Le 12 mars 2026, l’association Océania a présenté le résultat des ateliers de travail organisés le 26 février autour de la charte pour la protection des cétacés, et en particulier des baleines, en Polynésie française.

Ces ateliers ont permis d’échanger sur la charte, mais aussi sur l’ensemble des enjeux qui l’entourent. Les discussions ont été riches, parfois animées, quelques fois passionnées. Elles ont surtout permis de partager les connaissances, de confronter les points de vue et de mieux prendre en compte la diversité des approches.

C’est précisément l’esprit de cette charte : écouter, dialoguer, faire émerger des solutions et rassembler autour d’un objectif commun. Les échanges ont permis d’identifier de nombreuses pistes d’action et, surtout, d’aboutir à un consensus général sur la nécessité de protéger les cétacés. C’est là l’essentiel.

Aujourd’hui, cette charte trace une voie claire pour le va’a de notre fenua : elle indique la direction à suivre, les acteurs à mobiliser et les éléments essentiels à prendre en compte pour mieux protéger les baleines.

Elle sera prochainement mise en ligne afin que le public puisse la signer électroniquement et ainsi marquer son engagement en faveur de la protection des cétacés.

Cette charte constitue désormais le socle sur lequel pourront s’appuyer les différentes mesures qui seront mises en œuvre par les acteurs concernés.

Des actions sont déjà engagées grâce aux initiatives de l’association Océania notamment :

  • la mise en place d’un dispositif réglementaire sur la vitesse des navires,
  • le déploiement d’observateurs à bord,
  • l’analyse d’images par intelligence artificielle aux abords des passes de Vaiare et de Papeete…

D’autres pistes méritent également d’être explorées :

  • l’intelligence artificielle embarquée à bord des navires,
  • l’utilisation ponctuelle de drones,
  • l’installation de caméras dans les passes

La Direction polynésienne des affaires maritimes réaffirme pleinement son soutien à la cause des baleines. Cet engagement se traduira concrètement par plusieurs chantiers :

  • intégrer des modules d’information et de sensibilisation à la protection des cétacés dans la formation des marins ;
  • relayer les messages d’Océania via la plateforme Escales auprès des navires entrant en Polynésie ;
  • mieux prendre en compte la route des baleines afin de réduire les risques de collision dans les études prospectives et les projets de nouveaux navires ;
  • assurer la mise en application effective des limitations de vitesse pour les navires.

Ces travaux seront menés en collaboration avec l’association Océania et l’ensemble des parties prenantes, notamment les organismes de formation.

La charte a permis d’ouvrir la voie.
Il nous appartient maintenant de passer collectivement à l’action.

Le succès des mesures qui seront mises en place pourrait demain servir d’exemple aux autres pays du Pacifique. Car si nous réussissons ici, entre Tahiti et Moorea, ce ne sont pas seulement les 11 milles nautiques qui séparent nos îles qui seront mieux protégés, mais une grande partie de la vie des baleines dans l’océan Pacifique.

Fa’a itoito à Océania pour la protection des cétacés.

© Gregory Lecoeur