (nettoyage de locaux, gardiennage par exemple) ou de prestations intellectuelles.<\/span><\/p>\n

Le recours au march\u00e9 \u00e0 bons de commande peut permettre aux acheteurs publics de r\u00e9duire les co\u00fbts de proc\u00e9dure et de b\u00e9n\u00e9ficier de propositions financi\u00e8rement plus avantageuses que s'ils passaient diff\u00e9rents march\u00e9s successifs. L'absence ou l'existence de montants minimum ou maximum d\u00e9termine l'\u00e9tendue des obligations contractuelles des parties.<\/span><\/p>\n

1. Nombre de titulaires d'un march\u00e9 \u00e0 bons de commande<\/strong><\/span><\/p>\n

L'article LP 221-4 pr\u00e9cise qu'un march\u00e9 \u00e0 bons de commande peut \u00eatre conclu avec un op\u00e9rateur \u00e9conomique (on dit alors qu'il est mono-attributaire) ou avec plusieurs op\u00e9rateurs \u00e9conomiques (on dit alors qu'il est multi-attributaire). Contrairement au droit national, le CPMP ne fixe pas, en cas de march\u00e9 \u00e0 bons de commande multi-attributaire, un nombre minimum de titulaires. Le recours \u00e0 la multi-attribution peut \u00eatre motiv\u00e9 par l'impossibilit\u00e9 pour une seule entreprise de r\u00e9aliser la totalit\u00e9 des prestations ou par la n\u00e9cessit\u00e9 d'assurer la s\u00e9curit\u00e9 des approvisionnements. Le choix entre mono-attributaire et multi-attributaire rel\u00e8ve de la libre appr\u00e9ciation de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

2. Le march\u00e9 \u00e0 bons de commande peut \u00eatre conclu avec un minimum et un maximum en valeur ou en quantit\u00e9, ou un minimum, ou un maximum, encore sans minimum ni maximum<\/strong><\/span><\/p>\n

L'absence ou l'existence de montants minimum ou maximum d\u00e9termine l'\u00e9tendue des obligations contractuelles des parties.<\/span><\/p>\n

2.1 Absence de montant minimum <\/em><\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s conclus sans montant minimum ne cr\u00e9ent aucune obligation pour l'acheteur public de passer des commandes (CAA Paris, 13 mars 2007, St\u00e9 automobile Citro\u00ebn, n\u00b004PA02721).<\/span><\/p>\n

2.2 Absence de montant maximum <\/em><\/span><\/p>\n

Si l'article LP 221-4 I offre aux acheteurs publics polyn\u00e9siens la facult\u00e9 de conclure des march\u00e9s \u00e0 bons de commande sans maximum, deux arr\u00eats du Conseil d'Etat (Arr\u00eat du Conseil d'\u00c9tat, 7\u00e8me- 2\u00e8me chambres r\u00e9unies du 28 janvier 2022, n\u00b0 456418 ; Arr\u00eat du Conseil d'\u00c9tat, 7\u00e8me- 2\u00e8me chambres r\u00e9unies du 3 f\u00e9vrier 2022, n\u00b0 457233) reprenant la position de la Cour de Justice de l'Union Europ\u00e9enne (CJUE) dans une affaire Simonsen & Weel du 17 juin 2021, confirme que l'absence d'indication d'un montant maximum dans un march\u00e9 \u00e0 bons de commande constitue un manquement de l'acheteur public \u00e0 ses obligations de publicit\u00e9 ou de mise en concurrence justifiant l'annulation d'une proc\u00e9dure de passation d'un march\u00e9 public. Dans l'attente de la modification du CPMP, et afin de s\u00e9curiser les proc\u00e9dures de passation des march\u00e9s et les contrats qui en r\u00e9sultent, il est recommand\u00e9 aux acheteurs publics polyn\u00e9siens de fixer, dans leurs march\u00e9s \u00e0 bons de commande, un montant maximum en valeur ou en quantit\u00e9 de prestations qu'ils pourront demander aux titulaires d'ex\u00e9cuter et au-del\u00e0 duquel ces titulaires seront lib\u00e9r\u00e9s de leurs obligations.<\/span><\/p>\n

2.3 Existence d'un minimum ou d'un maximum <\/em><\/span><\/p>\n

Le montant maximum fix\u00e9 dans le march\u00e9 rev\u00eat un caract\u00e8re obligatoire pour les parties. En l'absence d'avenant r\u00e9guli\u00e8rement intervenu pour en augmenter le montant, un d\u00e9passement du maximum pr\u00e9vu par les stipulations du march\u00e9 ne peut donner lieu au paiement d'un prix suppl\u00e9mentaire, le march\u00e9 ayant pris fin. N\u00e9anmoins, le titulaire b\u00e9n\u00e9ficie d'un droit \u00e0 r\u00e9paration au titre de ses d\u00e9penses qui ont \u00e9t\u00e9 utiles \u00e0 l'administration, sur le fondement de l'enrichissement sans cause.<\/span><\/p>\n

L'engagement de l'acheteur public sur un montant minimum cr\u00e9e un droit \u00e0 indemnisation au profit du titulaire dans l'hypoth\u00e8se o\u00f9 ce montant ne serait pas atteint. Le montant de l'indemnit\u00e9 ne r\u00e9side pas dans la diff\u00e9rence entre le montant minimum et le montant des bons de commande \u00e9mis, mais correspond \u00e0 la marge b\u00e9n\u00e9ficiaire nette qu'aurait d\u00e9gag\u00e9e l'ex\u00e9cution des commandes manquantes (CE, 18 janvier 1991, Ville d'Antibes c\/ SARL Dani, n\u00b0 80827 ; CAA Nancy, 23 mars 2006, Commune de Sarreguemines, n\u00b003NC00173). La r\u00e9mun\u00e9ration des employ\u00e9s de l'entreprise n'est indemnisable que s'il est d\u00e9montr\u00e9 que cette r\u00e9mun\u00e9ration constitue une charge qui aurait \u00e9t\u00e9 couverte par le r\u00e8glement du march\u00e9. La jurisprudence a pu admettre \u00e9galement que les frais d'\u00e9tudes engag\u00e9s pour la r\u00e9alisation de prestations sp\u00e9cifiques ou encore les frais inh\u00e9rents \u00e0 la mobilisation du personnel pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9 soient mis \u00e0 la charge de l'acheteur public (CAA Nancy, 23 mars 2006, Commune de Sarreguemines, n\u00b0 03NC00173 ; CAA Paris, 3 juin 2008, UGAP c\/ Tryonyx, n\u00b006PA02468).<\/span><\/p>\n

En cas de multi-attribution, si le montant minimum du march\u00e9 n'est pas atteint, les titulaires ne sont, en principe, pas fond\u00e9s \u00e0 demander une indemnisation d\u00e8s lors que le montant minimum de commandes pour chacun des titulaires ne peut \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 avec certitude \u00e0 la lecture du march\u00e9. En effet, seul le pr\u00e9judice certain peut \u00eatre indemnis\u00e9. En l'absence de telles pr\u00e9cisions contenues dans le march\u00e9, si l'administration d\u00e9cide de ne plus passer de commandes, les soci\u00e9t\u00e9s titulaires ne peuvent d\u00e9duire des commandes r\u00e9alis\u00e9es depuis la signature du march\u00e9 les b\u00e9n\u00e9fices qu'elles auraient d\u00fb r\u00e9aliser si des prestations suppl\u00e9mentaires leur avaient \u00e9t\u00e9 command\u00e9es. Ainsi le pr\u00e9judice se fondant sur la perte de b\u00e9n\u00e9fices r\u00e9sultant, pour chaque titulaire, de la non-ex\u00e9cution du march\u00e9 ne peut \u00eatre \u00e9tabli.<\/span><\/p>\n

3. En principe, la dur\u00e9e des march\u00e9s \u00e0 bons de commande ne peut d\u00e9passer quatre ans.<\/strong><\/span><\/p>\n

La dur\u00e9e de validit\u00e9 des march\u00e9s \u00e0 bons de commande pass\u00e9s par les acheteurs publics ne peut d\u00e9passer quatre ans, toute p\u00e9riode de reconduction comprise. Sauf justifications particuli\u00e8res, la conclusion d'un march\u00e9 exc\u00e9dant cette dur\u00e9e est irr\u00e9guli\u00e8re.<\/span><\/p>\n

L'indication de la dur\u00e9e d'un march\u00e9, \u00e9l\u00e9ment essentiel de la mise en concurrence, doit \u00eatre port\u00e9e dans l'avis de march\u00e9. Il s'agit d'une dur\u00e9e maximale qui n'interdit pas aux acheteurs publics de retenir une dur\u00e9e plus courte. Ils peuvent \u00e9galement opter pour une formule de march\u00e9 comprenant une p\u00e9riode ferme reconductible, et b\u00e9n\u00e9ficier pleinement de la r\u00e9activit\u00e9 offerte par le r\u00e9gime des march\u00e9s \u00e0 bons de commande.<\/span><\/p>\n

Par ailleurs, dans l'hypoth\u00e8se d'un march\u00e9 \u00e0 bons de commande assorti d'un montant maximum, ce montant constitue la limite sup\u00e9rieure des obligations contractuelles tant de l'acheteur public que du titulaire du march\u00e9. Ainsi, le march\u00e9 prend fin de plein droit d\u00e8s lors que le montant maximum est atteint et ce, quand bien m\u00eame la dur\u00e9e de validit\u00e9 du march\u00e9 ne serait pas encore expir\u00e9e. En revanche, il s'av\u00e8re impossible de mettre fin au march\u00e9 avant son terme au seul motif que le montant minimum fix\u00e9 aurait \u00e9t\u00e9 atteint.<\/span><\/p>\n

La dur\u00e9e maximale de quatre ans concerne la seule \u00e9mission des bons de commande, qui doit avoir lieu pendant la dur\u00e9e de validit\u00e9 du march\u00e9. Un bon de commande \u00e9mis alors que la dur\u00e9e de validit\u00e9 du march\u00e9 est expir\u00e9e ne peut faire na\u00eetre aucune obligation contractuelle et n'ouvre donc pas droit au paiement du prix pr\u00e9vu par le march\u00e9 au profit de son titulaire. Toutefois, celui-ci peut demander \u00e0 \u00eatre indemnis\u00e9 sur le fondement de l'enrichissement sans cause (CAA Bordeaux, 8 septembre 2009, St\u00e9 Bull SA, n\u00b008BX00203).<\/span><\/p>\n

Les dispositions de l'article LP 221-4 II du code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics proscrivent une date d'\u00e9mission et une dur\u00e9e d'ex\u00e9cution des bons de commande qui conduiraient \u00e0 m\u00e9conna\u00eetre l'obligation d'une remise en concurrence p\u00e9riodique des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, c'est-\u00e0-dire dans des conditions faisant appara\u00eetre une man\u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 prolonger cette dur\u00e9e au-del\u00e0 du raisonnable. Cette dur\u00e9e doit s'appr\u00e9cier en fonction de l'objet et des caract\u00e9ristiques de la prestation, mais ne devrait, en principe, pas d\u00e9passer le temps n\u00e9cessaire pour sa r\u00e9alisation.<\/span><\/p>\n

L'article LP 221-4 pr\u00e9cise que le d\u00e9passement de la dur\u00e9e maximale de quatre ans peut \u00eatre justifi\u00e9 par l'objet du march\u00e9 ou par le fait que son ex\u00e9cution n\u00e9cessite des investissements devant faire l'objet d'un amortissement sur une dur\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 quatre ans. L'acheteur public doit n\u00e9anmoins pouvoir justifier se trouver dans une de ces hypoth\u00e8ses, lorsqu'il pr\u00e9voit une dur\u00e9e de validit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 quatre ans (CE, 11 mars 2013, Assembl\u00e9e des chambres fran\u00e7aises de commerce et d'industrie, n\u00b0364551).<\/span><\/p>\n

4. Comment \u00e9mettre des bons de commandes ? <\/strong><\/span><\/p>\n

Les bons de commande ont pour fonction de d\u00e9terminer les prestations du march\u00e9 dont l'ex\u00e9cution est demand\u00e9e ainsi que leurs quantit\u00e9s. Ils ne sauraient avoir pour objet ou pour effet de modifier le contenu du contrat.<\/span><\/p>\n

Le code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics n'impose pas de formalisme particulier pour l'\u00e9mission des bons de commande, qui doivent cependant \u00eatre des documents \u00e9crits.<\/span><\/p>\n

Les bons de commande constituent des d\u00e9cisions unilat\u00e9rales de l'administration. A ce titre, ils n'ont pas \u00e0 \u00eatre transmis au repr\u00e9sentant de l'Etat pour l'exercice du contr\u00f4le de l\u00e9galit\u00e9.<\/span> <\/span><\/p>\n

4.1 Modalit\u00e9s d'attribution des bons de commande <\/em><\/span><\/p>\n

L'attribution des bons de commande s'effectue sans n\u00e9gociation ni remise en concurrence, m\u00eame si le march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 conclu avec plusieurs op\u00e9rateurs \u00e9conomiques.<\/span><\/p>\n

Dans le cadre d'un march\u00e9 \u00e0 bons de commande multi-attributaires, l'acheteur public d\u00e9termine librement les modalit\u00e9s de r\u00e9partition des commandes au regard des caract\u00e9ristiques du march\u00e9. Celles-ci sont r\u00e9parties entre les titulaires, selon les modalit\u00e9s fix\u00e9es par le march\u00e9, qui doivent toujours \u00eatre objectives, transparentes et non discriminatoires.<\/span><\/p>\n

A cet \u00e9gard et afin de donner aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques une visibilit\u00e9 suffisante pour l'optimisation de la commande, l'acheteur public doit informer clairement les candidats, d\u00e8s le lancement du march\u00e9, des r\u00e8gles d'attribution des bons de commande.<\/span><\/p>\n

Le fait pour un acheteur public de pr\u00e9voir dans les pi\u00e8ces de son march\u00e9 que \u00ab l'attribution des bons de commande sera faite librement par le pouvoir adjudicateur tout en respectant un \u00e9quilibre financier entre les attributaires \u00bb ne suffit pas \u00e0 d\u00e9finir les modalit\u00e9s d'\u00e9mission des bons de commande. Il convient ainsi de fixer pr\u00e9cis\u00e9ment les conditions dans lesquelles les bons de commandes seront attribu\u00e9s aux diff\u00e9rents titulaires dans le cahier des clauses administratives particuli\u00e8res.<\/span><\/p>\n

A cette fin, l'acheteur public peut avoir recours \u00e0 diff\u00e9rentes m\u00e9thodes d'attribution des commandes. Celles-ci peuvent notamment \u00eatre attribu\u00e9es selon la m\u00e9thode dite \u00ab en cascade \u00bb qui consiste \u00e0 faire appel en priorit\u00e9 aux titulaires les mieux-disant. Dans cette hypoth\u00e8se, l'acheteur contacte le titulaire<\/span><\/p>\n

dont l'offre a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e premi\u00e8re. Si celui-ci n'est pas en mesure de r\u00e9pondre dans les d\u00e9lais exig\u00e9s, l'acheteur pourra s'adresser au titulaire dont l'offre a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e deuxi\u00e8me et ainsi de suite.<\/span><\/p>\n

L'attribution des bons de commandes peut \u00e9galement r\u00e9sulter de l'application de la r\u00e8gle dite du \u00ab tour de r\u00f4le\u00bb o\u00f9, pour chaque bon de commande, le choix du titulaire s'effectue par roulement. Le premier titulaire peut, par exemple, \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 selon l'ordre alphab\u00e9tique des noms de soci\u00e9t\u00e9 ou l'ordre de classement des offres.<\/span><\/p>\n

L'acheteur peut \u00e9galement attribuer ses commandes \u00e0 hauteur d'un maximum pr\u00e9vu pour chacun des titulaires. D\u00e8s lors, si un des titulaires atteint, selon la technique dite \u00ab en cascade \u00bb ou celle \u00ab du tour de r\u00f4le \u00bb, le montant maximum fix\u00e9 dans les documents du march\u00e9, celui-ci ne pourra plus se voir attribuer les commandes suivantes, lesquelles sont alors attribu\u00e9es aux autres titulaires selon les m\u00eames modalit\u00e9s. L'association de cette derni\u00e8re m\u00e9thode de r\u00e9partition \u00e0 celle de la m\u00e9thode \u00ab en cascade \u00bb ou \u00ab \u00e0 tour de r\u00f4le \u00bb a pour finalit\u00e9 de garantir \u00e0 chacun des titulaires une r\u00e9partition \u00e9quitable des commandes en termes de volume financier.<\/span><\/p>\n

En tout \u00e9tat de cause, l'attribution du bon de commande doit r\u00e9sulter d'une application automatique des stipulations du cahier des clauses administratives particuli\u00e8res et ne doit pas relever d'un pouvoir discr\u00e9tionnaire de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

4.2. L'exclusivit\u00e9 des titulaires<\/em><\/span><\/p>\n

Les titulaires d'un march\u00e9 \u00e0 bons de commande b\u00e9n\u00e9ficient, par principe, d'une exclusivit\u00e9 sur les prestations objet du march\u00e9, alors m\u00eame qu'aucune clause d'exclusivit\u00e9 ne figurerait dans le march\u00e9.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public qui confie des prestations identiques \u00e0 une autre entreprise engage sa responsabilit\u00e9 vis-\u00e0-vis du titulaire (CAA Bordeaux, 30 juillet 2009, Marcellin X, n\u00b008BX00239.)<\/span><\/p>\n

N\u00e9anmoins, pour des besoins occasionnels de faible montant, l'article LP 221-4 III du CPMP autorise l'acheteur public \u00e0 s'adresser \u00e0 un prestataire autre que le ou les titulaires du march\u00e9, pour autant que le montant cumul\u00e9 de tels achats, sur la dur\u00e9e du march\u00e9, ne d\u00e9passe pas le seuil de dispense de mise en concurrence fix\u00e9 au 1\u00b0 de l'article LP 223-3 (3 millions de francs XPF HT). Tout d\u00e9passement de ce seuil d'exclusivit\u00e9 est susceptible d'engager la responsabilit\u00e9 de l'acheteur public. Le prestataire est alors fond\u00e9 \u00e0 demander \u00e0 \u00eatre indemnis\u00e9 au titre du manque \u00e0 gagner r\u00e9sultant des prestations qui auraient d\u00fb lui \u00eatre confi\u00e9es.<\/span><\/p>\n

Par cons\u00e9quent, si l'acheteur public souhaite confier des prestations faisant l'objet du march\u00e9 \u00e0 bons de commande \u00e0 un tiers, il doit s'assurer que ces prestations r\u00e9pondent uniquement \u00e0 un besoin occasionnel et de faible montant. Il n'est en revanche pas tenu de d\u00e9montrer que le titulaire du march\u00e9 \u00e0 bons de commande serait incapable de r\u00e9aliser cette prestation.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Sous-section 3 \u2013 Accords-cadres<\/span><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 221-5 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Les accords-cadres sont les contrats conclus entre un des acheteurs publics d\u00e9finis \u00e0 l'article LP 121-1 avec un ou plusieurs op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, ayant pour objet d'\u00e9tablir les termes r\u00e9gissant les march\u00e9s \u00e0 passer au cours d'une p\u00e9riode donn\u00e9e, notamment en ce qui concerne les prix et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, les quantit\u00e9s envisag\u00e9es.<\/span><\/p>\n

Dans ces accords-cadres, l'acheteur public fixe dans tous les cas un maximum en valeur ou en quantit\u00e9 et peut \u00e9galement pr\u00e9voir un minimum en valeur ou en quantit\u00e9.<\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s pass\u00e9s sur le fondement d'un accord-cadre sont des documents \u00e9crits qui pr\u00e9cisent les caract\u00e9ristiques et les modalit\u00e9s d'ex\u00e9cution des prestations demand\u00e9es qui n'ont pas \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es dans l'accord-cadre. La conclusion des march\u00e9s pass\u00e9s sur le fondement d'un accord-cadre intervient soit lors de la survenance du besoin, soit selon une p\u00e9riodicit\u00e9 pr\u00e9vue par l'accord-cadre.<\/span><\/p>\n

La dur\u00e9e des accords-cadres ne peut d\u00e9passer quatre ans, sauf dans des cas exceptionnels d\u00fbment justifi\u00e9s, notamment par leur objet, ou par le fait que leur ex\u00e9cution n\u00e9cessite des investissements amortissables sur une dur\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 quatre ans.<\/span><\/p>\n

La conclusion des march\u00e9s pass\u00e9s sur le fondement d'un accord-cadre ne peut se faire que pendant la dur\u00e9e de validit\u00e9 de l'accord-cadre. Leur dur\u00e9e d'ex\u00e9cution est fix\u00e9e conform\u00e9ment aux conditions habituelles d'ex\u00e9cution des prestations faisant l'objet de l'accord cadre. L'acheteur public ne peut cependant retenir une date de passation et une dur\u00e9e d'ex\u00e9cution telles que l'ex\u00e9cution des march\u00e9s se prolonge au-del\u00e0 de la date limite de validit\u00e9 de l'accord dans des conditions qui m\u00e9connaissent l'obligation d'une remise en concurrence p\u00e9riodique des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques.<\/span>\n\t<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'accord-cadre constitue l'une des principales nouveaut\u00e9s du Code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics. En donnant \u00e0 l'acheteur public polyn\u00e9sien la possibilit\u00e9 d'ajuster la r\u00e9ponse \u00e0 ses besoins, au moment o\u00f9 il peut les identifier et d\u00e9cider de l'achat, cet outil de planification de la commande publique devrait connaitre, sur le territoire, un certain succ\u00e8s.<\/span><\/p>\n

L'accord-cadre n'est ni un march\u00e9 public, ni une proc\u00e9dure de passation, c'est un contrat par lequel l'acheteur public s'engage \u00e0 passer des march\u00e9s aupr\u00e8s du ou des titulaires de l'accord, pendant une p\u00e9riode donn\u00e9e et pour des prestations d\u00e9termin\u00e9es. Ces march\u00e9s sont appel\u00e9s march\u00e9s subs\u00e9quents de l'accord-cadre (sur les proc\u00e9dures de passation des accords-cadres et des march\u00e9s subs\u00e9quents, voir l'article LP 326-7).<\/span><\/p>\n

1. Le recours \u00e0 l'accord-cadre <\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Aucune condition particuli\u00e8re n'est impos\u00e9e pour pouvoir recourir aux accords-cadres. Ils peuvent \u00eatre conclus dans tous les domaines (travaux, fournitures et services), m\u00eame s'ils sont peu adapt\u00e9s aux travaux neufs de g\u00e9nie civil ou de b\u00e2timent qui se caract\u00e9risent par une unit\u00e9 fonctionnelle et dont tous les d\u00e9tails doivent \u00eatre connus d\u00e8s l'origine.<\/span><\/p>\n

L'accord-cadre est \u00e0 l'inverse particuli\u00e8rement adapt\u00e9 pour les achats r\u00e9p\u00e9titifs, mais dont les contours ne sont pas totalement d\u00e9limit\u00e9s en amont, ou qui sont susceptibles d'\u00e9volutions technologiques. Par comparaison au march\u00e9 \u00e0 bons de commandes, il offre la possibilit\u00e9 de ne pas d\u00e9finir, \u00e0 l'avance, l'ensemble des conditions d'ex\u00e9cution du contrat et de pouvoir mettre en concurrence les titulaires de l'accord-cadre afin de b\u00e9n\u00e9ficier, tout au long de l'accord cadre, de la meilleure qualit\u00e9 au meilleur prix.<\/span><\/p>\n

Le recours \u00e0 l'accord-cadre permet de r\u00e9duire les co\u00fbts de proc\u00e9dure et offre la possibilit\u00e9, pour des acheteurs ayant besoin d'une visibilit\u00e9 \u00e0 long terme, de planifier leurs march\u00e9s et de conna\u00eetre \u00e0 l'avance les caract\u00e9ristiques principales de l'\u00e9tat de l'offre. Il permet notamment d'acheter au meilleur prix des prestations dont les prix sont volatiles.<\/span><\/p>\n

Il pr\u00e9sente \u00e0 cet \u00e9gard un grand int\u00e9r\u00eat pour les march\u00e9s d'\u00e9quipements informatiques \u00e0 fort potentiel d'\u00e9volution technologique, ou encore pour des besoins qui doivent \u00eatre satisfaits d\u00e8s leur survenance.<\/span><\/p>\n

2. Le contenu de l'accord-cadre <\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>L'accord-cadre n'est pas un simple syst\u00e8me de r\u00e9f\u00e9rencement permettant de constituer un fichier de prestataires ou de fournisseurs. C'est un contrat comportant des obligations et des engagements pour chacune des parties. S'il permet que certains termes des march\u00e9s subs\u00e9quents ne soient fix\u00e9s qu'au moment de la conclusion de ces march\u00e9s, l'accord-cadre ne saurait se contenter de d\u00e9finir sommairement les besoins, permettant ensuite \u00e0 l'acheteur public d'\u00eatre compl\u00e8tement libre dans la fixation de ses exigences.<\/span><\/p>\n

2.1 L'accord-cadre doit comporter un certain nombre d'informations sur les engagements des parties et les conditions de passation des march\u00e9s subs\u00e9quents. <\/em><\/span><\/p>\n

Le code pr\u00e9cise que les crit\u00e8res de s\u00e9lection des offres des march\u00e9s subs\u00e9quents sont d\u00e9finis dans l'accord-cadre lui-m\u00eame (article LP 326-7 II-5\u00b0).<\/span><\/p>\n

Ce dernier doit en outre comporter obligatoirement certaines mentions (Article LP 212-1 II). L'accord-cadre n'est pas une coquille vide n'engageant aucune des parties. La question se pose alors de savoir quel est le degr\u00e9 de pr\u00e9cision que l'accord-cadre Concernant plus particuli\u00e8rement des clauses relatives au<\/span><\/p>\n

prix ou aux modalit\u00e9s de sa d\u00e9termination, il s'agira de fixer un certain nombre de conditions financi\u00e8res, sans pour autant figer celles-ci.<\/span><\/p>\n

Le prix peut par exemple constituer le crit\u00e8re unique sur lequel est organis\u00e9e la remise en concurrence des titulaires de l'accord-cadre. Une attention particuli\u00e8re est donc n\u00e9cessaire lors de la d\u00e9termination des termes de l'accord-cadre, car ils ne pourront en aucun cas \u00eatre substantiellement modifi\u00e9s ult\u00e9rieurement (Article LP 326-7 II 3\u00b0).<\/span><\/p>\n

2.2 L'accord-cadre est conclu pour une p\u00e9riode maximale de quatre ans <\/em><\/span><\/p>\n

L'article LP 221-5 pr\u00e9voit que la dur\u00e9e des accords-cadres ne peut d\u00e9passer quatre ans. Toutefois, il pr\u00e9voit que, dans des cas exceptionnels justifi\u00e9s, un accord-cadre peut \u00eatre pass\u00e9 pour une dur\u00e9e sup\u00e9rieure, notamment en raison de son objet ou du fait que son ex\u00e9cution n\u00e9cessite des investissements amortissables sur une dur\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 quatre ans. L'acheteur public doit toujours pouvoir justifier se trouver dans une de ces hypoth\u00e8ses lorsqu'il pr\u00e9voit une dur\u00e9e de validit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 quatre ans. Cette justification doit \u00eatre port\u00e9e dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence mais n'est pas obligatoire dans les documents de la consultation remis aux candidats (CE, 10 mai 2006, Soci\u00e9t\u00e9 Schiocchet, n\u00b0 288435). Elle doit l'\u00eatre s'il s'agit d'une information utile pour les candidats. Cette justification doit \u00eatre port\u00e9e dans le rapport de pr\u00e9sentation demand\u00e9 \u00e0 l'article LP 331-1 du CPMP.<\/span><\/p>\n

2.3. L'accord-cadre peut \u00eatre mono-attributaire ou multi-attributaire <\/em><\/span><\/p>\n

La d\u00e9termination a priori par l'acheteur public du nombre de titulaires qu'il a l'intention de retenir doit \u00eatre guid\u00e9e par le souci d'instaurer un \u00e9quilibre entre les n\u00e9cessit\u00e9s d'une proc\u00e9dure d'achat, qui doit \u00eatre rapide, et la pr\u00e9servation d'une concurrence effective entre les titulaires eux-m\u00eames au sein de l'accord-cadre, s'il opte pour une pluralit\u00e9 de titulaires. Ce choix rel\u00e8ve de l'appr\u00e9ciation de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

2.4. L'accord-cadre est un syst\u00e8me ferm\u00e9 pendant sa dur\u00e9e d'ex\u00e9cution et comporte une exclusivit\u00e9 d'achats aupr\u00e8s du ou des titulaires <\/em><\/span><\/p>\n

L'accord-cadre est un contrat form\u00e9 par la rencontre de volont\u00e9 de ses signataires, qui ne peut avoir d'effet qu'entre les parties.<\/span><\/p>\n

L'accord-cadre est donc un syst\u00e8me ferm\u00e9 :<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 l'\u00e9gard des acheteurs publics : il n'est pas possible d'en faire b\u00e9n\u00e9ficier des administrations non mentionn\u00e9es dans l'accord-cadre, alors m\u00eame que le maximum en valeur ou en quantit\u00e9 indiqu\u00e9 dans le contrat ne serait pas atteint. En particulier, ce n'est pas parce que le march\u00e9 est pass\u00e9 par la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, entit\u00e9 juridique unique, que des services non mentionn\u00e9s dans le dossier de la consultation peuvent y \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s alors que le march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 initialement limit\u00e9 \u00e0 certains services.<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 l'\u00e9gard des titulaires : une fois l'accord-cadre conclu avec un ou plusieurs titulaires, aucun op\u00e9rateur \u00e9conomique suppl\u00e9mentaire ne peut y adh\u00e9rer ; seuls le ou les titulaire(s) de l'accord-cadre originairement parties au contrat peuvent se voir attribuer des march\u00e9s subs\u00e9quents.<\/span><\/p>\n

De plus, le code des march\u00e9s publics pr\u00e9voit une exclusivit\u00e9 d'achat b\u00e9n\u00e9ficiant au(x) titulaire(s) de l'accord-cadre et \u00e0 laquelle il ne peut \u00eatre d\u00e9rog\u00e9 que pour des besoins occasionnels de faible montant (Article LP 326-7 du CPMP), \u00e0 condition que, pour un m\u00eame accord-cadre, le montant cumul\u00e9 de tels achats ne d\u00e9passe pas la somme de 3 millions de francs XPF HT (voir \u00e9galement les commentaires au point 5 sous l'article LP 326-7).<\/span><\/p>\n

2.5. L'accord-cadre doit comporter une obligation de r\u00e9pondre aux march\u00e9s subs\u00e9quents et des clauses pr\u00e9cises d'\u00e9volution des prix. <\/em><\/span><\/p>\n

Si l'accord-cadre apporte une visibilit\u00e9 \u00e0 l'acheteur en termes d'\u00e9tude de march\u00e9, il faut prendre garde au fait qu'en signant un accord-cadre, l'acheteur limite aussi le march\u00e9 \u00e9conomique aux entreprises qu'il aura s\u00e9lectionn\u00e9es. Le risque est fort que les co-titulaires, qui ont l'avantage de se conna\u00eetre, tentent de profiter de cette situation. Il serait alors paradoxal que l'acheteur soit contraint de ne faire un choix qu'entre des offres manifestement survaloris\u00e9es par rapport \u00e0 ce qu'il pourrait trouver sur le march\u00e9. On peut comprendre que la certitude d'avoir des fournisseurs et des prestations dans des conditions rapides constitue un avantage qui peut comporter un co\u00fbt, mais ce co\u00fbt doit \u00eatre proportionn\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du march\u00e9 \u00e9conomique. C'est la raison pour laquelle l'acheteur aura particuli\u00e8rement int\u00e9r\u00eat dans l'accord-cadre \u00e0 d\u00e9finir des clauses strictes d'\u00e9volution des prix, notamment des clauses butoir (prix plafond,<\/span><\/p>\n

fourchette d'\u00e9volution, \u2026).L'acheteur public aura \u00e9galement int\u00e9r\u00eat \u00e0 pr\u00e9voir que les titulaires de l'accord-cadre s'engagent \u00e0 faire des offres r\u00e9guli\u00e8res, acceptables et appropri\u00e9es lorsqu'ils seront sollicit\u00e9s pour les march\u00e9s subs\u00e9quents. Il s'agit l\u00e0 simplement de la contrepartie de l'engagement de l'acheteur public \u00e0 ne passer commande qu'aupr\u00e8s des titulaires de l'accord-cadre.<\/span><\/p>\n

L'obligation de r\u00e9pondre aux march\u00e9s subs\u00e9quents peut \u00eatre assortie de sanctions. L'accord-cadre pourra par exemple pr\u00e9voir qu'au cas o\u00f9, apr\u00e8s deux mises en concurrence ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 la pr\u00e9sentation d'offres sup\u00e9rieures de X % au prix moyen du march\u00e9 \u00e9conomique (en pr\u00e9cisant \u00e9galement les r\u00e8gles de d\u00e9termination de ce prix du march\u00e9), l'acheteur public est, pour cet achat, d\u00e9li\u00e9 de l'exclusivit\u00e9 contractuelle dont b\u00e9n\u00e9ficient les titulaires du march\u00e9 et peut proc\u00e9der \u00e0 cet achat en recourant \u00e0 une mise en concurrence en dehors de l'accord-cadre. Il peut \u00e9galement pr\u00e9voir qu'en cas d'absence r\u00e9p\u00e9t\u00e9e d'offres raisonnables, l'accord-cadre pourra \u00eatre r\u00e9sili\u00e9 \u00e0 l'\u00e9gard du ou des titulaires fautifs.<\/span><\/p>\n

2.6. L'accord-cadre peut \u00eatre conclu avec un minimum et un maximum, ou avec un minimum, ou avec un maximum, ou encore sans minimum ni maximum en valeur ou en quantit\u00e9. <\/em><\/span><\/p>\n

2.6.1 Montant minimum<\/u><\/span><\/p>\n

L'existence ou l'absence de minimum d\u00e9termine l'\u00e9tendue des obligations des parties. Toutefois, celle-ci varie selon qu'il y a eu mono ou multi-attribution.<\/span><\/p>\n

Lorsqu'un accord-cadre est attribu\u00e9 \u00e0 un seul titulaire, l'administration est tenue de conclure avec lui des march\u00e9s subs\u00e9quents \u00e0 hauteur du minimum appr\u00e9ci\u00e9 sur la dur\u00e9e totale de l'accord-cadre, sauf \u00e0 devoir indemniser le titulaire. La jurisprudence relative \u00e0 l'indemnisation du titulaire d'un march\u00e9 \u00e0 bons de commande est transposable \u00e0 l'indemnisation du titulaire unique des accords-cadres.<\/span><\/p>\n

Dans le cas particulier des accords-cadres multi-attributaires, deux hypoth\u00e8ses peuvent \u00eatre envisag\u00e9es:<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Si le fait de ne pas avoir atteint le niveau minimum de commandes r\u00e9sulte de l'infructuosit\u00e9 des diverses remises en concurrence des co-titulaires de l'accord-cadre, l'acheteur public ne peut se voir reprocher une quelconque faute de sa part et aucune indemnit\u00e9 ne saurait \u00eatre vers\u00e9e \u00e0 ce titre.<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Si l'acheteur public n'a pas pris les dispositions n\u00e9cessaires pour remettre en concurrence les co-attributaires, afin d'atteindre le montant minimum, il a manqu\u00e9 \u00e0 ses engagements envers les titulaires de l'accord-cadre. Mais, s'il y a bien faute de l'administration, il est difficile d'\u00e9tablir un pr\u00e9judice certain. En effet, chaque titulaire devrait justifier que, s'il y avait eu remise en concurrence, des march\u00e9s subs\u00e9quents lui auraient \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s.<\/span><\/p>\n

2.6.2 Montant maximum <\/u><\/span><\/p>\n

Lorsqu'un maximum est fix\u00e9 par l'acheteur public, il d\u00e9termine la limite sup\u00e9rieure des obligations susceptibles d'\u00eatre mises \u00e0 la charge du ou des titulaires par le biais des march\u00e9s subs\u00e9quents. Pour cette raison, il constitue un des piliers de la relation contractuelle entre l'acheteur public et la ou les entreprises titulaires, qui ont appr\u00e9ci\u00e9 l'\u00e9tendue du march\u00e9 sur cette base.<\/span><\/p>\n

Ce maximum ne peut \u00eatre augment\u00e9 de fa\u00e7on unilat\u00e9rale par l'acheteur public et ce, m\u00eame si cette augmentation est sans incidence sur un seuil de proc\u00e9dure de mise en concurrence.<\/span><\/p>\n

L'augmentation de ce maximum demeure n\u00e9anmoins possible par la conclusion d'un avenant avec le ou les titulaires de l'accord-cadre. Cet avenant ne doit pas avoir d'incidence sur l'application des seuils de proc\u00e9dure et, conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 431-2 du CPMP, il ne doit pas bouleverser l'\u00e9conomie du contrat.<\/span><\/p>\n

2.6.3 Absence de montant maximum <\/u><\/span><\/p>\n

Si l'article LP 221-5 offre aux acheteurs publics polyn\u00e9siens la facult\u00e9 de conclure des accords-cadre sans maximum, deux arr\u00eats du Conseil d'Etat (Arr\u00eat du Conseil d'\u00c9tat, 7\u00e8me- 2\u00e8me chambres r\u00e9unies du 28 janvier 2022, n\u00b0 456418 ; Arr\u00eat du Conseil d'\u00c9tat, 7\u00e8me- 2\u00e8me chambres r\u00e9unies du 3 f\u00e9vrier 2022, n\u00b0 457233) reprenant la position de la Cour de Justice de l'Union Europ\u00e9enne (CJUE) dans une affaire Simonsen & Weel du 17 juin 2021, confirme que l'absence d'indication d'un montant maximum dans un accord-cadre constitue un manquement de l'acheteur public \u00e0 ses obligations de publicit\u00e9 ou de mise en concurrence justifiant l'annulation d'une proc\u00e9dure de passation d'un march\u00e9 public. Dans l'attente de la modification du CPMP, et afin de s\u00e9curiser les proc\u00e9dures de passation des march\u00e9s et les contrats qui en r\u00e9sultent, il est recommand\u00e9 aux acheteurs publics polyn\u00e9siens de fixer, dans leurs accords-cadres \u00e0 <\/span>march\u00e9s subs\u00e9quents, un montant maximum en valeur ou en quantit\u00e9 de prestations qu'ils pourront demander aux titulaires d'ex\u00e9cuter et au-del\u00e0 duquel ces titulaires seront lib\u00e9r\u00e9s de leurs obligations.<\/span><\/p>\n

3. Dur\u00e9e des march\u00e9s subs\u00e9quents <\/strong><\/span><\/p>\n

<\/strong><\/span>Les march\u00e9s fond\u00e9s sur un accord-cadre ne peuvent \u00eatre conclus que pendant la dur\u00e9e de validit\u00e9 de cet accord-cadre. Leur dur\u00e9e d'ex\u00e9cution \u00ab est fix\u00e9e conform\u00e9ment aux conditions habituelles d'ex\u00e9cution des prestations faisant l'objet de l'accord-cadre \u00bb (LP 221-5 5\u00e8me alin\u00e9a), c'est-\u00e0-dire en tenant compte de la nature des prestations et de la n\u00e9cessit\u00e9 d'une remise en concurrence p\u00e9riodique des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques.<\/span><\/p>\n

L'ex\u00e9cution des march\u00e9s subs\u00e9quents peut se poursuivre au-del\u00e0 de la dur\u00e9e de validit\u00e9 de l'accord-cadre. Toutefois, elle ne doit pas se prolonger dans des conditions qui m\u00e9connaissent l'obligation d'une remise en concurrence p\u00e9riodique. En d'autres termes, le recours aux march\u00e9s fond\u00e9s sur l'accord-cadre ne doit pas pouvoir \u00eatre regard\u00e9 comme un moyen de prolonger abusivement l'accord-cadre lorsque le temps n\u00e9cessaire pour la r\u00e9alisation des prestations attendues n'est habituellement pas aussi long.<\/span><\/p>\n

4. L'ex\u00e9cution des accords-cadres et des march\u00e9s subs\u00e9quents <\/strong><\/span><\/p>\n

4.1. R\u00e9siliation <\/em><\/span><\/p>\n

Un accord-cadre ou un march\u00e9 subs\u00e9quent peut \u00eatre r\u00e9sili\u00e9 dans les m\u00eames conditions qu'un march\u00e9 \u00ab classique \u00bb.<\/span><\/p>\n

Lorsqu'un accord-cadre est r\u00e9sili\u00e9, les march\u00e9s subs\u00e9quents pass\u00e9s ant\u00e9rieurement sur la base de celui-ci peuvent continuer \u00e0 \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement ex\u00e9cut\u00e9s. En revanche, il ne sera plus possible de passer d'autres march\u00e9s subs\u00e9quents sur la base de l'accord-cadre r\u00e9sili\u00e9.<\/span><\/p>\n

