Annuaire des structures de la Direction de la santé

  • [ACTUALITÉ] L’accessibilité, la représentation et la consommation des produits de la terre en zone urbaine à Tahiti.

    Dans un contexte de développement des maladies non transmissibles (surpoids, l’obésité, diabète…) l’alimentation devient un enjeu majeur de santé publique. Les produits de la terre, définis par l’ensemble des fruits, légumes et produits vivriers locaux disponibles en Polynésie française, apparaissent comme un élément stratégique à valoriser, en raison de leurs nombreux bienfaits pour la santé (richesse en fibres, en vitamines, en minéraux, en composés antioxydants…).

    Cette étude porte sur l’accessibilité, la représentation et la consommation des produits de la terre en zone urbaine à Tahiti, à travers une étude transversale descriptives. Elle vise notamment à évaluer si la recommandation de l’OMS de consommer au moins 5 portons de fruits et légumes par jour est atteinte, et d’identifier les principaux freins à leur consommation (économiques, physiques, informationnels, culturels…).

    Pour se faire, un questionnaire adapté à l’enquête sera diffusé auprès des établissements situés entre Punaauia et Mahina ayant donné leur accord (maison de quartier, associations, services publics…). Les adultes âgés entre 18 et 69 ans issus de maisons de quartier, d’associations, de services publics, etc… pourront répondre au questionnaire.

    La diffusion du questionnaire se fera en ligne via un Microsoft forms, ou en version papier si les participants ne disposent pas d’outil numérique. Des possibles interventions physiques (stagiaires) sont à prévoir, afin que le déroulé de la passation se fasse dans les meilleures conditions possibles. Le but serait de récolter le plus de participants possible afin d’obtenir des résultats statistiquement interprétables.

    Par ailleurs, les résultats obtenus permettront d’établir des outils et/ou des dispositifs de sensibilisation et de promotion à la consommation des produits de la terre. Cela permettra de mettre en lumière l’intérêt nutritionnel des fruits et légumes, mais également des produits vivriers locaux.

    Finalement, les résultats de cette enquête pourront être utilisés comme un support pour d’autres études futures, mais également dans le cadre de la promotion à la santé, ainsi que la promotion à la consommation de ressources végétales locales basées sur les productions agricoles du Fenua.

    Participe à l’enquête en cliquant sur le lien suivant : https://forms.office.com/e/GVzcMB9CDf?origin=lprLink

    [ACTUALITÉ] L’accessibilité, la représentation et la consommation des produits de la terre en zone urbaine à Tahiti.

    Dans un contexte de développement des maladies non transmissibles (surpoids, l’obésité, diabète…) l’alimentation devient un enjeu majeur de santé publique. Les produits de la terre, définis par l’ensemble des fruits, légumes et produits vivriers locaux disponibles en Polynésie française, apparaissent comme un élément stratégique à valoriser, en raison de leurs nombreux bienfaits pour la santé (richesse en fibres, en vitamines, en minéraux, en composés antioxydants…).

    Cette étude porte sur l’accessibilité, la représentation e la consommation des produits de la terre en zone urbaine à Tahiti, à travers une étude transversale descriptives. Elle vise notamment à évaluer si la recommandation de l’OMS de consommer au moins 5 portons de fruits et légumes par jour est atteinte, et d’identifier les principaux freins à leur consommation (économiques, physiques, informationnels, culturels…).

    Pour se faire, un questionnaire adapté à l’enquête sera diffusé auprès des établissements situés entre Punaauia et Mahina ayant donné leur accord (maison de quartier, associations, services publics…). Les adultes âgés entre 18 et 69 ans issus de maisons de quartier, d’associations, de services publics, etc… pourront répondre au questionnaire.

    La diffusion du questionnaire se fera en ligne via un Microsoft forms, ou en version papier si les participants ne disposent pas d’outil numérique. Des possibles interventions physiques (stagiaires) sont à prévoir, afin que le déroulé de la passation se fasse dans les meilleures conditions possibles. Le but serait de récolter le plus de participants possible afin d’obtenir des résultats statistiquement interprétables.

    Par ailleurs, les résultats obtenus permettront d’établir des outils et/ou des dispositifs de sensibilisation et de promotion à la consommation des produits de la terre. Cela permettra de mettre en lumière l’intérêt nutritionnel des fruits et légumes, mais également des produits vivriers locaux.

    Finalement, les résultats de cette enquête pourront être utilisés comme un support pour d’autres études futures, mais également dans le cadre de la promotion à la santé, ainsi que la promotion à la consommation de ressources végétales locales basées sur les productions agricoles du Fenua.

    Participe à l’enquête en cliquant sur le lien suivant : https://forms.office.com/e/GVzcMB9CDf?origin=lprLink 

  • [ACTUALITÉ] L’hôpital d’Uturoa s’équipe d’un réseau WiFi gratuit pour les patients et visiteurs

    L’hôpital d’Uturoa met à disposition des patients et visiteurs un accès gratuit à Internet via un réseau WiFi.

