La Polynésie française renforce son dispositif de prise en charge du fret maritime interinsulaire afin de soutenir le développement économique des îles et d’améliorer les conditions de vie des populations.
 
Conformément à l’arrêté n° 1586 CM du 13 septembre 2023, modifié par l’arrêté n° 586 CM du 7 mai 2026, et précisé par la note n° 6022 MEF‑DGAE du 11 mai 2026, de nouveaux produits sont désormais éligibles à la prise en charge du fret maritime à compter des chargements effectués le 8 mai 2026.
 
De nouveaux matériaux de construction pris en charge
 
Ces produits sont intégrés à la catégorie des matériaux de construction figurant à l’annexe 1 de l’arrêté, et bénéficient du tarif de fret intitulé « matériaux de construction dont le fret est pris en charge ».
Sont concernés :
  • Les rouleaux de tôles destinés à la fabrication de tôles métalliques de couverture
    (Code SH : 7210 70 00) ;
  • Les matériels photovoltaïques (PV) sans stockage, comprenant notamment :
    • les panneaux solaires photovoltaïques (modules PV) (Code SH : 8541 43 00) ;
    • les onduleurs (Code SH : 8504 40 00) ;
    • les câbles électriques (Code SH : 8544 20 00) ;
    • les structures de fixation ou porteuses, en aluminium ou en acier
      (Codes SH : 7604 29 00 et 7222 19 00).
⚠️ Attention : les batteries de stockage sont exclues du dispositif et ne bénéficient pas de la prise en charge du fret maritime.
 
Qui peut bénéficier du dispositif ?
 
La prise en charge s’applique lorsque les matériaux sont destinés à une personne physique ou morale de droit privé, et lorsque le chargeur est une entreprise régulièrement immatriculée, exerçant une activité d’importation, de distribution ou de fabrication de matériaux de construction, conformément aux dispositions de l’arrêté.
 
Le fret est pris en charge par la Polynésie française par paiement direct aux armateurs, sur la base des tarifs maximaux réglementaires en vigueur.
 
Un levier pour le développement et la transition énergétique
 
Cette évolution du dispositif vise à :
  • réduire le coût du transport interinsulaire de matériaux essentiels,
  • faciliter l’accès aux équipements photovoltaïques, sans stockage, dans les îles,
  • accompagner les projets de construction et de transition énergétique hors de Tahiti,
  • contribuer à limiter la dépendance aux approvisionnements internationaux en hydrocarbures,
  • renforcer la résilience face aux ruptures de la chaîne d’approvisionnement des goélettes assurant les dessertes locales.
Les opérateurs, chargeurs et armateurs sont invités à se référer aux textes en vigueur et à se rapprocher des services compétents pour toute information complémentaire.