Lorsque l'accord-cadre est multi-attributaire, le pouvoir adjudicateur peut le r\u00e9silier avec seulement l'un des titulaires. La r\u00e9siliation de l'accord-cadre n'entra\u00eenant pas, sauf termes contraires contenus dans la d\u00e9cision, la r\u00e9siliation automatique des march\u00e9s subs\u00e9quents, l'ex\u00e9cution des march\u00e9s subs\u00e9quents peut se poursuivre avec un titulaire pour lequel l'accord-cadre est r\u00e9sili\u00e9, au-del\u00e0 de la date de r\u00e9siliation.<\/span><\/p>\n

En revanche, pour rompre toute relation contractuelle avec l'un des titulaires, l'acheteur public doit r\u00e9silier l'accord-cadre et tous les march\u00e9s subs\u00e9quents conclus sur son fondement avec ce titulaire. Plusieurs d\u00e9cisions de r\u00e9siliation doivent donc \u00eatre prises pour r\u00e9silier l'accord-cadre et tous les march\u00e9s subs\u00e9quents en cours. Si l'acheteur public ne r\u00e9silie qu'un march\u00e9 subs\u00e9quent conclu avec l'un des titulaires, il ne pourra pas \u00e9carter ce titulaire de la remise en concurrence pour l'attribution des march\u00e9s subs\u00e9quents suivants.<\/span><\/p>\n

<\/em><\/span>4.2. Cession <\/em><\/span><\/p>\n

L'accord-cadre est un syst\u00e8me clos. Seules la ou les personnes attributaires de l'accord-cadre peuvent \u00eatre remises en concurrence pour l'attribution des march\u00e9s subs\u00e9quents \u00e0 cet accord-cadre.<\/span><\/p>\n

Toutefois, il est possible que le titulaire d'un accord-cadre mono-attributaire ou l'un des titulaires d'un accord-cadre multi-attributaire c\u00e8de \u00e0 un tiers les droits et les obligations qu'il d\u00e9tient en vertu de l'accord-cadre. Il peut \u00e9galement c\u00e9der un march\u00e9 subs\u00e9quent en cours d'ex\u00e9cution \u00e0 un tiers. Ces cessions sont possibles avec l'accord de l'acheteur public, sous r\u00e9serve qu'elles ne soient pas assorties d'une remise en cause des \u00e9l\u00e9ments essentiels de l'accord-cadre ou du march\u00e9, tels que la dur\u00e9e, le prix ou la nature des prestations (CE Section des finances, Avis 8 juin 2000, n\u00b0 364803 ; CE, Avis 1er d\u00e9cembre 2009, n\u00b0 383264).<\/span><\/p>\n

La cession de l'accord-cadre ou du march\u00e9 subs\u00e9quent se fait par un avenant de transfert, sign\u00e9 de l'acheteur public, du c\u00e9dant et du cessionnaire. L'acheteur public peut refuser cette cession si le cessionnaire ne pr\u00e9sente pas les garanties professionnelles et financi\u00e8res requises pour ex\u00e9cuter les prestations. Si le titulaire ne c\u00e8de \u00e0 un tiers qu'un march\u00e9 subs\u00e9quent en cours d'ex\u00e9cution, ce tiers ne pourra pas participer aux remises en concurrence suivantes. Il faut, pour cela, que lui soient c\u00e9d\u00e9s les march\u00e9s subs\u00e9quents en cours, mais \u00e9galement l'accord-cadre.<\/span><\/p>\n

4.3. Sous-traitance <\/em><\/span><\/p>\n

Conform\u00e9ment \u00e0 l'article 1er de la loi n\u00b075-1334 du 31 d\u00e9cembre 1975 relative \u00e0 la sous-traitance, \u00ab la sous-traitance est l'op\u00e9ration par laquelle un entrepreneur confie par un sous-trait\u00e9, et sous sa <\/span>responsabilit\u00e9, \u00e0 une autre personne appel\u00e9e sous-traitant l'ex\u00e9cution [\u2026] d'une partie du march\u00e9 public conclu avec le ma\u00eetre de l'ouvrage \u00bb. La sous-traitance d'un march\u00e9 ne peut donc \u00eatre totale.<\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s subs\u00e9quents constituent des march\u00e9s publics \u00e0 part enti\u00e8re. L'interdiction d'une sous-traitance totale des march\u00e9s publics s'applique donc \u00e0 chaque march\u00e9 subs\u00e9quent d'un accord-cadre, que ce dernier soit mono-attributaire ou multi-attributaire. Le titulaire ne peut ainsi sous-traiter la totalit\u00e9 de l'ex\u00e9cution des prestations pr\u00e9vues dans un march\u00e9 subs\u00e9quent.<\/span><\/p>\n

Ce dernier doit en outre comporter obligatoirement certaines mentions (Article LP 212-1 II). L'accord-cadre n'est pas une coquille vide n'engageant aucune des parties. La question se pose alors de savoir quel est le degr\u00e9 de pr\u00e9cision que l'accord-cadre Concernant plus particuli\u00e8rement des clauses relatives au <\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre II \u2013 Allotissement<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 222-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I- Sous r\u00e9serve des dispositions pr\u00e9vues \u00e0 l'article LP 326-1 relatives aux march\u00e9s de conception-r\u00e9alisation, les march\u00e9s publics sont pass\u00e9s en lots s\u00e9par\u00e9s, sauf si leur objet ne permet pas l'identification de prestations distinctes. A cette fin, les acheteurs d\u00e9terminent le nombre et l'objet des lots en tenant compte, notamment, des caract\u00e9ristiques techniques des prestations demand\u00e9es, de la structure du secteur \u00e9conomique en cause, des r\u00e8gles applicables \u00e0 certaines professions ou du lieu d'ex\u00e9cution.<\/span><\/p>\n

Les candidatures et les offres sont examin\u00e9es lot par lot. Les candidats ne peuvent pr\u00e9senter des offres variables selon le nombre de lots susceptibles d'\u00eatre obtenus. Si plusieurs lots sont attribu\u00e9s \u00e0 un m\u00eame titulaire, il est possible de ne signer avec ce titulaire qu'un seul march\u00e9 regroupant tous ces lots.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public peut limiter le nombre de lots pour lesquels un op\u00e9rateur \u00e9conomique peut pr\u00e9senter une offre ou le nombre de lots qui peuvent \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 un m\u00eame op\u00e9rateur \u00e9conomique.<\/span><\/p>\n

Lorsque l'acheteur public limite le nombre de lots pour lesquels un op\u00e9rateur \u00e9conomique peut pr\u00e9senter une offre ou le nombre de lots qui peuvent lui \u00eatre attribu\u00e9s, il le mentionne dans les documents de la consultation en pr\u00e9cisant les modalit\u00e9s d'attribution des lots.<\/span><\/p>\n

Si les march\u00e9s concernant un ou plusieurs lots n'ont pu \u00eatre attribu\u00e9s, une nouvelle proc\u00e9dure peut \u00eatre engag\u00e9e en modifiant, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la consistance de ces lots. Dans le cas o\u00f9 il est d\u00e9cid\u00e9 de recourir \u00e0 une proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e conform\u00e9ment au 1\u00b0 de l'article LP 323-2, la modification de la consistance des lots ne doit pas pr\u00e9senter un caract\u00e8re substantiel.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Les acheteurs sont dispens\u00e9s de l'obligation d'allotir un march\u00e9 public s'ils ne sont pas en mesure d'assurer par eux-m\u00eames les missions d'organisation, de pilotage et de coordination ou si la d\u00e9volution en lots s\u00e9par\u00e9s est de nature \u00e0 restreindre la concurrence ou risque de rendre techniquement difficile ou financi\u00e8rement plus co\u00fbteuse l'ex\u00e9cution des prestations.<\/span><\/p>\n

(dernier alin\u00e9a supprim\u00e9)<\/span><\/p>\n

III \u2013 L'acheteur public qui d\u00e9cide ne pas allotir un march\u00e9 pass\u00e9 selon l'une des proc\u00e9dures formalis\u00e9es d\u00e9finies au I de l'article LP 223-1, motive son choix dans les documents relatifs \u00e0 la proc\u00e9dure et dans le rapport de pr\u00e9sentation mentionn\u00e9 \u00e0 l'article LP 331-1.<\/span><\/p>\n

Pour un march\u00e9 pass\u00e9 selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e, l'acheteur public motive son choix dans les documents relatifs \u00e0 la proc\u00e9dure.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

1. L'allotissement, d\u00e9sormais \u00e9rig\u00e9 en obligation pour les acheteurs publics polyn\u00e9siens<\/strong><\/span><\/p>\n

L'article LP 222-1 du CPMP pose l'obligation pour les acheteurs publics polyn\u00e9siens de proc\u00e9der \u00e0 l'allotissement de leurs march\u00e9s. Ce texte rompt avec le syst\u00e8me ant\u00e9rieur fix\u00e9 \u00e0 l'ancien article 13 du code des march\u00e9s publics de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise qui laissait \u00e0 l'acheteur public la libert\u00e9 de conclure un march\u00e9 alloti \u00ab lorsque le fractionnement [\u00e9tait] susceptible de pr\u00e9senter des avantages techniques ou financiers \u00bb.<\/span><\/p>\n

Le principe est dor\u00e9navant inverse : d\u00e8s que le march\u00e9 comprend des prestations distinctes, celles-ci doivent \u00eatre individualis\u00e9es dans des lots diff\u00e9rents. Le recours au march\u00e9 global n'est possible que dans certains cas d\u00e9rogatoires pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 222-1-II et l'acheteur public doit justifier les raisons de son choix dans le rapport de pr\u00e9sentation.<\/span><\/p>\n

Ce principe s'applique tant aux march\u00e9s publics pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e qu'\u00e0 ceux pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e. Destin\u00e9 \u00e0 susciter la plus large concurrence entre les entreprises et leur permettre, quelle que soit leur taille, d'acc\u00e9der \u00e0 la commande publique, l'allotissement est particuli\u00e8rement appropri\u00e9 lorsque l'importance des travaux, fournitures ou services \u00e0 r\u00e9aliser risque de d\u00e9passer les capacit\u00e9s techniques ou financi\u00e8res d'une seule entreprise. Il est ainsi particuli\u00e8rement favorable aux petites et moyennes entreprises.<\/span><\/p>\n

2. Le recours \u00e0 un march\u00e9 public global est strictement limit\u00e9 et soumis au contr\u00f4le du juge<\/strong><\/span><\/p>\n

L'article LP 222-1 distingue cinq hypoth\u00e8ses dans lesquelles l'acheteur public est dispens\u00e9 d'allotir son march\u00e9 :<\/span><\/p>\n

\u2013 Lorsque le march\u00e9 ne permet pas d'identifier des prestations distinctes c'est-\u00e0-dire des prestations qui ne sont pas susceptibles \u00ab par leur nature et compte tenu de l'objet du march\u00e9, de faire l'objet de lots diff\u00e9rents \u00bb (CE 18 juin 2010, OPAC Habitat Marseille Provence, n\u00b0 335611)<\/span><\/p>\n

\u2013 Lorsqu'il s'agit d'un march\u00e9 de conception-r\u00e9alisation ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Lorsque l'acheteur public n'est pas en mesure d'assurer par lui-m\u00eame les missions d'organisation, de pilotage et de coordination ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Lorsque la d\u00e9volution en lots s\u00e9par\u00e9s est de nature \u00e0 restreindre la concurrence ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Lorsque la d\u00e9volution en lots s\u00e9par\u00e9s risque de rendre techniquement difficile ou financi\u00e8rement plus co\u00fbteuse l'ex\u00e9cution des prestations.<\/span><\/p>\n

En l'absence de d\u00e9finition concr\u00e8te des situations recouvertes par chacune de ces hypoth\u00e8ses, c'est le juge administratif qui appr\u00e9cie le motif invoqu\u00e9 par l'acheteur public pour justifier son recours \u00e0 march\u00e9 global. <\/span><\/p>\n

Ainsi, la conclusion d'un march\u00e9 public global au motif que l'acheteur public n'est pas en mesure d'assurer les missions d'organisation, de pilotage et de coordination n'a pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e r\u00e9guli\u00e8re par le juge administratif dans la mesure o\u00f9 les difficult\u00e9s ant\u00e9rieures rencontr\u00e9es lors de pr\u00e9c\u00e9dents march\u00e9s publics ne sont pas de nature \u00e0 d\u00e9montrer que l'acheteur public n'\u00e9tait pas en mesure, au vu de ses moyens techniques et humains et de l'ensemble des op\u00e9rations d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9es, d'assurer les missions d'organisation, de pilotage et de coordination les march\u00e9s publics sp\u00e9cifiquement attaqu\u00e9s (CAA Marseille, 19 d\u00e9cembre 2011, Pr\u00e9fet Alpes-Maritimes, n\u00b009MA03774).<\/span><\/p>\n

De la m\u00eame fa\u00e7on, l'acheteur public ne saurait se pr\u00e9valoir de la faiblesse des effectifs de ses services pour soutenir qu'il ne disposait pas de la capacit\u00e9 d'assurer la programmation et la coordination des chantiers alors qu'il avait recrut\u00e9 des ma\u00eetres d'\u0153uvre dont la mission portait notamment sur l'\u00e9laboration puis le suivi du planning du chantier (CAA Lyon, 6 octobre 2011, SNSO, n\u00b010LY01121).<\/span><\/p>\n

S'agissant du crit\u00e8re de la complexit\u00e9 technique, le recours au march\u00e9 public global a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 r\u00e9gulier par le Conseil d'Etat pour la passation d'un march\u00e9 public de prestations de s\u00e9curisation des espaces publics comprenant la r\u00e9novation des espaces publics, la mise aux normes de la signalisation lumineuse tricolore et l'installation d'un dispositif de vid\u00e9osurveillance, eu \u00e9gard aux difficult\u00e9s techniques d'une d\u00e9volution s\u00e9par\u00e9e de ces prestations et aux cons\u00e9quences probables de l'allotissement sur leur co\u00fbt financier (CE, 20 mai 2009, Commune de Fort-de-France, n\u00b0311379).<\/span><\/span><\/p>\n

En revanche, pour le juge administratif, la circonstance qu'un groupement de commandes ait \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9 ne suffit pas \u00e0 elle seule \u00e0 justifier de difficult\u00e9s techniques et \u00e0 exon\u00e9rer les membres du groupement et le coordonnateur de leur obligation d'allotissement, d'autant plus que ces derniers avaient d\u00e9cid\u00e9 de passer trois march\u00e9s publics distincts (CE, 18 septembre 2015, Syndicat intercommunal des eaux du bas Roubion (SIEBR), n\u00b0389740).<\/span><\/p>\n

De la m\u00eame fa\u00e7on, compte tenu de la diversit\u00e9 des prestations de conseil et de repr\u00e9sentation juridiques demand\u00e9es par la commune, relevant du droit public, du droit civil, du droit p\u00e9nal et de la proc\u00e9dure p\u00e9nale, permettant l'identification de prestations distinctes, la commune ne pouvait, eu \u00e9gard \u00e0 son importance et \u00e0 sa capacit\u00e9 d'assurer une coordination de telles prestations, justifier qu'un allotissement du march\u00e9 public rendrait techniquement difficile son ex\u00e9cution (CE, 11 avril 2014, Commune de Montreuil, n\u00b0375051).<\/span><\/p>\n

S'agissant du surench\u00e9rissement du co\u00fbt de la prestation, le recours au march\u00e9 public global n'est justifi\u00e9 que par la r\u00e9alisation d'\u00e9conomies significatives ou si le recours \u00e0 l'allotissement entra\u00eene des co\u00fbts importants pour l'acheteur.<\/span><\/p>\n

Ainsi, la r\u00e9duction significative du co\u00fbt des prestations pour l'acheteur public constitue, lorsqu'elle est d\u00e9montr\u00e9e au moment du choix entre des lots s\u00e9par\u00e9s ou un march\u00e9 public global, un motif l\u00e9gal de recours au march\u00e9 public global (CE, 9 d\u00e9cembre 2009, D\u00e9partement de l'Eure, n\u00b0328803)<\/span><\/p>\n

De m\u00eame, l'acheteur public, qui d\u00e9montre avant le lancement de la consultation, que l'allotissement du march\u00e9 public aurait pu \u00eatre de nature \u00e0 rendre plus co\u00fbteuse la r\u00e9alisation des prestations pr\u00e9vues au contrat (de l'ordre de 66%), ne peut \u00eatre regard\u00e9 comme ayant manqu\u00e9 \u00e0 ses obligations de publicit\u00e9 et de mise en concurrence en recourant \u00e0 un march\u00e9 public global (CE, 27 octobre 2011, D\u00e9partement des Bouches-du- Rh\u00f4ne, n\u00b0350935).<\/span><\/p>\n

En revanche, le Conseil d'\u00c9tat sanctionne le regroupement de prestations dans un m\u00eame lot qui, bien que faisant appel \u00e0 la m\u00eame technologie, ne repr\u00e9sentait qu'une \u00e9conomie escompt\u00e9e inf\u00e9rieure \u00e0 2% du budget affect\u00e9 au lot concern\u00e9 (CE, 11 ao\u00fbt 2009, Communaut\u00e9 urbaine Nantes m\u00e9tropole, n\u00b0319949).<\/span><\/p>\n

3. L'obligation de motiver les raisons du non allotissement du march\u00e9.<\/strong><\/span><\/p>\n

Lorsqu'un acheteur public d\u00e9cide de ne pas allotir un march\u00e9 public, il doit, dans les proc\u00e9dures formalis\u00e9es, motiver son choix dans le rapport de pr\u00e9sentation mentionn\u00e9 \u00e0 l'article LP 331-1. Il est n\u00e9anmoins conseill\u00e9 \u00e0 l'acheteur public de motiver le d\u00e9faut d'allotissement d\u00e8s le stade de l'avis de publicit\u00e9 pour que des contestataires \u00e9ventuels se manifestent imm\u00e9diatement.<\/span><\/p>\n

4. Limitation du nombre de lots attribu\u00e9s \u00e0 un m\u00eame candidat <\/strong><\/span><\/p>\n

L'article LP 222-1 du nouveau CPMP consacre une solution qui avait \u00e9t\u00e9 retenue par le Conseil d'Etat (CE, 20 f\u00e9vrier 2013, Laboratoire BIOMNIS, n\u00b0363656) : en march\u00e9 alloti, l'acheteur public peut limiter le nombre de lots susceptibles d'\u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 un seul et m\u00eame candidat. Cette limitation est alors port\u00e9e \u00e0 la connaissance des candidats dans les documents de la consultation, de m\u00eame que les modalit\u00e9s objectives et non discriminatoires de r\u00e9partition des lots lorsqu'un m\u00eame candidat est pressenti pour \u00eatre attributaire de plus de lots que cela n'est possible.<\/span><\/p>\n

5. Interdiction des offres variables depuis l'entr\u00e9e en vigueur de la loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019<\/strong><\/span><\/p>\n

Depuis l'entr\u00e9e en vigueur de la loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019, il n'est plus possible \u00e0 un candidat de proposer une offre variable, c'est-\u00e0-dire une offre dont le montant global \u00e9volue \u00e0 la baisse selon que lui est attribu\u00e9 un lot ou plusieurs lots.<\/span><\/p>\n

Constatant qu'elle heurtait de front le principe de l'allotissement et qu'elle complexifiait inutilement l'analyse des offres, le l\u00e9gislateur polyn\u00e9sien a mis un terme \u00e0 cette possibilit\u00e9. Les candidats ne peuvent d\u00e9sormais plus pr\u00e9senter des offres variables selon le nombre de lots susceptibles d'\u00eatre obtenus.<\/span><\/p>\n

\u00a0<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre III \u2013 Pr\u00e9sentation des proc\u00e9dures de passation et des seuils<\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 1 \u2013 Pr\u00e9sentation des proc\u00e9dures de passation<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 223-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I.- Les march\u00e9s publics sont pass\u00e9s selon les proc\u00e9dures formalis\u00e9es suivantes :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Appel d'offres ouvert ou restreint d\u00e9fini par l'article LP 322-1 ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Proc\u00e9dures n\u00e9goci\u00e9es, dans les cas pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 323-2 ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Dialogue comp\u00e9titif, dans les cas pr\u00e9vus par l'article LP 324-1 ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Concours, d\u00e9fini par l'article LP 325-1.<\/span><\/p>\n

II.- Ils peuvent \u00eatre pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e, dans les conditions d\u00e9finies par l'article LP 321-1 :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Lorsque le montant estim\u00e9 du besoin est inf\u00e9rieur aux seuils fix\u00e9s par le I de l'article LP 223-2 ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Quel que soit le montant estim\u00e9 du besoin dans les cas pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 321-2 et sous r\u00e9serve, pour les prestations mentionn\u00e9es au 2\u00b0 du I de l'article LP 321-2, des dispositions de l'article LP 223-3.<\/span><\/p>\n

III \u2013 Ils peuvent \u00eatre pass\u00e9s sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence dans les cas pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 223-3.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Depuis l'entr\u00e9e en vigueur de la loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019, les proc\u00e9dures n\u00e9goci\u00e9es sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence de l'article LP 323-10 ne rel\u00e8vent plus des proc\u00e9dures formalis\u00e9es mais des march\u00e9s dispens\u00e9s de publicit\u00e9 et de mise en concurrence pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 223-3. Ce d\u00e9classement a pour cons\u00e9quence que les achats publics effectu\u00e9s selon ces proc\u00e9dures n'ont pas \u00e0 \u00eatre formalis\u00e9s par un acte d'engagement et un cahier des charges . N\u00e9anmoins, les march\u00e9s pass\u00e9s sous cette proc\u00e9dure doivent passer devant la commission d'appel d'offres conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 323-11 et faire l'objet d'un avis d'attribution.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 2 \u2013 Pr\u00e9sentation des seuils de proc\u00e9dure<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 223-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
I \u2013 Le seuil en dessous duquel, l'acheteur public peut passer un march\u00e9 public selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e est de :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 trente-cinq millions de francs CFP hors taxes pour les march\u00e9s de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et de ses \u00e9tablissements publics ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 vingt millions de francs CFP hors taxes pour les march\u00e9s des communes, de leurs \u00e9tablissements publics, des \u00e9tablissements publics de coop\u00e9ration intercommunale et des syndicats mixtes.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Lorsque le montant estim\u00e9 du besoin est sup\u00e9rieur ou \u00e9gal aux seuils mentionn\u00e9s au 1\u00b0 et au 2\u00b0 du I, l'acheteur public concern\u00e9 est tenu de recourir \u00e0 l'une des proc\u00e9dures formalis\u00e9es mentionn\u00e9es au I de l'article LP 223-1.<\/span><\/p>\n

III \u2013 Les dispositions du I et du II s'appliquent sous r\u00e9serve de l'article LP 321-2 relatif aux march\u00e9s publics de services pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e sans limitation de montant.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'article LP 223-2 du CPMP fixe le seuil en dessous duquel l'acheteur public peut passer un march\u00e9 \u00e0 proc\u00e9dure adapt\u00e9e commun\u00e9ment appel\u00e9 un MAPA. Rien n'interdit cependant qu'il puisse en dessous de ce seuil passer une proc\u00e9dure formalis\u00e9e tel qu'un appel d'offres. N\u00e9anmoins, \u00ab\u00a0lorsque l'acheteur se r\u00e9f\u00e8re express\u00e9ment \u00e0 l'une des proc\u00e9dures formalis\u00e9es, il est tenu de l'appliquer dans son int\u00e9gralit\u00e9\u00a0\u00bb (Art LP 321-1 du CPMP).<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 3 \u2013 March\u00e9s dispens\u00e9s de proc\u00e9dure de publicit\u00e9 et de mise en concurrence<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 223-3 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Le march\u00e9 peut \u00eatre pass\u00e9 sans publicit\u00e9 et sans mise en concurrence dans les cas suivants :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Lorsqu'il a pour objet de r\u00e9pondre \u00e0 un besoin dont la valeur globale estim\u00e9e est inf\u00e9rieure \u00e0 huit millions de francs CFP hors taxes ou pour les lots qui remplissent les conditions pr\u00e9vues au 1\u00b0 et au 2\u00b0 du I de l'article LP 223-6. Lorsque l'acheteur public fait usage de cette facult\u00e9, il veille \u00e0 choisir une offre r\u00e9pondant de mani\u00e8re pertinente au besoin, \u00e0 faire une bonne utilisation des deniers publics et \u00e0 ne pas contracter syst\u00e9matiquement avec un m\u00eame prestataire lorsqu'il existe une pluralit\u00e9 d'offres potentielles susceptibles de r\u00e9pondre au besoin ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Lorsque l'acheteur public se trouve dans l'un des cas pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 323-10 l'autorisant \u00e0 recourir \u00e0 une proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Lorsque les formalit\u00e9s de publicit\u00e9 et de mise en concurrence sont impossibles ou manifestement inutiles en raison notamment de l'objet du march\u00e9, de son montant ou de l'absence de concurrence dans le secteur consid\u00e9r\u00e9.<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Lorsque, apr\u00e8s une proc\u00e9dure adapt\u00e9e engag\u00e9e en application de l'article LP 223-2 I, aucune candidature, aucune candidature admissible ou aucune offre n'a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e ou pour laquelle seules des offres inappropri\u00e9es au sens de l'article LP 122-3 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es, pour autant que les conditions initiales du march\u00e9 ne soient pas substantiellement modifi\u00e9es.<\/span>
<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'article LP 223-3 du code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics distingue 3 cas dans lesquels l'acheteur public est dispens\u00e9 de respecter des r\u00e8gles de publicit\u00e9 et de mise en concurrence pour ses achats.<\/strong><\/span><\/p>\n

1. Les march\u00e9s inf\u00e9rieurs \u00e0 8 millions de francs XPF HT et les petits lots des march\u00e9s formalis\u00e9s de l'article LP 223-6<\/strong><\/span><\/p>\n

Depuis l'entr\u00e9e en vigueur de la loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019, le seuil en dessous duquel un acheteur public polyn\u00e9sien peut passer un march\u00e9 sans publicit\u00e9 et sans mise en concurrence a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9. Il est d\u00e9sormais fix\u00e9 \u00e0 8 millions de francs XPF HT au lieu de 3 millions de francs XPF HT.<\/span><\/p>\n

Lorsque l'achat public a pour objet de r\u00e9pondre \u00e0 un besoin dont la valeur globale estim\u00e9e est inf\u00e9rieure \u00e0 8 millions de francs ou concerne des \u00ab\u00a0petits lots\u00a0\u00bb d'un march\u00e9 formalis\u00e9 au sens de l'article LP 223-6 l'acheteur public polyn\u00e9sien est dispens\u00e9 de proc\u00e9dure de publicit\u00e9 et de mise en concurrence pour effectuer son achat.<\/span><\/p>\n

N\u00e9anmoins, l'acheteur public polyn\u00e9sien doit respecter trois r\u00e8gles lui permettant d'effectuer son achat en bon gestionnaire et dans le respect des principes fondamentaux de la commande publique.<\/span><\/p>\n

Ces trois r\u00e8gles consistent :<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 choisir une offre r\u00e9pondant de mani\u00e8re pertinente au besoin ;<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 faire une bonne utilisation des deniers publics ;<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 ne pas contracter syst\u00e9matiquement avec un m\u00eame prestataire lorsqu'il existe une pluralit\u00e9 d'offres potentielles susceptibles de r\u00e9pondre au besoin.<\/span><\/p>\n

En outre, afin de se pr\u00e9munir de toute contestation ult\u00e9rieure, il est recommand\u00e9 \u00e0 l'acheteur public de conserver les traces de ces \u00ab\u00a0petits achats\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n

a. Le choix d'une offre r\u00e9pondant de mani\u00e8re pertinente au besoin<\/em><\/span><\/p>\n

\u00a0<\/em>L'administration du Pays doit garder \u00e0 l'esprit les r\u00e8gles relatives \u00e0 la computation des seuils fix\u00e9e \u00e0 art LP 223-5 du CPMP. La d\u00e9termination de la valeur estim\u00e9e des besoins au regard des notions d'op\u00e9ration et de prestations ou de fournitures homog\u00e8nes doit donc faire l'objet d'une attention particuli\u00e8re au niveau des minist\u00e8res. L'acheteur ne doit pas d\u00e9couper son besoin dans le but de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier artificiellement de la dispense de proc\u00e9dure (art LP 223-4).<\/span><\/p>\n

Les achats de moins de 8 000 000 F HT sont soumis aux obligations relatives \u00e0 la d\u00e9finition pr\u00e9alable des besoins. L'acheteur public polyn\u00e9sien doit d\u00e9terminer avec pr\u00e9cision la nature et l'\u00e9tendue des besoins \u00e0 satisfaire comme pr\u00e9vu \u00e0 l'article LP 221-1 du CPMP. L'offre choisie sera celle qui respectera ses exigences et qui aura pour objet exclusif de r\u00e9pondre aux besoins exprim\u00e9s.<\/span><\/p>\n

b. La bonne utilisation des deniers publics<\/em><\/span><\/p>\n

\u00a0<\/em>L'acheteur public g\u00e8re des deniers publics. Il doit \u00eatre tr\u00e8s vigilant quant \u00e0 leur destination. Il doit veiller \u00e0 choisir une offre financi\u00e8rement raisonnable et coh\u00e9rente avec la nature de la prestation.<\/span><\/p>\n

S'il poss\u00e8de une connaissance suffisante du secteur \u00e9conomique (par exemple\u00a0: connaissance des prix du march\u00e9, du tissu \u00e9conomique, de la concurrence dans le secteur, etc\u2026), il pourra effectuer son achat sans d\u00e9marches pr\u00e9alables.<\/span><\/p>\n

En revanche, si l'acheteur public ne poss\u00e8de pas les connaissances utiles, il effectuera son achat comme le fait tout particulier avis\u00e9, apr\u00e8s avoir proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des comparaisons (par exemple : examen de catalogues ou prospection dans les magasins ; comparaison des d\u00e9lais d'ex\u00e9cution ou des garanties propos\u00e9es). Pour les prestations les plus techniques, il pourra \u00e9ventuellement solliciter des devis par courriel, fax ou courrier aupr\u00e8s des entreprises. En pratique, il est recommand\u00e9 \u00e0 l'acheteur public de consulter 3 fournisseurs.<\/span><\/p>\n

Si une seule entreprise r\u00e9pond \u00e0 la demande de devis, l'acheteur pourra \u00e9videmment contracter avec cet op\u00e9rateur d\u00e8s lors que, compte tenu de l'objet de l'achat et de ses caract\u00e9ristiques, le prix propos\u00e9 lui semble \u00eatre raisonnable. Il devra conserver, n\u00e9anmoins, la trace de la sollicitation des entreprises n'ayant pas r\u00e9pondu.<\/span><\/p>\n

c. Ne pas contracter syst\u00e9matiquement avec un m\u00eame prestataire lorsqu'il existe une pluralit\u00e9 d'offres potentielles susceptibles de r\u00e9pondre au besoin<\/em><\/span><\/p>\n

Cette troisi\u00e8me r\u00e8gle invite l'acheteur public \u00e0 effectuer une veille \u00e9conomique r\u00e9guli\u00e8re afin de ne pas contracter \u00absyst\u00e9matiquement\u00bb avec le m\u00eame op\u00e9rateur \u00e9conomique. Il devra ainsi s'interroger \u00e9pisodiquement si de nouveaux op\u00e9rateurs se sont r\u00e9cemment implant\u00e9s ou si le prestataire avec lequel il a contract\u00e9 est toujours le plus comp\u00e9titif.<\/span><\/p>\n

d. Conserver la tra\u00e7abilit\u00e9 des \u00ab petits achats \u00bb<\/em><\/span><\/p>\n

Les petits achats ne sont pas \u00e0 l'abri de tout contentieux de la part des entreprises concurrentes. Ils sont, en effet, dans le champ des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s pr\u00e9contractuel et contractuel. Afin de pouvoir justifier que l'achat n'a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 en m\u00e9connaissance des principes de la commande publique, il est conseill\u00e9 \u00e0 l'acheteur de conserver une trace des \u00e9l\u00e9ments ayant motiv\u00e9 sa d\u00e9cision. Cette trace sera, bien entendu, proportionn\u00e9e \u00e0 l'achat effectu\u00e9.<\/span><\/p>\n

Il peut s'agir, par exemple, des r\u00e9sultats des comparaisons de prix et conditions d'ex\u00e9cution, des copies de courriels ou fax \u00e9chang\u00e9s ou des devis \u00e9ventuellement sollicit\u00e9s.<\/span><\/p>\n

Ces \u00e9l\u00e9ments peuvent, si l'acheteur le souhaite, \u00eatre accompagn\u00e9s de quelques lignes explicatives, notamment pour les achats les plus complexes.<\/span><\/p>\n

Pour les achats qui n\u00e9cessitent une analyse technique plus approfondie, l'acheteur peut \u00e9galement \u00e9tablir des tableaux d'analyse ou un rapport d'analyse des devis, qu'il pourra produire au cas o\u00f9 il lui serait demand\u00e9 de justifier sa d\u00e9marche.<\/span><\/p>\n

2. Les march\u00e9s pass\u00e9s selon la proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e sans publicit\u00e9 et mise en concurrence : <\/strong>Voir les commentaires sous l'article LP 323-10<\/span><\/p>\n

3. Lorsque les formalit\u00e9s de publicit\u00e9 et de mise en concurrence sont impossibles ou manifestement inutiles en raison notamment de l'objet du march\u00e9, de son montant ou de l'absence de concurrence dans le secteur consid\u00e9r\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n

Dernier cas pr\u00e9vu par l'article LP 223-3 du CPMP autorisant l'acheteur public \u00e0 s'affranchir de toute publicit\u00e9 et de toute mise concurrence, le 3\u00b0) de cet article reprend des dispositions de l'ancien code des march\u00e9s publics applicable sur le plan national.<\/span><\/p>\n

Ainsi, lorsque les formalit\u00e9s de publicit\u00e9 et de mise en concurrence sont impossibles ou manifestement inutiles en raison notamment de l'objet du march\u00e9, de son montant ou de l'absence de concurrence dans le secteur consid\u00e9r\u00e9, l'acheteur public est autoris\u00e9 \u00e0 contracter avec le prestataire de son choix.<\/span><\/p>\n

N\u00e9anmoins, le recours \u00e0 cette possibilit\u00e9 est extr\u00eamement rare et doit \u00eatre solidement justifi\u00e9 par l'acheteur public car contraire aux principes de la commande publique.<\/span><\/p>\n

Peuvent \u00eatre invoqu\u00e9s la singularit\u00e9 ou le caract\u00e8re unique des prestations faisant l'objet du march\u00e9 que seul un prestataire est en mesure de r\u00e9aliser ou la circonstance que le faible degr\u00e9 de concurrence dans un secteur \u00e9conomique consid\u00e9r\u00e9 rend inutile l'organisation d'une concurrence entre les rares fournisseurs concern\u00e9s (voir R\u00e9ponse minist\u00e9rielle du 15 octobre 2013, JOAN, QE n\u00b032663, p. 10816.)<\/span><\/p>\n

Le Conseil d'\u00c9tat a ainsi jug\u00e9 que \u00ab s'agissant toutefois de prestations ayant n\u00e9cessairement un caract\u00e8re unique [manifestation sportive], une mise en concurrence pour l'achat sp\u00e9cifique de ces billets, dont seul le club de football \u00ab Olympique Lyonnais \u00bb est le distributeur, s'av\u00e9rait impossible au sens des<\/span><\/p>\n

dispositions pr\u00e9cit\u00e9es de l'article 28 du Code des march\u00e9s publics ; qu'il en r\u00e9sulte que le d\u00e9partement du Rh\u00f4ne a pu l\u00e9galement d\u00e9cider que les march\u00e9s seraient pass\u00e9s en l'absence de publicit\u00e9 et de mise en concurrence pr\u00e9alable, sans m\u00e9conna\u00eetre les principes de libert\u00e9 d'acc\u00e8s \u00e0 la commande publique et d'\u00e9galit\u00e9 de traitement des candidats \u00bb (CE, 28 janv. 2013, n\u00b0 356670, Dpt Rh\u00f4ne), \u00e0 condition que la mise en concurrence soit effectivement impossible ou inutile (CAA Lyon, 22 mars 2012, n\u00b0 11LY01450)<\/span><\/p>\n

Dans la rubrique \u00ab\u00a0questions \/r\u00e9ponses\u00a0\u00bb de l'espace march\u00e9s publics sur le site lexpol, le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement (SGG) de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise indique, s'agissant de la mise en concurrence de la soci\u00e9t\u00e9 Air Tahiti par les acheteurs publics polyn\u00e9siens, que le \u00abcas des prestations de transport de passager et de fret a\u00e9rien qui, de fait, ne peuvent \u00eatre accomplies que par une seule compagnie a\u00e9rienne pourrait donc relever de cette exception\u00a0\u00bb [ nb\u00a0: celle de l'article LP 223-3 3\u00b0 du CPMP]. Cette analyse peut \u00eatre \u00e9tendue aux services de r\u00e9seau (Electricit\u00e9, distribution d'eau potable, collecte des d\u00e9chets m\u00e9nagers\u2026) pour lesquels les op\u00e9rateurs sont dans une situation de monopole d'exploitation r\u00e9sultant du contrat pass\u00e9 avec l'autorit\u00e9 publique comp\u00e9tente charg\u00e9e de l'organisation du service public qui leur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 4 \u2013 M\u00e9thode de calcul du montant estim\u00e9 du besoin<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 223-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'acheteur public ne peut pas se soustraire \u00e0 l'application du pr\u00e9sent code en scindant ses achats ou en utilisant des modalit\u00e9s de calcul du montant estim\u00e9 de son besoin autres que celles pr\u00e9vues par les articles LP 223-5 et LP 223-6.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 223-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Concernant l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, les besoins sont \u00e9valu\u00e9s par minist\u00e8re selon les modalit\u00e9s d\u00e9finies au I de l'article LP 223-5.<\/span><\/p>\n

Toutefois, au sein des minist\u00e8res en charge de l'\u00e9quipement, de l'agriculture et de la sant\u00e9, les besoins des directions de l'Equipement, de l'agriculture et de la sant\u00e9, sont \u00e9valu\u00e9s :<\/span><\/p>\n

\u2013 Au niveau de leur \u00e9chelon central pour les besoins de la direction des services concern\u00e9s et de leurs administrations centrales ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Au niveau de leur \u00e9chelon d\u00e9concentr\u00e9 dans l'archipel des \u00eeles du vent ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Au niveau de chacune de leurs subdivisions d\u00e9concentr\u00e9es dans les autres archipels.<\/span><\/p>\n

Concernant les autorit\u00e9s administratives ind\u00e9pendantes, les besoins sont \u00e9valu\u00e9s au niveau de l'autorit\u00e9.<\/span><\/p>\n

Pour les besoins faisant l'objet d'achats coordonn\u00e9s, les besoins sont \u00e9valu\u00e9s au niveau de l'ensemble des services et minist\u00e8res selon les modalit\u00e9s d\u00e9finies au I de l'article LP 223-5 et dans les conditions d\u00e9finies \u00e0 l'article A 224-1.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Le \u00ab\u00a0saucissonnage\u00a0\u00bb des march\u00e9s publics est une pratique interdite. Afin de se soustraire \u00e0 certaines obligations proc\u00e9durales ou parfois par simple erreur, des acheteurs publics d\u00e9coupent artificiellement leurs march\u00e9s. L'objectif est de faire d'un important march\u00e9, plusieurs march\u00e9s de faible importance.<\/span><\/p>\n

Une telle pratique est r\u00e9prim\u00e9e par l'article 432-14 du code p\u00e9nal sous l'appellation d'atteinte \u00e0 la libert\u00e9 d'acc\u00e8s et \u00e0 l'\u00e9galit\u00e9 des candidats dans les march\u00e9s publics et les d\u00e9l\u00e9gations de services publics (voir\u00a0par exemple : Crim., 13 d\u00e9cembre 2000, Bull. crim. 2000, n\u00b0 374, pourvoi n\u00b0 99-86.876).<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 223-5<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 Le montant estim\u00e9 du besoin est d\u00e9termin\u00e9 dans les conditions suivantes, quel que soit le nombre d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques auxquels il est fait appel et quel que soit le nombre de march\u00e9s \u00e0 passer. Cette estimation s'appr\u00e9cie hors frais de transports maritimes ou a\u00e9riens entre Tahiti et les autres \u00eeles de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n

1\u00b0 En ce qui concerne les travaux, est prise en compte la valeur globale des travaux se rapportant \u00e0 une op\u00e9ration portant sur un ou plusieurs ouvrages.<\/span><\/p>\n