    Ce service est soumis à des conditions d’utilisation visant à garantir un usage conforme à la réglementation, au bon fonctionnement du réseau ainsi qu’au respect des droits et libertés des personnes.

    Charte d’utilisation du réseau WiFi de l’hôpital d’Uturoa.

    Toute utilisation du réseau WiFi de l’établissement vaut acceptation et entière de la présente charte.

    1. Conditions d’accès au service

    L’accès au réseaux WiFi est réservé aux personnes disposant d’un équipement personnel compatible (smartphone, tablette, ordinateur portable).

    L’établissement se réserve le droit de restreindre, suspendre ou interrompre l’accès au service, temporairement ou définitivement, à tout moment et sans préavis, notamment pour des raisons techniques, de sécurité ou de maintenance, sans que l’utilisateur puisse prétendre à une quelconque indemnisation.

    2. Responsabilité de l’utilisateur

    L’utilisateur est seul responsable de l’usage qu’il fait du réseau WiFi mis à disposition.

    Il assume notamment la responsabilité des contenus qu’il consulte, publie, transmet ou diffuse, ainsi que des conséquences de ses actes à l’égard des tiers.

    La responsabilité de l’établissement ne saurait en aucun cas être engagée pour les dommages directs ou indirects subis par l’utilisateur, ni pour les préjudices causés à des tiers du fait de l’utilisation du réseau WiFi.

    L’établissement n’exerce aucun contrôle sur les contenus accessibles via Internet et n’en garantit ni la qualité, ni l’exactitude, ni la licéité.

    3. Règles générales d’utilisation du réseau WiFi

    Le WiFi public est réservé à un usage ponctuel et raisonnable : afin de garantir une connexion stable pour tous, l’utilisateur doit éviter les téléchargements ou le streaming intensifs ainsi que le nombre d’appareils connectés simultanément.

    L’utilisateur s’engage à utiliser le service dans le respect des lois et règlements en vigueur et à ne pas en faire un usage illicite, interdit ou contraire à l’ordre public.

    Il lui est strictement interdit de collecter ou exploiter des données sans consentement, de diffuser des contenus illicites ou haineux, d’usurper une identité, d’accéder frauduleusement à des systèmes, d’introduire des logiciels malveillants ou de perturber le fonctionnement du réseau.

    4. Mesures de sécurité

    Comme tout accès à Internet, le réseau WiFi ne peut offrir une sécurité absolue. La confidentialité et l’intégrité des échanges ne peuvent être totalement garanties.

    L’utilisateur utilise le service sous sa propre responsabilité et doit prendre les précautions nécessaires pour protéger son équipement et ses données, notamment par l’utilisation d’outils de sécurité adaptés et la sauvegarde régulière de ses informations. Il lui est recommandé de ne pas transmettre d’informations sensibles via le réseau WiFi.

    L’établissement ne saurait être tendu responsable en cas d’intrusion, d’interception ou de perte de données.

    5. Interdiction de filmer, photographier et enregistrer

    Toute prise de vues ou d’enregistrement au sein de l’établissement est interdite sans autorisation écrite préalable, afin de garantir le respect de la vie privée, de la dignité des personnes et du secret médical.

    6. Interdiction de diffusion et de publication de contenus

    La diffusion ou la publication de tout contenu réalisé au sein de l’établissement. L’utilisateur demeure responsable des contenus diffusés.

    7. Données à caractère personnel

    L’utilisation du réseau WiFi entraîne la collecte de données techniques de connexion à des fins de sécurité et de gestion du réseau. Le responsable de ce traitement est le Gouvernement de la Polynésie française (Direction de la santé – BP 611, 98713 Papeete). Le traitement est fondé sur son intérêt légitime d’assurer la sécurité du système d’information. Les données sont conservées un an. Elles sont accessibles aux personnels habilités et au prestataire en charge de la gestion du réseau WiFi, ainsi qu’aux autorités légalement autorisées à en demander communication.

    L’utilisateur dispose des roits d’accès, de rectification, de limitation, d’effacement et d’opposition qu’il peut exercer à l’adresse rgpd.dsp@administration.gov.pf ou auprès du délégué à la protection des données Contacter le DPO.

    8. Sanctions

    Tout manquement à la présente charte peut entraîner la suspension de l’accès au réseau WiFi et, le cas échéant, des poursuites conformément à la réglementation.

    9. Acceptation de la charte

    L’utilisateur reconnaît avoir pris connaissance de la charte et s’engage à la respecter.

    [ACTUALITÉ] L’hôpital d’Uturoa s’équipe d’un réseau WiFi gratuit pour les patients et visiteurs

    L’hôpital d’Uturoa met à disposition des patients et visiteurs un accès gratuit à Internet via un réseau WiFi.

