Le concours de sélection de l’école Poly3D est terminé, avec les 20 “élus” qui sont en train d’être désignés au terme d’une troisième épreuve difficile et d’un dernier entretien de sélection avec un jury de haut niveau.
Ils étaient 130 sur la ligne de départ. Après la deuxième épreuve (écrire un scénario et dessiner un story-board) il n’en restait que 60. Lundi 25 mai, à la fin de la troisième épreuve, l’hécatombe continuait. Mais il ne restait que des très bons candidats… “Je ne sais vraiment pas comment choisir. Heureusement que Marie-France Zumofen, directrice adjointe de l’école des Gobelins de Paris, est là avec un œil neuf pour présider le jury, sa vision permet d’être plus objectif” explique Christophe Gomez, directeur de Poly3D.
Car avant de pouvoir se présenter devant cette assemblée d’experts de l’animation 3D et de l’éducation, les candidats ont dû prouver leur valeur d’une façon extrême : en deux semaines, ils ont dû télécharger et installer le logiciel Maya de création et d’animation 3D, et créer, en “légions” de deux candidats, un personnage et un décor correspondant à leurs scénarios. Sachant que la plupart d’entre eux n’avaient jamais utilisé le logiciel…

Erroline a modélisé l'île de son scénario

Erroline a modélisé l’île de son scénario
Erroline, l’une des deux candidats que nous suivons encore, nous raconte son épreuve : “c’était très difficile, beaucoup de stress avec le peu de temps que nous avons eu. Apprendre en deux semaines les bases de Maya était un grand défi à relever ! Il fallait au plus vite se familiariser avec ce logiciel, utilisé par de grandes productions de jeux vidéo comme Final Fantasy. C’est donc pour moi une grande surprise, mais avec de la détermination j’ai pu réussir ce défi. Mon coéquipier n’était pas très attiré par ce dernier défi mais on a quand même pu rendre quelque chose d’assez positif pour le jury, qui nous a ainsi permis de continuer cette aventure jusqu’au Grand Conseil. Un grand remerciement à ceux qui nous soutiennent !”

Le personnage créé par Marin en 2 semaines

Le personnage créé par Marin en 2 semaines
Marin c’est retrouvé un peu seul lui aussi : “Mon partenaire n’était plus intéressé par la dernière épreuve donc j’ai terminé tout seul. Deux semaines c’est court, surtout quand on ne fait pas de dessin et qu’on n’a jamais touché à la modélisation, ce n’était pas évident. Surtout pour les proportions entre les différents dessins : de face, de profil… Normalement, je ne dessine même pas une banane !” Mais il est satisfait de son travail, et se sent en confiance pour l’entretien : “il n’y a rien à préparer, il faudra juste leur dire comment on a ressenti l’épreuve, ce qu’on pense des logiciels…”

Poly3D : Un mois d'épreuves pour 20 élus
Dernier obstacle : l’entretien

Pour l’entretien final, l’organisation réservait une surprise à ses “légions” : pendant l’examen, ils devaient porter une robe de diplômé à la tahitienne, un casse-tête et même un masque en bois. De quoi rester dans l’ambiance du jeu jusqu’au bout.
Les organisateurs du jeu, après un mois à accompagner les candidats, à leur prodiguer des conseils et à assister à leurs progrès fulgurants, avaient bien besoin de regards extérieurs pour arriver à départager les jeunes. D’où l’arrivée d’un cadre de l’OPT, principal financieur de l’école, et de la directrice adjointe des Gobelins, une école de graphisme de renommée internationale qui assistera Poly3D et participera à l’éducation un peu atypique de ses étudiants, sur le même modèle que l’école parisienne.
“Pendant l’audition, il y avait beaucoup de choses importantes à juger” explique Christophe Gomez, directeur de Poly3D. “Comment ils ont géré le stress du défi, leur réaction face aux problèmes dans les équipes, avec les logiciels, le matériel, leur persistance dans l’effort, leur projet professionnel…” L’objectif ultime ? “Nous allons créer des équipes de 5, et il ne faut pas 5 étudiants identiques. Il faut des codeurs, des graphistes, des leaders, des écrivains… Des gens qui ne semblent pas si brillant peuvent avoir des qualités très complémentaires à d’autres devenir les piliers d’une équipe. Enfin, il faudra juger leur capacité à tenir les trois ans, et leur culture et ouverture d’esprit.”

Retrouvez mercredi prochain les noms des 20 candidats retenus, sur www.tahiti-infos.com.
La legion Pandora a recréé son Bateau Hrim

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