Il y a op\u00e9ration de travaux lorsque l'acheteur public prend la d\u00e9cision de mettre en \u0153uvre, dans une p\u00e9riode de temps et un p\u00e9rim\u00e8tre limit\u00e9s, un ensemble de travaux caract\u00e9ris\u00e9 par son unit\u00e9 fonctionnelle, technique ou \u00e9conomique ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 En ce qui concerne les fournitures et les services, il est proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une estimation de la valeur totale des fournitures ou des services qui peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme homog\u00e8nes soit en raison de leurs caract\u00e9ristiques propres soit parce qu'ils constituent une unit\u00e9 fonctionnelle.<\/span><\/p>\n

La d\u00e9limitation d'une cat\u00e9gorie homog\u00e8ne de fournitures ou de services ne doit pas avoir pour effet de soustraire des march\u00e9s aux r\u00e8gles qui leur sont normalement applicables en vertu du pr\u00e9sent code.<\/span><\/p>\n

Pour les march\u00e9s d'une dur\u00e9e inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 un an, conclus pour r\u00e9pondre \u00e0 un besoin r\u00e9gulier, la valeur totale mentionn\u00e9e ci-dessus est celle qui correspond aux besoins d'une ann\u00e9e.<\/span><\/p>\n

Si l'acheteur public pr\u00e9voit des primes au profit des candidats, il prend en compte leur montant pour calculer le montant estim\u00e9 du besoin.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Concernant la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, le conseil des ministres d\u00e9finit le niveau pertinent auquel les besoins, d\u00e9termin\u00e9s dans les conditions pr\u00e9vues au I, sont \u00e9valu\u00e9s. Ce choix ne doit pas avoir pour effet de soustraire des march\u00e9s aux r\u00e8gles qui leur sont normalement applicables en vertu du pr\u00e9sent code.<\/span><\/p>\n

Concernant l'Assembl\u00e9e de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et le Conseil \u00e9conomique social et culturel, ce montant s'appr\u00e9cie au niveau de l'institution.<\/span><\/p>\n

Concernant les \u00e9tablissements publics de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, les communes, leurs \u00e9tablissements publics, les \u00e9tablissements publics de coop\u00e9ration intercommunale et les syndicats mixtes, le montant estim\u00e9 du besoin s'appr\u00e9cie au niveau de la collectivit\u00e9 ou de l'\u00e9tablissement consid\u00e9r\u00e9.<\/span><\/p>\n

Concernant les groupements de commande mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 224-3, le montant estim\u00e9 du besoin s'appr\u00e9cie par rapport au montant total estim\u00e9 des prestations de travaux, de fournitures ou de services faisant l'objet du groupement de commande.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 223-6 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 Lorsqu'un achat peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 par lots s\u00e9par\u00e9s, est prise en compte la valeur globale estim\u00e9e de la totalit\u00e9 de ces lots.<\/span><\/p>\n

Les acheteurs publics peuvent d\u00e9cider de mettre en \u0153uvre soit une proc\u00e9dure commune de mise en concurrence pour l'ensemble des lots, soit une proc\u00e9dure de mise en concurrence propre \u00e0 chaque lot. Quelle que soit l'option retenue, lorsque la valeur cumul\u00e9e des lots est \u00e9gale ou sup\u00e9rieure aux seuils de proc\u00e9dure formalis\u00e9e d\u00e9finis au II de l'article LP 223-2, la ou les proc\u00e9dures \u00e0 mettre en \u0153uvre sont les proc\u00e9dures formalis\u00e9es mentionn\u00e9es au I de l'article LP 223-1.<\/span><\/p>\n

Toutefois, alors m\u00eame que la valeur globale estim\u00e9e des lots est \u00e9gale ou sup\u00e9rieure aux seuils de proc\u00e9dure formalis\u00e9e, l'acheteur peut passer un march\u00e9 sans publicit\u00e9 et sans mise en concurrence pour les lots qui remplissent les deux conditions suivantes :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 La valeur estim\u00e9e de chaque lot concern\u00e9 est inf\u00e9rieure \u00e0 huit millions de francs CFP hors taxes ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Le montant cumul\u00e9 de ces lots n'exc\u00e8de pas 30% de la valeur totale estim\u00e9e de tous les lots.<\/span><\/p>\n

II \u2013 Pour les march\u00e9s \u00e0 bons de commande, la valeur \u00e0 prendre en compte pour d\u00e9terminer le montant du besoin correspond au montant maximum appr\u00e9ci\u00e9 sur la dur\u00e9e totale du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

III.- Pour les march\u00e9s \u00e0 tranches conditionnelles, la valeur \u00e0 prendre en compte correspond au montant cumul\u00e9 de toutes les tranches.<\/span><\/p>\n

IV.- Pour les accords-cadres, la valeur \u00e0 prendre en compte pour d\u00e9terminer le montant du besoin correspond \u00e0 la valeur maximale de l'ensemble des march\u00e9s envisag\u00e9s pendant la dur\u00e9e totale de l'accord-cadre.<\/span><\/p>\n

V.<\/span>\u2013 Pour les march\u00e9s comportant des p\u00e9riodes de reconduction, la valeur \u00e0 prendre en compte correspond \u00e0 la valeur estim\u00e9e du march\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9e sur la dur\u00e9e totale du march\u00e9 p\u00e9riodes de reconduction comprises.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Les \u00ab\u00a0petits lots\u00a0\u00bb dans les march\u00e9s formalis\u00e9s<\/strong><\/p>\n

Depuis l'entr\u00e9e en vigueur de la loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019, alors m\u00eame que le montant total du march\u00e9 atteint le seuil de la proc\u00e9dure formalis\u00e9e, l'acheteur public polyn\u00e9sien peut passer un march\u00e9 sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence pour les \u00abpetits lots\u00bb de ce march\u00e9 lorsque les deux conditions cumulatives suivantes sont r\u00e9unies :<\/span><\/p>\n

\u00a0<\/p>\n

1) La valeur estim\u00e9e de chaque \u00ab petit lot \u00bb du m\u00eame march\u00e9 est inf\u00e9rieure \u00e0 8 000 000 FCFP HT ;<\/span><\/p>\n

2) Le montant cumul\u00e9 de ces \u00abpetits \u00bb lots ne d\u00e9passe pas 30 % de la valeur de tous les lots.<\/span><\/p>\n

Extrait du guide des bonnes pratiques du SGG<\/u><\/em><\/span><\/p>\n

Ainsi, le montant cumul\u00e9 du ou des lots dispens\u00e9s de publicit\u00e9 et de mise en concurrence est compar\u00e9 au montant correspondant \u00e0 la valeur de l'ensemble des lots. Les autres lots du m\u00eame march\u00e9, dont la valeur cumul\u00e9e repr\u00e9sentera, par cons\u00e9quent, au moins 70 % du march\u00e9 total, seront pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e.<\/span><\/p>\n

Exemple : Un march\u00e9 alloti dont la valeur globale estim\u00e9e s'\u00e9tablirait \u00e0 39 millions hors taxes (sup\u00e9rieur au seuil de proc\u00e9dure formalis\u00e9e fix\u00e9 par l'article LP 223-2-I-1\u00b0 pour le Pays) et qui serait alloti de la mani\u00e8re suivante :<\/span><\/p>\n

Lot 1 : montant estim\u00e9 : 12 millions HT ;<\/span><\/p>\n

Lot 2 : montant estim\u00e9 : 18 millions HT ;<\/span><\/p>\n

Lot 3 : montant estim\u00e9\u00a0: 5 millions HT ;<\/span><\/p>\n

Lot 4 : montant estim\u00e9 : 4 millions HT.<\/span><\/p>\n

Le march\u00e9 devra \u00eatre pass\u00e9 sous la forme d'un appel d'offres pour les lots n\u00b0 1 et 2, tandis que les lots n\u00b03 et n\u00b0 4 pourront \u00eatre pass\u00e9s sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence car ils respecteront les deux conditions cumulatives fix\u00e9es par le code :<\/span><\/p>\n

\u2013 ils sont chacun inf\u00e9rieurs \u00e0 8 millions HT ;<\/span><\/p>\n

\u2013 leur montant cumul\u00e9 (9 millions) n'exc\u00e8de pas 30% de la valeur totale des lots (30% de 39 millions donnant 11, 7 millions hors taxes).<\/span><\/p>\n

En pratique donc, c'est au moment du lancement initial de la consultation comprenant l'ensemble des lots que l'acheteur fait le choix d'utiliser le dispositif des \u00abpetits lots \u00bb et contr\u00f4le le respect des conditions d'application \u00e0 savoir :<\/span><\/p>\n

1\u00b0) le montant nominal de chaque lot<\/span><\/p>\n

2\u00b0) et leur montant cumul\u00e9.<\/span><\/p>\n

La mise en oeuvre de la proc\u00e9dure des petits lots est une simple facult\u00e9 pour l'acheteur public. Ce dernier peut faire le choix de soumettre l'int\u00e9gralit\u00e9 des lots quel que soit leur montant \u00e0 la proc\u00e9dure applicable au regard de la valeur globale estim\u00e9e de la totalit\u00e9 des lots.<\/span><\/p>\n

En vue de respecter le principe de transparence, l'ensemble des lots et leur d\u00e9composition appara\u00eet dans la mesure publicitaire lan\u00e7ant l'op\u00e9ration initiale. L'acheteur public est invit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9ciser la ou les petits lots qui seront pass\u00e9s sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence en application du 1\u00b0 de l'article LP 233-3<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
1. Les modalit\u00e9s d'\u00e9valuation des besoins<\/strong><\/span><\/p>\n

\u00a0<\/strong>Les seuils de d\u00e9clenchement des proc\u00e9dures formalis\u00e9es sont fix\u00e9s \u00e0 l'article LP 223-2 II du CPMP, soit 35 millions HT pour les march\u00e9s du Pays et 20 millions HT pour les march\u00e9s des communes polyn\u00e9siennes.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public doit v\u00e9rifier si ces seuils, qui d\u00e9clenchent l'application des proc\u00e9dures formalis\u00e9es, sont atteints.<\/span><\/p>\n

L'\u00e9valuation des besoins s'appr\u00e9cie hors frais de transports maritimes ou a\u00e9riens entre Tahiti et les autres \u00eeles de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise. L'estimation des besoins est effectu\u00e9e en prenant en compte les notions suivantes\u00a0:<\/span><\/p>\n

1.1. Pour les march\u00e9s de travaux : les notions d'ouvrage et d'op\u00e9ration<\/em><\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s publics de travaux qui sont d\u00e9finis \u00e0 l'article LP 122-2 du code se caract\u00e9risent par le fait que l'acheteur public en est le ma\u00eetre d'ouvrage, c'est-\u00e0-dire la personne morale pour laquelle l'ouvrage est construit.<\/span><\/p>\n

Pour \u00e9valuer le montant d'un march\u00e9 de travaux, doit \u00eatre prise en compte la valeur globale des travaux se rapportant \u00e0 une m\u00eame op\u00e9ration, qui peut porter sur un ou plusieurs ouvrages.<\/span><\/p>\n

1.1.1 La notion d'op\u00e9ration de travaux <\/u><\/span><\/p>\n

La notion d'op\u00e9ration de travaux rev\u00eat une importance particuli\u00e8re pour le calcul des seuils.<\/span><\/p>\n

Un march\u00e9 de travaux, au sens du code, est un march\u00e9 conclu avec des entrepreneurs qui a pour objet soit l'ex\u00e9cution, soit conjointement la conception et l'ex\u00e9cution d'un ouvrage ou de travaux de b\u00e2timent ou de g\u00e9nie civil r\u00e9pondant \u00e0 des besoins pr\u00e9cis\u00e9s par l'acheteur public, qui en exerce la ma\u00eetrise d'ouvrage.<\/span><\/p>\n

L'op\u00e9ration de travaux ne peut \u00eatre scind\u00e9e en fonction de l'objet des travaux, des proc\u00e9d\u00e9s techniques utilis\u00e9s ou de leur financement, lorsqu'ils sont ex\u00e9cut\u00e9s dans une m\u00eame p\u00e9riode de temps et sur une zone g\u00e9ographique donn\u00e9e.<\/span><\/p>\n

1.1.2 La notion d'ouvrage <\/u><\/span><\/p>\n

L'article LP 122-3 du code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics d\u00e9finit la notion d'ouvrage comme d\u00e9signant le r\u00e9sultat d'un ensemble de travaux de b\u00e2timent ou de g\u00e9nie civil destin\u00e9 \u00e0 remplir, par lui-m\u00eame, une fonction \u00e9conomique ou technique. Ainsi, l'ouvrage est le r\u00e9sultat obtenu \u00e0 l'ach\u00e8vement des travaux de construction, de restructuration ou de r\u00e9habilitation d'un immeuble ou encore de travaux de g\u00e9nie civil.<\/span><\/p>\n

1.2. Pour les march\u00e9s de fournitures et de services : le caract\u00e8re homog\u00e8ne <\/em><\/span><\/p>\n

Afin de l'estimer de mani\u00e8re sinc\u00e8re et raisonnable, la valeur totale des fournitures ou des services prise en compte est celle des fournitures ou des services homog\u00e8nes :<\/span><\/p>\n

\u2013 en raison de leurs caract\u00e9ristiques propres ;<\/span><\/p>\n

ou<\/span><\/p>\n

\u2013 parce qu'ils constituent une unit\u00e9 fonctionnelle.<\/span><\/p>\n

Le choix entre ces deux formules ne doit, en aucun cas, \u00eatre effectu\u00e9 pour permettre de soustraire les march\u00e9s aux r\u00e8gles de proc\u00e9dure fix\u00e9es par le code. Il est recommand\u00e9 aux acheteurs d'effectuer ce choix, au moment o\u00f9 ils d\u00e9terminent la nature et l'\u00e9tendue de leurs besoins de services et de fournitures.<\/span><\/p>\n

L'homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des besoins est une notion qui peut varier d'un acheteur \u00e0 l'autre et qu'il lui appartient d'appr\u00e9cier, en fonction des caract\u00e9ristiques des activit\u00e9s qui lui sont propres et de la coh\u00e9rence de son action. A titre d'exemple, une paire de ciseaux constitue pour un service administratif du Pays une fourniture de bureau, mais du mat\u00e9riel chirurgical pour le CHPF. Pour appr\u00e9cier l'homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de leurs besoins en fonction des caract\u00e9ristiques propres de la prestation, les acheteurs peuvent \u00e9laborer une classification propre de leurs achats, selon une typologie coh\u00e9rente avec leur activit\u00e9. Cette classification leur permettra, en fin d'exercice budg\u00e9taire N-1, de d\u00e9terminer, par rapport au montant total des d\u00e9penses r\u00e9currentes enregistr\u00e9es, la proc\u00e9dure \u00e0 utiliser pour conclure les march\u00e9s correspondants \u00e0 ce besoin r\u00e9current, au cours de l'ann\u00e9e budg\u00e9taire N. Pour un march\u00e9 d'une dur\u00e9e inf\u00e9rieure \u00e0 un an, \u00e0 conclure au cours de l'ann\u00e9e budg\u00e9taire N, le montant \u00e0 prendre en compte pour d\u00e9terminer la proc\u00e9dure applicable est alors celui du montant des d\u00e9penses r\u00e9currentes enregistr\u00e9es au cours de l'exercice N-1, et non la valeur estim\u00e9e du march\u00e9 envisag\u00e9. En effet, l'article LP 223-5 du code pr\u00e9cise que \u00ab pour les march\u00e9s d'une dur\u00e9e inf\u00e9rieure ou \u00e9gale \u00e0 un an, conclus pour r\u00e9pondre \u00e0 un besoin r\u00e9gulier, la valeur totale mentionn\u00e9e ci-dessus est celle qui correspond aux besoins d'une ann\u00e9e \u00bb.<\/span><\/p>\n

Lorsqu'il s'agit de satisfaire un besoin concourant \u00e0 la r\u00e9alisation d'un m\u00eame projet, l'acheteur peut prendre comme r\u00e9f\u00e9rence l'unit\u00e9 fonctionnelle. Cette notion, qui doit s'appr\u00e9cier au cas par cas, en fonction des prestations attendues, suppose une pluralit\u00e9 de services ou de fournitures concourant \u00e0 un m\u00eame objet. Dans cette hypoth\u00e8se, l'ensemble des prestations n\u00e9cessaires \u00e0 l'\u00e9laboration d'un projet, et faisant partie d'un ensemble coh\u00e9rent, sont prises en compte de mani\u00e8re globale. Si le montant total de cette \u00e9valuation est sup\u00e9rieur aux seuils de proc\u00e9dures formalis\u00e9es, l'acheteur devra s'y conformer. Dans le cas contraire, il pourra recourir \u00e0 une proc\u00e9dure adapt\u00e9e.<\/span><\/p>\n

La survenance de besoins nouveaux, alors m\u00eame que les besoins ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s de mani\u00e8re sinc\u00e8re et raisonnable, peut donner lieu, sauf dans le cas o\u00f9 un avenant est suffisant, \u00e0 la conclusion d'un nouveau march\u00e9. La proc\u00e9dure de passation de ce nouveau march\u00e9 sera d\u00e9termin\u00e9e en fonction du montant des nouveaux besoins.<\/span><\/p>\n

Lorsque ces besoins font l'objet d'un march\u00e9 dont le montant est appr\u00e9ci\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment, l'impr\u00e9visibilit\u00e9, c'est-\u00e0-dire le caract\u00e8re nouveau du besoin, doit \u00eatre r\u00e9elle : elle ne saurait autoriser un fractionnement factice du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

2. La computation des seuils pour la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise<\/strong><\/span><\/p>\n

L'article A 223-1 du nouveau code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics d\u00e9signe le \u00ab\u00a0minist\u00e8re\u00a0\u00bb pour d\u00e9terminer le niveau auquel les besoins du pays doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s.<\/span><\/p>\n

Ainsi pour un achat donn\u00e9 (prestations de travaux, de fournitures ou services), ce sont les besoins de l'ensemble des services de l'administration plac\u00e9s sous l'autorit\u00e9 du minist\u00e8re qui doivent \u00eatre pris en compte pour d\u00e9terminer la proc\u00e9dure de passation \u00e0 mettre en \u0153uvre.<\/span><\/p>\n

Pour assurer une meilleure efficacit\u00e9 \u00e0 la fonction d'achat au sein du minist\u00e8re, les march\u00e9s correspondant \u00e0 ces besoins doivent \u00eatre pass\u00e9s de fa\u00e7on centralis\u00e9e quel que soit le service utilisateur.<\/span><\/p>\n

Cette organisation conduit \u00e0 ce que le minist\u00e8re \u00e9value les besoins, passe et suive les march\u00e9s correspondants, quels que soient les services qui seront en d\u00e9finitive les utilisateurs de la prestation command\u00e9e. L'appr\u00e9ciation des seuils des march\u00e9s publics est donc r\u00e9alis\u00e9e au regard des besoins de la totalit\u00e9 des services et directions d'un minist\u00e8re et non au niveau de chacun d'entre eux. Par exception pour les minist\u00e8res en charge de l'\u00e9quipement, de l'agriculture et de la sant\u00e9, les besoins peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s \u00e0 un niveau plus restreint\u00a0:<\/span><\/p>\n

\u2013 Au niveau de leur \u00e9chelon central pour les besoins de la direction des services concern\u00e9s et de leurs administrations centrales ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Au niveau de leur \u00e9chelon d\u00e9concentr\u00e9 dans l'archipel des \u00eeles du vent ;<\/span><\/p>\n

\u2013 Au niveau de leurs subdivisions d\u00e9concentr\u00e9es dans les autres archipels.<\/span><\/p>\n

Dans ces hypoth\u00e8ses, seul le service utilisateur est en mesure de d\u00e9finir ses besoins, de les \u00e9valuer et de mettre en \u0153uvre la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 adapt\u00e9e au montant et \u00e0 la nature des prestations.<\/span><\/p>\n

Pour ces achats sp\u00e9cifiques, chaque directeur ou chef de service est donc comp\u00e9tent pour passer ses propres march\u00e9s. La computation des seuils de ces march\u00e9s est r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 leur propre niveau, dans les conditions pr\u00e9vues \u00e0 l'article LP 223-5 du code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre IV \u2013 Coordination des achats<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 1 \u2013 Coordination des achats de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 224-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
En ce qui concerne les march\u00e9s pass\u00e9s au nom de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, le conseil des ministres d\u00e9termine les modalit\u00e9s de coordination des achats portant sur des besoins courants et communs aux minist\u00e8res et aux services de l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 224-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Constituent des besoins courants et communs aux minist\u00e8res et services de l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise les acquisitions qui portent sur :<\/span><\/p>\n

1\u00b0Les services d'assurances des v\u00e9hicules de l'administration ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0Les services de transport a\u00e9rien international de personnes ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0Les v\u00e9hicules de liaison de l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise hormis les v\u00e9hicules de chantier et les v\u00e9hicules sp\u00e9cialis\u00e9s ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0Les mat\u00e9riels informatiques, les logiciels et services associ\u00e9s non sp\u00e9cifiques hormis les acquisitions destin\u00e9es aux services et minist\u00e8res relevant du r\u00e9seau informatique de la Pr\u00e9sidence de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0 (supprim\u00e9) ;<\/span><\/p>\n

6\u00b0Les acquisitions de photocopieurs et autres mat\u00e9riels d'impression et de reprographie non sp\u00e9cifiques et les prestations de maintenance associ\u00e9es hormis celles relevant du r\u00e9seau informatique de la Pr\u00e9sidence de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ;<\/span><\/p>\n

7\u00b0Les mobiliers et les fournitures de bureau destin\u00e9s aux services administratifs et minist\u00e8res localis\u00e9s sur l'\u00eele de Tahiti (NB\u00a0: entre en vigueur le 1er<\/sup> janvier 2020 selon l'article 1er<\/sup> de l'arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 3011\/CM du 24 d\u00e9cembre 2019<\/em>) ;<\/span><\/p>\n

8\u00b0(supprim\u00e9) ;<\/span><\/p>\n

9\u00b0 (supprim\u00e9) ;<\/span><\/p>\n

10\u00b0La fourniture de carburants\u00a0;<\/span><\/p>\n

11\u00b0 Les services de m\u00e9decine professionnelle et pr\u00e9ventive\u00a0au b\u00e9n\u00e9fice des agents des minist\u00e8res et des services de l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ;<\/span><\/p>\n

12\u00b0 Les services de formation initi\u00e9s par la direction des talents et de l'innovation au b\u00e9n\u00e9fice des agents de l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 224-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

La coordination des achats est assur\u00e9e par les services administratifs mentionn\u00e9es \u00e0 l'article A 224-3 et porte sur :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Le recensement, la d\u00e9finition et l'expression des besoins des services et des minist\u00e8res dans les domaines mentionn\u00e9s \u00e0 l'article A 224-1 ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0L'\u00e9laboration des actes, des d\u00e9cisions, des pi\u00e8ces administratives et techniques li\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9paration, \u00e0 la mise en \u0153uvre et \u00e0 l'organisation des proc\u00e9dures de march\u00e9 ainsi qu'\u00e0 la modification des clauses des march\u00e9s coordonn\u00e9s et \u00e0 leurs \u00e9ch\u00e9ances.<\/span><\/p>\n

Le cas \u00e9ch\u00e9ant, elle peut \u00e9galement porter sur l'ex\u00e9cution et le r\u00e8glement financiers des march\u00e9s.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 224-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les services suivants assurent la coordination des achats n\u00e9cessaires \u00e0 la satisfaction des besoins courants et communs mentionn\u00e9s \u00e0 l'article A 224-1\u00a0:<\/span><\/p>\n

1\u00b0 La Direction de l'Equipement coordonne\u00a0: les achats en mati\u00e8re de services d'assurance des v\u00e9hicules de l'administration\u00a0; les acquisitions de v\u00e9hicules de liaison de l'administration de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise hormis les v\u00e9hicules de chantier et les v\u00e9hicules sp\u00e9cialis\u00e9s\u00a0; les achats de carburants\u00a0;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 La Direction du syst\u00e8me d'information coordonne\u00a0: les acquisitions de mat\u00e9riels informatiques, de logiciels et services associ\u00e9s non sp\u00e9cifiques hormis les acquisitions destin\u00e9es aux services et minist\u00e8res relevant du r\u00e9seau informatique de la Pr\u00e9sidence de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise\u00a0; les acquisitions de photocopieurs et autres mat\u00e9riels d'impression et de reprographie non sp\u00e9cifiques et les prestations de maintenance associ\u00e9s hormis celles relevant du r\u00e9seau informatique de la Pr\u00e9sidence de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise\u00a0;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 La Direction de la Commande Publique coordonne les acquisitions de mobiliers et de fournitures de bureau destin\u00e9s aux services administratifs et minist\u00e8res localis\u00e9s sur l'\u00eele de Tahiti\u00a0; les achats en mati\u00e8re de services de transport a\u00e9rien international de personnes\u00a0;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 La Direction des talents et de l'innovation coordonne\u00a0: les achats en mati\u00e8re de services de m\u00e9decine professionnelle et pr\u00e9ventive ; les achats en mati\u00e8re de services de formation initi\u00e9s par la direction des talents et de l'innovation.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 224-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les achats r\u00e9alis\u00e9s pour couvrir les besoins de la d\u00e9l\u00e9gation de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise \u00e0 Paris dans les domaines mentionn\u00e9s \u00e0 l'article A 224-1 ne sont pas soumis aux dispositions de la pr\u00e9sente section.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'article A 224-1 du code identifie les besoins courants et communs aux minist\u00e8res du gouvernement de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et aux services de l'administration du Pays. L'article A 224-2 d\u00e9termine les diff\u00e9rents services administratifs du Pays charg\u00e9s d'assurer la coordination de ces achats courants et communs.<\/span><\/p>\n

En d'autres termes, certains types d'achats sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des services administratifs de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise qui agissent pour l'ensemble de l'administration polyn\u00e9sienne.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 2 \u2013 Centrale d'achats<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 224-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 Une centrale d'achat est un acheteur public, soumis au pr\u00e9sent code ou aux dispositions applicables en mati\u00e8re de passation et d'ex\u00e9cution des march\u00e9s publics en vigueur en droit national, qui a pour objet d'exercer des activit\u00e9s d'achat centralis\u00e9es qui sont :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 L'acquisition de fournitures ou de services destin\u00e9s \u00e0 des acheteurs publics ;<\/span><\/p>\n

Ou<\/span><\/p>\n

2\u00b0 La passation de march\u00e9s publics de travaux, fournitures ou de services destin\u00e9s \u00e0 des acheteurs publics<\/span><\/p>\n

II \u2013 Les acheteurs publics qui recourent \u00e0 une centrale d'achat pour la r\u00e9alisation de travaux ou l'acquisition de fournitures ou de services sont consid\u00e9r\u00e9s comme ayant respect\u00e9 leurs obligations de publicit\u00e9 et de mise en concurrence pour autant que la centrale d'achat applique, pour la totalit\u00e9 de ses achats, les dispositions du pr\u00e9sent code ou les dispositions applicables en mati\u00e8re de passation et d'ex\u00e9cution des march\u00e9s publics en vigueur en droit national.<\/span><\/p>\n

III. \u2013 Les acheteurs publics qui recourent \u00e0 une centrale d'achat pour une activit\u00e9 d'achat centralis\u00e9e peuvent \u00e9galement lui confier, sans appliquer les proc\u00e9dures de passation pr\u00e9vues par le pr\u00e9sent code, des activit\u00e9s d'achat auxiliaires.<\/span><\/p>\n

Les activit\u00e9s d'achat auxiliaires consistent \u00e0 fournir une assistance \u00e0 la passation des march\u00e9s publics, notamment sous les formes suivantes :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Conseil sur le d\u00e9roulement ou la conception des proc\u00e9dures de passation de march\u00e9s publics ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Pr\u00e9paration et gestion des proc\u00e9dures de passation de march\u00e9s publics au nom de l'acheteur concern\u00e9 et pour son compte.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 224-5<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Dans la limite de ses comp\u00e9tences, la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise est autoris\u00e9e \u00e0 exercer une activit\u00e9 d'achat centralis\u00e9e telle que d\u00e9finie \u00e0 l'article LP. 224-2 12\u00b0 laquelle consiste \u00e0 passer des march\u00e9s publics de travaux, de fournitures ou de services destin\u00e9s aux acheteurs publics. A titre accessoire, elle est autoris\u00e9e \u00e0 exercer des activit\u00e9s d'achat auxiliaires telles que d\u00e9finies \u00e0 l'article LP. 224-2 III.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Au lieu de lancer lui-m\u00eame une proc\u00e9dure de passation, l'acheteur public peut recourir \u00e0 une centrale d'achat dont les missions portent :<\/span><\/p>\n

\u2013 sur l'acquisition de fournitures ou de services destin\u00e9s \u00e0 d'autres acheteurs publics (activit\u00e9 de grossiste),<\/span><\/p>\n

\u2013 la passation de march\u00e9s destin\u00e9s \u00e0 ces derniers (activit\u00e9 d'interm\u00e9diaire),<\/span><\/p>\n

\u2013 l'assistance pour la pr\u00e9paration, la gestion et la passation de march\u00e9s lanc\u00e9s par les acheteurs publics (activit\u00e9 d'achat auxiliaire).<\/span><\/p>\n

Le recours \u00e0 une centrale d'achat est autoris\u00e9 par l'article LP 224-2 du CPMP \u00e0 la condition que la centrale d'achat respecte elle-m\u00eame les r\u00e8gles de publicit\u00e9 et de mise en concurrence impos\u00e9es par le code des <\/span>march\u00e9s publics ou les dispositions applicables en mati\u00e8re de passation et d'ex\u00e9cution des march\u00e9s publics en vigueur en droit national.<\/span><\/p>\n

Lorsqu'une centrale d'achat passe un accord-cadre pour ses adh\u00e9rents, chacun d'entre eux peut \u00eatre charg\u00e9 de son ex\u00e9cution. Cette ex\u00e9cution peut consister, comme dans le cadre d'un groupement de commandes, dans la passation par chacun des adh\u00e9rents des march\u00e9s subs\u00e9quents ayant pour objet de r\u00e9pondre \u00e0 ses besoins.\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 3 \u2013 Groupements de commande<\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 224-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I.- Des groupements de commandes peuvent \u00eatre constitu\u00e9s par les acheteurs publics afin de passer conjointement un ou plusieurs march\u00e9s publics :<\/span><\/p>\n

Ces groupements sont constitu\u00e9s :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 soit entre la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et ses \u00e9tablissements publics ou entre des \u00e9tablissements publics de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 soit entre des communes, entre leurs \u00e9tablissements publics, entre des \u00e9tablissements publics de coop\u00e9ration intercommunale, entre syndicats mixtes et entre ces m\u00eames personnes publiques.<\/span><\/p>\n

II.- Une convention constitutive, sign\u00e9e par les membres du groupement, d\u00e9finit les modalit\u00e9s de fonctionnement du groupement.<\/span><\/p>\n

Elle d\u00e9signe un des membres du groupement comme coordonnateur charg\u00e9 de proc\u00e9der, dans le respect des r\u00e8gles pr\u00e9vues par le pr\u00e9sent code, \u00e0 l'organisation de l'ensemble des op\u00e9rations de s\u00e9lection d'un ou de plusieurs cocontractants.<\/span><\/p>\n

Chaque membre du groupement s'engage, dans la convention, \u00e0 signer avec le cocontractant retenu un march\u00e9 \u00e0 hauteur de ses besoins propres, tels qu'il les a pr\u00e9alablement d\u00e9termin\u00e9s.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 224-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e autre que le concours, il est institu\u00e9 une commission d'appel d'offres du groupement. Cette commission comporte les membres suivants :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 En ce qui concerne les acheteurs publics mentionn\u00e9s au 1\u00b0 du I de l'article LP 224-3, un repr\u00e9sentant d\u00e9sign\u00e9, par la commission d'appel d'offres de chaque membre du groupement, parmi les membres \u00e0 voix d\u00e9lib\u00e9rative ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 En ce qui concerne les acheteurs publics mentionn\u00e9s au 2\u00b0 du I de l'article LP 224-3, un repr\u00e9sentant \u00e9lu par l'organe d\u00e9lib\u00e9rant parmi les membres ayant voix d\u00e9lib\u00e9rative de la commission d'appel d'offres de chaque membre du groupement.<\/span><\/p>\n

La commission d'appel d'offres est pr\u00e9sid\u00e9e par le repr\u00e9sentant du coordonnateur. Pour chaque membre titulaire peut \u00eatre pr\u00e9vu un suppl\u00e9ant. Le pr\u00e9sident de la commission d'appel d'offres du groupement peut, en outre, inviter toutes personnes en raison de ses comp\u00e9tences dans la mati\u00e8re qui fait l'objet de la consultation ou en mati\u00e8re de march\u00e9s publics. Lorsqu'elles participent aux r\u00e9unions de cette commission, ces derni\u00e8res si\u00e8gent avec voix consultative.<\/span><\/p>\n

Le pr\u00e9sident de la commission d'appel d'offres peut \u00e9galement faire appel au concours des agents des membres du groupement, pour l'assister pendant le d\u00e9roulement de ses travaux.<\/span><\/p>\n

Lorsqu'il y est invit\u00e9 par le pr\u00e9sident de la commission d'appel d'offres, le comptable du coordonnateur du groupement participe, avec voix consultative, aux r\u00e9unions de la commission d'appel d'offres.<\/span><\/p>\n

La convention constitutive fixe les r\u00e8gles de convocation, de quorum et de d\u00e9lib\u00e9ration de la commission d'appel d'offres.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 224-5<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Le coordonnateur choisit le contractant apr\u00e8s avis de la commission d'appel d'offres dans les conditions fix\u00e9es au pr\u00e9sent code.<\/span><\/p>\n

Chaque membre du groupement, pour ce qui le concerne, signe le march\u00e9 et s'assure de sa bonne ex\u00e9cution.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Afin de r\u00e9aliser des \u00e9conomies d'\u00e9chelle, des acheteurs publics peuvent d\u00e9cider de coordonner et regrouper leurs achats en constituant un groupement de commandes. Un groupement de commande peut concerner tous les types de march\u00e9s.<\/span><\/p>\n

Les groupements de commandes, d\u00e9pourvus de la personnalit\u00e9 morale, peuvent \u00eatre cr\u00e9\u00e9s de mani\u00e8re temporaire ou permanente, selon qu'il s'agit de r\u00e9pondre \u00e0 des besoins ponctuels ou r\u00e9currents. Il revient \u00e0 la convention constitutive de le pr\u00e9ciser.<\/span><\/p>\n

Les groupements peuvent associer\u00a0:<\/span><\/p>\n

\u2013 la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et ses \u00e9tablissements publics, soit les \u00e9tablissements publics de celle-ci entre eux ;<\/span><\/p>\n

\u2013 soit les communes de Polyn\u00e9sie entre-elles, entre les communes et leurs \u00e9tablissements publics, entre les communes et des \u00e9tablissements publics de coop\u00e9ration intercommunale, entre les communes et des syndicats mixtes et entre ces m\u00eames personnes publiques.<\/span><\/p>\n

Ces groupements doivent mettre en place une commission d'appel d'offres pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e autre que le concours. Les r\u00e8gles de composition et de fonctionnement de la commission d'appel d'offres du groupement sont fix\u00e9es \u00e0 l'article LP 224-4 du CPMP.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre V \u2013 March\u00e9s r\u00e9serv\u00e9s<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 225-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Certains march\u00e9s ou certains lots d'un march\u00e9 peuvent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s aux \u00e9tablissements de travail prot\u00e9g\u00e9 mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 5313-14 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise lorsque la majorit\u00e9 des travailleurs concern\u00e9s sont des personnes handicap\u00e9es qui, en raison de la nature ou de la gravit\u00e9 de leurs d\u00e9ficiences, ne peuvent exercer une activit\u00e9 professionnelle dans des conditions normales.<\/span><\/p>\n

L'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou, en l'absence d'un tel avis, les documents de la consultation, font mention de la pr\u00e9sente disposition.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 225-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Certains march\u00e9s ou certains lots d'un march\u00e9 peuvent \u00eatre r\u00e9serv\u00e9s aux structures d'insertion sociale par l'activit\u00e9 \u00e9conomique mentionn\u00e9es au titre Ier de la loi du pays n\u00b0 2022-11 du 24 janvier 2022 relative \u00e0 l'insertion sociale par l'activit\u00e9 \u00e9conomique disposant d'un agr\u00e9ment en cours de validit\u00e9. L'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou, en l'absence d'un tel avis, les documents de la consultation, font mention de la pr\u00e9sente disposition.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'article LP 225-1 du CPMP permet aux acheteurs publics polyn\u00e9siens de r\u00e9server certains march\u00e9s ou certains lots d'un m\u00eame march\u00e9 \u00e0 des entreprises adapt\u00e9es ou \u00e0 des \u00e9tablissements et services d'aide par le travail (ESAT) tels que d\u00e9finis \u00e0 l'article LP 5313-14 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise. Dans ce cas, l'ex\u00e9cution de ces march\u00e9s ou de ces lots doit \u00eatre effectu\u00e9e majoritairement par des personnes handicap\u00e9es. L'avis de publicit\u00e9 doit mentionner le recours \u00e0 cette possibilit\u00e9.<\/span><\/p>\n

Cette disposition ne dispense pas les acheteurs d'organiser, entre ces seuls organismes, une proc\u00e9dure de passation des march\u00e9s, qui sera fonction des seuils fix\u00e9s \u00e0 l'article LP 223-2 et respectera les modalit\u00e9s de publicit\u00e9 pr\u00e9vues \u00e0 l'article LP 231-1.<\/span><\/p>\n

Une entreprise adapt\u00e9e ou un \u00e9tablissement ou service d'aide par le travail ne peut pas candidater en groupement avec une ou plusieurs entreprises ordinaires pour l'attribution d'un march\u00e9 r\u00e9serv\u00e9. D\u00e8s lors que l'acheteur public fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l'article LP 225-1 du CPMP pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9 (ou d'une partie du march\u00e9 en cas d'allotissement) dans l'avis de publicit\u00e9, l'ex\u00e9cution du march\u00e9 est r\u00e9serv\u00e9e aux seuls organismes \u00e9num\u00e9r\u00e9s par cet article et, en cons\u00e9quence, ils sont les seuls dont l'acheteur public peut admettre la candidature.<\/span><\/p>\n

Au stade de la passation du march\u00e9, la sous-traitance est interdite : une entreprise adapt\u00e9e ou un \u00e9tablissement ou service d'aide par le travail ne peut se pr\u00e9valoir, au stade de l'examen des candidatures, des capacit\u00e9s d'une entreprise ordinaire.<\/span><\/p>\n

En cours d'ex\u00e9cution du march\u00e9, une entreprise adapt\u00e9e, un \u00e9tablissement ou service d'aide par le travail titulaire d'un march\u00e9 r\u00e9serv\u00e9 ne peut pas sous-traiter une partie des prestations \u00e0 une entreprise ordinaire, ce qui aboutirait \u00e0 d\u00e9tourner la proc\u00e9dure.<\/span><\/p>\n

La sous-traitance des march\u00e9s r\u00e9serv\u00e9s peut, en revanche, \u00eatre effectu\u00e9e, dans les conditions pr\u00e9vues par la loi n\u00b0 75-1334 du 31 d\u00e9cembre 1975 relative \u00e0 la sous-traitance et le code des march\u00e9s publics, au <\/span>profit d'autres entreprises adapt\u00e9es ou \u00e9tablissements ou services d'aide par le travail vis\u00e9s par l'article LP 225-1 du CPMP.<\/span><\/p>\n

A noter qu'en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, seule l'association \u00ab Atelier pour la r\u00e9insertion professionnelle des personnes handicap\u00e9es (APRP) \u00bb a \u00e9t\u00e9 agr\u00e9\u00e9e \u00e0 ce jour (r\u00e9f\u00e9rence Arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 1600 MTF du 20 f\u00e9vrier 2018).<\/span><\/p>\n

La sous-traitance des march\u00e9s r\u00e9serv\u00e9s peut, en revanche, \u00eatre effectu\u00e9e, dans les conditions pr\u00e9vues par la loi n\u00b0 75-1334 du 31 d\u00e9cembre 1975 relative \u00e0 la sous-traitance et le code des march\u00e9s publics, au<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

TITRE III \u2013 PASSATION DES MARCHES<\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre I \u2013 Organisation de la publicit\u00e9<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 231-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
En dehors des cas pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 223-3, tout march\u00e9 est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d'une publicit\u00e9, dans les conditions d\u00e9finies ci-apr\u00e8s :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e en application des articles LP 321-1 et LP 321-2, l'acheteur public choisit les modalit\u00e9s de publicit\u00e9 adapt\u00e9es en fonction des caract\u00e9ristiques du besoin \u00e0 satisfaire, notamment le montant et la nature des travaux, des fournitures ou des services en cause, du nombre ou de la localisation des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques susceptibles d'y r\u00e9pondre ainsi que des circonstances de l'achat.<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon l'une des proc\u00e9dures formalis\u00e9es d\u00e9finies au I de l'article LP 223-1, l'acheteur publie un avis d'appel public \u00e0 la concurrence dans une publication habilit\u00e9e \u00e0 recevoir des annonces l\u00e9gales ou au Journal officiel de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise. Cet avis est \u00e9tabli conform\u00e9ment \u00e0 un mod\u00e8le fix\u00e9 par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public doit \u00eatre en mesure de faire la preuve de la date d'envoi des avis.<\/span><\/p>\n