    Ce service est soumis à des conditions d’utilisation visant à garantir un usage conforme à la réglementation, au bon fonctionnement du réseau ainsi qu’au respect des droits et libertés des personnes.

    Charte d’utilisation du réseau WiFi de l’hôpital d’Uturoa.

    Toute utilisation du réseau WiFi de l’établissement vaut acceptation et entière de la présente charte. 

    1. Conditions d’accès au service 

    L’accès au réseaux WiFi est réservé aux personnes disposant d’un équipement personnel compatible (smartphone, tablette, ordinateur portable).

    L’établissement se réserve le droit de restreindre, suspendre ou interrompre l’accès au service, temporairement ou définitivement, à tout moment et sans préavis, notamment pour des raisons techniques, de sécurité ou de maintenance, sans que l’utilisateur puisse prétendre à une quelconque indemnisation.

    2. Responsabilité de l’utilisateur 

    L’utilisateur est seul responsable de l’usage qu’il fait du réseau WiFi mis à disposition.

    Il assume notamment la responsabilité des contenus qu’il consulte, publie, transmet ou diffuse, ainsi que des conséquences de ses actes à l’égard des tiers.

    La responsabilité de l’établissement ne saurait en aucun cas être engagée pour les dommages directs ou indirects subis par l’utilisateur, ni pour les préjudices causés à des tiers du fait de l’utilisation du réseau WiFi.

    L’établissement n’exerce aucun contrôle sur les contenus accessibles via Internet et n’en garantit ni la qualité, ni l’exactitude, ni la licéité.

    3. Règles générales d’utilisation du réseau WiFi

    Le WiFi public est réservé à un usage ponctuel et raisonnable : afin de garantir une connexion stable pour tous, l’utilisateur doit éviter les téléchargements ou le streaming intensifs ainsi que le nombre d’appareils connectés simultanément.

    L’utilisateur s’engage à utiliser le service dans le respect des lois et règlements en vigueur et à ne pas en faire un usage illicite, interdit ou contraire à l’ordre public.

    Il lui est strictement interdit de collecter ou exploiter des données sans consentement, de diffuser des contenus illicites ou haineux, d’usurper une identité, d’accéder frauduleusement à des systèmes, d’introduire des logiciels malveillants ou de perturber le fonctionnement du réseau.

    4. Mesures de sécurité 

    Comme tout accès à Internet, le réseau WiFi ne peut offrir une sécurité absolue. La confidentialité et l’intégrité des échanges ne peuvent être totalement garanties.

    L’utilisateur utilise le service sous sa propre responsabilité et doit prendre les précautions nécessaires pour protéger son équipement et ses données, notamment par l’utilisation d’outils de sécurité adaptés et la sauvegarde régulière de ses informations. Il lui est recommandé de ne pas transmettre d’informations sensibles via le réseau WiFi.

    L’établissement ne saurait être tendu responsable en cas d’intrusion, d’interception ou de perte de données.

    5. Interdiction de filmer, photographier et enregistrer 

    Toute prise de vues ou d’enregistrement au sein de l’établissement est interdite sans autorisation écrite préalable, afin de garantir le respect de la vie privée, de la dignité des personnes et du secret médical.

    6. Interdiction de diffusion et de publication de contenus 

    La diffusion ou la publication de tout contenu réalisé au sein de l’établissement. L’utilisateur demeure responsable des contenus diffusés.

    7. Données à caractère personnel 

    L’utilisation du réseau WiFi entraîne la collecte de données techniques de connexion à des fins de sécurité et de gestion du réseau. Le responsable de ce traitement est le Gouvernement de la Polynésie française (Direction de la santé – BP 611, 98713 Papeete). Le traitement est fondé sur son intérêt légitime d’assurer la sécurité du système d’information. Les données sont conservées un an. Elles sont accessibles aux personnels habilités et au prestataire en charge de la gestion du réseau WiFi, ainsi qu’aux autorités légalement autorisées à en demander communication.

    L’utilisateur dispose des roits d’accès, de rectification, de limitation, d’effacement et d’opposition qu’il peut exercer à l’adresse rgpd.dsp@administration.gov.pf ou auprès du délégué à la protection des données Contacter le DPO.

    8. Sanctions 

    Tout manquement à la présente charte peut entraîner la suspension de l’accès au réseau WiFi et, le cas échéant, des poursuites conformément à la réglementation.

    9. Acceptation de la charte 

    L’utilisateur reconnaît avoir pris connaissance de la charte et s’engage à la respecter. 

  • [ACTUALITÉ] Félicitations aux premiers diplômés du D.U. d’échoscopie de dépistage !

     

    Le RAA (Rhumatisme Articulaire Aigu) est une maladie grave qui touche nos enfants en Polynésie française. Cette infection peut provoquer des lésions irréversibles des valves cardiaques. Elle touche principalement les enfants de 5 à 14 ans, ainsi que certains jeunes adultes, et représente un véritable défi de santé publique pour notre fenua.

