200 mots

Langage – Reo Tahiti

Généralités

L’alphabet (10 voyelles, 9 consonnes)

a, e, i, o, u, ā, ē, ī, ō, ū, f, h, m, n, p, r, t, v, ?

L’accent

Voici quelques règles d’accentuation abrégées.

Pour une étude plus poussée, se référer à l’ouvrage de Monsieur Turo à Ra’apoto, Te ‘arata’i i te tai’ora’a, 1990, édition Polytram.

Nous indiquerons l’accent du mot en soulignant la syllabe qui le porte.

Les diphtongues en tahitien: (8)     Les voyelles brèves (5)

ae ai ao au                                  a e i o u

ei      eu                                        Les voyelles longues (5), avec un macron: tārava

oi      ou                                        ā ē ī ō ū

La glottale, notée ‘, tu’i ou ‘eta

exemple : ‘ō’aha

[?o:?aha]

Le h, jamais muet, non chuintant : pā’aihere

[pa:?aihere]

L’accent tombe en règle générale sur l’avant dernière syllabe d’un mot : tama, metua.

Lorsqu’il y a une voyelle longue, l’accent tombe sur la syllabe qui contient celle-ci: ma, rue, pe, piti.

Lorsqu’il y a plusieurs voyelles longues, l’accent tombe sur la syllabe qui contient la dernière: tāpōnē, ‘āpī.

Lorsqu’il y a une diphtongue, l’accent tombe sur la syllabe qui contient celle-ci:

paraoa, ‘anau, anei, heiva, mata‘eina’a, marae.

Lorsqu’il y en a plusieurs, l’accent tombe sur la dernière syllabe qui en contient une:

vauvau, teitei, ha’apoupou.

Lorsqu’il y a une diphtongue et une voyelle longue ou une voyelle longue et une diphtongue, l’accent tombe sur la syllabe qui contient la voyelle longue ou la diphtongue qui est la plus proche de la fin du mot :

rū’au, fārerei, mātou, tītau, mou‘ū, poi, rau.

La voyelle qui précède ra ou na est allongée à la lecture:

Te    haere   ra.   taua ta’ata na

[re:]                    [ta:]

Quelques mots comme vahine, tamari’i changent d’accent s’ils sont précédés d’un déterminant pluriel (tau, nau, na) : te vahine -> nau vahine   te tamari’i -> tau tamari’i

[va]                  [va:]                             [ma]                 [ma:]

Dans un mot rédupliqué totalement, l’accent est aussi rédupliqué: po‘ipo‘i, ueue, sauf si 2 voyelles accolées forment une diphtongue: itoito.

Les affixes ha’a, ra’a ne modifient pas l’accent du radical: purera’a, ha’aramarama, fārereira’a,

sauf s’il forme une diphtongue avec le mot: fa’aitoito.

Lorsque le h est la seule particularité d’un mot, la syllabe qui le contient porte l’accent: tahi, haru, humaha.

Lorsqu’un mot est composé, c’est l’accent du dernier composant qui compte : tairoto, fare rata, pua’ahoro fenua.

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COCO

HA’ARI

Définition :

Un h, une glottale : ha’ari.
ha’ari signifie « coco, noix de coco ou cocotier ».

Selon la légende que l’on retrouve dans toute la Polynésie orientale, le coco est issu d’une tête d’anguille, avec ses deux yeux et sa bouche.

La noix de coco porte différents noms en fonction de sa maturité. Il existe de nombreuses sortes de cocotier – ha’ari.

Certains cocos – ha’ari, ont une coque allongée, d’autres rondes et évasées. Elles servaient autrefois de gourdes et parfois encore aujourd’hui, de verre, de bol.

La bourre de coco donne un cordage précieux. Le tronc de cocotier sert à la construction. La feuille de cocotier sert à toutes sortes de tressages et est également utilisée pour la toiture des fare traditionnels.

L’eau, le lait, l’amande, le germe de coco, le cœur de cocotier se consomment tels quels ou en préparation.

Exemple :

y a trois cocos : E toru ha’ari.
C’est un cocotier : E tumu ha’ari.
Coco : Ha’ari