Dans les cas mentionn\u00e9s au 1\u00b0 et au 2\u00b0, l'acheteur peut faire para\u00eetre une publicit\u00e9 suppl\u00e9mentaire sur un autre support que celui retenu \u00e0 titre principal. La publicit\u00e9 suppl\u00e9mentaire peut ne comporter que certains des renseignements figurant dans le support choisi \u00e0 titre principal \u00e0 condition qu'elle en indique les r\u00e9f\u00e9rences.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 231-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
L'avis d'appel public \u00e0 la concurrence mentionn\u00e9 au 2\u00b0 de l'article LP 231-1 est \u00e9tabli conform\u00e9ment au mod\u00e8le fix\u00e9 en annexe 3 du pr\u00e9sent code.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Attention :<\/strong> La loi du pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019 portant diverses mesures de simplification du CPMP a supprim\u00e9 le seuil interm\u00e9diaire de publication obligatoire de 15 millions de francs HT \u00e0 partir duquel, l'acheteur public devait proc\u00e9der \u00e0 une publication dans un JAL ou au JOPF sous la forme d'un AAPC dont le contenu \u00e9tait normalis\u00e9.<\/span><\/p>\n

Les mesures de publicit\u00e9 des intentions d'achats de fournitures, de services et de travaux d'un acheteur public garantissent le respect des principes rappel\u00e9s \u00e0 l'article LP 111-1 du CPMP : libert\u00e9 d'acc\u00e8s \u00e0 la commande publique, \u00e9galit\u00e9 de traitement des candidats et transparence des proc\u00e9dures.<\/span><\/p>\n

En dehors des cas des march\u00e9s dispens\u00e9s de proc\u00e9dure de publicit\u00e9 et de mise en concurrence pr\u00e9vus \u00e0 l'article LP 223-3, le CPMP pr\u00e9cise que d\u00e8s lors que le montant estim\u00e9 du besoin de l'acheteur public est sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 8 millions de francs XPF HT, il est tenu de proc\u00e9der \u00e0 une mesure de publicit\u00e9 de son annonce de march\u00e9. L'article LP 231-1 fixe deux seuils de publicit\u00e9 au-dessus desquels les r\u00e8gles de publicit\u00e9 \u00e0 respecter sont diff\u00e9rentes.<\/span><\/p>\n

Attention, il convient de ne pas confondre les seuils de publicit\u00e9 fix\u00e9s par cet article avec les seuils de proc\u00e9dure fix\u00e9s \u00e0 l'article LP 223-2 du CPMP.<\/span><\/p>\n

1. Lorsque les march\u00e9s sont pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e, une publicit\u00e9 adapt\u00e9e. (Article LP 231-1 1\u00b0)<\/strong><\/span><\/p>\n

Pour ces march\u00e9s, il appartient \u00e0 l'acheteur de d\u00e9terminer les modalit\u00e9s de publicit\u00e9 \u00ab en fonction des caract\u00e9ristiques du besoin \u00e0 satisfaire, notamment le montant et la nature des travaux, des fournitures ou des services en cause, du nombre ou de la localisation des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques susceptibles d'y r\u00e9pondre ainsi que des circonstances de l'achat \u00bb.<\/span><\/p>\n

Le code laisse une totale libert\u00e9 d'appr\u00e9ciation aux acheteurs ; c'est \u00e0 ce stade que leur professionnalisme et leur responsabilisation prennent tout leur sens.<\/span><\/p>\n

S'il est \u00e9vident que le choix du support de publicit\u00e9 est fonction du montant du march\u00e9, il doit aussi \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 l'objet, \u00e0 la nature, \u00e0 la complexit\u00e9, au degr\u00e9 de concurrence entre les entreprises concern\u00e9es et \u00e0 l'urgence du besoin et assurer une audience suffisante. L'important est que la publicit\u00e9 choisie garantisse l'efficacit\u00e9 de l'achat, c'est-\u00e0-dire qu'elle soit \u00e0 m\u00eame de susciter la concurrence n\u00e9cessaire.<\/span><\/p>\n

L'achat sera regard\u00e9 comme effectu\u00e9 dans des conditions satisfaisantes au regard des principes de la commande publique si, dans les faits, les moyens de publicit\u00e9 utilis\u00e9s permettent aux prestataires potentiels d'\u00eatre inform\u00e9s de l'intention d'acheter et de la description pr\u00e9cise du besoin, pour obtenir une diversit\u00e9 d'offres suffisante pour garantir une r\u00e9elle mise en concurrence.<\/span><\/p>\n

Ne sont retenues comme pertinentes que les mesures proc\u00e9dant de l'initiative propre de l'acheteur public. Les mesures de publicit\u00e9 intervenues ind\u00e9pendamment de sa volont\u00e9 sont sans influence sur la r\u00e9gularit\u00e9 des mesures de publicit\u00e9 auxquelles il a proc\u00e9d\u00e9.<\/span><\/p>\n

Les informations peuvent \u00eatre diffus\u00e9es sur le site de l'acheteur public. On prendra garde que ce moyen de publicit\u00e9 ne peut \u00eatre un moyen unique suffisant, que si le site de l'acheteur dispose d'une audience en rapport avec l'enjeu et le montant financier du march\u00e9. Pour des sites \u00e0 audience r\u00e9duite, ce mode d'information ne doit \u00eatre utilis\u00e9 que comme un moyen de publicit\u00e9 compl\u00e9mentaire, venant appuyer une publication par voie de presse.<\/span><\/p>\n

L'information des candidats potentiels peut \u00e9galement \u00eatre assur\u00e9e par une publication au journal officiel de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise (JOPF), dans la presse quotidienne ou la presse sp\u00e9cialis\u00e9e. Ces supports offrent souvent des tarifs pr\u00e9f\u00e9rentiels, pour la publicit\u00e9 des march\u00e9s en dessous des seuils de proc\u00e9dure formalis\u00e9e. D'autres supports comme la radio ou la t\u00e9l\u00e9vision peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s.<\/span><\/p>\n

Si la publicit\u00e9 ne signifie pas n\u00e9cessairement publication (CJUE, 21 juillet 2005, Consorzio Aziende Metano \u2013 CONAME, aff. C-231\/03.), il conviendra toutefois de d\u00e9montrer, en l'absence de publication, que les entreprises susceptibles d'\u00eatre int\u00e9ress\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 contact\u00e9es, par tout moyen utile (courriel, fax\u2026). Ainsi, pour un march\u00e9 de faible montant, une demande de devis \u00e0 quelques entreprises locales susceptibles de fournir la prestation, dont on gardera la trace, pourra \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme suffisante. L'acheteur prendra garde \u00e0 conserver la trace de ces demandes afin d'\u00eatre \u00e0 m\u00eame de justifier son choix.<\/span><\/p>\n

Enfin, quel que soit le support de publicit\u00e9 choisi par l'acheteur public, des informations minimales doivent obligatoirement \u00eatre port\u00e9es \u00e0 la connaissance des candidats potentiels. Ainsi, doivent toujours \u00eatre mentionn\u00e9s : l'identit\u00e9 et les coordonn\u00e9es de l'acheteur, l'objet des prestations envisag\u00e9es, les crit\u00e8res d'attribution du march\u00e9 et, lorsque le prix n'est pas l'unique crit\u00e8re de choix, les conditions de mise en \u0153uvre de ces crit\u00e8res (CE Sect., 30 janvier 2009, ANPE, n\u00b0 290236), c'est-\u00e0-dire la pond\u00e9ration de ces crit\u00e8res.<\/span><\/p>\n

2.Lorsque l'acheteur public \u00e0 recours \u00e0 une proc\u00e9dure formalis\u00e9e, la publicit\u00e9 est r\u00e9glement\u00e9e (Article LP 231-1 2\u00b0).<\/strong><\/span><\/p>\n

Dans ces hypoth\u00e8ses, l'acheteur public est tenu de publier un avis d'appel public \u00e0 concurrence (AAPC) conforme au mod\u00e8le fix\u00e9 \u00e0 l'annexe 3 du CPMP (cf infra) soit dans un journal d'annonces l\u00e9gales (JAL),<\/span><\/p>\n

soit au journal officiel de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise (JOPF).<\/span><\/p>\n

L'acheteur public peut compl\u00e9ter cette publicit\u00e9 obligatoire par la diffusion de son avis sur tout autre support de diffusion suppl\u00e9mentaire.<\/span><\/p>\n

La publicit\u00e9 compl\u00e9mentaire permet \u00e0 l'acheteur public de recevoir des candidatures ou des offres plus nombreuses. Ainsi, pour des march\u00e9s d'un montant \u00e9lev\u00e9, o\u00f9 le surco\u00fbt d'une publication compl\u00e9mentaire dans un organe de presse est insignifiant au regard du montant du march\u00e9, il peut \u00eatre opportun de chercher \u00e0 favoriser, le plus possible, la concurrence par des publications compl\u00e9mentaires.<\/span><\/p>\n

Cette publicit\u00e9 peut \u00eatre faite dans la presse quotidienne, dans la presse sp\u00e9cialis\u00e9e ou encore par voie d'affichage sur des supports r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 cet effet. Ce mode d'information suppl\u00e9mentaire est peut-\u00eatre plus adapt\u00e9 aux petites communes.<\/span><\/p>\n

D'autres moyens compl\u00e9mentaires peuvent \u00eatre utilis\u00e9s aux fins de publicit\u00e9 : message publicitaire sur les ondes radiophoniques, spot t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, ou encore sur le site internet de l'acheteur ou sur des sites concentrateurs d'annonces de march\u00e9.<\/span><\/p>\n

Le contenu des avis de publicit\u00e9 compl\u00e9mentaires est laiss\u00e9 \u00e0 l'appr\u00e9ciation de l'acheteur public qui peut se contenter d'informations minimales, \u00e0 la condition expresse qu'il renvoie aux insertions faites dans le cadre des publications obligatoires et qui contiennent la totalit\u00e9 des renseignements publi\u00e9s. La publicit\u00e9 compl\u00e9mentaire peut intervenir post\u00e9rieurement aux publications obligatoires. Elle n'a, toutefois, jamais pour effet de prolonger le d\u00e9lai de r\u00e9ception des candidatures.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre\u00a0 II \u2013 Informations des candidats et d\u00e9mat\u00e9rialisation des proc\u00e9dures<\/span> (<\/span><\/span>Nouveau<\/span><\/span>)<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Sous-section 1 \u2013 D\u00e9finition des documents de la consultation (Nouveau)<\/span><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les documents de la consultation sont constitu\u00e9s de l'ensemble des documents et informations pr\u00e9par\u00e9s par l'acheteur public pour d\u00e9finir l'objet, les caract\u00e9ristiques et les conditions d'ex\u00e9cution du march\u00e9 y compris l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou le document qui en tient lieu.<\/span><\/span><\/p>\n

Les march\u00e9s pass\u00e9s apr\u00e8s mise en concurrence font l'objet d'un r\u00e8glement de consultation qui est l'un des documents de la consultation. Les mentions figurant dans ce r\u00e8glement sont pr\u00e9cis\u00e9es par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres. Ce r\u00e8glement est facultatif si les mentions qui doivent y \u00eatre port\u00e9es figurent dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence.<\/span><\/p>\n

Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e, le r\u00e8glement de la consultation peut se limiter aux caract\u00e9ristiques principales de la proc\u00e9dure et du choix de l'offre.<\/span><\/p>\n

Les autres documents de la consultation sont pr\u00e9cis\u00e9s par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Abrog\u00e9<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les documents de la consultation comportent des documents de proc\u00e9dure et les pi\u00e8ces constitutives du projet de march\u00e9. Ils peuvent comporter des documents informatifs.<\/span><\/p>\n

Les documents de proc\u00e9dure comportent, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le r\u00e8glement de la consultation.<\/span><\/p>\n

Pour les march\u00e9s de conception-r\u00e9alisation mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 326-1 ainsi que<\/span><\/p>\n

les march\u00e9s pass\u00e9s sur concours d\u00e9finis \u00e0 l'article LP 325-1, le programme de l'op\u00e9ration accompagne le r\u00e8glement de la consultation.<\/span><\/p>\n

Pour les march\u00e9s pass\u00e9s sur proc\u00e9dure de dialogue comp\u00e9titif d\u00e9finis \u00e0 l'article LP 324-1, le r\u00e8glement de la consultation est accompagn\u00e9, le cas \u00e9ch\u00e9ant, du projet partiellement d\u00e9fini ou du programme fonctionnel.<\/span><\/p>\n

Les pi\u00e8ces constitutives du projet de march\u00e9 \u00e0 fournir aux candidats comportent l'acte d'engagement, le cahier des clauses administratives particuli\u00e8res (CCAP) et le cahier des clauses techniques particuli\u00e8res (CCTP).<\/span><\/p>\n

L'acheteur public peut y adjoindre tout autre document appel\u00e9 \u00e0 devenir une pi\u00e8ce contractuelle du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

L'alin\u00e9a 5 n'est pas applicable aux march\u00e9s pass\u00e9s selon la proc\u00e9dure adapt\u00e9e d\u00e9finis aux articles LP 321-1 et LP 321-2 et selon la proc\u00e9dure de dialogue comp\u00e9titif. Les documents informatifs sont destin\u00e9s \u00e0 \u00e9clairer les candidats sur certaines caract\u00e9ristiques du march\u00e9. Leur communication aux candidats est une facult\u00e9.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-3 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Le r\u00e8glement de la consultation fixe les r\u00e8gles particuli\u00e8res de la consultation.<\/span><\/p>\n

Il comporte les mentions figurant dans le mod\u00e8le figurant en annexe 4 du pr\u00e9sent code et notamment :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Les mentions obligatoires figurant dans le mod\u00e8le d'avis d'appel public \u00e0 la concurrence mentionn\u00e9 \u00e0 l'article A 231-1 \u00e0 l'exception de la mention relative \u00e0 la date d'envoi de l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence \u00e0 la publication.<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Des mentions propres \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-apr\u00e8s :<\/span><\/p>\n

a) la possibilit\u00e9 ou non de pr\u00e9senter des variantes, les modalit\u00e9s selon lesquelles elles doivent \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9es et les exigences minimales \u00e9ventuellement pr\u00e9cis\u00e9es au cahier des charges auxquelles elles doivent r\u00e9pondre ;<\/span><\/p>\n

b) lorsque le march\u00e9 est alloti, les modalit\u00e9s de soumission aux lots ainsi que les modalit\u00e9s de leur attribution ;<\/span><\/p>\n

c) lorsque le march\u00e9 n'est pas alloti, les motifs du non-allotissement ;<\/span><\/p>\n

d) les modalit\u00e9s du dialogue s'il s'agit d'une proc\u00e9dure de dialogue comp\u00e9titif ;<\/span><\/p>\n

e) le recours ou non \u00e0 une proc\u00e9dure se d\u00e9roulant en phases successives de mani\u00e8re \u00e0 r\u00e9duire le nombre de solutions \u00e0 discuter ou les offres \u00e0 n\u00e9gocier s'il s'agit d'une proc\u00e9dure de dialogue ou une proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e ;<\/span><\/p>\n

f) la dur\u00e9e du march\u00e9 exprim\u00e9e soit en mois et\/ou jours, soit encadr\u00e9e dans une fourchette de date ;<\/span><\/p>\n

g) s'il s'agit d'un march\u00e9 reconductible, le nombre et les modalit\u00e9s de reconductions ;<\/span><\/p>\n

h) les conditions relatives aux march\u00e9s et notamment, l'existence d'une clause sociale et\/ou environnementale, les garanties d'ex\u00e9cution du march\u00e9 exig\u00e9es le cas \u00e9ch\u00e9ant, les modalit\u00e9s essentielles de financement ou de paiement du march\u00e9, la forme juridique que devra rev\u00eatir le groupement et les modalit\u00e9s de pr\u00e9sentation des offres, si l'acheteur public entend faire usage des dispositions mentionn\u00e9es au VI et au VII de l'article LP 233-4 ;<\/span><\/p>\n

i) les conditions de participation \u00e0 la mise en concurrence ;<\/span><\/p>\n

j) le nombre maximum et minimum de candidats admis \u00e0 pr\u00e9senter une offre et les crit\u00e8res de s\u00e9lection en l'absence d'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ;<\/span><\/p>\n

k) les crit\u00e8res de jugement des offres si l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence proc\u00e8de par renvoi ;<\/span><\/p>\n

l) des pr\u00e9cisions relatives aux \u00e9tudes demand\u00e9es aux candidats dans les proc\u00e9dures de concours, pour les march\u00e9s de conception-r\u00e9alisation, de dialogue le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/span><\/p>\n

m) le montant et les modalit\u00e9s de paiement des primes \u00e0 verser le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/span><\/p>\n

n) la fourniture d'\u00e9chantillons, maquettes ou prototypes et les modalit\u00e9s de remise le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/span><\/p>\n

o) la fourniture d'un devis descriptif estimatif d\u00e9taill\u00e9 le cas \u00e9ch\u00e9ant ;<\/span><\/p>\n

p) toute autre mention compl\u00e9mentaire que l'acheteur public souhaite porter \u00e0 la connaissance des candidats.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Sous-section 2 \u2013 Mise \u00e0 disposition des documents de la consultation (Nouveau)<\/span><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-2 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Pour les march\u00e9s publics qui r\u00e9pondent \u00e0 un besoin dont le montant estim\u00e9 est \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 huit millions de francs CFP hors taxes et dont la proc\u00e9dure donne lieu \u00e0 la publication d'un avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou d'un document qui en tient lieu, les documents de la consultation mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 232-1 sont mis \u00e0 disposition des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics mentionn\u00e9e \u00e0 l'article LP 232-5. <\/span><\/p>\n

L'acc\u00e8s aux documents de la consultation mis \u00e0 disposition sur cette plateforme est gratuit, complet, direct et sans restriction.<\/span><\/p>\n

Cette mise \u00e0 disposition des documents de la consultation intervient \u00e0 compter de la date d'envoi \u00e0 la publication de l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou du document qui en tient lieu.<\/span><\/p>\n

L'adresse de la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics est indiqu\u00e9e dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans le document qui en tient lieu.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-3 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Lorsque certains documents de la consultation ne sont pas mis \u00e0 disposition sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics en raison :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 de la confidentialit\u00e9 de certaines des informations qu'ils contiennent ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 de fichiers trop volumineux pour en permettre le t\u00e9l\u00e9chargement ;<\/span><\/p>\n

l'acheteur public indique, dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans le document qui en tient lieu, les moyens mat\u00e9riels par lesquels ces documents peuvent \u00eatre obtenus gratuitement et, dans le cas cit\u00e9 au 1\u00b0 ci-dessus, les exigences qu'il impose en vue de prot\u00e9ger la confidentialit\u00e9 des informations.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-4 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Pour les march\u00e9s qui r\u00e9pondent \u00e0 un besoin dont le montant estim\u00e9 est \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 huit millions de francs CFP hors taxes et dont la proc\u00e9dure donne lieu \u00e0 la publication d'un avis d'appel \u00e0 la concurrence, les renseignements compl\u00e9mentaires sur les documents de la consultation sont envoy\u00e9s aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques six jours au plus tard avant la date limite fix\u00e9e pour la r\u00e9ception des offres, pour autant qu'ils en aient fait la demande en temps utile.<\/span><\/p>\n

Lorsque le d\u00e9lai de r\u00e9ception des offres est r\u00e9duit pour cause d'urgence, ce d\u00e9lai est de quatre jours.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-4 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Les documents de la consultation sont mis \u00e0 disposition sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics y compris lorsque la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 rel\u00e8ve des dispositions du 4\u00b0 de l'article LP 232-6. Dans les cas mentionn\u00e9s aux 1\u00b0, 2\u00b0 et 3\u00b0 de l'article LP 232-6, les documents sont mis \u00e0 disposition des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques par tout moyen appropri\u00e9.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Sous-section 3 \u2013 D\u00e9mat\u00e9rialisation des proc\u00e9dures (Nouveau)<\/span><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-5 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Les communications et les \u00e9changes d'informations effectu\u00e9s dans le cadre de la proc\u00e9dure de passation d'un march\u00e9 public sont, sauf dans les cas mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 232-6, obligatoirement r\u00e9alis\u00e9s sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics.<\/span><\/p>\n

Celle-ci permet principalement aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques d'acc\u00e9der par voie \u00e9lectronique au dossier de la consultation, et \u00e0 l'acheteur public de r\u00e9ceptionner par voie \u00e9lectronique les documents de candidature et\/ ou d'offre transmis en r\u00e9ponse par les candidats \u00e0 l'attribution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

La plateforme est exploit\u00e9e par la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise et mise \u00e0 disposition gracieusement de l'ensemble des acheteurs publics soumis aux dispositions du pr\u00e9sent code et aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques qui soumissionnent aux march\u00e9s publics.<\/span><\/p>\n

Conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 21 de la loi du Pays n\u00b0 2017-30 du 2 novembre 2017 relative \u00e0 la d\u00e9mat\u00e9rialisation des actes des autorit\u00e9s administratives et aux t\u00e9l\u00e9services et \u00e0 l'arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 2043 CM du 18 octobre 2018 pris en son application, la plateforme est homologu\u00e9e avant sa mise en service.<\/span><\/p>\n

Les fonctionnalit\u00e9s et les exigences minimales qui s'imposent \u00e0 cette plateforme pour son homologation sont d\u00e9termin\u00e9s par un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

Les frais d'acc\u00e8s au r\u00e9seau pour acc\u00e9der \u00e0 la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics restent \u00e0 la charge de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique et de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-6 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'acheteur public n'est pas tenu d'utiliser la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics dans les cas suivants :<\/span>

<\/span>1\u00b0 Pour les march\u00e9s mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 223-3 ;<\/span>

<\/span>2\u00b0 Lorsque, en raison de la nature particuli\u00e8re du march\u00e9, l'utilisation de la plateforme n\u00e9cessiterait des outils, des dispositifs ou des formats de fichiers particuliers qui ne sont pas pris en charge par celle-ci ;<\/span>

<\/span>3\u00b0 Lorsque, compte tenu de sa situation g\u00e9ographique et de la qualit\u00e9 de son r\u00e9seau, l'acheteur public n'est pas en mesure d'acc\u00e9der \u00e0 la plateforme ;<\/span>

<\/span>4\u00b0 Lorsque les documents de la consultation exigent la pr\u00e9sentation de maquettes, de mod\u00e8les r\u00e9duits, de prototypes ou d'\u00e9chantillons qui ne peuvent \u00eatre transmis par voie \u00e9lectronique.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-7 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Lorsque l'acheteur public n'utilise pas la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics en application de l'article LP 232-6, il l'indique dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou, en l'absence d'un tel avis, dans les documents de la consultation et en pr\u00e9cise le motif.<\/span>

<\/span>Pour chaque \u00e9tape de la proc\u00e9dure, les candidats appliquent le m\u00eame mode de transmission \u00e0 l'ensemble des documents qu'ils transmettent \u00e0 l'acheteur public.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 232-8 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 Les candidats peuvent adresser \u00e0 l'acheteur public une copie de sauvegarde des documents transmis sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics. Cette copie ne peut \u00eatre prise en consid\u00e9ration que si elle est parvenue \u00e0 l'acheteur public dans le d\u00e9lai prescrit pour le d\u00e9p\u00f4t, selon le cas, des candidatures ou des offres.<\/span>

<\/span>II \u2013 Le candidat peut faire parvenir une copie de sauvegarde soit sur un support papier ou sur support physique \u00e9lectronique.<\/span>

<\/span>La copie de sauvegarde doit \u00eatre plac\u00e9e dans un pli comportant la mention \" copie de sauvegarde \".<\/span>

<\/span>III. \u2013 La copie de sauvegarde est ouverte dans les cas suivants :<\/span>

<\/span>1\u00b0 Lorsqu'un programme informatique malveillant est d\u00e9tect\u00e9 dans les candidatures ou les offres transmises sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics. La trace de cette malveillance est conserv\u00e9e ;<\/span>

<\/span>2\u00b0 Lorsqu'une candidature ou une offre \u00e9lectronique est re\u00e7ue de fa\u00e7on incompl\u00e8te, hors d\u00e9lais ou n'a pu \u00eatre ouverte, sous r\u00e9serve que la transmission de la candidature ou de l'offre \u00e9lectronique ait commenc\u00e9 avant la cl\u00f4ture de la remise des candidatures ou des offres.<\/span>

<\/span>IV. \u2013 Lorsqu'un programme informatique malveillant est d\u00e9tect\u00e9 dans la copie de sauvegarde, celle-ci est \u00e9cart\u00e9e par l'acheteur public.<\/span>

<\/span>V \u2013 Lorsque la copie de sauvegarde est ouverte, elle est conserv\u00e9e. Lorsque la copie de sauvegarde n'est pas ouverte ou a \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9e pour le motif pr\u00e9vu au IV, elle est d\u00e9truite.<\/span> <\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-5 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

La plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics mentionn\u00e9e \u00e0 l'article LP 232-5 permet \u00e0 l'acheteur public d'effectuer les actions suivantes :<\/span>

<\/span>1\u00b0 S'identifier et s'authentifier ;<\/span>

<\/span>2\u00b0 Mettre \u00e0 disposition des documents de la consultation ;<\/span>

<\/span>3\u00b0 R\u00e9ceptionner et conserver des candidatures et des offres, y compris hors d\u00e9lais ;<\/span>

<\/span>4\u00b0 R\u00e9pondre aux questions soumises par les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques en cours de proc\u00e9dure ;<\/span>

<\/span>5\u00b0 Acc\u00e9der \u00e0 un service de courrier \u00e9lectronique ;<\/span>

<\/span>6\u00b0 Acc\u00e9der \u00e0 un historique des \u00e9v\u00e8nements permettant l'enregistrement et la tra\u00e7abilit\u00e9 des actions ayant eu lieu sur la plateforme notamment le retrait et le d\u00e9p\u00f4t de documents ;<\/span>

<\/span>7\u00b0 Saisir ou importer les donn\u00e9es des march\u00e9s publics conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 238-1.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-6 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

La plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics mentionn\u00e9e \u00e0 l'article LP 232-5 permet \u00e0 l'op\u00e9rateur \u00e9conomique d'effectuer les actions suivantes :<\/span>

<\/span>1\u00b0 S'identifier et s'authentifier ;<\/span>

<\/span>2\u00b0 Conna\u00eetre les pr\u00e9requis techniques et les modules d'extension n\u00e9cessaires pour utiliser la plateforme ;<\/span>

<\/span>3\u00b0 Acc\u00e9der \u00e0 un espace permettant de tester que la configuration du poste de travail utilis\u00e9 est en ad\u00e9quation avec les pr\u00e9requis techniques de la plateforme ;<\/span>

<\/span>4\u00b0 Effectuer une recherche permettant d'acc\u00e9der aux consultations et aux donn\u00e9es des march\u00e9s publics conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 238-1 ;<\/span>

<\/span>5\u00b0 Consulter et t\u00e9l\u00e9charger en acc\u00e8s gratuit, libre, direct et complet les documents de la consultation et leurs \u00e9ventuelles modifications ;<\/span>

<\/span>6\u00b0 Acc\u00e9der \u00e0 un espace permettant de simuler le d\u00e9p\u00f4t de documents ;<\/span>

<\/span>7\u00b0 D\u00e9poser une candidature ou des offres, y compris les d\u00e9p\u00f4ts successifs quand la proc\u00e9dure le requiert ;<\/span>

<\/span>8\u00b0 Solliciter une assistance ou consulter un support utilisateur permettant d'apporter des r\u00e9ponses aux probl\u00e9matiques techniques ;<\/span>

<\/span>9\u00b0 Formuler des questions \u00e0 l'acheteur public ;<\/span>

<\/span>10\u00b0 Consulter et t\u00e9l\u00e9charger les donn\u00e9es des march\u00e9s publics conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 238-1.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-7 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I \u2013 La plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics mentionn\u00e9e \u00e0 l'article LP 232-5 r\u00e9pond aux exigences fix\u00e9es dans les r\u00e9f\u00e9rentiels g\u00e9n\u00e9raux de s\u00e9curit\u00e9, d'interop\u00e9rabilit\u00e9 et d'accessibilit\u00e9 pr\u00e9vues par la r\u00e9glementation en vigueur.<\/span>

<\/span>II \u2013 Les fonctionnalit\u00e9s vis\u00e9es aux articles A.232-5 et A.232-6 r\u00e9pondent aux exigences techniques, de s\u00e9curit\u00e9 et d'accessibilit\u00e9 suivantes :<\/span>

<\/span>1\u00b0 La plateforme accepte les fichiers commun\u00e9ment disponibles et notamment les fichiers aux formats .XML et .JSON ;<\/span>

<\/span>2\u00b0 La taille et les formats des documents sont indiqu\u00e9s ;<\/span>

<\/span>3\u00b0 L'horodatage est qualifi\u00e9 ;<\/span>

<\/span>4\u00b0 La plateforme assure l'int\u00e9grit\u00e9 des donn\u00e9es ;<\/span>

<\/span>5\u00b0 La plateforme permet une visualisation adapt\u00e9e au m\u00e9dia utilis\u00e9 ;<\/span>

<\/span>6\u00b0 La plateforme garantit la confidentialit\u00e9 des candidatures et des offres jusqu'\u00e0 l'expiration du d\u00e9lai pr\u00e9vu pour leur remise. Les documents sont inaccessibles avant cette date. A l'expiration de ce d\u00e9lai, ils ne sont accessibles qu'aux personnes autoris\u00e9es. La plateforme recourt \u00e0 des moyens de cryptologie ou \u00e0 un outil de gestion des droits d'acc\u00e8s et des privil\u00e8ges ou \u00e0 une technique \u00e9quivalente.<\/span>

<\/span>III \u2013 Les d\u00e9p\u00f4ts, par l'op\u00e9rateur \u00e9conomique, de documents sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics donnent imm\u00e9diatement lieu \u00e0 l'envoi d'un accus\u00e9 de r\u00e9ception automatique portant les mentions suivantes\u2009:<\/span>

<\/span>\u2013 l'identification de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique auteur du d\u00e9p\u00f4t ;<\/span>

<\/span>\u2013 le nom de l'acheteur public ;<\/span>

<\/span>\u2013 l'intitul\u00e9 et l'objet de la consultation concern\u00e9e ;<\/span>

<\/span>\u2013 la date et l'heure de r\u00e9ception des documents ;<\/span>

<\/span>\u2013 la liste d\u00e9taill\u00e9e des documents transmis.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 232-8 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Conform\u00e9ment aux dispositions de l'article LP.47 de la loi du pays n\u00b0 2025-XX du XX juillet 2025 les dispositions des articles LP 15 et LP 16 de cette m\u00eame loi sont applicables aux march\u00e9s publics r\u00e9pondant \u00e0 un besoin dont le montant estim\u00e9 est \u00e9gal ou sup\u00e9rieur aux seuils de proc\u00e9dure formalis\u00e9e pour lesquels une consultation est engag\u00e9e ou un avis d'appel public \u00e0 la concurrence envoy\u00e9 \u00e0 la publication \u00e0 compter du 1er septembre 2025.<\/span>

<\/span>A compter de cette m\u00eame date, l'acheteur public, qui le souhaite, peut utiliser la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics pour les proc\u00e9dures de march\u00e9s publics r\u00e9pondant \u00e0 un besoin dont le montant estim\u00e9 est \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 huit millions de francs CFP hors taxes. S'il fait usage de cette facult\u00e9, l'acheteur public l'indique dans le r\u00e8glement de la consultation et pour chaque \u00e9tape de la proc\u00e9dure, les candidats appliquent le m\u00eame mode de transmission \u00e0 l'ensemble des documents qu'ils transmettent \u00e0 l'acheteur public. <\/span>

<\/span>Les dispositions des articles LP 15 et LP 16 de la loi du pays n\u00b0 n\u00b0 2025-XX du XX juillet 202 sont applicables \u00e0 tous les march\u00e9s publics r\u00e9pondant \u00e0 un besoin dont le montant estim\u00e9 est \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 8 millions de francs CFP hors taxes pour lesquels une consultation est engag\u00e9e ou un avis d'appel public \u00e0 la concurrence envoy\u00e9 \u00e0 la publication \u00e0 compter du 1er janvier 2027.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Chapitre\u00a0 III \u2013 Pr\u00e9sentation des candidatures<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 1 \u2013 Conditions d'acc\u00e8s aux march\u00e9s publics<\/span><\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 233-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

I<\/span> \u2013 Ne peuvent soumissionner \u00e0 un march\u00e9 pass\u00e9 par un acheteur public :<\/span>
1\u00b0 Les personnes qui ont fait l'objet, depuis moins de cinq ans, d'une condamnation d\u00e9finitive pour l'une des infractions mentionn\u00e9es aux articles 222-38 et 222-40 relatifs au trafic de stup\u00e9fiants, \u00e0 l'article 225-1 relatif \u00e0 la discrimination, \u00e0 l'article 226-13 relatif \u00e0 l'atteinte au secret professionnel, aux articles 313-1 \u00e0 313-3 relatifs \u00e0 l'escroquerie, aux articles 314-1 \u00e0 314-3 relatifs \u00e0 l'abus de confiance, aux articles 324-1 \u00e0 324-6 relatifs au blanchiment, aux articles 413-9 \u00e0 413-12 relatifs \u00e0 l'atteinte au secret de la d\u00e9fense nationale, aux articles 421-1 \u00e0 421-2-3 et au deuxi\u00e8me alin\u00e9a de l'article 421-5 relatifs au terrorisme, \u00e0 l'article 433-1 et au second alin\u00e9a de l'article 433-2 relatifs \u00e0 la corruption, au huiti\u00e8me alin\u00e9a de l'article 434-9 et au second alin\u00e9a de l'article 434-9-1 relatifs aux entraves \u00e0 la justice, aux articles 435-3, 435-4, 435-9 et 435-10 relatifs au trafic d'influence, aux articles 441-1 \u00e0 441-7 et 441-9 relatifs au faux, \u00e0 l'article 445-1 relatif \u00e0 la corruption et \u00e0 l'article 450-1 relatif \u00e0 l'association de malfaiteurs du code p\u00e9nal dans sa r\u00e9daction en vigueur en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, et aux articles L. 2339-2 \u00e0 L. 2339-4, L. 2339-11-1 \u00e0 L. 2339-11-3 du code de la d\u00e9fense et L. 317-8 du code de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure ;<\/span>
2\u00b0 Les personnes qui ont fait l'objet, depuis moins de cinq ans, d'une condamnation inscrite au bulletin n\u00b0 2 du casier judiciaire pour les infractions au code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise en mati\u00e8re de non-respect de l'\u00e9galit\u00e9 professionnelle entre les hommes et les femmes mentionn\u00e9es \u00e0 l'article Lp 1132-1, en mati\u00e8re de travail clandestin mentionn\u00e9es aux articles Lp 5611-2 et Lp 5611-7, en mati\u00e8re de marchandage mentionn\u00e9es \u00e0 l'article Lp 5612-1 et en mati\u00e8re de non-respect de la r\u00e9glementation applicable en mati\u00e8re d'emploi de travailleurs \u00e9trangers mentionn\u00e9es \u00e0 l'article Lp 5321-7 ainsi que celles qui ont fait l'objet d'une condamnation pour des infractions \u00e9quivalentes pr\u00e9vues par la l\u00e9gislation en vigueur sur un autre territoire fran\u00e7ais ;<\/span>
3\u00b0 Les personnes :<\/span>
a) Soumises \u00e0 la proc\u00e9dure de liquidation judiciaire pr\u00e9vue par l'article L.622-1 du code de commerce dans sa r\u00e9daction applicable en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ou par la l\u00e9gislation en vigueur sur un autre territoire fran\u00e7ais ou soumises \u00e0 une proc\u00e9dure \u00e9quivalente r\u00e9gie par un droit \u00e9tranger ;<\/span>
b) Dont la faillite personnelle a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e en application des articles L 625-1 \u00e0 L.625-8 du code de commerce dans sa r\u00e9daction applicable en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ou en application de la l\u00e9gislation en vigueur dans un autre territoire fran\u00e7ais ainsi que celles faisant l'objet d'une mesure \u00e9quivalente en droit \u00e9tranger ;<\/span>
c) Admises \u00e0 la proc\u00e9dure de redressement judiciaire, institu\u00e9e par l'article L. 621-1 du code de commerce dans sa r\u00e9daction applicable en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ou par la l\u00e9gislation en vigueur sur un autre territoire fran\u00e7ais ou soumises \u00e0 une proc\u00e9dure \u00e9quivalente r\u00e9gie par un droit \u00e9tranger, qui ne justifient pas avoir \u00e9t\u00e9 habilit\u00e9es \u00e0 poursuivre leurs activit\u00e9s pendant la dur\u00e9e pr\u00e9visible d'ex\u00e9cution du march\u00e9 public.<\/span>
4\u00b0 Les personnes assujetties \u00e0 l'obligation d'emploi des travailleurs handicap\u00e9s d\u00e9finie \u00e0 l'article LP 5312-4 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise qui, au cours de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a eu lieu le lancement de la consultation, n'ont pas \u00e9tabli la d\u00e9claration vis\u00e9e \u00e0 l'article LP 5312-7 du m\u00eame code ou n'ont pas, si elles en sont redevables, vers\u00e9 la participation vis\u00e9e \u00e0 l'article LP 5312-22 de ce code ainsi que les personnes assujetties \u00e0 des obligations \u00e9quivalentes par la l\u00e9gislation en vigueur dans un autre territoire fran\u00e7ais ;<\/span>
5\u00b0 Les personnes qui, au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a lieu le lancement de la consultation, n'ont pas souscrit les d\u00e9clarations leur incombant en mati\u00e8re fiscale et sociale, ou n'ont pas acquitt\u00e9 \u00e0 cette m\u00eame date les imp\u00f4ts et cotisations exigibles ;<\/span>
Sont consid\u00e9r\u00e9es comme en situation r\u00e9guli\u00e8re les personnes qui, au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a eu lieu le lancement de la consultation, n'avaient pas acquitt\u00e9 les divers produits devenus exigibles \u00e0 cette date, ni constitu\u00e9 de garanties, mais qui, avant la date du lancement de la consultation, ont, en l'absence de toute mesure d'ex\u00e9cution du comptable ou de l'organisme charg\u00e9 du recouvrement, soit acquitt\u00e9 lesdits produits, soit constitu\u00e9 des garanties jug\u00e9es suffisantes par le comptable ou l'organisme charg\u00e9 du recouvrement, soit conclu un accord contraignant avec les organismes charg\u00e9s du recouvrement en vue de payer les imp\u00f4ts, taxes, contributions ou cotisations, ainsi que les \u00e9ventuels int\u00e9r\u00eats \u00e9chus, p\u00e9nalit\u00e9s ou amendes, \u00e0 condition qu'elles respectent cet accord.<\/span>
Les personnes physiques qui sont dirigeants de droit ou de fait d'une personne morale qui ne satisfait pas aux conditions pr\u00e9vues aux deux alin\u00e9as pr\u00e9c\u00e9dents ne peuvent \u00eatre personnellement candidates \u00e0 un march\u00e9.<\/span>
II \u2013 Peuvent \u00eatre exclues de la proc\u00e9dure de passation d'un march\u00e9 pass\u00e9 par un acheteur public :<\/span>

<\/span>1\u00b0 Les personnes qui, au cours des trois ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, ont d\u00fb verser des dommages et int\u00e9r\u00eats, ont \u00e9t\u00e9 sanctionn\u00e9es par une r\u00e9siliation ou ont fait l'objet d'une sanction comparable du fait d'un manquement grave ou persistant \u00e0 leurs obligations contractuelles lors de l'ex\u00e9cution d'un march\u00e9 public ant\u00e9rieur ;<\/span>

<\/span>2\u00b0 Les personnes qui ont entrepris d'influer ind\u00fbment sur le processus d\u00e9cisionnel de l'acheteur public ou d'obtenir des informations confidentielles susceptibles de leur donner un avantage indu lors de la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 public, ou ont fourni des informations trompeuses susceptibles d'avoir une influence d\u00e9terminante sur les d\u00e9cisions d'exclusion, de s\u00e9lection ou d'attribution ;<\/span>

<\/span>3\u00b0 Les personnes qui, par leur participation pr\u00e9alable directe ou indirecte \u00e0 la pr\u00e9paration de la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 public, ont eu acc\u00e8s \u00e0 des informations susceptibles de cr\u00e9er une distorsion de concurrence par rapport aux autres candidats, lorsqu'il ne peut \u00eatre rem\u00e9di\u00e9 \u00e0 cette situation par d'autres moyens ;<\/span>