    Le Centre de Lutte contre le RAA (basé au CME de Hamuta), mène une action prioritaire : le dépistage des élèves de 6e grâce à l’échoscopie cardiaque. Ce programme est organisé durant les périodes scolaires dans les collèges de Tahiti et des archipels.

    Pour répondre au manque de professionnels formés à cet examen spécialisé, un diplôme universitaire (D.U.) a été mis en place en Polynésie en collaboration avec l’Université de Bordeaux : c’est le D.U. « Échoscopie de dépistage des cardiopathies rhumatismales chroniques en zone d’endémie »

    Pendant un an, 14 professionnels des santé (7 médecins, 5 infirmier(e)s et 2 sages-femmes) ont suivi une formation exigeante combinant : enseignements théoriques, séminaires et stages cliniques, afin d’acquérir les compétences nécessaires pour renforcer le dépistage précoce.

    La première session du D.U. s’est terminée en novembre 2025. L’ensemble des apprenants ont obtenu le diplôme. Félicitations à eux !

    Cette initiative est reproduite désormais en Nouvelle-Calédonie. A terme, cette formation sera proposée à d’autres pays confrontés, comme la Polynésie française, à cette endémie.

    Toute la promotion souhaite exprimer sa profonde gratitude au Professeur Stéphane LAFITTE de l’université de Bordeaux , pour son engagement, sa disponibilité et la qualité exceptionnelle de son enseignement !

    [ACTUALITÉ] Félicitations aux premiers diplômés du D.U. d’échoscopie de dépistage !

     

    Le RAA (Rhumatisme Articulaire Aigu) est une maladie grave qui touche nos enfants en Polynésie française. Cette infection peut provoquer des lésions irréversibles des valves cardiaques. Elle touche principalement les enfants de 5 à 14 ans, ainsi que certains jeunes adultes, et représente un véritable défi de santé publique pour notre fenua.

    Le Centre de Lutte contre le RAA (basé au CME de Hamuta), mène une action prioritaire : le dépistage des élèves de 6e grâce à l’échoscopie cardiaque. Ce programme est organisé durant les périodes scolaires dans les collèges de Tahiti et des archipels.

    Pour répondre au manque de professionnels formés à cet examen spécialisé, un diplôme universitaire (D.U.) a été mis en place en Polynésie en collaboration avec l’Université de Bordeaux : c’est le D.U. « Échoscopie de dépistage des cardiopathies rhumatismales chroniques en zone d’endémie »

    Pendant un an, 14 professionnels des santé (7 médecins, 5 infirmier(e)s et 2 sages-femmes) ont suivi une formation exigeante combinant : enseignements théoriques, séminaires et stages cliniques, afin d’acquérir les compétences nécessaires pour renforcer le dépistage précoce.

    La première session du D.U. s’est terminée en novembre 2025. L’ensemble des apprenants ont obtenu le diplôme. Félicitations à eux !

    Cette initiative est reproduite désormais en Nouvelle-Calédonie. A terme, cette formation sera proposée à d’autres pays confrontés, comme la Polynésie française, à cette endémie.

    Toute la promotion souhaite exprimer sa profonde gratitude au Professeur Stéphane LAFITTE de l’université de Bordeaux , pour son engagement, sa disponibilité et la qualité exceptionnelle de son enseignement !

  • [ACTUALITÉ] Le RAA en Polynésie : Un fléau sous-estimé

    Ua Pou, le 5 mars 2025 – En mission de dépistage du rhumatisme articulaire aigu (RAA) au collège de Hakahau, à Ua Pou, le Dr Jean-Marc Ségalin a profité de l’occasion pour faire le point avec l’équipe du centre médical sur cette maladie qui, sans prise en charge rigoureuse, peut entraîner de graves complications cardiaques.

    Le rhumatisme articulaire aigu (RAA), aussi appelé maladie de Bouillaud, est une pathologie grave qui touche le cœur, les articulations, la peau et le système nerveux. En Polynésie française, la maladie constitue un véritable problème de santé publique, avec une prévalence similaire à celle des populations aborigènes d’Australie, des îles Tonga ou de certaines régions d’Afrique. Chaque année, on recense environ 300 000 nouveaux cas dans le monde, et en Polynésie, de nombreux enfants sont diagnostiqués trop tard, parfois en insuffisance cardiaque avancée.

    Le RAA survient principalement après une infection à streptocoque A, que ce soit par voie respiratoire (angines mal soignées) ou cutanée (impétigo). Le climat chaud et humide, les conditions de vie précaires dans certaines zones densément peuplées et un accès inégal à l’eau propre favorisent la prolifération de ces bactéries.

    Un dépistage scolaire essentiel

    Depuis 2019, la Direction de la santé a mis en place un programme de dépistage scolaire, piloté par le centre du RAA. Chaque année, le Dr Jean-Marc Ségalin et son équipe réalisent plusieurs centaines d’échographies cardiaques sur les élèves de 6e et 5e. Cette méthode permet d’identifier des lésions cardiaques infracliniques, non détectables au simple stéthoscope, et présentes chez un nombre bien plus important d’enfants qu’on ne le pensait.