<\/span>4\u00b0 Les personnes \u00e0 l'\u00e9gard desquelles l'acheteur public dispose d'\u00e9l\u00e9ments suffisamment probants ou constituant un faisceau d'indices graves, s\u00e9rieux et concordants pour en d\u00e9duire qu'elles ont conclu une entente avec d'autres op\u00e9rateurs \u00e9conomiques en vue de fausser la concurrence ;<\/span>

<\/span>5\u00b0 Les personnes qui, par leur candidature, cr\u00e9ent une situation de conflit d'int\u00e9r\u00eats, lorsqu'il ne peut y \u00eatre rem\u00e9di\u00e9 par d'autres moyens. Constitue une situation de conflit d'int\u00e9r\u00eats toute situation dans laquelle une personne qui participe au d\u00e9roulement de la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 public ou est susceptible d'en influencer l'issue a, directement ou indirectement, un int\u00e9r\u00eat financier, \u00e9conomique ou tout autre int\u00e9r\u00eat personnel qui pourrait compromettre son impartialit\u00e9 ou son ind\u00e9pendance dans le cadre de la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 public.<\/span>

<\/span>III. \u2013 L'acheteur public qui envisage d'exclure une personne en application du II doit la mettre \u00e0 m\u00eame de fournir des preuves qu'elle a pris des mesures de nature \u00e0 d\u00e9montrer sa fiabilit\u00e9 et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, que sa participation \u00e0 la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9 n'est pas susceptible de porter atteinte \u00e0 l'\u00e9galit\u00e9 de traitement des candidats.<\/span>

<\/span>La personne \u00e9tablit notamment qu'elle a, le cas \u00e9ch\u00e9ant, entrepris de verser une indemnit\u00e9 en r\u00e9paration des manquements pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9nonc\u00e9s, qu'elle a clarifi\u00e9 totalement les faits et les circonstances en collaborant activement avec les autorit\u00e9s charg\u00e9es de l'enqu\u00eate et qu'elle a pris des mesures concr\u00e8tes propres \u00e0 r\u00e9gulariser sa situation et \u00e0 pr\u00e9venir toute nouvelle situation mentionn\u00e9e aux 1\u00b0 \u00e0 5\u00b0 du II. Ces mesures sont \u00e9valu\u00e9es en tenant compte de la gravit\u00e9 et des circonstances particuli\u00e8res attach\u00e9es \u00e0 ces situations.<\/span>

<\/span>Si l'acheteur public estime que ces preuves sont suffisantes, la personne concern\u00e9e n'est pas exclue de la proc\u00e9dure de passation de march\u00e9.<\/span>

<\/span>Les dispositions du pr\u00e9sent article sont applicables aux personnes qui se portent candidates, \u00e0 celles qui sont membres d'un groupement candidat ainsi qu'aux sous-traitants.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Si l'un des principes fondamentaux de la commande publique est la libert\u00e9 d'acc\u00e8s aux march\u00e9s publics, le CPMP fixe n\u00e9anmoins des interdictions de soumissionner r\u00e9sultant de condamnations p\u00e9nales, de la situation personnelle de l'entreprise ou de son dirigeant, de la violation d'obligations fiscales, sociales ou du non-respect de r\u00e8gles en mati\u00e8re de droit du travail.<\/span><\/p>\n

Ces interdictions s'appliquent \u00e9galement \u00e0 tous les membres d'un groupement ainsi qu'aux sous-traitants (Article LP 233-1 dernier alin\u00e9a).<\/span><\/p>\n

Les condamnations p\u00e9nales<\/strong><\/p>\n

Sont \u00e0 ce titre, exclues des march\u00e9s publics :<\/span><\/p>\n

1\u00b0) les personnes qui ont fait l'objet, depuis moins de cinq ans, d'une condamnation d\u00e9finitive pour l'une des infractions pr\u00e9vues, au code p\u00e9nal, par :<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 222-38 (manipulation, dissimulation, blanchiment de capitaux li\u00e9s au trafic de stup\u00e9fiants) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 222-40 (importation, exportation, trafic, offre, cession de stup\u00e9fiants) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 225-1 (discrimination) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 226-13 (atteinte au secret professionnel) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 313-1 \u00e0 313-3 (escroquerie) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 314-1 \u00e0 314-3 (abus de confiance);<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 324-1 \u00e0 324-6 (blanchiment) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 413-9 \u00e0 413-12 (atteinte au secret de la d\u00e9fense nationale) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 421-1 \u00e0 421-2-3 ou par le deuxi\u00e8me alin\u00e9a de l'article 421-5 (direction, organisation ou participation \u00e0 une organisation ou \u00e0 un acte terroriste);<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 433-1 ou par le second alin\u00e9a de l'article 433-2 (corruption active et trafic d'influence) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 le huiti\u00e8me alin\u00e9a de l'article 434-9 ou par le second alin\u00e9a de l'article 434-9-1 (entraves \u00e0 l'exercice de la justice) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 435-3, 435-4, 435-9 ou 435-10 (corruption active et trafic d'influence de fonctionnaires de l'Union europ\u00e9enne, des \u00c9tats-membres, d'Etats \u00e9trangers ou d'organisations internationales publiques);<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles 441-1 \u00e0 441-7 ou par l'article 441-9 (faux et usage de faux) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 445-1 (corruption passive et active des personnes n'exer\u00e7ant pas une fonction publique) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 l'article 450-1 (association de malfaiteurs) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles L. 2339-2 \u00e0 L. 2339-4 (fabrication ou commerce de mat\u00e9riels, armes ou munitions et de leurs \u00e9l\u00e9ments essentiels)<\/span><\/p>\n

\u2013 les articles L. 2339-11-1 \u00e0 L. 2339-11-3 du code de la d\u00e9fense nationale (conditions d'importation, d'exportations ou de transferts de mat\u00e9riels de guerre, d'armes ou de munitions),<\/span><\/p>\n

\u2013 ou par l'article L. 317-8 du code de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure (transport de mat\u00e9riels de guerre, d'armes ou de munitions) ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0) les personnes qui ont fait l'objet, depuis moins de cinq ans, d'une condamnation inscrite au bulletin n\u00b0 2 du casier judiciaire pour les infractions mentionn\u00e9es dans le code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise (ou pour des infractions \u00e9quivalentes pr\u00e9vues par la l\u00e9gislation en vigueur sur un autre territoire fran\u00e7ais) :<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 l'article L. P 1132-1 (\u00e9galit\u00e9 professionnelle entre les femmes et les hommes) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 aux articles LP 5611-2 et 5611-7 (travail clandestin);<\/span><\/p>\n

\u2013 \u00e0 l'article LP 5612-7 (marchandage) ;<\/span><\/p>\n

\u2013 ou \u00e0 l'article LP 5321-7 (emploi d'un \u00e9tranger non muni d'une autorisation de travail) ;<\/span><\/p>\n

Au stade des candidatures, les candidats au march\u00e9 public devront fournir une d\u00e9claration sur l'honneur d\u00fbment dat\u00e9e et sign\u00e9e pour justifier qu'ils n'entrent dans aucun des cas mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 233-1 1\u00b0) et 2\u00b0) (Art A233-5)<\/span><\/p>\n

Les personnes morales et physiques en difficult\u00e9<\/strong><\/p>\n

Les personnes morales ou physiques d\u00e9clar\u00e9es en situation de liquidation judiciaire ou de faillite personnelle par le tribunal de commerce, en application des articles L. 622-1 et L. 625-1 \u00e0 L. 625-8 du code de commerce dans sa r\u00e9daction applicable en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise sont automatiquement exclues de la participation \u00e0 la proc\u00e9dure de march\u00e9 public. Il en va de m\u00eame pour toute entreprise ou personne physique soumises \u00e0 une proc\u00e9dure \u00e9quivalente r\u00e9gie par la l\u00e9gislation en vigueur sur un autre territoire fran\u00e7ais ou par un droit \u00e9tranger.<\/span><\/p>\n

L'admission au redressement judiciaire, pr\u00e9vue \u00e0 l'article L. 621-1 du code de commerce dans sa r\u00e9daction applicable en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, est prononc\u00e9e par le juge. Le candidat doit fournir \u00e0 l'acheteur public la copie du ou des jugements concern\u00e9s ainsi qu'une attestation du juge commissaire l'habilitant \u00e0 poursuivre ses activit\u00e9s pendant la dur\u00e9e pr\u00e9visible de l'ex\u00e9cution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

Non-respect de l'obligation d'emploi de travailleurs handicap\u00e9s<\/strong><\/p>\n

Sont exclus des march\u00e9s publics, les employeurs assujettis \u00e0 l'obligation d'emploi des travailleurs handicap\u00e9s d\u00e9finie \u00e0 l'article LP 5312-4 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise qui, au cours de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a eu lieu le lancement de la consultation, n'ont pas \u00e9tabli la d\u00e9claration annuelle vis\u00e9e \u00e0 l'article LP 5312-7 du m\u00eame code ou n'ont pas, si elles en sont redevables, vers\u00e9 la participation vis\u00e9e \u00e0 l'article LP 5312-22 de ce code ainsi que les personnes assujetties \u00e0 des obligations \u00e9quivalentes par la l\u00e9gislation en vigueur dans un autre territoire fran\u00e7ais<\/span><\/p>\n

Violation des obligations fiscales et sociales<\/strong><\/p>\n

Un candidat qui n'est pas \u00e0 jour, au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a lieu le lancement de la consultation, de ses obligations sociales et fiscales ne peut \u00eatre admis \u00e0 candidater \u00e0 l'attribution d'un march\u00e9.<\/span><\/p>\n

Toutefois, sont consid\u00e9r\u00e9es en situation r\u00e9guli\u00e8re les personnes qui, au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a eu lieu le lancement de la consultation, n'avaient pas acquitt\u00e9 les divers produits devenus exigibles \u00e0 cette date, ni constitu\u00e9 de garanties, mais qui, avant la date du lancement de la consultation, ont, en l'absence de toute mesure d'ex\u00e9cution du comptable ou de l'organisme charg\u00e9 du recouvrement, soit acquitt\u00e9 lesdits produits, soit constitu\u00e9 des garanties jug\u00e9es suffisantes par le comptable ou l'organisme charg\u00e9 du recouvrement, soit conclu un accord contraignant avec les organismes charg\u00e9s du recouvrement en vue de payer les imp\u00f4ts, taxes, contributions ou<\/span><\/p>\n

cotisations, ainsi que les \u00e9ventuels int\u00e9r\u00eats \u00e9chus, p\u00e9nalit\u00e9s ou amendes, \u00e0 condition qu'elles respectent cet accord. Si tel est le cas, il n'est pas possible de rejeter le candidat concern\u00e9.<\/span><\/p>\n

La r\u00e9gularit\u00e9 de la situation des candidats au regard de leurs obligations sociales et fiscales est constat\u00e9e par la Caisse de Pr\u00e9voyance sociale (CPS) la Direction des Imp\u00f4ts et des contributions publiques (DICP), et la Direction g\u00e9n\u00e9rale des finances publiques (DgFiP) charg\u00e9s de collecter les diff\u00e9rentes taxes, impositions et contributions fiscales et sociales.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

Section 2 \u2013 Capacit\u00e9s des candidats<\/span><\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article LP 233-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Pour le contr\u00f4le des capacit\u00e9s des candidats, l'acheteur public d\u00e9termine la nature de celles, professionnelles, techniques ou financi\u00e8res qui sont exig\u00e9es des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, compte tenu des caract\u00e9ristiques du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public ne peut exiger des candidats que des documents ou renseignements relatifs aux pouvoirs des personnes habilit\u00e9es \u00e0 les engager ainsi que des renseignements ou documents permettant d'\u00e9valuer leurs capacit\u00e9s. Il peut fixer des niveaux minimaux pour celles-ci.<\/strong><\/span><\/p>\n

Les documents ou renseignements pour justifier des capacit\u00e9s ou des niveaux minimaux de capacit\u00e9 requis sont li\u00e9s et proportionn\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9 ou \u00e0 ses conditions d'ex\u00e9cution. Ils sont mentionn\u00e9s dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence, ou en l'absence d'un tel avis, dans les documents de la consultation. La liste des renseignements et documents pouvant \u00eatre demand\u00e9s aux candidats par l'acheteur public pour contr\u00f4ler les capacit\u00e9s de ces derniers est fix\u00e9e par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

Si le candidat est objectivement dans l'impossibilit\u00e9 de produire, pour justifier de ses capacit\u00e9s, l'un des renseignements ou documents demand\u00e9s par l'acheteur public et pr\u00e9vus par l'arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9cit\u00e9, il peut prouver sa capacit\u00e9 par tout autre document consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9quivalent par l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

Pour justifier de ses capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res, le candidat, m\u00eame s'il s'agit d'un groupement, peut demander que soient \u00e9galement prises en compte les capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res d'autres op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, quelle que soit la nature juridique des liens existant entre ces op\u00e9rateurs et lui. Dans ce cas, il justifie des capacit\u00e9s de ce ou ces op\u00e9rateurs \u00e9conomiques et apporte la preuve qu'il en disposera pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9 dans son dossier de candidature.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public peut exiger que les candidats joignent une traduction en fran\u00e7ais, certifi\u00e9e conforme \u00e0 l'original par un traducteur asserment\u00e9, aux documents r\u00e9dig\u00e9s dans une autre langue qu'ils remettent en application du pr\u00e9sent article.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 233-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Dans la mesure o\u00f9 ils sont n\u00e9cessaires \u00e0 l'appr\u00e9ciation de la capacit\u00e9 financi\u00e8re des candidats, l'acheteur public ne peut demander que le ou les renseignements et le ou les documents suivants :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 D\u00e9claration concernant le chiffre d'affaires global et le chiffre d'affaires concernant les fournitures, services ou travaux objet du march\u00e9, r\u00e9alis\u00e9s au maximum au cours des trois derniers exercices disponibles ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 D\u00e9claration appropri\u00e9e de banques ou preuve d'une assurance pour les risques professionnels ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 Bilans ou extraits de bilans, concernant les trois derni\u00e8res ann\u00e9es, des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques pour lesquels l'\u00e9tablissement des bilans est obligatoire en vertu de la r\u00e9glementation applicable localement.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 233-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

Dans la mesure o\u00f9 ils sont n\u00e9cessaires \u00e0 l'appr\u00e9ciation des capacit\u00e9s techniques et professionnelles des candidats, l'acheteur ne peut exiger que le ou les renseignements et le ou les documents suivants :<\/span><\/p>\n

1\u00b0 Liste des principales fournitures ou des principaux services effectu\u00e9s au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, indiquant le montant la date et le destinataire public ou priv\u00e9. Les livraisons et les prestations de services sont prouv\u00e9es par des attestations du destinataire ou, \u00e0 d\u00e9faut par une d\u00e9claration de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique ;<\/span><\/p>\n

2\u00b0 Liste des travaux ex\u00e9cut\u00e9s au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, appuy\u00e9e d'attestations de bonne ex\u00e9cution pour les travaux les plus importants. Ces attestations indiquent le montant, l'\u00e9poque et le lieu d'ex\u00e9cution des travaux et pr\u00e9cisent s'ils ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s selon les r\u00e8gles de l'art et men\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 bonne fin ;<\/span><\/p>\n

3\u00b0 D\u00e9claration indiquant les effectifs moyens annuels du candidat et l'importance du personnel d'encadrement pour chacune des trois derni\u00e8res ann\u00e9es ;<\/span><\/p>\n

4\u00b0 Indication des titres d'\u00e9tudes et professionnels de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique et\/ou des cadres de l'entreprise, et notamment des responsables de prestation de services ou de conduite des travaux de m\u00eame nature que celle du march\u00e9 ;<\/span><\/p>\n

5\u00b0 D\u00e9claration indiquant l'outillage, le mat\u00e9riel et l'\u00e9quipement technique dont le candidat dispose pour la r\u00e9alisation de march\u00e9s de m\u00eame nature ;<\/span><\/p>\n

6\u00b0 En mati\u00e8re de fournitures et de services, une description de l'\u00e9quipement technique, des mesures employ\u00e9es par l'op\u00e9rateur \u00e9conomique pour s'assurer de la qualit\u00e9 et des moyens d'\u00e9tude et de recherche de son entreprise ;<\/span><\/p>\n

7\u00b0 Certificats de qualifications professionnelles. L'acheteur public dans ce cas pr\u00e9cise que la preuve de la capacit\u00e9 du candidat peut \u00eatre apport\u00e9e par tout moyen, notamment par des certificats d'identit\u00e9 professionnelle ou des r\u00e9f\u00e9rences de travaux attestant de la comp\u00e9tence de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique \u00e0 r\u00e9aliser la prestation pour laquelle il se porte candidat ;<\/span><\/p>\n

8\u00b0 Certificats \u00e9tablis par des services charg\u00e9s du contr\u00f4le de la qualit\u00e9 et habilit\u00e9s \u00e0 attester la conformit\u00e9 des fournitures par des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 certaines sp\u00e9cifications techniques. L'acheteur public acceptera toutefois d'autres preuves de mesures \u00e9quivalentes de garantie de la qualit\u00e9 produites par les candidats, si ceux-ci n'ont pas acc\u00e8s \u00e0 ces certificats ou n'ont aucune possibilit\u00e9 de les obtenir dans les d\u00e9lais fix\u00e9s ;<\/span><\/p>\n

9\u00b0 Echantillons, descriptions et\/ou photographies des fournitures.<\/span><\/p>\n

10\u00b0Lorsque l'objet du march\u00e9 porte en tout ou partie sur l'exercice d'une activit\u00e9 r\u00e9glement\u00e9e, tout justificatif prouvant que le candidat remplit les conditions requises pour l'exercer.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 233-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

L'acheteur public d\u00e9termine, parmi les renseignements ou les documents mentionn\u00e9s aux articles A 233-1 et A 233-2, ceux que doit produire le candidat pour lui permettre d'appr\u00e9cier ses capacit\u00e9s financi\u00e8res, techniques ou professionnelles.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>Article A 233-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
Pour justifier des capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res d'autres op\u00e9rateurs \u00e9conomiques sur lesquels il s'appuie pour pr\u00e9senter sa candidature en application du quatri\u00e8me alin\u00e9a de l'article LP 233-2, le candidat produit les m\u00eames documents concernant cet op\u00e9rateur \u00e9conomique que ceux qui lui sont exig\u00e9s par l'acheteur public. En outre, pour justifier qu'il dispose des capacit\u00e9s de cet op\u00e9rateur \u00e9conomique pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9, le candidat produit un engagement \u00e9crit de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

<\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
\n

La loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019 portant diverses mesures de simplification du CPMP a modifi\u00e9 le contr\u00f4le que devait op\u00e9rer l'acheteur public polyn\u00e9sien sur les capacit\u00e9s des candidats aux march\u00e9s. S'il devait, avant l'entr\u00e9e en vigueur de cette loi, obligatoirement contr\u00f4ler les trois capacit\u00e9s des candidats (techniques, professionnelles et financi\u00e8res) en exigeant, pour chacune d'elles, au moins l'un des documents pr\u00e9vus aux A 233-1 et suivants, il lui appartient dor\u00e9navant de d\u00e9terminer librement celles de ces trois capacit\u00e9s qu'il entend v\u00e9rifier (ces exigences sont g\u00e9n\u00e9ralement fix\u00e9es dans l'avis de publicit\u00e9 ou le r\u00e8glement de la consultation).<\/span><\/p>\n

Pour mesurer la capacit\u00e9 professionnelle, technique et financi\u00e8re des entreprises candidates \u00e0 r\u00e9aliser les prestations demand\u00e9es, les acheteurs publics peuvent exiger la production des documents et renseignements pr\u00e9vus aux articles A 233-1 \u00e0 A 233-4 du CPMP.<\/span><\/p>\n

La liste des documents fix\u00e9e par ces articles est limitative.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public ne peut exiger des candidats qu'ils fournissent d'autres pi\u00e8ces que celles que celles mentionn\u00e9es dans ces articles.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public doit indiquer les documents ou renseignements au vu desquels il entend op\u00e9rer la s\u00e9lection des candidatures, mais pas les conditions de mise en \u0153uvre de ces crit\u00e8res.<\/strong><\/span><\/p>\n

\u00ab Lorsque l'acheteur public d\u00e9cide de limiter le nombre des candidats admis \u00e0 pr\u00e9senter une offre, il lui appartient [y compris en MAPA] d'assurer l'information appropri\u00e9e des candidats sur les crit\u00e8res de s\u00e9lection de ces candidatures d\u00e8s l'engagement de la proc\u00e9dure d'attribution du march\u00e9 dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou le cahier des charges tenu \u00e0 la disposition des candidats. Cette information appropri\u00e9e suppose que l'acheteur public indique aussi les documents ou renseignements au vu desquels il entend op\u00e9rer la s\u00e9lection des candidatures. Mais cette information appropri\u00e9e n'implique, en revanche, pas que l'acheteur public indique les conditions de mise en \u0153uvre des crit\u00e8res de s\u00e9lection des candidatures \u00bb (CE, 24 f\u00e9vrier 2010, Communaut\u00e9 de communes de l'Enclave des papes).<\/span><\/p>\n

Dispense de fourniture de documents d\u00e9j\u00e0 transmis<\/strong>.<\/span><\/p>\n

L'acheteur public peut pr\u00e9voir, dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation, que les candidats ne sont pas tenus de fournir les documents et renseignements qui lui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 transmis dans le cadre d'une pr\u00e9c\u00e9dente consultation et qui demeurent valables (Article A 233-5- 5\u00b0).<\/span><\/p>\n

Un acheteur public peut-il \u00e9vincer un candidat au seul motif d'une insatisfaction li\u00e9e \u00e0 l'ex\u00e9cution d'un pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9 ?<\/strong><\/span><\/p>\n

Oui, dans certaines conditions\u2026<\/span><\/p>\n

Une entreprise ne peut faire l'objet ni d'une exclusion de principe des march\u00e9s d'une collectivit\u00e9, ni d'une exclusion motiv\u00e9e par le contentieux qui l'oppose \u00e0 ladite collectivit\u00e9. Sa candidature peut, en revanche, \u00eatre \u00e9cart\u00e9e \u00e0 raison des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s sur diff\u00e9rents chantiers g\u00e9r\u00e9s par l'entreprise : des retards sur d'autres op\u00e9rations, le non-respect de certaines prescriptions d'un contrat d'entretien des installations de balisage, de s\u00e9curit\u00e9 et d'alarme des b\u00e2timents communaux pass\u00e9 avec collectivit\u00e9, et de par la d\u00e9gradation des relations entretenues avec l'entreprise en question, se traduisant par des mises en cause nominatives d'un responsable des services de la ville. Une \u00e9viction fond\u00e9e sur de tels motifs ne proc\u00e8de pas d'une rupture d'\u00e9galit\u00e9 entre les candidats (CE, 24 novembre 2008, Soci\u00e9t\u00e9 ELALE)<\/span><\/p>\n

\u2026 mais toujours au stade de la candidature.<\/span><\/p>\n

Le Conseil d'Etat a consid\u00e9r\u00e9 qu'un maitre d'ouvrage pouvait \u00e9carter la candidature d'une entreprise \u00ab en raison de difficult\u00e9s qui avaient affect\u00e9 la r\u00e9alisation de travaux ant\u00e9rieurs \u00bb qui lui avaient \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s (CE, 27 f\u00e9vrier 1987, H\u00f4pital d\u00e9partemental Esquirol).<\/span><\/p>\n

Le pouvoir d'\u00e9vincer une entreprise pour des incomp\u00e9tences pass\u00e9es rel\u00e8ve, par cons\u00e9quent, de la candidature.<\/span><\/p>\n

Pour autant, l'acheteur public ne peut, sans ouvrir l'enveloppe contenant les pi\u00e8ces relatives \u00e0 la candidature, rejeter une entreprise avec laquelle il aurait connu des difficult\u00e9s lors d'un pr\u00e9c\u00e9dent chantier. La cour d'appel de Nancy a consid\u00e9r\u00e9 que \u00ab sans ouvrir la premi\u00e8re enveloppe en raison de difficult\u00e9s qu'elle avait rencontr\u00e9es dans l'ex\u00e9cution d'un pr\u00e9c\u00e9dent marche ayant le m\u00eame objet, la commission d'appel d'offres a m\u00e9connu les dispositions [relatives \u00e0 la candidature] du Code des marches publics \u00bb (CAA Nancy, 12 mai 2005, D\u00e9partement de la Moselle).<\/span><\/p>\n

Si un maitre d'ouvrage peut \u00e9carter une entreprise pour un motif ant\u00e9rieur d'insatisfaction, il doit, avant cela, appr\u00e9cier l'ensemble des \u00e9l\u00e9ments relatifs \u00e0 la candidature. En effet, une entreprise doit toujours pouvoir arguer de changements internes, de nouvelles m\u00e9thodes de travail, pour justifier de sa capacit\u00e9 \u00e0 ex\u00e9cuter le march\u00e9 objet de la consultation (r\u00e9f\u00e9rences r\u00e9centes, moyens en personnel nouveau ou\/et mieux form\u00e9\u2026). C'est pourquoi, si la jurisprudence reconnait la facult\u00e9 d'\u00e9carter une entreprise pour de pr\u00e9c\u00e9dents manquements, elle encadre strictement la m\u00e9thode \u00e0 suivre par l'acheteur public pour parvenir \u00e0 cette d\u00e9cision : l'acheteur public devra pr\u00e9alablement appr\u00e9cier l'ensemble des r\u00e9f\u00e9rences de l'entreprise, et pourra, ensuite, mettre en balance le dossier de candidature avec les manquements pr\u00e9c\u00e9dents. La jurisprudence contraint donc l'acheteur public \u00e0 une v\u00e9ritable analyse des capacit\u00e9s de l'entreprise avant de pouvoir ensuite les confronter aux reproches formul\u00e9s \u00e0 l'encontre d'un candidat. La cour administrative d'appel de Paris a consid\u00e9r\u00e9 que \u00ab pour \u00e9valuer les garanties, la commission d'appel d'offres ne peut se fonder uniquement sur les seuls manquements all\u00e9gu\u00e9s d'une entreprise dans l'ex\u00e9cution de pr\u00e9c\u00e9dents march\u00e9s, sans rechercher si d'autres \u00e9l\u00e9ments du dossier de candidature de la soci\u00e9t\u00e9 permettent \u00e0 celle-ci de justifier de telles garanties ; qu'ainsi, en \u00e9cartant la candidature de la soci\u00e9t\u00e9 GAR, en se fondant uniquement sur l'existence de litiges opposant cette soci\u00e9t\u00e9 au maitre d'\u0153uvre dans des op\u00e9rations similaires, sans examiner dans son ensemble le dossier de candidature de la soci\u00e9t\u00e9, la commission d'appel d'offres a entach\u00e9 sa d\u00e9cision d'une erreur de droit \u00bb. En l'esp\u00e8ce, la cour d'appel estime que la seule existence de litiges opposant le candidat \u00e0 un maitre d'\u0153uvre dans des op\u00e9rations similaires est insuffisante \u00e0 justifier la d\u00e9cision d'\u00e9viction (CAA Paris, 2 octobre 2007, soci\u00e9t\u00e9 GAR).<\/span><\/p>\n

La commission d'appel d'offres ne peut se fonder uniquement sur les seuls manquements all\u00e9gu\u00e9s d'une entreprise dans l'ex\u00e9cution de pr\u00e9c\u00e9dents march\u00e9s, sans rechercher si d'autres \u00e9l\u00e9ments du dossier de candidature de la soci\u00e9t\u00e9 permettent \u00e0 celle-ci de justifier de telles garanties : \u00ab Consid\u00e9rant qu'il r\u00e9sulte de l'instruction que la commission d'appel d'offres de la r\u00e9gion Lorraine a \u00e9cart\u00e9 la candidature de la soci\u00e9t\u00e9 ACE BTP en raison de l'insuffisance de ses r\u00e9f\u00e9rences relatives \u00e0 des prestations similaires, compte tenu de ses prestations ant\u00e9rieures et de l'absence de garanties nouvelles suffisantes ; que la commission d'appel d'offres a pris en compte, pour appr\u00e9cier les prestations ant\u00e9rieures similaires de la soci\u00e9t\u00e9, ses manquements all\u00e9gu\u00e9s dans le cadre de pr\u00e9c\u00e9dents march\u00e9s, notamment son absence, non contest\u00e9e, \u00e0 des r\u00e9unions hebdomadaires de chantier contractuellement pr\u00e9vues et les conditions dans lesquelles elle a accompli sa mission de s\u00e9curit\u00e9 sur un chantier ou pr\u00e9cis\u00e9ment un incendie s'est d\u00e9clar\u00e9 ; qu'il est par ailleurs constant que la soci\u00e9t\u00e9 ACE BTP ne justifie pas avoir fourni des r\u00e9f\u00e9rences autres que celles relatives \u00e0 ces march\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment conclus avec la r\u00e9gion Lorraine ; que, dans ces circonstances, la commission d'appel d'offres a pu valablement \u00e9carter sa candidature a raison de l'insuffisance de ses capacit\u00e9s professionnelles \u00bb (CE, 10 juin 2009, R\u00e9gion Lorraine).<\/span><\/p>\n

    \n
  1. Groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, \u00e9viction d'un candidat pour mauvaise ex\u00e9cution de march\u00e9s ant\u00e9rieurs. <\/strong><\/span><\/li>\n<\/ol>\n

    L'ex\u00e9cution m\u00e9diocre de march\u00e9s ant\u00e9rieurs a \u00e9t\u00e9 retenue pour justifier non pas le rejet de la candidature individuelle de l'entreprise qui s'en \u00e9tait rendue coupable, mais l'\u00e9viction des quatre groupements d'entreprises dont elle faisait partie (CAA Nantes, 4 d\u00e9cembre 2009, Soci\u00e9t\u00e9 Conceptic'art).<\/span><\/p>\n

    Impossibilit\u00e9 de se borner \u00e0 rejeter la candidature de l'entreprise d\u00e9faillante lors d'un pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9.<\/strong><\/span><\/p>\n

    Selon la jurisprudence, l'acheteur public \u00ab ne peut se fonder uniquement sur les seuls manquements d'une entreprise dans l'ex\u00e9cution de pr\u00e9c\u00e9dents march\u00e9s, sans rechercher si d'autres \u00e9l\u00e9ments du dossier de candidature de la soci\u00e9t\u00e9 permettent \u00e0 celle-ci de justifier de garanties techniques, professionnelles et financi\u00e8res \u00bb. La cour constate qu'en l'esp\u00e8ce, la commission d'appel d'offres de l'Opievoy s'est born\u00e9e \u00e0 rejeter chacune des candidatures de la soci\u00e9t\u00e9 en lui retournant l'enveloppe contenant le dossier de candidature non ouverte et en faisant \u00e9tat de \u00ab l'insatisfaction rencontr\u00e9e au cours de l'ex\u00e9cution d'un pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9 \u00bb. Ainsi, en s'abstenant de rechercher si d'autres \u00e9l\u00e9ments des dossiers de candidature permettaient \u00e0 l'entreprise de justifier des garanties requises pour soumissionner six appels d'offres, la commission d'appel d'offres a entach\u00e9 chacune de ses d\u00e9cisions d'une erreur de droit. L'entreprise a donc \u00e9t\u00e9 irr\u00e9guli\u00e8rement \u00e9vinc\u00e9e des proc\u00e9dures d'attribution aff\u00e9rentes \u00e0 ces six appels d'offres.<\/span><\/p>\n

    Toutefois, lorsqu'une entreprise candidate \u00e0 l'attribution d'un march\u00e9 public demande la r\u00e9paration du pr\u00e9judice n\u00e9 de son \u00e9viction irr\u00e9guli\u00e8re, il appartient au juge de v\u00e9rifier si l'entreprise \u00e9tait ou non \u00ab d\u00e9pourvue de toute chance de remporter ce march\u00e9 \u00bb. Sur ce point, la cour juge \u00ab qu'en se bornant \u00e0 soutenir qu'elle a \u00e9t\u00e9 irr\u00e9guli\u00e8rement \u00e9vinc\u00e9e des appels d'offres en litige sans d\u00e9montrer qu'elle n'\u00e9tait pas d\u00e9pourvue de toute chance d'obtenir les march\u00e9s pr\u00e9cit\u00e9s, l'entreprise n'est pas fond\u00e9e \u00e0 solliciter l'indemnisation du manque \u00e0 gagner \u00e0 hauteur de 891 480,62 euros qu'elle escomptait de ces march\u00e9s ; qu'elle n'est pas davantage fond\u00e9e \u00e0 solliciter l'indemnisation de l'atteinte \u00e0 sa r\u00e9putation dont elle aurait \u00e9t\u00e9 victime du fait des agissements de l'Opievoy d\u00e8s lors, d'une part, qu'elle ne d\u00e9montre pas son affaiblissement sur le march\u00e9, et, d'autre part, que la r\u00e9siliation du march\u00e9 \u00e9tait fond\u00e9e \u00bb (CAA Versailles, 19 octobre 2013, Opievoy).<\/span><\/p>\n

    En l'absence de toute autre r\u00e9f\u00e9rence, possibilit\u00e9 de rejeter la candidature d'une entreprise d\u00e9faillante lors d'un pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9.<\/strong><\/span><\/p>\n

    La cour administrative d'appel de Marseille rappelle que \u00ab pour \u00e9liminer la candidature d'une entreprise, la commission d'appel d'offres ne peut se fonder uniquement sur les seuls manquements de cette derni\u00e8re dans l'ex\u00e9cution de pr\u00e9c\u00e9dents march\u00e9s, sans rechercher si d'autres \u00e9l\u00e9ments contenus dans le dossier de candidature de la soci\u00e9t\u00e9 permettent \u00e0 celle-ci de justifier des garanties exig\u00e9es \u00bb. La cour constate que la soci\u00e9t\u00e9 a joint \u00e0 son dossier de candidature uniquement les annexes du pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9 de nettoyage conclu entre elle et l'OPH. Elle n'a fourni aucune autre r\u00e9f\u00e9rence portant sur des services similaires \u00e0 l'objet du march\u00e9 envisag\u00e9. La cour juge qu'\u00ab en l'absence de toute autre r\u00e9f\u00e9rence, la commission d'appel d'offres a pu l\u00e9galement se fonder sur l'ex\u00e9cution de ce pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9 auquel faisait exclusivement r\u00e9f\u00e9rence la soci\u00e9t\u00e9 candidate, en vue d'appr\u00e9cier ses capacit\u00e9s techniques \u00bb. Ainsi, la commission d'appel d'offres pouvait donc valablement rejeter la candidature de ladite soci\u00e9t\u00e9 en se fondant sur le motif selon lequel cette derni\u00e8re n'apportait pas les garanties suffisantes de bonne ex\u00e9cution \u00ab compte tenu des nombreux manquements dans l'ex\u00e9cution du pr\u00e9c\u00e9dent march\u00e9 \u00bb (CAA Marseille, 23 juin 2014, OPH de la Communaut\u00e9 d'agglom\u00e9ration de Montpellier).<\/span><\/p>\n

    Quid des entreprises nouvellement cr\u00e9\u00e9es ou des entreprises sans exp\u00e9rience ?<\/strong><\/span><\/p>\n

    Il faut prendre en compte les soci\u00e9t\u00e9s nouvellement cr\u00e9\u00e9es. Le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du tribunal administratif de Poitiers a commis une erreur de droit en annulant une proc\u00e9dure du simple fait que la commune avait m\u00e9connu le r\u00e8glement de la consultation en retenant la candidature d'une soci\u00e9t\u00e9 qui n'avait pu fournir les d\u00e9clarations de chiffre d'affaires et les r\u00e9f\u00e9rences des prestations similaires ex\u00e9cut\u00e9es demand\u00e9es dans ce r\u00e8glement.<\/span><\/p>\n

    Pour le Conseil d'Etat, il incombait \u00e0 l'acheteur, \u00ab en application des articles 45 et 52 du Code des marches publics, de permettre aux entreprises de cr\u00e9ation r\u00e9cente de justifier de leurs capacit\u00e9s financi\u00e8res, techniques et r\u00e9f\u00e9rences professionnelles par tout autre moyen \u00bb : \u00ab qu'en jugeant ainsi que la mention, dans le r\u00e8glement de la consultation, de ces seuls documents et renseignements imposait au pouvoir<\/span><\/p>\n

    adjudicateur de rejeter la candidature des entreprises de cr\u00e9ation r\u00e9cente qui n'avaient pu les fournir, alors qu'il lui incombait, en application des articles 45 et 52 du Code des marches publics, de permettre aux entreprises de cr\u00e9ation r\u00e9cente de justifier de leurs capacit\u00e9s financi\u00e8res, techniques et r\u00e9f\u00e9rences professionnelles par tout autre moyen, le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s du tribunal administratif de Poitiers a commis une erreur de droit ; que, par suite, la COMMUNE DE SAINT-BENOIT est fond\u00e9e a demander l'annulation de l'ordonnance attaqu\u00e9e \u00bb (Conseil d'Etat, 9 mai 2012, Commune de Saint-Benoit).<\/span><\/p>\n

    Pour attribuer un march\u00e9 \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 sans exp\u00e9rience, il faut v\u00e9rifier ses capacit\u00e9s.<\/strong><\/span><\/p>\n

    Il est possible d'attribuer un march\u00e9 \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9cente ne poss\u00e9dant ni r\u00e9f\u00e9rence ni exp\u00e9rience, mais \u00e0 condition de fonder cette d\u00e9cision d'attribution sur des documents permettant d'appr\u00e9cier la capacit\u00e9 du candidat. La cour administrative d'appel de Bordeaux estime que \u00ab la seule circonstance que la soci\u00e9t\u00e9 attributaire \u00e9tait de cr\u00e9ation r\u00e9cente ne pouvait l'emp\u00eacher de concourir ni faire regarder son offre comme n\u00e9cessairement incompl\u00e8te, quand bien m\u00eame elle n'aurait pu produire certains documents financiers et des r\u00e9f\u00e9rences techniques et quand bien m\u00eame le r\u00e8glement de l'appel d'offres ne pr\u00e9voyait pas express\u00e9ment de dispositions particuli\u00e8res pour les entreprises r\u00e9centes \u00bb (CAA Bordeaux, 30 octobre 2014, Collectivit\u00e9 d'outre-mer Saint-Martin).<\/span><\/p>\n

    En proc\u00e9dure adapt\u00e9e le crit\u00e8re relatif \u00e0 l'exp\u00e9rience des candidats est possible au stade de l'offre.<\/strong><\/span><\/p>\n

    Alors que la solution jurisprudentielle classique consid\u00e8re que le crit\u00e8re de l'exp\u00e9rience des candidats ne peut \u00eatre mis en \u0153uvre au stade des offres (CE, 29 d\u00e9cembre 2006, Soci\u00e9t\u00e9 Bertele), le Conseil d'Etat temp\u00e8re son raisonnement pour les MAPA. Il consid\u00e8re que les dispositions de l'article 53 du Code des marches publics (dispositions identiques \u00e0 celles de l'article LP 235-2 du CPMP) \u00ab permettent au pouvoir adjudicateur de retenir, en proc\u00e9dure adapt\u00e9e, pour choisir l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, un crit\u00e8re reposant sur l'exp\u00e9rience des candidats, et donc sur leurs r\u00e9f\u00e9rences portant sur l'ex\u00e9cution d'autres marches, lorsque sa prise en compte est rendue objectivement n\u00e9cessaire par l'objet du march\u00e9 et la nature des prestations \u00e0 r\u00e9aliser et n'a pas d'effet discriminatoire \u00bb. En l'esp\u00e8ce, eu \u00e9gard \u00e0 la technicit\u00e9 des prestations (bilan \u00e9nerg\u00e9tique des b\u00e2timents, \u00e9valuation des gisements d'\u00e9conomie d'\u00e9nergie, pistes de solutions), l'objet du march\u00e9 justifiait objectivement le recours au crit\u00e8re, pond\u00e9r\u00e9 \u00e0 hauteur de 20 %, tenant aux r\u00e9f\u00e9rences des candidats afin de prendre en consid\u00e9ration leur exp\u00e9rience. La prise en compte de ce crit\u00e8re n'a pas eu d'effet discriminatoire (CE, 2 aout 2011, Parc naturel r\u00e9gional des Grands Causses).<\/span><\/p>\n

    Attention, toutefois, \u00e0 l'effet discriminatoire. La cour d'appel de Bordeaux consid\u00e8re que \u00ab l'acheteur public peut retenir en proc\u00e9dure adapt\u00e9e, pour choisir l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, un crit\u00e8re reposant sur l'exp\u00e9rience des candidats et donc sur leurs r\u00e9f\u00e9rences portant sur l'ex\u00e9cution d'autres marches lorsque sa prise en compte est rendue objectivement n\u00e9cessaire par l'objet du march\u00e9 et la nature des prestations \u00e0 r\u00e9aliser et n'a pas d'effet discriminatoire \u00bb.<\/span><\/p>\n

    La cour estime \u00ab que s'il appartenait au pouvoir adjudicateur de fixer une exp\u00e9rience minimum de trois ans dans le domaine de l'accompagnement de projets, en revanche, la prise en compte du crit\u00e8re de l'exp\u00e9rience lors de l'examen des offres a eu pour effet d'avantager les offres pr\u00e9sent\u00e9es par des groupements et a, par suite, eu un effet discriminatoire \u00bb (CAA Bordeaux, 7mai 2014, D\u00e9partement de l'Aveyron).<\/span><\/p>\n

    Appel d'offres ouvert. Impossibilit\u00e9 de prendre en compte l'exp\u00e9rience au stade des offres.<\/strong><\/span><\/p>\n

    La cour a constat\u00e9 que le r\u00e8glement de la consultation pr\u00e9voyait trois crit\u00e8res pond\u00e9r\u00e9s d'appr\u00e9ciation des offres : la valeur technique (40 %), le prix des prestations (30 %) et les modalit\u00e9s d'ex\u00e9cution (30 %) et que la valeur technique serait \u00e9valu\u00e9e notamment par rapport aux r\u00e9f\u00e9rences du candidat et aux qualifications du personnel. Elle a ensuite consid\u00e9r\u00e9 qu'en \u00ab pr\u00e9voyant, par l'application d'un sous-crit\u00e8re portant sur les r\u00e9f\u00e9rences portuaires locales et nationales et les r\u00e9f\u00e9rences a\u00e9roportuaires, la prise en compte, pour l'appr\u00e9ciation de la valeur technique, de l'exp\u00e9rience des candidats et non pas exclusivement de la valeur intrins\u00e8que des offres, la chambre de commerce et d'industrie de Caen a commis dans la proc\u00e9dure de passation des marches correspondant aux deux lots dont s'agit une ill\u00e9galit\u00e9 entachant la validit\u00e9 desdits contrats, alors m\u00eame que ce sous-crit\u00e8re des r\u00e9f\u00e9rences des candidats \u00e9tait pond\u00e9r\u00e9 \u00e0 seulement 5 % dans les notes finales \u00bb.<\/span><\/p>\n

    La cour en a profit\u00e9 pour rappeler que s'agissant d'une proc\u00e9dure d'appel d'offres, la chambre ne pouvait utilement se pr\u00e9valoir de ce que, en proc\u00e9dure adapt\u00e9e, pour juger les offres, il est possible d'utiliser un<\/span><\/p>\n

    crit\u00e8re relatif aux r\u00e9f\u00e9rences, mais seulement lorsqu'un tel crit\u00e8re est rendu objectivement n\u00e9cessaire par l'objet du march\u00e9 et la nature des prestations \u00e0 r\u00e9aliser, et n'a pas d'effet discriminatoire (CAA Nantes, 7 d\u00e9cembre 2012, CCI Caen).<\/span><\/p>\n

    Le juge n'exerce qu'un simple contr\u00f4le de l'erreur manifeste d'appr\u00e9ciation<\/strong><\/span><\/p>\n

    Le juge administratif ne peut pas censurer l'acheteur public dans l'appr\u00e9ciation des capacit\u00e9s des candidats, sauf erreur manifeste. Le Conseil d'Etat consid\u00e8re que le juge pr\u00e9contractuel ne peut pas censurer l'appr\u00e9ciation port\u00e9e par l'acheteur public sur les garanties et capacit\u00e9s techniques des candidats ainsi que sur leurs r\u00e9f\u00e9rences, sauf si l'acheteur public commet une erreur manifeste dans l'appr\u00e9ciation. Dans cette affaire, l'acheteur avait commis une telle erreur compte tenu de l'absence de r\u00e9f\u00e9rences professionnelles du groupement retenu. Le Conseil d'Etat confirme l'annulation de la proc\u00e9dure (CE, 17 septembre 2014, n\u00b0 378<\/span>722).<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Section 3 \u2013 Documents et renseignements \u00e0 fournir par les candidats \u00e0 l'appui de leur candidature<\/span><\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 233-3 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    I- Le dossier de candidature \u00e0 fournir par le candidat comporte :<\/span><\/p>\n

    1\u00b0 des documents et renseignements permettant de l'identifier ;<\/span><\/p>\n

    2\u00b0 des documents et renseignements permettant de justifier qu'il ne tombe pas sous le coup des interdictions de soumissionner d\u00e9finies \u00e0 l'article LP 233-1 ;<\/span><\/p>\n

    3\u00b0 des documents et renseignements permettant de contr\u00f4ler ses capacit\u00e9s professionnelles, techniques ou financi\u00e8res dans les conditions fix\u00e9es par l'article LP 233-2 ;<\/span><\/p>\n

    4\u00b0 pour le candidat en redressement judiciaire, les documents ou renseignements permettant de justifier qu'il a \u00e9t\u00e9 habilit\u00e9 \u00e0 poursuivre ses activit\u00e9s pendant la dur\u00e9e pr\u00e9visible d'ex\u00e9cution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    La liste des documents, des renseignements, des attestations ou des certificats \u00e0 produire par les candidats \u00e0 l'appui de leur candidature est fix\u00e9e par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

    II \u2013 Le dossier de candidature \u00e0 fournir par le candidat \u00e0 un march\u00e9 de conception-r\u00e9alisation ou \u00e0 un march\u00e9 de ma\u00eetrise d'\u0153uvre pass\u00e9 selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e comporte, outre les documents mentionn\u00e9s au I, les documents suivants :<\/span><\/p>\n

    1\u00b0 des documents et renseignements permettant d'appr\u00e9cier les pouvoirs des personnes habilit\u00e9es \u00e0 l'engager ;<\/span><\/p>\n

    2\u00b0 les attestations ou certificats d\u00e9livr\u00e9s par les administrations et organismes comp\u00e9tents prouvant qu'il satisfait \u00e0 ses obligations fiscales et sociales.<\/span><\/p>\n

    III \u2013 Les dispositions du pr\u00e9sent article ne sont pas applicables aux march\u00e9s dispens\u00e9s de proc\u00e9dure de publicit\u00e9 et de mise en concurrence mentionn\u00e9s au 1\u00b0 de l'article LP 223-3 ainsi que dans les cas mentionn\u00e9s au 1\u00b0 et au 2\u00b0 de l'article LP 323-10 sans pr\u00e9judice des dispositions de l'article LP 5611-8 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 233-5 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    I \u2013 Le candidat produit \u00e0 l'appui de son dossier de candidature les documents suivants :<\/span>

    <\/span>1\u00b0 Une lettre de candidature faisant conna\u00eetre au moins :<\/span>

    <\/span>a) ses nom et pr\u00e9nom(s), son num\u00e9ro TAHITI ou \u00e9quivalent, ses coordonn\u00e9es, sa forme juridique ;<\/span>

    <\/span>b) le cas \u00e9ch\u00e9ant, son num\u00e9ro d'immatriculation au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s, le nom commercial et la d\u00e9nomination sociale ;<\/span>

    <\/span>c) s'il agit au nom d'une personne morale, la qualit\u00e9 en laquelle il agit ;<\/span>

    <\/span>d) dans le cas d'un groupement, l'identit\u00e9 de chaque membre du groupement ainsi que celle du mandataire et l'\u00e9tendue de son habilitation ;<\/span>

    <\/span>2\u00b0 Une d\u00e9claration sur l'honneur pour justifier qu'il n'entre dans aucun des cas mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 233-1 ;<\/span>

    <\/span>3\u00b0 Les renseignements et les documents relatifs aux capacit\u00e9s demand\u00e9s par l'acheteur public dans les limites fix\u00e9es aux articles A 233-1 et A 233-2.<\/span>

    <\/span>II \u2013 Le dossier de candidature \u00e0 fournir par le candidat \u00e0 un march\u00e9 de conception-r\u00e9alisation ou \u00e0 un march\u00e9 de ma\u00eetrise d'oeuvre comporte les documents suivants :<\/span>

    <\/span>1\u00b0 Une lettre de candidature faisant conna\u00eetre au moins :<\/span>

    <\/span>a) ses nom et pr\u00e9nom(s), son num\u00e9ro TAHITI ou \u00e9quivalent, ses coordonn\u00e9es, sa forme juridique ;<\/span>

    <\/span>b) le cas \u00e9ch\u00e9ant, son num\u00e9ro d'immatriculation au registre de commerce et des soci\u00e9t\u00e9s, le nom commercial et la d\u00e9nomination sociale ;<\/span>

    <\/span>c) s'il agit au nom d'une personne morale, la qualit\u00e9 en laquelle il agit ;<\/span>

    <\/span>d) dans le cas d'un groupement, l'identit\u00e9 de chaque membre du groupement ainsi que celle du mandataire et l'\u00e9tendue de son habilitation ;<\/span>

    <\/span>2\u00b0 Une d\u00e9claration sur l'honneur pour justifier qu'il n'entre dans aucun des cas mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 233-1 ;<\/span>

    <\/span>3\u00b0 Les renseignements et les documents relatifs aux capacit\u00e9s demand\u00e9s par l'acheteur public dans les limites fix\u00e9es aux articles A 233-1 et A 233-2.<\/span>

    <\/span>4\u00b0 Les attestations \u00e9tablies par la direction des imp\u00f4ts et des contributions publiques et la Direction g\u00e9n\u00e9rale des finances publiques justifiant, au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a lieu le lancement de la consultation, de la situation fiscale r\u00e9guli\u00e8re du candidat \u00e0 l'\u00e9gard de ses obligations d\u00e9claratives et de paiement des imp\u00f4ts exigibles ;<\/span>

    <\/span>5 \u00b0 Une attestation \u00e9tablie par la Caisse de pr\u00e9voyance sociale justifiant, au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant celle au cours de laquelle a lieu le lancement de la consultation, que le candidat est \u00e0 jour de ses obligations de d\u00e9claration et pour les r\u00e9gimes contributifs, de paiement des cotisations, majorations et p\u00e9nalit\u00e9s et autres contributions exigibles, pr\u00e9vues par :<\/span>

    <\/span>\u2013 le r\u00e9gime des salari\u00e9s ;<\/span>

    <\/span>\u2013 le r\u00e9gime des non-salari\u00e9s ;<\/span>

    <\/span>\u2013 le r\u00e9gime de solidarit\u00e9 de Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span>

    <\/span>\u2013 le code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span>

    <\/span>Lorsque le candidat emploie des salari\u00e9s, l'attestation mentionne l'identification de l'entreprise et le nombre de salari\u00e9s d\u00e9clar\u00e9s au cours de la derni\u00e8re p\u00e9riode d'emploi.<\/span>

    <\/span>Elle mentionne, le cas \u00e9ch\u00e9ant, l'existence et la date d'un plan d'apurement en cours ou celle d'un paiement intervenu post\u00e9rieurement au 31 d\u00e9cembre de l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, des cotisations et accessoires relatives \u00e0 des p\u00e9riodes exigibles ant\u00e9rieurement.<\/span>

    <\/span>L'attestation mentionn\u00e9e ci-dessus est d\u00e9livr\u00e9e sous r\u00e9serve des op\u00e9rations de contr\u00f4le et des recours judiciaires ou administratifs en cours. Elle ne vaut pas renonciation expresse ou tacite aux droits de de la Caisse de pr\u00e9voyance sociale. Elle ne pr\u00e9juge pas de l'exactitude des bases sur lesquelles elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie.<\/span>

    <\/span>III \u2013 L'acheteur peut pr\u00e9voir, dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans le r\u00e8glement de la consultation, que les candidats ne sont pas tenus de fournir les renseignements et documents d\u00e9finis au 3\u00b0 du I et au II qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 transmis dans le cadre d'une pr\u00e9c\u00e9dente consultation et qui demeurent valables.<\/span>

    <\/span>Les candidats ne sont pas tenus de fournir les documents justificatifs et moyens de preuve que l'acheteur peut obtenir directement par le biais d'un syst\u00e8me \u00e9lectronique de mise \u00e0 disposition d'informations administr\u00e9 par un organisme officiel ou d'un espace de stockage num\u00e9rique, \u00e0 condition que figurent dans le dossier de candidature toutes les informations n\u00e9cessaires \u00e0 la consultation de ce syst\u00e8me ou de cet espace et que l'acc\u00e8s \u00e0 ceux-ci soit gratuit.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 233-6<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Le candidat admis \u00e0 la proc\u00e9dure de redressement judiciaire institu\u00e9e par l'article L.621-1 du code de commerce dans sa r\u00e9daction en vigueur en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise produit \u00e0 l'appui de sa candidature les pi\u00e8ces suppl\u00e9mentaires suivantes :<\/span><\/p>\n

    \u2013 La copie du ou des jugements prononc\u00e9s ;<\/span><\/p>\n

    \u2013 Lorsqu'il est en p\u00e9riode d'observation, une attestation du juge commissaire l'habilitant \u00e0 poursuivre ses activit\u00e9s pendant la dur\u00e9e pr\u00e9visible de l'ex\u00e9cution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 233-7<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Afin de satisfaire aux obligations fix\u00e9es au 3\u00b0 et au 4\u00b0 du I de l'article A 233-5 et \u00e0 celles fix\u00e9es au 1\u00b0 et 2\u00b0 de l'article A 321-1, le candidat \u00e9tabli dans un autre territoire fran\u00e7ais ou, dans un Etat autre que la France, produit les attestations d\u00e9livr\u00e9es par les administrations et organismes comp\u00e9tents justifiant de la r\u00e9gularit\u00e9 de la situation du candidat \u00e0 l'\u00e9gard des obligations fiscales et sociales ayant le m\u00eame objet en vigueur dans le territoire.<\/span><\/p>\n

    Pour les candidats \u00e9tablis dans un Etat autre que la France, lorsque la ou les attestations ne sont pas d\u00e9livr\u00e9es par le pays concern\u00e9, elles peuvent \u00eatre remplac\u00e9es par une d\u00e9claration sous serment ou dans les Etats o\u00f9 un tel serment n'existe pas, par une d\u00e9claration solennelle faite par l'int\u00e9ress\u00e9 devant l'autorit\u00e9 judiciaire ou administrative comp\u00e9tente, un notaire ou un organisme professionnel qualifi\u00e9.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    La loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019 a modifi\u00e9 et simplifi\u00e9, en proc\u00e9dure adapt\u00e9e, les r\u00e8gles relatives \u00e0 la constitution du dossier de candidature des entreprises. Dans ce type de proc\u00e9dure, il n'est plus d\u00e9sormais demand\u00e9, au stade de la candidature, au candidat de produire\u00a0:<\/span><\/p>\n

    \u2013 des documents et renseignements permettant d'appr\u00e9cier les pouvoirs des personnes habilit\u00e9es \u00e0 l'engager\u00a0;<\/span><\/p>\n

    \u2013 les attestations ou certificats d\u00e9livr\u00e9s par les administrations et organismes comp\u00e9tents (DICP, DgFip, CPS) prouvant qu'il satisfait \u00e0 ses obligations fiscales et sociales.<\/span><\/p>\n

    Conform\u00e9ment \u00e0 l'article LP 321-1, ces pi\u00e8ces ne sont exig\u00e9es qu'au seul candidat dont l'offre a \u00e9t\u00e9 regard\u00e9e, apr\u00e8s classement des offres, comme \u00e9conomiquement la plus avantageuse. Si le candidat ne peut produire les documents dans le d\u00e9lai imparti par l'acheteur public, son offre est rejet\u00e9e et le candidat est \u00e9limin\u00e9.<\/span><\/p>\n

    Le candidat dont l'offre a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e imm\u00e9diatement apr\u00e8s la sienne est sollicit\u00e9 pour produire les m\u00eames documents. Cette proc\u00e9dure peut \u00eatre reproduite tant qu'il subsiste des offres qui n'ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9es au motif qu'elles sont inappropri\u00e9es, irr\u00e9guli\u00e8res, inacceptables ou anormalement basses.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Section 4 \u2013 Groupements d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques<\/span><\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 233-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    I \u2013 Les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques sont autoris\u00e9s \u00e0 se porter candidat sous forme de groupement solidaire ou de groupement conjoint, sous r\u00e9serve du respect des r\u00e8gles relatives \u00e0 la concurrence.<\/span><\/p>\n

    Le groupement est conjoint lorsque chacun des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques membres du groupement s'engage \u00e0 ex\u00e9cuter la ou les prestations qui sont susceptibles de lui \u00eatre attribu\u00e9es dans le march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    Le groupement est solidaire lorsque chacun des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques membres du groupement est engag\u00e9 financi\u00e8rement pour la totalit\u00e9 du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    II \u2013 Dans les deux formes de groupements, l'un des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques membres du groupement, d\u00e9sign\u00e9 dans l'acte d'engagement comme mandataire, repr\u00e9sente l'ensemble des membres vis-\u00e0-vis de l'acheteur public, et coordonne les prestations des membres du groupement.<\/span><\/p>\n

    Si le march\u00e9 le pr\u00e9voit, le mandataire du groupement conjoint est solidaire, pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9, de chacun des membres du groupement pour ses obligations contractuelles \u00e0 l'\u00e9gard de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

    III. \u2013 En cas de groupement conjoint, l'acte d'engagement est un document unique qui indique le montant et la r\u00e9partition d\u00e9taill\u00e9e des prestations que chacun des membres du groupement s'engage \u00e0 ex\u00e9cuter.<\/span><\/p>\n

    En cas de groupement solidaire, l'acte d'engagement est un document unique qui indique le montant total du march\u00e9 et l'ensemble des prestations que les membres du groupement s'engagent solidairement \u00e0 r\u00e9aliser.<\/span><\/p>\n

    IV \u2013 Les candidatures et les offres sont pr\u00e9sent\u00e9es soit par l'ensemble des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques group\u00e9s, soit par le mandataire s'il justifie des habilitations n\u00e9cessaires pour repr\u00e9senter ces op\u00e9rateurs \u00e9conomiques au stade de la passation du march\u00e9. Un m\u00eame op\u00e9rateur \u00e9conomique ne peut pas \u00eatre mandataire de plus d'un groupement pour un m\u00eame march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    L'acte d'engagement est sign\u00e9 soit par l'ensemble des entreprises group\u00e9es, soit par le mandataire s'il justifie des habilitations n\u00e9cessaires pour repr\u00e9senter ces entreprises.<\/span><\/p>\n

    V.- La composition du groupement ne peut \u00eatre modifi\u00e9e entre la date de remise des candidatures et la date de signature du march\u00e9. Toutefois, si le groupement apporte la preuve qu'un de ses membres est mis en liquidation judiciaire ou qu'il se trouve dans l'impossibilit\u00e9 d'accomplir sa t\u00e2che pour des raisons qui ne sont pas de son fait, il peut demander \u00e0 l'acheteur public l'autorisation de continuer \u00e0 participer \u00e0 la proc\u00e9dure de passation sans cet op\u00e9rateur d\u00e9faillant, en proposant le cas \u00e9ch\u00e9ant \u00e0 l'acceptation de l'acheteur public un ou plusieurs sous-traitants. L'acheteur public se prononce sur cette demande apr\u00e8s examen de la capacit\u00e9 professionnelle, technique et financi\u00e8re de l'ensemble des membres du groupement ainsi transform\u00e9 et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des sous-traitants pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 son acceptation.<\/span><\/p>\n

    VI.- L'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou le r\u00e8glement de la consultation peut interdire aux candidats de pr\u00e9senter pour le march\u00e9 ou certains de ses lots plusieurs offres en agissant \u00e0 la fois :<\/span><\/p>\n

    1\u00b0 En qualit\u00e9 de candidats individuels et de membres d'un ou plusieurs groupements ;<\/span><\/p>\n

    2\u00b0 En qualit\u00e9 de membres de plusieurs groupements.<\/span><\/p>\n

    VII. \u2013 La forme du groupement peut \u00eatre impos\u00e9e si elle est n\u00e9cessaire \u00e0 la bonne ex\u00e9cution du march\u00e9. Dans ce cas, elle est mentionn\u00e9e dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans le r\u00e8glement de la consultation.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    <\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Lorsque le p\u00e9rim\u00e8tre d'un march\u00e9 ou d'un lot ne permet pas \u00e0 des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques de pr\u00e9senter une candidature isol\u00e9e, l'article LP 233-4 du CPMP les autorise \u00e0 unir leurs comp\u00e9tences et leurs moyens au sein d'un groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, dont la constitution est limit\u00e9e \u00e0 l'ex\u00e9cution du contrat pour lequel le groupement se porte candidat.<\/span><\/p>\n

    1. L'int\u00e9r\u00eat d'un groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques<\/strong><\/span><\/p>\n

    Pour les acheteurs publics, le groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques pr\u00e9sente l'int\u00e9r\u00eat :<\/span><\/p>\n

    \u2013 de promouvoir une concurrence plus large et susciter un plus grand nombre d'offres ;<\/span><\/p>\n

    \u2013 d'\u00e9largir l'acc\u00e8s des PME et TPE \u00e0 la commande publique.<\/span><\/p>\n

    La mise en place d'un groupement et l'organisation de la collaboration entre les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, en vue de pr\u00e9senter une offre, prend du temps. L'acheteur a int\u00e9r\u00eat, pour laisser aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques le temps de pr\u00e9parer une r\u00e9ponse en groupement, \u00e0 annoncer ses intentions d'achat de mani\u00e8re anticip\u00e9e et suffisamment pr\u00e9cise et, en cons\u00e9quence, de pr\u00e9voir pour la consultation un d\u00e9lai de r\u00e9ponse sup\u00e9rieur aux d\u00e9lais minimaux qu'impose la r\u00e9glementation.<\/span><\/p>\n

    Pour les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, le groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques pr\u00e9sente l'int\u00e9r\u00eat\u00a0:<\/span><\/p>\n

    \u2013 de permettre aux entreprises d'acc\u00e9der \u00e0 des march\u00e9s d\u00e9passant leurs seules capacit\u00e9s individuelles ;<\/span><\/p>\n

    \u2013 b\u00e9n\u00e9ficier, vis-\u00e0-vis de l'acheteur, du statut de cocontractant, et donc de cotitulaire du contrat ;<\/span><\/p>\n

    \u2013 permettre aux PME d'intervenir aux c\u00f4t\u00e9s d'autres entreprises dans une relation partenariale stable et \u00e9galitaire vis-\u00e0-vis du client public.<\/span><\/p>\n

    2. Qu'est-ce qu'un groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques ? <\/strong><\/span><\/p>\n

    C'est une r\u00e9union momentan\u00e9e d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, qui n'est pas dot\u00e9e de la personnalit\u00e9 morale, destin\u00e9e \u00e0 pr\u00e9senter une offre commune et r\u00e9aliser un march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    Les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques sont dits \u00ab cotraitants \u00bb c'est-\u00e0-dire qu'ils sont tous titulaires du contrat, les dispositions de celui-ci leur \u00e9tant directement applicables.<\/span><\/p>\n

    En cons\u00e9quence, les membres du groupement s'engagent \u00e0 r\u00e9aliser les prestations correspondant \u00e0 leur part de march\u00e9 et \u00e0 tenir les d\u00e9lais associ\u00e9s.<\/span><\/p>\n

    3. Les formes de groupement<\/strong><\/span><\/p>\n

    Le code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics pr\u00e9voit deux formes de groupement, conjoint ou solidaire.<\/span><\/p>\n

    En groupement conjoint, chaque op\u00e9rateur \u00e9conomique est engag\u00e9 sur les prestations qu'il r\u00e9alise. Une d\u00e9finition pr\u00e9cise des prestations, individualis\u00e9es par les entreprises, est recommand\u00e9e, afin que l'acheteur puisse examiner l'engagement de chacun des membres du groupement.<\/span><\/p>\n

    En groupement solidaire, chaque entreprise est solidairement engag\u00e9e et peut \u00eatre amen\u00e9e \u00e0 pallier la d\u00e9faillance de l'un de ses partenaires. Dans les deux cas, un mandataire sp\u00e9cifique d\u00e9sign\u00e9 par le groupement repr\u00e9sente le groupement vis-\u00e0-vis de l'acheteur et coordonne le groupement pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    Dans le cas d'un groupement conjoint, le mandataire peut en outre \u00eatre solidaire (voir point 3).<\/span><\/p>\n

    L'acheteur ne peut jamais interdire aux op\u00e9rateurs \u00e9conomiques de se pr\u00e9senter en groupement. Il peut, cependant, imposer la forme du groupement, conjoint ou solidaire, dans la mesure o\u00f9 la bonne ex\u00e9cution du march\u00e9 l'exige. Il doit alors le mentionner dans les documents de la consultation ou l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence (Article LP 233-4 VII)<\/span><\/p>\n

    4.R\u00f4le et responsabilit\u00e9 du mandataire du groupement<\/strong><\/span><\/p>\n

    La d\u00e9signation d'un mandataire est obligatoire (Article LP 233-4 II). Choisi parmi les membres du groupement, le mandataire est charg\u00e9 de faire le lien entre le groupement et l'acheteur public. Il repr\u00e9sente le groupement, est charg\u00e9, en fonction de son mandat, de remettre les offres, signer le march\u00e9, coordonner les prestations des membres du groupement, assurer la gestion administrative et financi\u00e8re du groupement. Il est destinataire de toutes les d\u00e9cisions prises par l'acheteur dans le cadre de l'ex\u00e9cution du march\u00e9 (bons de commande, mise en demeure, d\u00e9cisions de r\u00e9ception). Le mandataire peut de plus, dans les groupements conjoints, \u00eatre solidaire de chaque membre du groupement pour l'ex\u00e9cution du contrat (Article LP 233-4 II).<\/span><\/p>\n

    5. Que se passe-t-il en cas de d\u00e9faillance d'un op\u00e9rateur \u00e9conomique du groupement ?<\/strong><\/span><\/p>\n

    Pour un groupement conjoint :<\/span><\/p>\n

    \u2013 si le mandataire est solidaire, il doit r\u00e9aliser ou faire r\u00e9aliser la prestation, au prix et dans les conditions pr\u00e9vues par le march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    \u2013 si le mandataire n'est pas solidaire : chacun \u00e9tant responsable de sa prestation, l'acheteur devra passer par une autre entreprise pour faire ex\u00e9cuter la prestation relevant de la responsabilit\u00e9 de l'op\u00e9rateur \u00e9conomique d\u00e9faillant.<\/span><\/p>\n

    Pour un groupement solidaire : les membres du groupement sont solidaires les uns vis-\u00e0-vis des autres, le groupement ex\u00e9cute ou fait ex\u00e9cuter les prestations que devait r\u00e9aliser l'op\u00e9rateur \u00e9conomique d\u00e9faillant.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Chapitre\u00a0 IV \u2013 <\/span>Pr\u00e9sentation des offres<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 234-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    I.- Dans les proc\u00e9dures formalis\u00e9es, les offres sont pr\u00e9sent\u00e9es par les candidats sous la forme de l'acte d'engagement tel que d\u00e9fini \u00e0 l'article LP 211-1.<\/span>
    Une m\u00eame personne ne peut repr\u00e9senter plus d'un candidat pour un m\u00eame march\u00e9 ou, lorsque celui-ci est alloti, l'un de ses lots.<\/span>
    Sans pr\u00e9judice des dispositions pr\u00e9vues \u00e0 l'article LP 232-8 relatives \u00e0 la copie de sauvegarde, les offres sont transmises en une seule fois. Si plusieurs offres sont successivement transmises par un m\u00eame candidat, seule est ouverte la derni\u00e8re offre re\u00e7ue dans le d\u00e9lai fix\u00e9 pour la remise des offres.<\/span>
    II.- Dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation, l'acheteur public peut demander aux candidats d'indiquer dans leur offre la part du march\u00e9 qu'ils ont l'intention de sous-traiter \u00e0 des tiers.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 234-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Quel que soit le montant du march\u00e9, l'acheteur public peut exiger que les offres soient accompagn\u00e9es d'\u00e9chantillons, de maquettes ou de prototypes concernant l'objet du march\u00e9 ainsi que d'un devis descriptif et estimatif d\u00e9taill\u00e9 comportant toutes indications permettant d'appr\u00e9cier les propositions de prix. Ce devis n'a pas de valeur contractuelle, sauf disposition contraire ins\u00e9r\u00e9e dans le march\u00e9. Lorsque ces demandes impliquent un investissement significatif pour les candidats, elles peuvent donner lieu au versement d'une prime.<\/span> <\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 234-3<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Lorsque l'acheteur public se fonde sur plusieurs crit\u00e8res pour attribuer le march\u00e9, il peut autoriser les candidats \u00e0 pr\u00e9senter des variantes. L'acheteur public indique dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation s'il autorise ou non les variantes ; \u00e0 d\u00e9faut d'indication, les variantes ne sont pas admises.<\/span><\/p>\n

    La ou les variantes lorsqu'elles sont autoris\u00e9es peuvent \u00eatre propos\u00e9es sans l'offre de base. Toutefois, l'acheteur peut exiger, dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation, que la ou les variantes accompagnent l'offre de base. <\/span><\/p>\n

    Les documents de la consultation mentionnent les exigences minimales que les variantes doivent respecter ainsi que les modalit\u00e9s de leur pr\u00e9sentation. Seules les variantes r\u00e9pondant \u00e0 ces exigences minimales peuvent \u00eatre prises en consid\u00e9ration. Pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure adapt\u00e9e, la mention des exigences minimales et des modalit\u00e9s de leur pr\u00e9sentation peut \u00eatre succincte.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 234-4<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    L'acheteur public peut demander aux candidats de pr\u00e9senter, dans leur offre, des prestations suppl\u00e9mentaires \u00e9ventuelles qu'il se r\u00e9serve le droit de commander ou non.<\/span>
    La nature et les caract\u00e9ristiques des prestations suppl\u00e9mentaires \u00e9ventuelles sont d\u00e9finies par l'acheteur public dans le cahier des charges. Ces prestations sont en rapport direct avec l'objet du march\u00e9.<\/span>
    Lorsque des prestations suppl\u00e9mentaires \u00e9ventuelles sont impos\u00e9es par l'acheteur public, l'absence de ces prestations dans l'offre du candidat rend celle-ci irr\u00e9guli\u00e8re.<\/span>
    L'acheteur public prend la d\u00e9cision de retenir ou non les prestations suppl\u00e9mentaires pr\u00e9sent\u00e9es par les candidats \u00e0 l'issue de l'analyse des offres<\/span>.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    <\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    1. D\u00e9lai de validit\u00e9 des offres<\/strong><\/span><\/p>\n

    Le CPMP n'impose pas \u00e0 un acheteur public d'indiquer, dans les documents de la consultation, le d\u00e9lai pendant lequel le candidat est tenu par son offre. N\u00e9anmoins, en pratique le d\u00e9lai de validit\u00e9 des offres est pr\u00e9vu dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence et dans le r\u00e8glement de la consultation. Il est habituellement de 90 ou 120 jours. Le juge a consid\u00e9r\u00e9 qu'un d\u00e9lai de 400 jours \u00e9tait excessif (CE 10 janvier 1986, Soci\u00e9t\u00e9 de travaux du Midi). Le d\u00e9lai de validit\u00e9 d\u00e9bute \u00e0 la date limite de r\u00e9ception des offres. <\/span><\/p>\n

    Jusqu'\u00e0 l'expiration du d\u00e9lai ou le cas \u00e9ch\u00e9ant la date de notification du march\u00e9, le candidat ne peut retirer son offre, sauf accord de l'acheteur public.<\/span><\/p>\n

    Si le d\u00e9lai expire avant la notification du march\u00e9, mais apr\u00e8s la d\u00e9cision d'attribution, la proc\u00e9dure peut se poursuivre normalement.<\/span><\/p>\n

    En revanche, lorsque le d\u00e9lai expire avant la d\u00e9cision d'attribution du march\u00e9, les soumissionnaires n'ont plus l'obligation de maintenir leur offre, ce qui entra\u00eene la fin de la proc\u00e9dure.<\/span><\/p>\n

    Toutefois, l'acheteur public peut, avant l'expiration du d\u00e9lai de validit\u00e9 des offres, demander \u00e0 tous les soumissionnaires de prolonger la dur\u00e9e de validit\u00e9 de leur offre. Pour que cette prolongation soit effective, tous les soumissionnaires doivent accepter (CAA Marseille, 25 mai 2007, Soci\u00e9t\u00e9 Environnement Services). En cas de refus de l'un d'eux, la proc\u00e9dure est d\u00e9clar\u00e9e sans suite.<\/span><\/p>\n

    Une fois le march\u00e9 notifi\u00e9, l'entreprise ne peut plus se retirer : elle encourrait une r\u00e9siliation du march\u00e9 \u00e0 ses frais et risques, c'est-\u00e0-dire en versant une indemnit\u00e9 \u00e0 l'acheteur public en r\u00e9paration du pr\u00e9judice r\u00e9sultant de la rupture unilat\u00e9rale du march\u00e9 (CAA Nancy, 2 d\u00e9cembre 2004, Syndicat mixte de l'agglom\u00e9ration messine).<\/span><\/p>\n

    2. Les variantes<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n

    Les variantes constituent des modifications, \u00e0 l'initiative des candidats, de sp\u00e9cifications pr\u00e9vues dans la solution de base d\u00e9crite dans les documents de la consultation. <\/span><\/p>\n

    Elles permettent aux candidats de proposer \u00e0 l'acheteur public une solution ou des moyens, autres que ceux fix\u00e9s dans le cahier des charges ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement dans le dossier de consultation, pour effectuer les prestations du march\u00e9. Il peut, par exemple, s'agir d'une solution diff\u00e9rente de celle pr\u00e9vue par l'acheteur public, innovante le cas \u00e9ch\u00e9ant, ou de moyens inconnus de l'acheteur public, qui permettent au candidat de remettre une offre moins ch\u00e8re ou techniquement sup\u00e9rieure. Elles permettent ainsi de ne pas figer les modalit\u00e9s de r\u00e9alisation des projets complexes, d\u00e8s le stade de la consultation. Elles peuvent, aussi, consister en un am\u00e9nagement des conditions financi\u00e8res du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    L'acheteur public aura donc tout int\u00e9r\u00eat, notamment dans les domaines techniques ou \u00e0 \u00e9volution rapide, \u00e0 autoriser les variantes. Cela \u00e9vite d'imposer des solutions routini\u00e8res, favorisant ainsi l'acc\u00e8s des entreprises innovantes ou de nouvelles entreprises aux march\u00e9s publics. Ce dispositif est particuli\u00e8rement favorable aux petites et moyennes entreprises. Toutefois, l'acheteur public doit veiller \u00e0 ce que les variantes propos\u00e9es ne portent pas sur des \u00e9l\u00e9ments du cahier des charges identifi\u00e9s par lui comme ne pouvant pas faire l'objet d'une variante et ne remettent pas en cause le projet de base. Toute proposition de variante qui ne respecte pas les exigences minimales et les limites impos\u00e9es doit \u00eatre rejet\u00e9e. <\/span><\/p>\n

    Les variantes doivent \u00eatre express\u00e9ment autoris\u00e9es par l'acheteur public dans l'avis de publicit\u00e9 ou dans les documents de la consultation. A d\u00e9faut, elles sont interdites. Il est possible de pr\u00e9senter une offre variante sans que celle-ci accompagne n\u00e9cessairement une offre de base. Cette mesure permet aux acheteurs de favoriser l'acc\u00e8s des PME, notamment innovantes, qui n'ont pas n\u00e9cessairement la capacit\u00e9 de proposer une offre de base, alors qu'elles peuvent proposer des solutions alternatives tout autant adapt\u00e9es au besoin. Toutefois, l'acheteur a toujours la possibilit\u00e9 d'exiger, dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation, qu'une offre de base accompagne la ou les variantes. <\/span><\/p>\n

    Toute proposition de variante, lorsqu'elle n'est pas autoris\u00e9e doit \u00eatre rejet\u00e9e, sans examen. <\/span><\/p>\n

    Si l'acheteur public d\u00e9cide de limiter le nombre de variantes autoris\u00e9es, le d\u00e9p\u00f4t d'un nombre sup\u00e9rieur rend toutes les variantes irr\u00e9guli\u00e8res et doit conduire \u00e0 leur rejet en bloc, sans qu'il soit proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 leur examen. En effet, il n'appartient pas \u00e0 l'acheteur public de se substituer au candidat pour d\u00e9terminer, parmi toutes les variantes propos\u00e9es, celles qui devraient \u00eatre retenues ou \u00e9cart\u00e9es, afin de se conformer au nombre maximal des variantes autoris\u00e9es. <\/span><\/p>\n

    On prendra garde que l'introduction de variantes rend toujours plus complexe l'examen des offres et leur comparaison. Pour cette raison, l'article LP 234-3 impose que les documents de la consultation mentionnent les exigences minimales que les variantes devront respecter, ainsi que les modalit\u00e9s de leur pr\u00e9sentation. Il s'agit de d\u00e9finir les \u00e9l\u00e9ments sur lesquels elles peuvent porter ou bien de pr\u00e9ciser les<\/span><\/p>\n

    \u00e9l\u00e9ments du cahier des charges qu'elles doivent n\u00e9cessairement respecter. <\/span><\/p>\n

    Les offres de base et les variantes sont jug\u00e9es sur la base des m\u00eames crit\u00e8res et selon les m\u00eames modalit\u00e9s, d\u00e9finis dans l'avis d'appel public \u00e0 concurrence ou les documents de la consultation. L'acheteur public doit donc attacher la plus grande attention \u00e0 la d\u00e9finition des crit\u00e8res de choix de l'offre. Il veillera ainsi \u00e0 d\u00e9finir des crit\u00e8res et des modalit\u00e9s de jugement des offres qui lui permettent de tenir compte des avantages attendus de l'ouverture aux variantes. Afin de pouvoir appr\u00e9cier les variantes par rapport \u00e0 ces crit\u00e8res, le r\u00e8glement de la consultation devra donc mentionner, non seulement les documents \u00e0 produire au titre de la solution de base, mais \u00e9galement les pi\u00e8ces n\u00e9cessaires \u00e0 l'appr\u00e9ciation de l'int\u00e9r\u00eat des variantes. <\/span><\/p>\n

    Lors de la signature du march\u00e9, l'acheteur public veillera \u00e0 bien identifier l'offre choisie, en pr\u00e9cisant notamment, s'il retient la variante ou l'offre de base.<\/span><\/p>\n

    3. Les prestations suppl\u00e9mentaires \u00e9ventuelles<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n

    L'acheteur public peut demander aux candidats de proposer, dans leur offre, des prestations suppl\u00e9mentaires \u00e9ventuelles, qu'il se r\u00e9serve le droit de commander ou non lors de la signature du contrat. Ces prestations doivent \u00eatre en rapport direct avec l'objet du march\u00e9 et le cahier des charges doit d\u00e9finir leurs sp\u00e9cifications techniques avec pr\u00e9cision. <\/span><\/p>\n

    Lorsque l'acheteur public impose aux candidats de fournir ces prestations en compl\u00e9ment de l'offre de base, elles sont prises en compte lors de l'\u00e9valuation comparative des offres. L'acheteur public doit alors \u00e9valuer et classer les offres, en tenant compte de l'offre de base et des prestations suppl\u00e9mentaires r\u00e9unies. <\/span><\/p>\n

    A l'inverse, lorsque l'acheteur public n'impose pas aux candidats de fournir ces prestations, il ne peut prendre en compte que l'offre de base dans son \u00e9valuation comparative, \u00e0 l'exclusion des prestations suppl\u00e9mentaires. L'acheteur public ne pourra commander que les prestations suppl\u00e9mentaires associ\u00e9es \u00e0 l'offre de base retenue. <\/span><\/p>\n

    Le choix de retenir ou non ces prestations suppl\u00e9mentaires \u00e9ventuelles est effectu\u00e9, dans tous les cas, au moment de l'attribution.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Chapitre \u00a0V \u2013 <\/span>Examen des candidatures et des offres<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Section 1 <\/span>\u2013 <\/span>S\u00e9lection des candidatures<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 235-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    I.- Avant de proc\u00e9der \u00e0 l'examen des candidatures, s'il est constat\u00e9 que des pi\u00e8ces dont la production \u00e9tait r\u00e9clam\u00e9e sont absentes ou incompl\u00e8tes, l'acheteur public peut demander \u00e0 tous les candidats concern\u00e9s de compl\u00e9ter leur dossier de candidature dans un d\u00e9lai appropri\u00e9 et identique pour tous.<\/span><\/p>\n

    (alin\u00e9a supprim\u00e9)<\/span><\/p>\n

    Les candidats qui ne peuvent soumissionner \u00e0 un march\u00e9 en application des dispositions de l'article LP 233-1 ou qui, le cas \u00e9ch\u00e9ant apr\u00e8s mise en \u0153uvre des dispositions du premier alin\u00e9a, produisent des dossiers de candidature ne comportant pas les pi\u00e8ces mentionn\u00e9es aux articles LP 233-2 et LP 233-3 ne sont pas admis \u00e0 participer \u00e0 la suite de la proc\u00e9dure de passation du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    II- Les candidatures qui n'ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9es en application des dispositions du troisi\u00e8me alin\u00e9a ci-dessus sont examin\u00e9es au regard des capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res mentionn\u00e9es dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence, ou, s'il s'agit d'une proc\u00e9dure dispens\u00e9e de l'envoi d'un tel avis, dans le r\u00e8glement de la consultation. <\/span><\/p>\n