    Pour la deuxième année consécutive, le centre du RAA est intervenu la semaine dernière à Ua Pou. Lors de cette mission, 38 élèves de 6e ont bénéficié d’une première échoscopie et quatre autres élèves de 5e et 4e ont été réévalués pour confirmer un diagnostic précédent.

    Un traitement long mais indispensable

    Le diagnostic de RAA impose généralement un traitement rigoureux sur une durée minimale de dix ans. L’omission répétée du traitement augmente considérablement le risque de rechute et d’aggravation de la maladie.

    Le traitement repose principalement sur une injection intramusculaire de pénicilline toutes les quatre semaines. Traditionnellement douloureuse lorsqu’elle est réalisée dans le muscle du grand fessier, une alternative plus confortable, désormais utilisée en Polynésie française, consiste à administrer l’injection dans la zone ventroglutéale (muscle moyen fessier), à hauteur de la hanche.

    Former le personnel local pour un dépistage autonome

    L’idéal serait que le personnel de santé des centres de santé soit formé à la réalisation d’échoscopies valvulaires. Cette technique ciblée, plus simple que l’échocardiographie, permet de détecter précocement les anomalies cardiaques liées au RAA.

    Cette année, l’équipe du centre médical de Hakahau (deux médecins, quatre infirmiers et aides de soins, un dentiste, un sage-femme et l’infirmière du collège) a pu bénéficier d’une mise à niveau sur la situation du RAA et d’une initiation à l’utilisation plus ciblée de l’échographe du dispensaire.

    Avec un coût annuel estimé à 1,4 milliard de francs pour la prise en charge des patients atteints, le RAA constitue un fardeau sanitaire et économique majeur. En revanche, un dépistage de masse, estimé entre 6 et 10 millions de francs par classe d’âge, pourrait être une solution rentable et sauver de nombreuses vies.

    Il y a actuellement environ 4 000 élèves de 6e en Polynésie. En 2024, le centre du RAA a effectué une mission de dépistage sur une dizaine d’îles en dehors de Tahiti.

    Un espoir pour l’avenir ?

    Si des vaccins contre les bactéries sont en développement, leur mise en place reste lointaine. En attendant, la lutte contre le RAA repose sur l’amélioration de l’hygiène, le dépistage précoce et la formation des soignants.

    Un DU local monté par le centre du RAA en collaboration avec l’hôpital universitaire de Bordeaux a été mis en place pour former des infirmiers, sages-femmes et médecins aux échoscopies de dépistage, mais les places sont rares.

    Témoignages : la réalité du terrain

    Dr Antoine Henriet, médecin généraliste itinérant : “J’ai dû apprendre à détecter et suivre le RAA”
    “Arrivé en Polynésie en janvier 2024, j’ai dû apprendre à détecter et suivre le RAA, une pathologie quasi inexistante en Europe occidentale. Heureusement, nous avons accès aux protocoles mis à jour par le centre du RAA sur le site de la Direction de la santé. Lors d’un cas suspect à Ua Pou, j’ai pu compter sur le soutien de Jean-Marc Ségalin, toujours accessible.”

    Éléonore Brié, infirmière titulaire exerçant au dispensaire de Hakahau depuis six ans : “Le dépistage ciblé des enfants de 11 ans est une chance”
    “À Ua Pou, la tranche de population touchée concerne principalement des collégiens. Mais de temps en temps, nous avons de mauvaises surprises chez de jeunes adultes également. Pour ce qui est de la prise de conscience de cette maladie, beaucoup en ont entendu parler mais n’y pensent pas forcément lorsqu’ils viennent consulter pour un mal de gorge, par exemple. Aussi, le premier réflexe est de penser à une angine ou un autre problème ORL, cependant les ‘petits bobos’ ou autres plaies non soignées sont également des portes d’entrée pouvant entraîner l’apparition de la maladie qui se manifeste rapidement par des rhumatismes articulaires aigus puis par la suite par des atteintes cardiaques plus ou moins importantes. Si nous avons des doutes sur un possible RAA, nous avons les moyens, une fois par semaine tous les lundis, de réaliser des prélèvements – notamment sanguins –, qui sont expédiés le mardi par voie aérienne. Cela nous permet de réaliser les prélèvements spécifiques à J0 et J14. Le dépistage ciblé des enfants de 11 ans est une chance. À l’heure actuelle, aucun personnel du centre médical n’a encore bénéficié de la formation qui vient de s’ouvrir en 2024, permettant une reconnaissance officielle de l’utilisation de l’échographe dans le but de réaliser des dépistages pour tous les patients qui y seraient éligibles. Mais en fonction du flux des nouveaux arrivants, que ce soient des médecins, infirmiers ou sages-femmes, nous avons la chance de temps en temps d’avoir du personnel déjà formé à l’utilisation d’un échographe. Selon les recommandations parues en décembre 2024, toute la fratrie de la personne diagnostiquée RAA doit bénéficier d’un dépistage en cardiologie, ce qui n’est pas encore réalisable car les deux missions spécialisées en cardiologie annuelles ne suffisent pas à absorber les besoins de l’île.”