    Les candidatures qui ne pr\u00e9sentent pas de capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res suffisantes ou celles ne pr\u00e9sentant pas les niveaux minimum de capacit\u00e9 requis sont \u00e9limin\u00e9es. <\/span><\/p>\n

    L'absence de r\u00e9f\u00e9rences relatives \u00e0 l'ex\u00e9cution de march\u00e9s de m\u00eame nature ne peut justifier l'\u00e9limination d'un candidat et ne dispense pas l'acheteur public d'examiner les capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res des candidats. <\/span><\/p>\n

    L'appr\u00e9ciation des capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res d'un groupement est globale. Il n'est pas exig\u00e9 que chaque membre du groupement ait la totalit\u00e9 des comp\u00e9tences techniques requises pour l'ex\u00e9cution du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    III.- Lorsque l'acheteur public d\u00e9cide de limiter le nombre des candidats admis \u00e0 pr\u00e9senter une offre, il proc\u00e8de \u00e0 la s\u00e9lection de ces candidats en appliquant aux candidatures retenues conform\u00e9ment au I des crit\u00e8res de s\u00e9lection non discriminatoires et li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9 relatifs \u00e0 leurs capacit\u00e9s professionnelles, techniques et financi\u00e8res. Ces crit\u00e8res sont mentionn\u00e9s dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence, ou, s'il s'agit d'une proc\u00e9dure dispens\u00e9e de l'envoi d'un tel avis, dans le r\u00e8glement de la consultation.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>La pr\u00e9sente section ne comporte pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    <\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    La loi du Pays n\u00b0 2019-37 du 20 d\u00e9cembre 2019 a modifi\u00e9 le d\u00e9lai maximal qui peut \u00eatre laiss\u00e9 par l'acheteur public aux candidats pour r\u00e9gulariser leur dossier de candidature. Jusqu'\u00e0 l'entr\u00e9e en vigueur de cette loi du Pays, ce d\u00e9lai \u00e9tait fix\u00e9 \u00e0 sept jours. D\u00e9sormais l'acheteur public est libre de fixer ce d\u00e9lai comme bon lui semble. Celui-ci doit n\u00e9anmoins \u00eatre appropri\u00e9 et identique pour tous les candidats.<\/span><\/p>\n

    De plus, la loi du Pays a supprim\u00e9 l'obligation qui \u00e9tait fa\u00eete aux acheteurs d'informer tous les candidats de cette proc\u00e9dure de r\u00e9gularisation, notamment ceux qui n'\u00e9taient pas concern\u00e9s puisque leur dossier \u00e9tait complet. Cette modification permet ainsi d'all\u00e9ger la charge de gestion administrative que repr\u00e9sentait cette formalit\u00e9 pour les acheteurs publics.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Section 2 \u2013 Crit\u00e8res de choix de l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse<\/span><\/span><\/em><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 235-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    I.- Pour attribuer le march\u00e9 au candidat qui a pr\u00e9sent\u00e9 l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, l'acheteur public se fonde : <\/span><\/p>\n

    1\u00b0 Soit sur une pluralit\u00e9 de crit\u00e8res non discriminatoires et li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9 ou \u00e0 ses conditions d'ex\u00e9cution, notamment la qualit\u00e9, le prix, la valeur technique, le caract\u00e8re esth\u00e9tique et fonctionnel, les performances en mati\u00e8re de protection de l'environnement, les performances en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement des approvisionnements directs de produits de l'agriculture, les performances en mati\u00e8re d'insertion professionnelle, le co\u00fbt global d'utilisation, les co\u00fbts tout au long du cycle de vie, la rentabilit\u00e9, le caract\u00e8re innovant, le service apr\u00e8s-vente et l'assistance technique, la date de livraison, le d\u00e9lai de livraison ou d'ex\u00e9cution, la s\u00e9curit\u00e9 d'approvisionnement et l'interop\u00e9rabilit\u00e9. D'autres crit\u00e8res peuvent \u00eatre pris en compte s'ils sont justifi\u00e9s par l'objet du march\u00e9 ; <\/span><\/p>\n

    2\u00b0 Soit, compte tenu de l'objet du march\u00e9, sur un seul crit\u00e8re, qui est celui du prix. <\/span><\/p>\n

    II.- \u00c0 l'exception des march\u00e9s pass\u00e9s selon la proc\u00e9dure du concours, lorsque plusieurs crit\u00e8res sont pr\u00e9vus, l'acheteur public pr\u00e9cise leur pond\u00e9ration. La pond\u00e9ration peut \u00eatre exprim\u00e9e par l'affectation d'un nombre de points, d'un coefficient ou d'un pourcentage par crit\u00e8re. <\/span><\/p>\n

    Les crit\u00e8res ainsi que leur pond\u00e9ration sont indiqu\u00e9s dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation. <\/span><\/p>\n

    L'acheteur public peut avoir recours \u00e0 des sous-crit\u00e8res pour mettre en \u0153uvre les crit\u00e8res de choix de l'offre. Dans ce cas, il les mentionne \u00e9galement dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation. <\/span><\/p>\n

    Lorsque ces sous-crit\u00e8res font l'objet d'une pond\u00e9ration et que la nature et l'importance de celle-ci sont susceptibles d'exercer une influence sur la pr\u00e9sentation et la s\u00e9lection des offres, elle est port\u00e9e \u00e0 la connaissance des candidats dans les m\u00eames conditions. <\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 235-1<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    En application du 2\u00b0 du I de l'article LP 235-2, le recours par l'acheteur au crit\u00e8re unique du prix concerne le march\u00e9 dont l'objet porte sur l'achat de services ou de fournitures standardis\u00e9s ayant des caract\u00e9ristiques et des qualit\u00e9s similaires quel que soit le fournisseur.<\/span><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    La notion d'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse.<\/b><\/span><\/p>\n

    Le CPMP ne d\u00e9finit pas la notion d'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse. L'adverbe \u00e9conomiquement peut m\u00eame pr\u00eater \u00e0 confusion. En effet, selon l'article LP 235-2, pour attribuer le march\u00e9, l'acheteur peut se fonder sur une pluralit\u00e9 de crit\u00e8res dont tous n'ont pas une nature \u00e9conomique (valeur technique, caract\u00e8re esth\u00e9tique, d\u00e9lai d'ex\u00e9cution\u2026), si bien que la grille d'analyse des offres peut ne pas \u00eatre exclusivement \u00e9conomique, voir faire passer l'analyse \u00e9conomique au second plan.<\/span><\/p>\n

    En r\u00e9alit\u00e9, l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse est l'offre qui r\u00e9pond le mieux \u00e0 l'ensemble des crit\u00e8res d'attribution fix\u00e9s par l'acheteur public dans ses documents de consultation.<\/span><\/p>\n

    Le choix offert \u00e0 l'acheteur public entre une pluralit\u00e9 de crit\u00e8res ou en faveur du crit\u00e8re unique du prix<\/b><\/span><\/p>\n

    Comme l'indique l'article LP 235-2 I, qui reprend les dispositions de l'article 25 de l'ancien code des march\u00e9s publics de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, pour attribuer le march\u00e9 \u00e0 l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, l'acheteur public se fonde soit sur une pluralit\u00e9 de crit\u00e8res, soit, compte tenu de l'objet du march\u00e9, sur le crit\u00e8re unique du prix. D\u00e8s lors, l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse peut recouvrer deux r\u00e9alit\u00e9s diff\u00e9rentes : l'offre r\u00e9pondant le mieux \u00e0 plusieurs crit\u00e8res, que l'on qualifie de mieux disante ou l'offre la moins ch\u00e8re, que l'on qualifie de moins-disante.<\/span><\/p>\n

    Le recours au crit\u00e8re unique du prix n'est juridiquement possible que s'il est justifi\u00e9 par l'objet du march\u00e9. Cet objet doit donc \u00eatre suffisamment simple, courant, pour que le seul recours au crit\u00e8re du prix suffise \u00e0 identifier de fa\u00e7on pr\u00e9cise et objective l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse. Comme le pr\u00e9cise l'article A-235-1, un tel recours peut \u00eatre utilis\u00e9 pour des prestations simples comme des fournitures courantes portant sur des produits standardis\u00e9s ayant des caract\u00e9ristiques et des qualit\u00e9s similaires quel que soit le fournisseur. \u00c0 l'inverse, si l'objet du march\u00e9 porte sur des prestations complexes o\u00f9 la qualit\u00e9 peut \u00eatre diverse et o\u00f9 le savoir-faire et la technicit\u00e9 du prestataire sont essentiels et peuvent \u00eatre tr\u00e8s variables d'une entreprise \u00e0 l'autre, le recours au crit\u00e8re unique du prix est proscrit car il ne permet pas de d\u00e9couvrir l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse (CE, 24 avril. 2007, D\u00e9partement de l'Is\u00e8re). D\u00e8s lors, l'acheteur public qui souscrit au crit\u00e8re unique du prix devra \u00eatre capable de prouver que l'objet du march\u00e9 l'autorisait \u00e0 faire ce choix. <\/span><\/p>\n

    En cons\u00e9quence, le recours au crit\u00e8re unique du prix constitue l'exception, tandis que le recours \u00e0 une pluralit\u00e9 de crit\u00e8res est la r\u00e8gle de principe.<\/span><\/p>\n

    Les crit\u00e8res utilisables en cas de pluralit\u00e9 de crit\u00e8res<\/b><\/span><\/p>\n

    Si, le Code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics reconna\u00eet \u00e0 l'acheteur public une libert\u00e9 dans le choix des crit\u00e8res d'attribution du march\u00e9, cette libert\u00e9 de choix est n\u00e9anmoins conditionn\u00e9e et encadr\u00e9e. En effet, ces crit\u00e8res doivent obligatoirement\u00a0:<\/span><\/p>\n

    \u2013 \u00eatre li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9 et donc \u00eatre justifi\u00e9s par cet objet,<\/span><\/p>\n

    \u2013 \u00eatre non discriminatoires, <\/span><\/p>\n

    \u2013 et permettre, au regard de l'objet du march\u00e9, de d\u00e9gager l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse. <\/span><\/p>\n

    Ainsi, ces crit\u00e8res doivent \u00e0 la fois \u00eatre objectifs et op\u00e9rationnels. Comme l'indique une jurisprudence nombreuse et constante (voir par exemple CE, 28 avr. 2006, Commune Toulouse. \u2013 CE, 15 d\u00e9c. 2008, n\u00b0 310380, Communaut\u00e9 urbaine de Dunkerque), les crit\u00e8res ne doivent pas conf\u00e9rer une trop large libert\u00e9 de choix \u00e0 l'acheteur public, choix qui deviendrait alors quasiment discr\u00e9tionnaire. Au contraire, ces crit\u00e8res, une fois mis en \u0153uvre, doivent aboutir \u00e0 d\u00e9gager l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse et, en quelque sorte, lier la comp\u00e9tence de d\u00e9cision de l'acheteur public. <\/span><\/p>\n

    Par ailleurs, l'acheteur public ne peut retenir comme crit\u00e8re d'attribution des offres des crit\u00e8res relatifs \u00e0 la capacit\u00e9 des candidats : s\u00e9lection des candidats et s\u00e9lection des offres sont deux \u00e9tapes et deux t\u00e2ches diff\u00e9rentes de la proc\u00e9dure de passation et ne doivent donc pas \u00eatre confondues. Les crit\u00e8res d'attribution ou de jugement des offres servent uniquement \u00e0 \u00e9valuer et \u00e0 juger les offres pr\u00e9sent\u00e9es par les candidats pour permettre de d\u00e9gager l'offre qui r\u00e9pond le mieux au besoin de l'acheteur public tandis que les crit\u00e8res de s\u00e9lection des candidats ont pour objet de jauger la capacit\u00e9 professionnelle, technique, financi\u00e8re des candidats et de s\u00e9lectionner les candidats qui seront admis \u00e0 pr\u00e9senter une offre. Les premiers portent donc sur les caract\u00e9ristiques et qualit\u00e9s des offres alors que les seconds concernent la capacit\u00e9 et donc l'aptitude des candidats. Cette solution est largement consacr\u00e9e tant par la jurisprudence<\/span><\/p>\n

    (voir par exemple CE, 1er juin 2005, n\u00b0 274053, D\u00e9partement de la Loire : \u2013 CE, 29 d\u00e9c. 2006, n\u00b0 273783, St\u00e9 Bertele SNC \u2013 CAA Nantes, 30 oct. 2009, n\u00b0 09NT00334, St\u00e9 Sol\u00e9tanche Bachy :- CE, 4 mars 2011, n\u00b0 344197, R\u00e9gion R\u00e9union).<\/span><\/p>\n

    Toutefois, il existe une att\u00e9nuation de cette solution, dans le cadre du jugement de la valeur technique des offres qui peut conduire l'acheteur public \u00e0 analyser les moyens techniques et humains propos\u00e9s par les candidats pour ex\u00e9cuter la prestation objet du march\u00e9 (CAA Lyon, 9 juin 2005, SA \u00c9lectricit\u00e9 Moderne \u2013 CE, 8 f\u00e9vr. 2010, n\u00b0 314075, Commune de La Rochelle).<\/span><\/p>\n

    De m\u00eame cette solution ne s'applique pas pour les march\u00e9s pass\u00e9s en proc\u00e9dure adapt\u00e9e comme l'a pr\u00e9cis\u00e9 le Conseil d'\u00c9tat dans un arr\u00eat n\u00b0 314610 du 6 mars 2009 Commune d'Aix en Provence\u00a0: \u00ab\u00a0consid\u00e9rant en premier lieu que dans le cadre de la proc\u00e9dure adapt\u00e9e, il est loisible au pouvoir adjudicateur d'examiner, au cours d'une phase unique, la recevabilit\u00e9 des candidatures et la valeur des offres ; qu'ainsi, la commune d'Aix-en-Provence pouvait en tout \u00e9tat de cause retenir, pour choisir l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, le crit\u00e8re tir\u00e9 de l'exp\u00e9rience du candidat dans les domaines objets des diff\u00e9rents lots du march\u00e9\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n

    En d\u00e9finitive, des conditions de l\u00e9galit\u00e9 encadrent le choix des crit\u00e8res d'attribution op\u00e9r\u00e9 par l'acheteur public, lequel est soumis au contr\u00f4le du juge. Mais l'ill\u00e9galit\u00e9 d'un crit\u00e8re n'entra\u00eene pas automatiquement la nullit\u00e9 de la proc\u00e9dure. Une telle ill\u00e9galit\u00e9 ne provoque une telle nullit\u00e9 que si le crit\u00e8re ill\u00e9galement retenu a pu avoir un effet sur la mise en concurrence, par exemple en dissuadant certains candidats potentiels de faire acte de candidature (CE, 25 juill. 2001, n\u00b0 229666, Commune de Gravelines).<\/span><\/p>\n

    3.1 Les crit\u00e8res d'attribution mentionn\u00e9s \u00e0 l'article LP 235-2 I 1\u00b0) du code polyn\u00e9sien des march\u00e9s publics<\/i><\/span><\/p>\n

    L'article LP 235-2 I 1\u00b0) dresse une liste de crit\u00e8res d'attribution pouvant \u00eatre utilis\u00e9s par l'acheteur public s'ils sont justifi\u00e9s par l'objet du march\u00e9. Cette liste n'est pas limitative et d'autres crit\u00e8res peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour juger les offres.<\/span><\/p>\n

    L'acheteur public choisit librement, sous r\u00e9serve des pr\u00e9cisions mentionn\u00e9es supra, parmi ces crit\u00e8res ceux qui lui permettent de r\u00e9pondre le mieux possible \u00e0 ses besoins et \u00e0 l'objet du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    La qualit\u00e9<\/i> \u2013 La qualit\u00e9 est le crit\u00e8re d'attribution mentionn\u00e9 en premi\u00e8re position dans la liste des crit\u00e8res de l'article LP 235-2 I 1\u00b0) ce qui traduit la volont\u00e9 d'encourager la recherche du mieux-disant plut\u00f4t que du moins-disant. <\/span><\/p>\n

    Mais ce crit\u00e8re \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ral et large, il doit \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9 par l'acheteur public afin de respecter la condition d'objectivit\u00e9 et de non-discrimination qui doit \u00eatre attach\u00e9e \u00e0 chaque crit\u00e8re d'attribution. Le recours \u00e0 des sous crit\u00e8res sera g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire pour qualifier les \u00e9l\u00e9ments de qualit\u00e9. Par exemple, pour un march\u00e9 de travaux, l'acheteur public pourra d\u00e9cider de prendre en compte la fiabilit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 des proc\u00e9d\u00e9s utilis\u00e9s.<\/span><\/p>\n

    Le prix<\/i> \u2013 Premier crit\u00e8re \u00e9conomique dans la liste fix\u00e9e \u00e0 l'article LP 235-2, ce positionnement traduit l'importance de ce crit\u00e8re dans la d\u00e9termination de l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse. En effet, il para\u00eet tr\u00e8s d\u00e9licat d'identifier l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse sans appr\u00e9hender son prix. N\u00e9anmoins, ce crit\u00e8re, pas plus que les autres, n'est obligatoire comme le confirme la jurisprudence du Conseil d'Etat (CE, 28 avril 2006, n\u00b0 280197 Commune de Toulouse). Si l'objet le permet et si les crit\u00e8res retenus suffisent \u00e0 d\u00e9gager l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, le crit\u00e8re du prix peut ne pas \u00eatre retenu. Toutefois, les cas o\u00f9 cette situation est possible sont relativement rares.<\/span><\/p>\n

    La valeur technique<\/i> \u2013 Derri\u00e8re ce crit\u00e8re, sont analys\u00e9s les performances et atouts techniques et technologiques des offres. Ce crit\u00e8re peut appara\u00eetre trop impr\u00e9cis et n\u00e9cessitera en g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9finir des sous crit\u00e8res.<\/span><\/p>\n

    Le caract\u00e8re esth\u00e9tique et fonctionnel<\/i> \u2013 Juger de l'esth\u00e9tisme consiste \u00e0 appr\u00e9cier la \u00ab\u00a0beaut\u00e9\u00a0\u00bb des \u00e9l\u00e9ments de l'offre. Juger le caract\u00e8re fonctionnel d'une offre revient \u00e0 \u00e9valuer son caract\u00e8re pratique. Ce crit\u00e8re et en particulier celui de l'esth\u00e9tisme du projet laisse une part importante \u00e0 la subjectivit\u00e9 qui, \u00e0 l'\u00e9vidence, r\u00e9pond mal \u00e0 la condition d'objectivit\u00e9 des crit\u00e8res d'attribution. D\u00e8s lors, comme le pr\u00e9cise le Conseil d'Etat, le crit\u00e8re esth\u00e9tique peut \u00eatre utilis\u00e9 en tant que crit\u00e8re d'attribution, mais il doit \u00eatre d\u00e9fini pr\u00e9cis\u00e9ment pour permettre aux candidats de r\u00e9pondre aux exigences du crit\u00e8re. La commune de Saint-Nazaire a parfaitement pr\u00e9cis\u00e9 sa demande dans le cahier des charges : \u00ab Les mobiliers urbains [\u2026] devront participer \u00e0 l'embellissement de l'espace public par leurs qualit\u00e9s esth\u00e9tiques. Ils devront de plus \u00eatre en coh\u00e9rence avec l'identit\u00e9 portuaire et maritime de cette derni\u00e8re, et s'inscrire dans le style<\/span><\/p>\n

    nazairien alliant exigence fonctionnelle (solidit\u00e9, r\u00e9sistance, confort d'usage, durabilit\u00e9, facilite d'entretien et de remplacement) et esth\u00e9tique. A cet \u00e9gard, le mobilier retenu devra \u00eatre d'esprit contemporain, de forme simple et \u00e9pur\u00e9e, de pr\u00e9f\u00e9rence en m\u00e9tal et d'une couleur dominante blanche\u00a0\u00bb (CE, 5 novembre 2008, Commune de Saint-Nazaire). L'acheteur public doit donc indiquer les \u00e9l\u00e9ments esth\u00e9tiques (couleur, forme, aspect architectural, par exemple l'harmonie de l'\u00e9difice avec son environnement\u2026) auxquels il sera sensible pour juger les offres. Cette pr\u00e9cision est d'autant plus indispensable quand l'acheteur public d\u00e9cide d'attribuer \u00e0 ce crit\u00e8re une place pr\u00e9pond\u00e9rante. <\/span><\/p>\n

    Les performances en mati\u00e8re de protection de l'environnement <\/i>\u2013 Voir commentaires sous l'article LP 214-1. <\/span><\/p>\n

    Les performances en mati\u00e8re d'insertion professionnelle<\/i> \u2013 Ce crit\u00e8re consiste \u00e0 juger les offres pr\u00e9sent\u00e9es par les candidats \u00e0 l'aune des actions qu'ils proposent de mener lors de l'ex\u00e9cution du march\u00e9 en faveur de personnes en difficult\u00e9 en r\u00e9servant, par exemple, un certain nombre d'heures de travail \u00e0 des personnes en situation de pr\u00e9carit\u00e9 ou d'exclusion et \/ou en mettant en \u0153uvre, dans le cadre de cette ex\u00e9cution, des actions de formation \u00e0 destination de ces personnes. Toutefois, l'acheteur public doit \u00eatre vigilant dans l'utilisation et l'application de ce crit\u00e8re en veillant tout particuli\u00e8rement \u00e0 ce que celles-ci n'aboutissent pas \u00e0 avantager les candidats locaux et, de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 respecter les conditions communes de l\u00e9galit\u00e9 des crit\u00e8res d'attribution que sont la justification par l'objet du march\u00e9 et l'absence de caract\u00e8re discriminatoire.<\/span><\/p>\n

    Le co\u00fbt global d'utilisation<\/i> \u2013 Le prix d'acquisition du bien ou de la prestation de service ou des travaux est souvent insuffisant pour appr\u00e9hender pr\u00e9cis\u00e9ment et compl\u00e8tement leur co\u00fbt \u00e9conomique. En effet, ce prix n'int\u00e8gre pas les frais induits par l'utilisation, la maintenance ou l'entretien courant. Du reste et de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, s'il est n\u00e9cessaire pour le pouvoir adjudicateur de prendre en compte le prix de la prestation ou de la fourniture, il est \u00e9galement tr\u00e8s utile d'int\u00e9grer dans le jugement des offres, les co\u00fbts induits par l'acte d'achat que sont les charges d'entretien ou d'exploitation et les \u00e9conomies susceptibles d'\u00eatre r\u00e9alis\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 des innovations ou des progr\u00e8s technologiques op\u00e9r\u00e9es par telle ou telle offre. Mais ce crit\u00e8re, comme les autres, ne peut \u00eatre utilis\u00e9 que s'il est justifi\u00e9 par l'objet du march\u00e9, et en cons\u00e9quence, il ne sera pertinent que s'il porte sur un bien durable.<\/span><\/p>\n

    La rentabilit\u00e9<\/i> \u2013 Il s'agit aussi d'un \u00e9l\u00e9ment d'appr\u00e9ciation utile de l'analyse \u00e9conomique d'une offre. La rentabilit\u00e9 d'une offre peut \u00eatre d\u00e9finie comme le rapport entre son co\u00fbt et les avantages \u00e9conomiques qu'elle procure. \u00c0 cet \u00e9gard, le choix en faveur d'une offre int\u00e9grant de nouvelles technologies permettant, par exemple, de r\u00e9aliser des \u00e9conomies d'\u00e9nergies ou de limiter les frais d'entretien peut \u00eatre plus cher \u00e0 l'achat mais se r\u00e9v\u00e9ler plus rentable qu'une offre plus simple dans sa conception technique.<\/span><\/p>\n

    Le caract\u00e8re innovant<\/i> \u2013 En choisissant ce crit\u00e8re l'acheteur fait appel aux capacit\u00e9s d'innovation des candidats dans l'\u00e9laboration de leur offre. Le recours \u00e0 ce crit\u00e8re est indiqu\u00e9 quand l'acheteur public, pour un march\u00e9 complexe, ne ma\u00eetrise pas toutes les solutions techniques susceptibles de satisfaire les besoins auquel doit r\u00e9pondre le march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    Le service apr\u00e8s-vente et l'assistance technique<\/i> \u2013 Souvent utilis\u00e9 dans le jugement de l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse, les engagements du candidat en mati\u00e8re de service apr\u00e8s-vente, de dur\u00e9e des garanties ou l'assistance technique ont des r\u00e9percussions tr\u00e8s importantes sur le co\u00fbt d'utilisation du bien, de la prestation de service ou de l'\u00e9quipement.<\/span><\/p>\n

    La date ou le d\u00e9lai de livraison et la date d'ex\u00e9cution<\/i>. Lorsque la satisfaction du besoin de l'acheteur public est pressante car elle conditionne le fonctionnement du service public, ces crit\u00e8res de temps sont importants. Mais ces crit\u00e8res comme les autres doivent \u00eatre justifi\u00e9s notamment par l'objet du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    3.2 Les autres crit\u00e8res <\/i><\/span><\/p>\n

    Comme l'indique l'article LP 235-2 I 1\u00b0) du CPMP, d'autres crit\u00e8res peuvent \u00eatre utilis\u00e9s, s'ils sont justifi\u00e9s par l'objet du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    Si bien que la vari\u00e9t\u00e9 de celui-ci peut entra\u00eener une diversit\u00e9 d'autres crit\u00e8res. Peuvent \u00eatre mentionn\u00e9es \u00e0 titre d'exemple : la coh\u00e9rence de l'offre ou son originalit\u00e9.<\/span><\/p>\n

    La l\u00e9galit\u00e9 de ces crit\u00e8res est la m\u00eame que pour les crit\u00e8res list\u00e9s \u00e0 l'article LP 235-2. Ils doivent\u00a0\u00eatre li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9 et donc \u00eatre justifi\u00e9s par cet objet, \u00eatre non discriminatoires et permettre, au regard de l'objet du march\u00e9, de d\u00e9gager l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse.<\/span><\/p>\n

    C'est pourquoi un crit\u00e8re g\u00e9ographique qui conf\u00e8re une pr\u00e9f\u00e9rence aux entreprises locales est discriminatoire et ne peut donc \u00eatre retenu.<\/span><\/p>\n

    Le principe de libert\u00e9 d'acc\u00e8s \u00e0 la commande publique ne permet pas de mettre en place des crit\u00e8res d'attribution discriminatoires comme celui de l'implantation g\u00e9ographique des candidats. Autrement dit, il n'est pas en principe possible de favoriser l'acc\u00e8s des entreprises locales \u00e0 la commande publique. Des exceptions existent cependant<\/span><\/p>\n

    L'interdiction de principe d'attribuer des contrats sur la base d'une pr\u00e9f\u00e9rence locale.<\/b><\/span><\/p>\n

    L'attribution de march\u00e9 public ne peut reposer sur des crit\u00e8res li\u00e9s \u00e0 l'origine ou \u00e0 l'implantation g\u00e9ographique des candidats.<\/span><\/p>\n

    De tels crit\u00e8res sont en effet jug\u00e9s discriminatoires car ils contreviennent aux principes constitutionnels de libert\u00e9 d'acc\u00e8s \u00e0 la commande publique et d'\u00e9galit\u00e9 de traitement des candidats (D\u00e9cision n\u00b02003-473 DC du 26 juin 2003<\/a>).<\/span><\/p>\n

    Par cons\u00e9quent, il n'est pas possible pour les acheteurs publics d'attribuer des contrats sur la base d'une pr\u00e9f\u00e9rence locale. A d\u00e9faut, l'attribution du contrat serait annul\u00e9e par le juge.<\/span><\/p>\n

    A titre d'exemple, la d\u00e9cision prise par une commune d'attribuer un march\u00e9 public \u00e0 une entreprise locale afin de favoriser le maintien des emplois locaux et l'acquittement des imp\u00f4ts locaux a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e par le Conseil d'Etat. Ce dernier a en effet jug\u00e9 que ces consid\u00e9rations \u00e9taient sans rapport avec la r\u00e9glementation des march\u00e9s\u00a0(CE, 29 juillet 1994, Commune de Ventenac-en-Minervois, n\u00b0\u00a0131562).<\/span><\/p>\n

    De m\u00eame, est consid\u00e9r\u00e9 comme ill\u00e9gal un march\u00e9 dont l'un des crit\u00e8res d'attribution est l'utilisation par le candidat de produits locaux\u00a0(CJCE, 22 juin 1993, aff. C-243\/89, Commission c\/ Danemark<\/a>).<\/span><\/p>\n

    Enfin, pr\u00e9cisons que l'auteur de la d\u00e9cision d'attribuer un contrat public \u00e0 une entreprise sur la base d'une pr\u00e9f\u00e9rence g\u00e9ographique peut voir sa responsabilit\u00e9 engag\u00e9e sur le plan p\u00e9nal, au titre du d\u00e9lit de favoritisme. Ce d\u00e9lit sanctionne le fait \u00ab\u00a0de procurer ou de tenter de procurer \u00e0 autrui un avantage injustifi\u00e9 par un acte contraire aux dispositions l\u00e9gislatives ou r\u00e9glementaires ayant pour objet de garantir la libert\u00e9 d'acc\u00e8s et l'\u00e9galit\u00e9 des candidats dans les march\u00e9s publics et les d\u00e9l\u00e9gations de service public\u00a0\u00bb\u00a0(Article 432-14 du Code p\u00e9nal<\/a>)<\/span><\/p>\n

    Tel a \u00e9t\u00e9 le cas d'un maire qui a d\u00e9tourn\u00e9 une proc\u00e9dure d'attribution en vue de favoriser la candidature d'une entreprise locale \u00e0 un march\u00e9 public\u00a0(Cass. Crim., 22 janvier 2014, n\u00b0\u00a013-80759<\/a>)<\/span><\/p>\n

    L'interdiction d'employer des crit\u00e8res d'attribution li\u00e9s \u00e0 l'implantation g\u00e9ographique des candidats connait cependant quelques exceptions.<\/span><\/p>\n

    Tout d'abord, il convient de relever que l'article LP 231-1 du CPMP fait obligation d'utiliser des supports de publicit\u00e9 locaux (le journal officiel de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise ou la d\u00e9p\u00eache de Tahiti, seul journal habilit\u00e9 \u00e0 publier des annonces judiciaires et l\u00e9gales) pour la publicit\u00e9 de la consultation lorsque le montant estim\u00e9 du besoin est \u00e9gal ou sup\u00e9rieur \u00e0 quinze millions de francs CFP hors taxes ou lorsque l'acheteur public a recours \u00e0 l'une des proc\u00e9dures formalis\u00e9es d\u00e9finies au I de l'article LP 223-1. Il n'y a donc pas obligation pour les acheteurs publics polyn\u00e9siens de proc\u00e9der \u00e0 des mesures de publicit\u00e9 de leurs commandes au niveau national, ce qui limite de fait l'acc\u00e8s des entreprises \u00e9trang\u00e8res au territoire. <\/span><\/p>\n

    Si l'interdiction d'attribuer des contrats sur la base d'une pr\u00e9f\u00e9rence locale reste le principe, un crit\u00e8re d'attribution peut n\u00e9anmoins prendre en compte l'implantation g\u00e9ographique des candidats s'il est justifi\u00e9 par l'objet du contrat ou par ses conditions d'ex\u00e9cution.<\/span><\/p>\n

    Pour les march\u00e9s dont la bonne ex\u00e9cution n\u00e9cessite une rapidit\u00e9 d'intervention, l'acheteur public peut prendre en compte la localisation g\u00e9ographique des candidats pour appr\u00e9cier leur capacit\u00e9 d'intervention. Cela peut \u00eatre le cas pour les march\u00e9s de maintenance ou d'entretien\u00a0(CAA Nancy, 12 avril. 2001, n\u00b0\u00a096NC02129, Soci\u00e9t\u00e9 R\u00e9gionale du B\u00e2timent Scanzi et Fils<\/a>) ou pour les march\u00e9s de transport routier de personnes (CAA Marseille, 6 avril. 2007, n\u00b0\u00a004MA02218, Pr\u00e9fet Hautes-Alpes<\/a>)<\/span><\/p>\n

    Lorsque l'objet m\u00eame du march\u00e9 n\u00e9cessite la proximit\u00e9 et l'accessibilit\u00e9, l'acheteur public peut prendre en compte la localisation g\u00e9ographique des candidats pour exclure ceux qui ne proposeraient pas un service de proximit\u00e9. Ainsi, dans un march\u00e9 de service d'assistance \u00e0 un h\u00f4pital public, la collectivit\u00e9 publique pourrait \u00eatre en droit de ne pas retenir les h\u00f4pitaux priv\u00e9s, candidats \u00e0 ce march\u00e9, qui ne seraient pas proches g\u00e9ographiquement dudit h\u00f4pital public. Cette condition de proximit\u00e9 pourrait \u00eatre justifi\u00e9e par l'objet du march\u00e9 si elle vise \u00e0 assurer la proximit\u00e9 et l'accessibilit\u00e9 de l'\u00e9tablissement hospitalier priv\u00e9 d'appui, dans l'int\u00e9r\u00eat des patients, de leurs proches et du personnel m\u00e9dical appel\u00e9 \u00e0 se d\u00e9placer vers cet \u00e9tablissement\u00a0(CJCE, 22 octobre 2015, aff. C552\/13<\/a>).<\/span><\/p>\n

    Enfin, et plus accessoirement, lorsqu'eu \u00e9gard \u00e0 l'objet et la nature des prestations \u00e0 r\u00e9aliser, l'acheteur public d\u00e9cide d'\u00e9valuer les offres des candidats d'apr\u00e8s leur connaissance de l'environnement \u00e9conomique local, les candidats locaux peuvent \u00eatre avantag\u00e9s par ce crit\u00e8re, sans que pour autant cela constitue une discrimination (CAA Bordeaux, 5 mai 2015, n\u00b0\u00a013BX01771, Soci\u00e9t\u00e9 JT2M<\/a>).<\/span><\/p>\n

    En conclusion, s'il est interdit de pr\u00e9voir des crit\u00e8res d'attribution bas\u00e9s sur l'implantation g\u00e9ographique des candidats, cette implantation peut en revanche \u00eatre prise en compte au titre des crit\u00e8res mis en place pour appr\u00e9cier la qualit\u00e9 des offres des candidats, lesquels doivent toutefois \u00eatre li\u00e9s \u00e0 l'objet du march\u00e9.<\/span><\/p>\n

    La pond\u00e9ration des crit\u00e8res, seule m\u00e9thode autoris\u00e9e pour le classement des offres.<\/b><\/span><\/p>\n

    L'article LP 235-2 II impose, \u00e0 l'exception du concours, la pond\u00e9ration des crit\u00e8res pour les march\u00e9s pass\u00e9s selon une proc\u00e9dure formalis\u00e9e lorsque plusieurs crit\u00e8res sont pr\u00e9vus. La pond\u00e9ration est \u00e9galement obligatoire pour les march\u00e9s pass\u00e9s en proc\u00e9dure adapt\u00e9e.\u00a0<\/span><\/p>\n

    La pond\u00e9ration consiste \u00e0 affecter un nombre de points, un coefficient ou un pourcentage \u00e0 chaque crit\u00e8re.<\/span><\/p>\n

    L'attention de l'acheteur public est appel\u00e9e sur l'obligation de la pond\u00e9ration des crit\u00e8res, lesquels doivent \u00eatre publi\u00e9s dans l'avis de publicit\u00e9 ou dans les documents de la consultation. La pond\u00e9ration est l'unique mode de classement des offres pour les march\u00e9s publics pass\u00e9s par les acheteurs publics polyn\u00e9siens. A la diff\u00e9rence du droit national, la hi\u00e9rarchisation des crit\u00e8res n'est pas autoris\u00e9e par le CPMP. <\/span><\/p>\n

    Sous-crit\u00e8re de s\u00e9lection : publicit\u00e9 de leur contenu et de leur pond\u00e9ration.<\/b><\/span><\/p>\n

    S'il d\u00e9cide de faire usage de sous-crit\u00e8res pour classer les offres, l'acheteur doit porter \u00e0 la connaissance des candidats la pond\u00e9ration de ces sous-crit\u00e8res en application du dernier alin\u00e9a de l'article LP. 235-2 II, d\u00e8s lors que, eu \u00e9gard \u00e0 leur nature et \u00e0 l'importance de cette pond\u00e9ration, ils sont susceptibles d'exercer une influence sur la pr\u00e9sentation des offres ainsi que sur leur s\u00e9lection.<\/span><\/p>\n

    La m\u00e9thode de notation des offres<\/b><\/span><\/p>\n

    Le Conseil d'Etat rappelle que l'acheteur public d\u00e9finit librement la m\u00e9thode de notation pour la mise en \u0153uvre des crit\u00e8res de choix des offres. Cependant, cette m\u00e9thode ne doit pas affecter la port\u00e9e des crit\u00e8res et neutraliser leur pond\u00e9ration et aboutir a ce que la meilleure note ne soit pas attribu\u00e9e \u00e0 la meilleure offre, ou \u00e0 ce que l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse ne soit pas choisie. Dans une affaire, le r\u00e8glement de la consultation pr\u00e9voyait que pour le crit\u00e8re prix, chaque offre serait not\u00e9e en fonction de son prix et du prix de l'offre la plus basse selon une formule particuli\u00e8re. Le Conseil d'Etat a consid\u00e9r\u00e9 que cette m\u00e9thode de notation avait pour effet de neutraliser les \u00e9carts entre les prix et que les offres ne pouvaient donc \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9es qu'au regard des autres crit\u00e8res. Le principe de l'attribution \u00e0 l'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse n'\u00e9tait pas respect\u00e9 et la m\u00e9thode \u00e9tait entach\u00e9e d'irr\u00e9gularit\u00e9 (CE, 3 novembre 2014, Commune de Belleville-sur-Loire).<\/span><\/p>\n

    Il n'est pas obligatoire de publier les m\u00e9thodes de notation des offres (CE, 31 mars 2010, Collectivit\u00e9 territoriale de Corse).<\/span><\/p>\n

    Si l'acheteur public doit indiquer dans les documents de la consultation les crit\u00e8res d'attribution du march\u00e9 et leurs conditions de mise en \u0153uvre, il n'est, en revanche, pas tenu d'informer les candidats de la m\u00e9thode de notation des offres (CE, 2 aout 2011, Syndicat mixte de la Vall\u00e9e de l'Orge Aval).<\/span><\/p>\n

    Enfin, le Conseil d'Etat rappelle que \u00ab la m\u00e9thode de notation ne peut \u00eatre utilement contest\u00e9e devant le juge du r\u00e9f\u00e9r\u00e9 pr\u00e9contractuel qu'en cas d'erreur de droit ou de discrimination ill\u00e9gale \u00bb (CE, 11 mars 2013, n\u00b0 364551).<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Section 3 \u2013<\/span>Examen des offres<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 235-3 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    I \u2013 L'acheteur public v\u00e9rifie que les offres sont r\u00e9guli\u00e8res, acceptables et appropri\u00e9es. <\/span><\/p>\n

    II. \u2013 Dans les proc\u00e9dures d'appel d'offres et les proc\u00e9dures adapt\u00e9es sans n\u00e9gociation, les offres irr\u00e9guli\u00e8res, inappropri\u00e9es ou inacceptables sont \u00e9limin\u00e9es. Toutefois, l'acheteur public peut autoriser tous les candidats concern\u00e9s \u00e0 r\u00e9gulariser les offres irr\u00e9guli\u00e8res dans un d\u00e9lai appropri\u00e9, \u00e0 condition qu'elles ne soient pas anormalement basses.<\/span><\/p>\n

    III. \u2013 Dans les autres proc\u00e9dures, les offres inappropri\u00e9es sont \u00e9limin\u00e9es. Les offres irr\u00e9guli\u00e8res ou inacceptables peuvent devenir r\u00e9guli\u00e8res ou acceptables \u00e0 l'issue de la n\u00e9gociation ou du dialogue, \u00e0 condition qu'elles ne soient pas anormalement basses.<\/span><\/p>\n

    Lorsque la n\u00e9gociation ou le dialogue a pris fin, les offres qui demeurent irr\u00e9guli\u00e8res ou inacceptables sont \u00e9limin\u00e9es.<\/span><\/p>\n

    IV. \u2013 La r\u00e9gularisation des offres irr\u00e9guli\u00e8res ne peut avoir pour effet de modifier des caract\u00e9ristiques substantielles des offres.<\/span><\/p>\n

    V. \u2013 L'acheteur public met en \u0153uvre tous moyens lui permettant de d\u00e9tecter les offres anormalement basses. Si une offre para\u00eet anormalement basse, l'acheteur public demande au candidat qu'il fournisse les pr\u00e9cisions et justifications sur le montant de son offre. Si, apr\u00e8s v\u00e9rification des justifications fournies, l'acheteur public \u00e9tablit que l'offre est anormalement basse, il la rejette dans des conditions pr\u00e9vues par arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

    VI. \u2013 Les offres qui n'ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es en application du II, III et du V ont jug\u00e9es au regard du ou des crit\u00e8res annonc\u00e9s dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation, puis sont class\u00e9es par ordre d\u00e9croissant. L'offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse choisie en application du ou des crit\u00e8res annonc\u00e9s est l'offre la mieux class\u00e9e par l'acheteur public.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 235-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    L'acheteur peut appr\u00e9cier le caract\u00e8re anormalement bas d'une offre notamment, au vu <\/span>de <\/span>toutes les composantes de l'offre pr\u00e9sent\u00e9e, des obligations qui s'imposent aux candidats, au moyen de l'utilisation d'une formule math\u00e9matique permettant de d\u00e9terminer un seuil d'anomalie, par comparaison avec les autres offres ou avec son estimation.<\/span><\/span><\/p>\n

    Lorsque l'acheteur identifie une offre qui para\u00eet anormalement basse, il demande par \u00e9crit au candidat qu'il pr\u00e9cise et justifie le prix ou les co\u00fbts propos\u00e9s.<\/span><\/p>\n

    Peuvent \u00eatre prises en consid\u00e9ration des justifications tenant notamment aux aspects suivants :<\/span><\/p>\n

    1\u00b0 Le mode de fabrication des produits, les modalit\u00e9s de la prestation des services, le proc\u00e9d\u00e9 de construction ;<\/span><\/p>\n

    2\u00b0 Les solutions techniques adopt\u00e9es ou les conditions particuli\u00e8rement favorables dont dispose le candidat pour fournir les produits ou les services ou pour ex\u00e9cuter les travaux;<\/span><\/p>\n

    3\u00b0 L'originalit\u00e9 de l'offre.<\/span><\/p>\n

    L'acheteur rejette l'offre si les \u00e9l\u00e9ments fournis par le candidat ne permettent pas de justifier de mani\u00e8re satisfaisante le prix ou les co\u00fbts propos\u00e9s.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    1. L'\u00e9limination des offres inappropri\u00e9es irr\u00e9guli\u00e8res, inacceptables<\/b><\/span><\/p>\n

    La phase d'examen des offres, qui intervient, dans les proc\u00e9dures formalis\u00e9es, apr\u00e8s l'examen des candidatures comporte une premi\u00e8re \u00e9tape consistant en l'\u00e9limination des offres inappropri\u00e9es, irr\u00e9guli\u00e8res, inacceptables et anormalement basses.<\/span><\/p>\n

    Si l'article LP 122-3 du CPMP d\u00e9finit les trois premi\u00e8res cat\u00e9gories d'offres, il ne donne, en revanche, aucune d\u00e9finition de l'offre anormalement basse.<\/span><\/p>\n

    \u2013 Est \u00ab\u00a0inappropri\u00e9e\u00a0\u00bb, l'offre qui apporte une r\u00e9ponse sans rapport avec le besoin de l'acheteur public et qui peut en cons\u00e9quence \u00eatre assimil\u00e9e \u00e0 une absence d'offre\u00a0;<\/span><\/p>\n

    Il s'agira, par exemple, d'une offre qui correspond \u00e0 une solution totalement diff\u00e9rente de celle d\u00e9crite au cahier des charges et qui pourrait \u00eatre assimil\u00e9e \u00e0 une variante non autoris\u00e9e. <\/span><\/p>\n

    \u2013 Est \u00ab\u00a0irr\u00e9guli\u00e8re\u00a0\u00bb, l'offre qui, tout en apportant une r\u00e9ponse au besoin de l'acheteur public, est incompl\u00e8te ou ne respecte pas les exigences formul\u00e9es dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation\u00a0;<\/span><\/p>\n

    A titre d'exemples ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es irr\u00e9guli\u00e8res les offres\u00a0:<\/span><\/p>\n

    \u2013 dont l'acte d'engagement n'est pas sign\u00e9. La cour administrative d'appel de Bordeaux ainsi consid\u00e9r\u00e9 que la signature de l'acte d'engagement avant la date limite de remise des offres constitue une formalit\u00e9 substantielle dont la m\u00e9connaissance est de nature \u00e0 entrainer le rejet de l'offre. Est ainsi irr\u00e9guli\u00e8re l'offre dont l'acte d'engagement, bien que paraph\u00e9 en chacune de ses pages par un repr\u00e9sentant de l'entreprise candidate, ne comportait sur la derni\u00e8re page ni date, ni signature, ni la mention \u00ab lu et approuv\u00e9 \u00bb. Peu importe que les annexes de l'acte d'engagement aient, quant \u00e0 elles, \u00e9t\u00e9 sign\u00e9es, une telle circonstance n'\u00e9tait pas de nature \u00e0 r\u00e9gulariser l'absence de signature de l'acte d'engagement lui-m\u00eame <\/span>qui constitue la pi\u00e8ce essentielle du march\u00e9 (CAA Bordeaux, 4 mars 2010, Soci\u00e9t\u00e9 Nicollin SAS, n\u00b0 08BX02366),<\/span><\/p>\n

    \u2013 si le candidat n'a pas particip\u00e9 \u00e0 la visite impos\u00e9e des lieux. (TA Rennes, Ordonnance du 25 octobre 2010),<\/span><\/p>\n

    \u2013 qui ne contiennent pas toutes les pi\u00e8ces et renseignements requis des documents de la consultation, telle une annexe au CCAP (CE, 12 janvier 2011, D\u00e9partement du Doubs).<\/span><\/p>\n

    \u2013 Est \u00ab\u00a0inacceptable\u00a0\u00bb, l'offre dont les conditions d'ex\u00e9cution m\u00e9connaissent la r\u00e9glementation en vigueur, ou si les cr\u00e9dits budg\u00e9taires allou\u00e9s au march\u00e9, apr\u00e8s \u00e9valuation du besoin \u00e0 satisfaire ne permettent pas \u00e0 l'acheteur public de la financer. Attention, une offre tr\u00e8s ch\u00e8re n'est pas automatiquement inacceptable. En l'esp\u00e8ce, l'office public de l'habitat avait jug\u00e9 \u00e9conomiquement inacceptable et refus\u00e9 de classer l'offre du candidat \u00e9vinc\u00e9 au seul motif qu'elle \u00e9tait sup\u00e9rieure de 25 % \u00e0 l'estimation de ses services. Ceci, sans apporter la preuve que l'offre de cette soci\u00e9t\u00e9 n'aurait pu \u00eatre financ\u00e9e par l'office. Cette pratique est contraire au droit : il faut syst\u00e9matiquement apporter la preuve (budg\u00e9taire, dans ce cas pr\u00e9cis) que l'acheteur n'a pas la possibilit\u00e9 d'accepter cette offre (CE, 24 juin 2011, OPH interd\u00e9partemental de l'Essonne, du Val-d'Oise et des Yvelines).<\/span><\/p>\n

    Les acheteurs publics doivent \u00e9galement appr\u00e9cier la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique des offres, afin de diff\u00e9rencier une offre anormalement basse d'une offre concurrentielle. Le rejet d'une offre anormalement basse n'est possible que si une proc\u00e9dure contradictoire avec le candidat concern\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e au pr\u00e9alable. <\/span><\/p>\n

    L'article LP 235-3 du CPMP pr\u00e9voit une proc\u00e9dure de traitement des offres suspect\u00e9es d'\u00eatre anormalement basses par l'acheteur public. Ce dispositif permet de ne pas sanctionner l'offre basse mais l'offre anormale qui nuit \u00e0 la concurrence loyale entre les candidats et qui, si elle \u00e9tait retenue, risquerait de mettre en p\u00e9ril la bonne ex\u00e9cution du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    2. Comment d\u00e9tecter une offre anormalement basse (AOB) ?<\/b><\/span><\/p>\n

    Une offre peut \u00eatre qualifi\u00e9e d'anormalement basse, si son prix ne correspond pas \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique. L'article A 235-2 du CPMP fixe les modalit\u00e9s d'appr\u00e9ciation par l'acheteur public du caract\u00e8re anormalement bas d'une offre.<\/span><\/p>\n

    Celle-ci peut \u00eatre identifi\u00e9e\u00a0notamment :<\/span><\/p>\n

    \u2013 par la prise en compte des composantes de l'offre\u00a0;<\/span><\/p>\n

    \u2013 au vu des obligations qui s'imposent aux candidats\u00a0;<\/span><\/p>\n

    \u2013 au moyen de l'utilisation d'une formule math\u00e9matique permettant de d\u00e9terminer un seuil d'anomalie\u00a0;<\/span><\/p>\n

    \u2013 par la comparaison avec les autres offres\u00a0;<\/span><\/p>\n

    \u2013 par la comparaison avec l'estimation de l'acheteur.<\/span><\/p>\n

    2.1 Par la prise en compte des composantes de l'offre <\/i><\/span><\/p>\n

    La sous-\u00e9valuation financi\u00e8re des prestations constitue le premier indice \u00e9vident de l'offre anormalement basse. Le caract\u00e8re bas du prix doit cependant \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 au vu de toutes les composantes de l'offre : les prix d\u00e9pendront du temps pass\u00e9 ou des quantit\u00e9s qui auront \u00e9t\u00e9 estim\u00e9s par le candidat au vu des exigences du cahier des charges. Ainsi, par exemple, un prix peut \u00eatre jug\u00e9 bas, mais s'av\u00e8re coh\u00e9rent compte tenu du temps de travail envisag\u00e9 ou de la composition des \u00e9quipes de travail d\u00e9di\u00e9es (CE, 29 mai 2013, Min. Int. c\/ St\u00e9 Art\u00e9is, n\u00b0 366606). Un prix faible ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9, \u00e0 lui seul, comme une preuve de l'insuffisance technique ou financi\u00e8re de l'offre pr\u00e9sent\u00e9e par une entreprise (CE, 15 avril 1996, Commune de Poindimie, n\u00b0 133171).<\/span><\/p>\n

    L'acheteur doit donc raisonner au cas par cas, en prenant en compte les exigences du cahier des charges et les caract\u00e9ristiques des offres remises. <\/span><\/p>\n

    2.2 Au vu des obligations qui s'imposent aux candidats <\/i><\/span><\/p>\n

    Le candidat doit prendre en compte les obligations qui s'imposent \u00e0 lui, en mati\u00e8re sociale. Il doit les int\u00e9grer dans son offre et \u00eatre en mesure de les respecter tout au long de l'ex\u00e9cution du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    Il appartient \u00e0 l'acheteur public de s'assurer que l'offre pr\u00e9sent\u00e9e permet \u00e0 son auteur de respecter les obligations sociales issues du droit du travail et des conventions collectives, notamment en mati\u00e8re de r\u00e9mun\u00e9ration. Le Conseil d'Etat a jug\u00e9 que le droit, pour tout salari\u00e9, de percevoir une r\u00e9mun\u00e9ration au<\/span><\/p>\n

    moins \u00e9gale au SMIC \u00e9tait un principe g\u00e9n\u00e9ral du droit (CE, 23 avril 1982, Ville de Toulouse, n\u00b0 36851) <\/span><\/p>\n

    L'acheteur doit toutefois appr\u00e9cier, au cas par cas, dans quelle mesure les obligations sociales doivent \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es dans l'offre d'un candidat. Ainsi, le Conseil d'Etat a jug\u00e9 que si le co\u00fbt li\u00e9 \u00e0 la reprise des salari\u00e9s de l'ancien attributaire doit \u00eatre pris en compte par le candidat \u00e0 un march\u00e9 public lorsqu'il pr\u00e9sente son offre, le montant de cette derni\u00e8re ne doit pas n\u00e9cessairement assurer la couverture int\u00e9grale de ce co\u00fbt. Ne constitue donc pas une offre anormalement basse, l'offre d'un candidat qui n'int\u00e9grait pas la couverture int\u00e9grale du co\u00fbt de la reprise des salari\u00e9s, compte tenu des possibilit\u00e9s de red\u00e9ploiement ou d'imputation partielle de ce co\u00fbt (CE, 1er mars 2012, D\u00e9partement de la Corse du Sud, n\u00b0 354159). <\/span><\/p>\n

    L'analyse des offres remises au vu de ces \u00e9l\u00e9ments permet \u00e0 l'acheteur public de relever certains indices qui ne suffisent pas pour qualifier l'offre anormalement basse, mais qui justifient le d\u00e9clenchement du dispositif pr\u00e9vu \u00e0 l'article LP 235-3 du code. <\/span><\/p>\n

    2.3 Par l'utilisation d'une formule math\u00e9matique permettant de d\u00e9terminer un seuil d'anomalie<\/i><\/span><\/p>\n

    Le m\u00e9canisme d'exclusion automatique des offres anormalement basses sur la base d'un crit\u00e8re math\u00e9matique est ill\u00e9gal (CJUE, 22 juin 1989, St\u00e9 FratelliCostanzo SPA c\/ Commune de Milan, C-103\/88). L'acheteur public ne peut rejeter une offre, sur le seul motif qu'elle serait inf\u00e9rieure \u00e0 un seuil fix\u00e9 en amont. Cette exclusion automatique prive, en effet, les candidats de la possibilit\u00e9 de pr\u00e9senter des \u00e9l\u00e9ments de justification du caract\u00e8re anormalement bas de leur offre. <\/span><\/p>\n

    En revanche, l'acheteur public peut utiliser une formule math\u00e9matique, afin de d\u00e9terminer un seuil d'anomalie, en-de\u00e7\u00e0 duquel les offres sont suspect\u00e9es d'\u00eatre anormalement basses, permettant la mise en \u0153uvre du dispositif de l'article LP 235-3 du code. <\/span><\/p>\n

    2.4 Par comparaison avec les autres offres <\/i><\/span><\/p>\n

    Constater un \u00e9cart significatif entre le prix propos\u00e9 par un candidat et celui de ses concurrents est un \u00e9l\u00e9ment permettant de qualifier l'offre d'anormalement basse. Cet \u00e9cart peut \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 en fonction d'un seuil d\u00e9termin\u00e9 par la moyenne des offres re\u00e7ues, avec \u00e9ventuellement neutralisation des offres les plus hautes. Cette moyenne correspondra ainsi \u00e0 l'estimation raisonnable du co\u00fbt des prestations en cause. <\/span><\/p>\n

    Toutefois, l'acheteur ne peut se fonder sur le seul \u00e9cart de prix entre deux offres pour qualifier une offre d'anormalement basse, sans rechercher si le prix en cause est en lui-m\u00eame manifestement sous-\u00e9valu\u00e9, c'est-\u00e0-dire susceptible de compromettre la bonne ex\u00e9cution du march\u00e9 (CE, 3 novembre 2014, Office national des for\u00eats, n\u00b0382413). L'acheteur public doit prendre garde \u00e0 l'offre qui ne para\u00eet anormalement basse que parce que son auteur est le seul \u00e0 ne pas avoir particip\u00e9 \u00e0 une entente destin\u00e9e \u00e0 majorer les prix. La moyenne peut ainsi \u00eatre fauss\u00e9e par les offres de \u00ab courtoisie \u00bb remises par certains candidats qui n'ont pas l'intention de remporter le march\u00e9, mais qui souhaitent montrer leur int\u00e9r\u00eat ou se faire connaitre de l'acheteur public. <\/span><\/p>\n

    2.5 Par comparaison avec l'estimation de l'acheteur public <\/i><\/span><\/p>\n

    La diff\u00e9rence cons\u00e9quente entre le prix de l'offre d'un candidat et l'estimation de l'administration peut \u00eatre un \u00e9l\u00e9ment d'identification d'une offre anormalement basse. Parce qu'elle correspond aux disponibilit\u00e9s budg\u00e9taires de l'acheteur, elle doit \u00eatre prise en compte, sans pour autant constituer un r\u00e9f\u00e9rentiel unique justifiant l'\u00e9limination automatique de certaines offres. <\/span><\/p>\n

    3. Comment traiter une offre suspect\u00e9e d'\u00eatre anormalement basse ?<\/b><\/span><\/p>\n

    Apr\u00e8s avoir identifi\u00e9 les offres susceptibles d'\u00eatre anormalement basses, l'acheteur public a l'obligation de demander des explications \u00e0 leurs auteurs et d'en appr\u00e9cier la pertinence, afin de prendre une d\u00e9cision d'admission ou de rejet. Cette proc\u00e9dure contradictoire ne rel\u00e8ve pas d'une simple facult\u00e9, mais constitue une obligation. L'absence de proc\u00e9dure contradictoire et l'exclusion automatique d'un candidat dont l'offre est suspect\u00e9e d'\u00eatre anormalement basse peuvent, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00eatre sanctionn\u00e9es par le juge (TA Lille, 25 janvier 2011, Ste Nouvelle SAEE, n\u00b00800408). L'obligation de d\u00e9tection et d'\u00e9limination d'une offre anormalement basse s'applique \u00e9galement \u00e0 l'\u00e9gard des offres pr\u00e9sent\u00e9es par les personnes publiques. <\/span><\/p>\n

    3.1 L'acheteur public doit demander des explications au candidat qui a d\u00e9pos\u00e9 l'offre<\/i><\/span><\/p>\n

    La proc\u00e9dure contradictoire de l'article LP 235-3 permet \u00e0 l'acheteur public de s'assurer que les prix propos\u00e9s sont \u00e9conomiquement viables et que le candidat a pris en compte l'ensemble des exigences formul\u00e9es dans le dossier de consultation. Le candidat doit pouvoir faire valoir son point de vue et d\u00e9montrer le s\u00e9rieux de son offre. <\/span><\/p>\n

    Un courrier doit lui \u00eatre adress\u00e9, l'informant que son offre est suspect\u00e9e d'\u00eatre anormalement basse et lui demandant de fournir toutes justifications qu'il jugera utiles. L'acheteur doit formuler clairement sa demande aux candidats concern\u00e9s afin de permettre \u00e0 ceux-ci \u00ab de justifier pleinement et utilement le caract\u00e8re s\u00e9rieux de leur offre. \u00bb <\/span><\/p>\n

    Si l'acheteur public doit solliciter aupr\u00e8s de l'auteur d'une offre suspect\u00e9e d'\u00eatre anormalement basse toutes les pr\u00e9cisions et justifications de nature \u00e0 expliquer le prix propos\u00e9, il n'est en revanche pas tenu de lui poser des questions sp\u00e9cifiques (CE, 29 octobre 2013, D\u00e9partement du Gard, n\u00b0371233). <\/span><\/p>\n

    L'acheteur pr\u00e9cise dans son courrier le d\u00e9lai qui est laiss\u00e9 au candidat pour fournir les justifications demand\u00e9es. <\/span><\/p>\n

    3.2 L'acheteur public doit appr\u00e9cier la pertinence des explications fournies par le candidat <\/i><\/span><\/p>\n

    L'article A 235-2 du code \u00e9num\u00e8re trois types de justifications qui peuvent \u00eatre prises en consid\u00e9ration par l'acheteur public : <\/span><\/p>\n

    \u2013 les modes de fabrication des produits, les modalit\u00e9s de la prestation des services, les proc\u00e9d\u00e9s de construction ; <\/span><\/p>\n

    \u2013 les solutions techniques adopt\u00e9es ou les conditions exceptionnellement favorables dont dispose le candidat pour ex\u00e9cuter les travaux, pour fournir les produits ou pour r\u00e9aliser les prestations de services; <\/span><\/p>\n

    \u2013 l'originalit\u00e9 de l'offre ; <\/span><\/p>\n

    Cette liste n'est pas exhaustive et pr\u00e9sente des exemples de justifications que le soumissionnaire peut fournir pour d\u00e9montrer le s\u00e9rieux de son offre. D'autres explications peuvent donc \u00eatre apport\u00e9es et aucune n'est exclue a priori. <\/span><\/p>\n

    3.3 L'acheteur public doit d\u00e9cider de l'admission ou du rejet de l'offre en cause <\/i><\/span><\/p>\n

    L'acheteur doit proc\u00e9der \u00e0 un examen attentif des informations fournies par l'entreprise pour justifier son prix. Si ces \u00e9l\u00e9ments sont convaincants, il peut requalifier l'offre de \u00ab normale \u00bb, en reconnaissant son caract\u00e8re particuli\u00e8rement comp\u00e9titif et l'inclure dans le processus d'analyse sur la base des crit\u00e8res d'attribution annonc\u00e9s et de leur pond\u00e9ration. <\/span><\/p>\n

    En revanche, si les explications demand\u00e9es ne permettent pas d'\u00e9tablir le caract\u00e8re \u00e9conomiquement viable de l'offre eu \u00e9gard aux capacit\u00e9s \u00e9conomiques, techniques et financi\u00e8res de l'entreprise et de d\u00e9montrer que le march\u00e9 ne peut \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9 dans les conditions pr\u00e9vues, l'acheteur public est tenu de la rejeter par d\u00e9cision motiv\u00e9e. A titre d'exemple, un candidat ne peut se borner \u00e0 invoquer sa longue exp\u00e9rience et sa qualit\u00e9 de pr\u00e9c\u00e9dent titulaire du march\u00e9 pour justifier un prix largement plus faible que l'estimation de l'acheteur public et la moyenne des offres des autres candidats (CE, 15 octobre 2014, Communaut\u00e9 urbaine de Lille, n\u00b0 378434). <\/span><\/p>\n

    Cette obligation de rejet des offres anormalement basses repose sur l'objectif d'efficacit\u00e9 de la commande publique. La motivation de la d\u00e9cision de rejet doit notamment permettre \u00e0 l'auteur de cette offre de contester utilement devant un juge le rejet qui lui a \u00e9t\u00e9 oppos\u00e9. <\/span><\/p>\n

    L'absence de r\u00e9ponse du soumissionnaire \u00e0 la demande d'explications de l'acheteur public lui permet d'exclure l'offre du candidat (CAA Bordeaux, 17 novembre 2009, SICTOM Nord, n\u00b008BX01571). <\/span><\/p>\n

    4. Quels sont les risques \u00e0 retenir une offre anormalement basse ?<\/b><\/span><\/p>\n

    L'acheteur public est libre d'appr\u00e9cier les justifications fournies et de consid\u00e9rer que l'offre suspect\u00e9e originellement d'\u00eatre anormalement basse, est finalement celle qui est \u00e9conomiquement la plus avantageuse. Retenir une offre anormalement basse fait peser un risque sur les deniers publics, si les motifs de la diff\u00e9rence de prix n'ont pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, du fait d'une mauvaise ex\u00e9cution possible du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    4.1 Les risques op\u00e9rationnels <\/i><\/span><\/p>\n

    L'acheteur public qui d\u00e9cide de retenir une offre anormalement basse, risque d'\u00eatre confront\u00e9 \u00e0 plusieurs situations de nature \u00e0 compromettre la bonne ex\u00e9cution du march\u00e9. <\/span><\/p>\n

    4.2 Le risque financier<\/i><\/span><\/p>\n

    Le prix propos\u00e9 est sous-estim\u00e9 au vu des prestations d\u00e9crites dans le cahier des charges. Le titulaire pr\u00e9sentera en cours d'ex\u00e9cution, des demandes de r\u00e9mun\u00e9ration compl\u00e9mentaires que l'acheteur public sera contraint d'accepter, sous peine de voir interrompre l'ex\u00e9cution des prestations. Ainsi, l'offre qui paraissait financi\u00e8rement int\u00e9ressante, s'av\u00e8re, au final, plus co\u00fbteuse et la conclusion d'avenants risque de bouleverser l'\u00e9conomie du march\u00e9 et de remettre en cause les conditions de la mise en concurrence initiale. <\/span><\/p>\n

    4.3 Le risque de d\u00e9faillance <\/i><\/span><\/p>\n

    L'entreprise, en difficult\u00e9 financi\u00e8re, pr\u00e9sente une offre de prix tr\u00e8s basse afin de remporter le march\u00e9. Cette strat\u00e9gie ne lui permet pas d'assumer l'ex\u00e9cution des prestations et conduit \u00e0 la r\u00e9siliation du contrat. L'acheteur doit alors g\u00e9rer la d\u00e9faillance du titulaire (rupture d'approvisionnement, arr\u00eat de chantier\u2026) et relancer une proc\u00e9dure pour la passation d'un march\u00e9 de substitution.<\/span><\/p>\n

    4.4 Le risque de qualit\u00e9 <\/i><\/span><\/p>\n

    Le prix ne correspondant pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique des prestations demand\u00e9es, les prestations ex\u00e9cut\u00e9es seront de mauvaise qualit\u00e9 et ne rempliront pas les exigences techniques du cahier des charges. Les d\u00e9lais peuvent \u00eatre d\u00e9pass\u00e9s et les conditions de s\u00e9curit\u00e9 non respect\u00e9es. Les cons\u00e9quences seront d'autant plus g\u00eanantes sur des chantiers allotis (planning boulevers\u00e9, r\u00e9percussions sur les autres intervenants). <\/span><\/p>\n

    4.5 Le risque de travail dissimul\u00e9 <\/i><\/span><\/p>\n

    Afin de compenser le prix bas de son offre, le titulaire a recours, dans des conditions ill\u00e9gales, \u00e0 la sous-traitance ou \u00e0 l'emploi de salari\u00e9s insuffisamment d\u00e9clar\u00e9s. <\/span><\/p>\n

    L'acheteur public doit donc porter la plus grande attention \u00e0 l'analyse des justifications et explications fournies par les soumissionnaires et appr\u00e9cier, au cas par cas, les risques encourus. <\/span><\/p>\n

    4.6 Les risques juridiques <\/i><\/span><\/p>\n

    Le juge administratif exerce un contr\u00f4le restreint sur l'appr\u00e9ciation que fait l'acheteur public du caract\u00e8re anormalement bas d'une offre. Ce n'est que si cette appr\u00e9ciation est manifestement erron\u00e9e qu'elle sera sanctionn\u00e9e. Le juge s'en tient donc \u00e0 un contr\u00f4le de l'erreur manifeste d'appr\u00e9ciation. <\/span><\/p>\n

    Il en est de m\u00eame lorsque l'acheteur public omet de mettre en \u0153uvre la proc\u00e9dure contradictoire de l'article LP 235-3 du CPMP alors que les offres pr\u00e9sentaient manifestement un caract\u00e8re anormalement bas. Un tribunal, saisi par un candidat \u00e9vinc\u00e9, a consid\u00e9r\u00e9 dans cette situation que l'acheteur public avait m\u00e9connu ses obligations de mise en concurrence et d'\u00e9galit\u00e9 d'acc\u00e8s aux march\u00e9s publics. <\/span><\/p>\n

    Le juge exerce un contr\u00f4le complet sur le respect de la proc\u00e9dure. L'acheteur est tenu de suivre les \u00e9tapes d\u00e9crites par l'article LP 235-3 du CPMP. S'il omet de demander des pr\u00e9cisions \u00e0 l'auteur de l'offre et la rejette, la d\u00e9cision d'attribuer le march\u00e9 \u00e0 un autre candidat est irr\u00e9guli\u00e8re. L'entreprise pourra pr\u00e9tendre \u00e0 \u00eatre indemnis\u00e9e si elle avait des chances s\u00e9rieuses d'obtenir le march\u00e9.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Chapitre \u00a0VI \u2013 <\/span><\/strong>Attribution du march\u00e9<\/b><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 236-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Apr\u00e8s signature du march\u00e9, en cas d'inexactitude des documents et renseignements mentionn\u00e9s aux articles LP 233-3, LP 321-1 III et LP 322-6 IV<\/span>, il est fait application aux torts du titulaire des conditions de r\u00e9siliation pr\u00e9vues par le march\u00e9. <\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 236-2<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Lors de la passation d'un march\u00e9, un droit de pr\u00e9f\u00e9rence peut \u00eatre attribu\u00e9, \u00e0 \u00e9galit\u00e9 de prix ou \u00e0 \u00e9quivalence d'offres, \u00e0 l'offre pr\u00e9sent\u00e9e par :<\/span><\/p>\n

    1\u00b0une soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative, <\/span><\/p>\n

    2\u00b0un groupement de producteurs agricoles agr\u00e9\u00e9 dans les conditions pr\u00e9vues par la d\u00e9lib\u00e9ration n\u00b0 92-219 AT du 22 d\u00e9cembre 1992 modifi\u00e9e portant d\u00e9finition des groupements de producteurs agricoles, <\/span><\/p>\n

    3\u00b0un artisan au sens de l'article LP 122-3, <\/span><\/p>\n

    4\u00b0un \u00e9tablissement de travail prot\u00e9g\u00e9. <\/span><\/p>\n

    Lorsque l'acheteur public entend faire usage de cette facult\u00e9, il en fait mention dans l'avis d'appel public \u00e0 la concurrence ou dans les documents de la consultation. <\/span><\/p>\n

    Les offres sont regard\u00e9es comme \u00e9quivalentes, lorsque l'\u00e9cart du nombre de points obtenus par rapport \u00e0 l'offre la mieux class\u00e9e n'exc\u00e8de pas 10%.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    <\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>COMMENTAIRES<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    En cas d'\u00e9galit\u00e9 de prix ou d'\u00e9quivalence d'offres, l'article LP 236-2 du CPMP autorise l'acheteur public, si cela est pr\u00e9vu dans les documents de consultation, d'instituer un droit de pr\u00e9f\u00e9rence au profit : <\/span><\/p>\n

    1\u00b0) d'une soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative (voir notamment la loi du Pays n\u00b0 2013-16 du 10 mai 2013 relative aux soci\u00e9t\u00e9s coop\u00e9ratives agricoles en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise),<\/span><\/p>\n

    2\u00b0) d'un groupement de producteurs agricoles, agr\u00e9\u00e9 par arr\u00eat\u00e9 du conseil des ministres,<\/span><\/p>\n

    3\u00b0) d'un artisan, c'est \u00e0 dire les personnes physiques ou morales travaillant \u00e0 fa\u00e7on qui exercent \u00e0 titre principal une activit\u00e9 professionnelle ind\u00e9pendante de production, de transformation, de r\u00e9paration ou de prestations de services et qui n'emploient pas plus de cinq salari\u00e9s\u00a0(article LP 122-3 du CPMP),<\/span><\/p>\n

    4\u00b0) d'un \u00e9tablissement de travail prot\u00e9g\u00e9 tel que mentionn\u00e9 \u00e0 l'article LP 5313-14 du code du travail de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Chapitre \u00a0VII \u2013 <\/span><\/strong><\/span>Conservation des informations de march\u00e9<\/span> (Nouveau)<\/b><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 237-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    L'acheteur public conserve les pi\u00e8ces constitutives du march\u00e9 public pendant une dur\u00e9e minimale de cinq ans pour les march\u00e9s publics de fournitures ou de services et de dix ans pour les march\u00e9s publics de travaux, de ma\u00eetrise d'\u0153uvre ou de contr\u00f4le technique \u00e0 compter de la fin de l'ex\u00e9cution du march\u00e9 public.<\/span><\/p>\n

    L'acheteur public conserve les candidatures et les offres ainsi que les documents relatifs \u00e0 la proc\u00e9dure de passation pendant une p\u00e9riode minimale de cinq ans \u00e0 compter de la date de signature du march\u00e9 public.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Le pr\u00e9sent chapitre ne comprend pas de dispositions relevant d'un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    <\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    Chapitre \u00a0VIII \u2013 <\/span><\/strong>Mise \u00e0 disposition des donn\u00e9es sur les march\u00e9s publics<\/b><\/span>\u00a0(Nouveau)<\/b><\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article LP 238-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Les acheteurs publics mettent \u00e0 disposition, sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics, au plus tard le 31 janvier de l'ann\u00e9e suivant la date de notification du march\u00e9 au titulaire et a\u0300 l'exception de celles dont la divulgation violerait un secret prot\u00e9g\u00e9 par la loi, sous un format ouvert et librement r\u00e9utilisable, les donn\u00e9es des march\u00e9s publics conclus et modifi\u00e9s r\u00e9pondant \u00e0 un besoin dont la valeur est \u00e9gale ou sup\u00e9rieure \u00e0 trois millions de francs CFP hors taxes. <\/span><\/p>\n

    La liste des donn\u00e9es des march\u00e9s publics devant \u00eatre mises \u00e0 disposition est fix\u00e9e par un arr\u00eat\u00e9 pris en conseil des ministres.<\/span><\/p>\n

    Ces donn\u00e9es sont communiqu\u00e9es, dans le m\u00eame d\u00e9lai et sous le m\u00eame format que celui pr\u00e9vu au premier alin\u00e9a, \u00e0 la direction de la commande publique de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 238-1 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    Les donn\u00e9es relatives aux march\u00e9s publics publi\u00e9es par les acheteurs publics sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics sont : <\/span>
    \n1\u00b0 Le num\u00e9ro d'identification unique du march\u00e9 public ; <\/span>
    \n2\u00b0 Le nom de l'acheteur public ou du coordonnateur en cas de groupement de commandes ; <\/span>
    \n3\u00b0 La nature du march\u00e9 public correspondant \u00e0 l'une des mentions suivantes : march\u00e9 simple, march\u00e9 \u00e0 bons de commande, march\u00e9 \u00e0 tranches conditionnelles, accord-cadre, march\u00e9 subs\u00e9quent ; <\/span>
    \n4\u00b0 L'objet du march\u00e9 public ;<\/span>
    \n5\u00b0 Le code et le libell\u00e9 de la nomenclature CPV de l'objet principal du march\u00e9 public ; <\/span>
    \n6\u00b0 La proc\u00e9dure de passation utilis\u00e9e correspondant \u00e0 l'une des mentions suivantes : dispens\u00e9 de publicit\u00e9 et de mise en concurrence ; proc\u00e9dure adapt\u00e9e ; appel d'offres ouvert ; appel d'offres restreint ; proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e avec publicit\u00e9 et mise en concurrence, concours ouvert, concours restreint ; proc\u00e9dure n\u00e9goci\u00e9e sans publicit\u00e9 ni mise en concurrence ; dialogue comp\u00e9titif ; <\/span>
    \n7\u00b0 Le lieu principal d'ex\u00e9cution du march\u00e9 sous la forme du nom de l'archipel et de la commune ; <\/span>
    \n8\u00b0 La dur\u00e9e du march\u00e9 public en nombre de mois ;<\/span>
    \n9\u00b0 La date de notification du march\u00e9 public par l'acheteur public ; <\/span>
    \n10\u00b0 Consid\u00e9ration sociale correspondant \u00e0 une ou plusieurs des mentions suivantes : clause sociale, crit\u00e8re social, march\u00e9 r\u00e9serv\u00e9, pas de consid\u00e9ration sociale ; <\/span>
    \n11\u00b0 Consid\u00e9ration environnementale correspondant \u00e0 une ou plusieurs des mentions suivantes : clause environnementale, crit\u00e8re environnemental, pas de consid\u00e9ration environnementale ; <\/span>
    \n12\u00b0 Le CCAG de r\u00e9f\u00e9rence correspondant \u00e0 l'une des mentions suivantes : travaux, fournitures courantes et services, prestations intellectuelles, techniques de l'information et de la communication, pas de CCAG ; <\/span>
    \n13\u00b0 Le nombre d'offres re\u00e7ues ;<\/span>
    \n14\u00b0 Le montant HT forfaitaire en francs CFP ou estim\u00e9 maximum en francs CFP ;<\/span>
    \n15\u00b0 La forme du prix du march\u00e9 public correspondant \u00e0 l'une des mentions suivantes : unitaire, forfaitaire, mixte ;<\/span>
    \n16\u00b0 Le type de prix correspondant \u00e0 une ou plusieurs, des mentions suivantes : ferme et actualisable, r\u00e9visable, provisoire ; <\/span>
    \n17\u00b0 L'attribution d'une avance ;<\/span>
    \n18\u00b0 Le taux de l'avance attribu\u00e9e ; <\/span>
    \n19\u00b0 Le nom du ou des titulaires du march\u00e9 public ;<\/span>
    \n20 \u00b0 Le ou les num\u00e9ros Tahiti du ou des titulaires, \u00e0 d\u00e9faut le num\u00e9ro SIRET lorsque le si\u00e8ge social du ou des titulaires est domicili\u00e9 en France, le num\u00e9ro RIDET lorsque le si\u00e8ge social du ou des titulaires est domicili\u00e9 en Nouvelle-Cal\u00e9donie, le nom du Pays lorsque le si\u00e8ge social du ou des titulaires est domicili\u00e9 hors de Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, Nouvelle-Cal\u00e9donie ou de France; <\/span>
    \n21\u00b0 Le type de groupement d'op\u00e9rateurs \u00e9conomiques correspondant \u00e0 l'une des mentions suivantes : conjoint, solidaire, pas de groupement ; <\/span>
    \n22\u00b0 La sous-traitance d\u00e9clar\u00e9e \u00e0 la passation du march\u00e9 public ; <\/span>
    \n23\u00b0 La date de publication des donn\u00e9es du march\u00e9 public.<\/span> <\/span><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 238-2 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    Les donn\u00e9es relatives \u00e0 la d\u00e9claration d'un sous-traitant publi\u00e9es par les acheteurs publics sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics sont : <\/span>
    \n1\u00b0 Le num\u00e9ro d'identification de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance ; <\/span>
    \n2\u00b0 Le num\u00e9ro Tahiti du sous-traitant ou \u00e0 d\u00e9faut le num\u00e9ro SIRET lorsque le si\u00e8ge social du sous-traitant est domicili\u00e9 en France, le num\u00e9ro RIDET lorsque le si\u00e8ge social du sous-traitant est domicili\u00e9 en Nouvelle-Cal\u00e9donie, le nom du Pays lorsque le si\u00e8ge social du sous-traitant est domicili\u00e9 hors de Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, Nouvelle-Cal\u00e9donie ou de France; <\/span>
    \n3\u00b0 La dur\u00e9e du contrat de sous-traitance en nombre de mois ; <\/span>
    \n4\u00b0 La date de notification de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance par l'acheteur public ; <\/span>
    \n5\u00b0 Le montant en francs CFP HT attribu\u00e9 au sous-traitant ; <\/span>
    \n6\u00b0 Les modalit\u00e9s de variation du prix du contrat de sous-traitance correspondant \u00e0 l'une des mentions suivantes : ferme, actualisable ou r\u00e9visable ; <\/span>
    \n7\u00b0 La date de publication des donn\u00e9es de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance. <\/span><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 238-3 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    Les donn\u00e9es relatives aux modifications des march\u00e9s publics publi\u00e9es par les acheteurs publics sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics sont : <\/span>
    \n1\u00b0 Le num\u00e9ro d'identification de la modification ; <\/span>
    \n2\u00b0 La dur\u00e9e modifi\u00e9e du march\u00e9 public en nombre de mois ; <\/span>
    \n3\u00b0 Le montant en francs CFP HT modifi\u00e9 du march\u00e9 public ; <\/span>
    \n4\u00b0 Le ou les num\u00e9ros Tahiti du ou des nouveaux titulaires, \u00e0 d\u00e9faut le num\u00e9ro SIRET lorsque le si\u00e8ge social du ou des nouveaux titulaires est domicili\u00e9 en France, le num\u00e9ro RIDET lorsque le si\u00e8ge social du ou des nouveaux titulaires est domicili\u00e9 en Nouvelle-Cal\u00e9donie, le nom du Pays lorsque le si\u00e8ge social du ou des nouveaux titulaires est domicili\u00e9 hors de Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, Nouvelle-Cal\u00e9donie ou de France; <\/span>
    \n5\u00b0 La date de notification par l'acheteur public de la modification apport\u00e9e au march\u00e9 public ; <\/span>
    \n6\u00b0 La date de publication des donn\u00e9es de la modification apport\u00e9e au march\u00e9 public. <\/span>
    \nLes modifications r\u00e9sultant de la mise en \u0153uvre des clauses de variations de prix sont exon\u00e9r\u00e9es de publication sur la plateforme polyn\u00e9sienne de d\u00e9mat\u00e9rialisation des achats publics. <\/span><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/i><\/span>Article A 238-4 (Nouveau)<\/span><\/a><\/h4><\/div>
    \n

    Les donn\u00e9es relatives \u00e0 la modification de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance des march\u00e9s publics publi\u00e9es par les acheteurs publics sur la plateforme polyn\u00e9sienne des achats publics sont : <\/span>
    1\u00b0 Le num\u00e9ro d'identification de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance modifi\u00e9 ; <\/span>
    2\u00b0 La dur\u00e9e modifi\u00e9e du contrat de sous-traitance en nombre de mois ; <\/span>
    3\u00b0 La date de notification de la modification de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance par l'acheteur public ; <\/span>
    4\u00b0 Le montant en francs CFP HT modifi\u00e9 de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance ; <\/span>
    5\u00b0 La date de publication des donn\u00e9es de la modification de l'acte sp\u00e9cial de sous-traitance.<\/span><\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>

    <\/i><\/span>VERS LE LIVRE I \u2013 DISPOSITIONS PRELIMINAIRES<\/span><\/a><\/div><\/div><\/div>
    VERS LE LIVRE III \u2013 PROCEDURES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS<\/span><\/i><\/span><\/a><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":381,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"100-width.php","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-3666","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3666","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/users\/381"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3666"}],"version-history":[{"count":184,"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3666\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4483,"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3666\/revisions\/4483"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.service-public.pf\/marchespublics\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3666"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}