    Rédigé par Eve Delahaut le Mercredi 5 Mars 2025 – Tahiti Info
    Retrouvez l’interview du Dr Jean-Marc SEGALIN pour la radio RST de Suisse, ICI.

    [ACTUALITÉ] Le RAA en Polynésie : Un fléau sous-estimé

    Ua Pou, le 5 mars 2025 – En mission de dépistage du rhumatisme articulaire aigu (RAA) au collège de Hakahau, à Ua Pou, le Dr Jean-Marc Ségalin a profité de l’occasion pour faire le point avec l’équipe du centre médical sur cette maladie qui, sans prise en charge rigoureuse, peut entraîner de graves complications cardiaques.

    Le rhumatisme articulaire aigu (RAA), aussi appelé maladie de Bouillaud, est une pathologie grave qui touche le cœur, les articulations, la peau et le système nerveux. En Polynésie française, la maladie constitue un véritable problème de santé publique, avec une prévalence similaire à celle des populations aborigènes d’Australie, des îles Tonga ou de certaines régions d’Afrique. Chaque année, on recense environ 300 000 nouveaux cas dans le monde, et en Polynésie, de nombreux enfants sont diagnostiqués trop tard, parfois en insuffisance cardiaque avancée.

    Le RAA survient principalement après une infection à streptocoque A, que ce soit par voie respiratoire (angines mal soignées) ou cutanée (impétigo). Le climat chaud et humide, les conditions de vie précaires dans certaines zones densément peuplées et un accès inégal à l’eau propre favorisent la prolifération de ces bactéries.

    Un dépistage scolaire essentiel

    Depuis 2019, la Direction de la santé a mis en place un programme de dépistage scolaire, piloté par le centre du RAA. Chaque année, le Dr Jean-Marc Ségalin et son équipe réalisent plusieurs centaines d’échographies cardiaques sur les élèves de 6e et 5e. Cette méthode permet d’identifier des lésions cardiaques infracliniques, non détectables au simple stéthoscope, et présentes chez un nombre bien plus important d’enfants qu’on ne le pensait.

    Pour la deuxième année consécutive, le centre du RAA est intervenu la semaine dernière à Ua Pou. Lors de cette mission, 38 élèves de 6e ont bénéficié d’une première échoscopie et quatre autres élèves de 5e et 4e ont été réévalués pour confirmer un diagnostic précédent.

    Un traitement long mais indispensable

    Le diagnostic de RAA impose généralement un traitement rigoureux sur une durée minimale de dix ans. L’omission répétée du traitement augmente considérablement le risque de rechute et d’aggravation de la maladie.

    Le traitement repose principalement sur une injection intramusculaire de pénicilline toutes les quatre semaines. Traditionnellement douloureuse lorsqu’elle est réalisée dans le muscle du grand fessier, une alternative plus confortable, désormais utilisée en Polynésie française, consiste à administrer l’injection dans la zone ventroglutéale (muscle moyen fessier), à hauteur de la hanche.

    Former le personnel local pour un dépistage autonome

    L’idéal serait que le personnel de santé des centres de santé soit formé à la réalisation d’échoscopies valvulaires. Cette technique ciblée, plus simple que l’échocardiographie, permet de détecter précocement les anomalies cardiaques liées au RAA.

    Cette année, l’équipe du centre médical de Hakahau (deux médecins, quatre infirmiers et aides de soins, un dentiste, un sage-femme et l’infirmière du collège) a pu bénéficier d’une mise à niveau sur la situation du RAA et d’une initiation à l’utilisation plus ciblée de l’échographe du dispensaire.

    Avec un coût annuel estimé à 1,4 milliard de francs pour la prise en charge des patients atteints, le RAA constitue un fardeau sanitaire et économique majeur. En revanche, un dépistage de masse, estimé entre 6 et 10 millions de francs par classe d’âge, pourrait être une solution rentable et sauver de nombreuses vies.

    Il y a actuellement environ 4 000 élèves de 6e en Polynésie. En 2024, le centre du RAA a effectué une mission de dépistage sur une dizaine d’îles en dehors de Tahiti.

    Un espoir pour l’avenir ?

    Si des vaccins contre les bactéries sont en développement, leur mise en place reste lointaine. En attendant, la lutte contre le RAA repose sur l’amélioration de l’hygiène, le dépistage précoce et la formation des soignants.

    Un DU local monté par le centre du RAA en collaboration avec l’hôpital universitaire de Bordeaux a été mis en place pour former des infirmiers, sages-femmes et médecins aux échoscopies de dépistage, mais les places sont rares.

    Témoignages : la réalité du terrain

    Dr Antoine Henriet, médecin généraliste itinérant : “J’ai dû apprendre à détecter et suivre le RAA”
    “Arrivé en Polynésie en janvier 2024, j’ai dû apprendre à détecter et suivre le RAA, une pathologie quasi inexistante en Europe occidentale. Heureusement, nous avons accès aux protocoles mis à jour par le centre du RAA sur le site de la Direction de la santé. Lors d’un cas suspect à Ua Pou, j’ai pu compter sur le soutien de Jean-Marc Ségalin, toujours accessible.”

    Éléonore Brié, infirmière titulaire exerçant au dispensaire de Hakahau depuis six ans : “Le dépistage ciblé des enfants de 11 ans est une chance”
    “À Ua Pou, la tranche de population touchée concerne principalement des collégiens. Mais de temps en temps, nous avons de mauvaises surprises chez de jeunes adultes également. Pour ce qui est de la prise de conscience de cette maladie, beaucoup en ont entendu parler mais n’y pensent pas forcément lorsqu’ils viennent consulter pour un mal de gorge, par exemple. Aussi, le premier réflexe est de penser à une angine ou un autre problème ORL, cependant les ‘petits bobos’ ou autres plaies non soignées sont également des portes d’entrée pouvant entraîner l’apparition de la maladie qui se manifeste rapidement par des rhumatismes articulaires aigus puis par la suite par des atteintes cardiaques plus ou moins importantes. Si nous avons des doutes sur un possible RAA, nous avons les moyens, une fois par semaine tous les lundis, de réaliser des prélèvements – notamment sanguins –, qui sont expédiés le mardi par voie aérienne. Cela nous permet de réaliser les prélèvements spécifiques à J0 et J14. Le dépistage ciblé des enfants de 11 ans est une chance. À l’heure actuelle, aucun personnel du centre médical n’a encore bénéficié de la formation qui vient de s’ouvrir en 2024, permettant une reconnaissance officielle de l’utilisation de l’échographe dans le but de réaliser des dépistages pour tous les patients qui y seraient éligibles. Mais en fonction du flux des nouveaux arrivants, que ce soient des médecins, infirmiers ou sages-femmes, nous avons la chance de temps en temps d’avoir du personnel déjà formé à l’utilisation d’un échographe. Selon les recommandations parues en décembre 2024, toute la fratrie de la personne diagnostiquée RAA doit bénéficier d’un dépistage en cardiologie, ce qui n’est pas encore réalisable car les deux missions spécialisées en cardiologie annuelles ne suffisent pas à absorber les besoins de l’île.”

    Rédigé par Eve Delahaut le Mercredi 5 Mars 2025 – Tahiti Info
    Retrouvez l’interview du Dr Jean-Marc SEGALIN pour la radio RST de Suisse : ICI.
  • [COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Dépistage du RAA en Polynésie française

     

    Depuis 2019 la Direction de la santé de Polynésie française organise des campagnes de dépistage du RAA (Rhumatisme articulaire aigu) en milieu scolaire.

    Le Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA)

    Le RAA qui touche essentiellement les enfants est une maladie encore très fréquente en Polynésie. Dans 2 cas sur 3, il peut atteindre le tissu cardiaque.  S’il n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps, ses complications peuvent nécessiter une intervention de chirurgie cardiaque.

    La détection précoce de cette atteinte cardiaque permet d’instaurer un traitement préventif efficace pour contrôler l’évolution de la maladie.

    Combien y-a-t-il de malades du RAA en Pf ?

    En 2021, 3804 personnes étaient inscrites en longue maladie au titre du RAA et 249 nouveaux cas ont été déclarés (données CPS).

     

    Programme de lutte contre le RAA

    La lutte contre le RAA est une priorité de santé publique en Polynésie française.

    Le programme de lutte contre le RAA a été actualisé en 2019. Il a permis la création du centre du RAA, situé au centre de la mère et de l’enfant. Le dépistage scolaire représente une des activités majeures de l’équipe constituée d’un médecin et de trois infirmières. Ceux-ci travaillent en étroite collaboration avec les professionnels de santé du Fenua.

    Le dépistage scolaire du RAA

    Le Centre du RAA organise chaque année le dépistage scolaire en collaboration avec la Direction générale des enseignements et de l’éducation (DGEE) et les chefs d’établissement des collèges.

    La population cible est l’ensemble des élèves de 6e de Polynésie. En 2022-2023, le dépistage concernera Tahiti, les Tuamotu-Gambier (Rangiroa, Hao), les Australes (Rurutu, Tubuai), une partie des Marquises (Hiva Oa et Nuku Hiva), Raiatea et les élèves de CM2 de Moorea. L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire polynésien en 2024.

    Le dépistage scolaire a pour objectif principal est de repérer des enfants asymptomatiques, porteurs de maladies des valves cardiaques (valvulopathies). On utilise l’échocardiographie qui a une efficacité 10 fois supérieure à celle du stéthoscope.

    Les équipes dédiées au dépistage du RAA (médecin et/ou infirmier) se déplacent dans les collèges afin de réaliser ces échographies, gratuitement, pour tous les enfants concernés. Cet examen est rapide, il dure environ 5 minutes, et est sans douleur.

    Aucun autre examen et aucune injection ne sont effectués lors du dépistage au sein des établissements scolaires.

    Les enfants repérés lors du dépistage scolaire sont revus en consultation spécialisée avec un cardiologue au centre du RAA ou en cabinet privé.

    Un suivi et un traitement adapté sont proposés aux enfants porteurs de lésions cardiaques post RAA.

    Le pronostic de ces enfants est amélioré dès lors qu’ils sont traités et suivis régulièrement.

    Le RAA est une maladie à déclaration obligatoire et prise en charge à 100% par la CPS (carnet rouge).

    Au cours de l’année scolaire 2021/2022, 2 849 enfants ont bénéficié du dépistage, 262 ont été revus par un cardiologue. Au total, cette campagne a permis d’identifier précocement 91 enfants porteurs de séquelles cardiaques du RAA, soit 3,2% des enfants dépistés.

    Centre de lutte contre le RAA

    [COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Dépistage du RAA en Polynésie française

    Depuis 2019 la Direction de la santé de Polynésie française organise des campagnes de dépistage du RAA (Rhumatisme articulaire aigu) en milieu scolaire.

    Le Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA)

    Le RAA qui touche essentiellement les enfants est une maladie encore très fréquente en Polynésie. Dans 2 cas sur 3, il peut atteindre le tissu cardiaque.  S’il n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps, ses complications peuvent nécessiter une intervention de chirurgie cardiaque.

    La détection précoce de cette atteinte cardiaque permet d’instaurer un traitement préventif efficace pour contrôler l’évolution de la maladie.

    Combien y-a-t-il de malades du RAA en Pf ?

    En 2021, 3804 personnes étaient inscrites en longue maladie au titre du RAA et 249 nouveaux cas ont été déclarés (données CPS).

     

    Programme de lutte contre le RAA

    La lutte contre le RAA est une priorité de santé publique en Polynésie française.

    Le programme de lutte contre le RAA a été actualisé en 2019. Il a permis la création du centre du RAA, situé au centre de la mère et de l’enfant. Le dépistage scolaire représente une des activités majeures de l’équipe constituée d’un médecin et de trois infirmières. Ceux-ci travaillent en étroite collaboration avec les professionnels de santé du Fenua.

    Le dépistage scolaire du RAA

    Le Centre du RAA organise chaque année le dépistage scolaire en collaboration avec la Direction générale des enseignements et de l’éducation (DGEE) et les chefs d’établissement des collèges.

    La population cible est l’ensemble des élèves de 6e de Polynésie. En 2022-2023, le dépistage concernera Tahiti, les Tuamotu-Gambier (Rangiroa, Hao), les Australes (Rurutu, Tubuai), une partie des Marquises (Hiva Oa et Nuku Hiva), Raiatea et les élèves de CM2 de Moorea. L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire polynésien en 2024.

    Le dépistage scolaire a pour objectif principal est de repérer des enfants asymptomatiques, porteurs de maladies des valves cardiaques (valvulopathies). On utilise l’échocardiographie qui a une efficacité 10 fois supérieure à celle du stéthoscope.

    Les équipes dédiées au dépistage du RAA (médecin et/ou infirmier) se déplacent dans les collèges afin de réaliser ces échographies, gratuitement, pour tous les enfants concernés. Cet examen est rapide, il dure environ 5 minutes, et est sans douleur.

    Aucun autre examen et aucune injection ne sont effectués lors du dépistage au sein des établissements scolaires.

    Les enfants repérés lors du dépistage scolaire sont revus en consultation spécialisée avec un cardiologue au centre du RAA ou en cabinet privé.

    Un suivi et un traitement adapté sont proposés aux enfants porteurs de lésions cardiaques post RAA.

    Le pronostic de ces enfants est amélioré dès lors qu’ils sont traités et suivis régulièrement.

    Le RAA est une maladie à déclaration obligatoire et prise en charge à 100% par la CPS (carnet rouge).

    Au cours de l’année scolaire 2021/2022, 2 849 enfants ont bénéficié du dépistage, 262 ont été revus par un cardiologue. Au total, cette campagne a permis d’identifier précocement 91 enfants porteurs de séquelles cardiaques du RAA, soit 3,2% des enfants dépistés.

    Centre de lutte contre le RAA

  • Communiqué de presse

    Le vendredi 05 avril 2019, le Ministère et la Direction de la santé ont tenu une conférence de presse concernant le lancement de la campagne du Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA).

    Le Ministre de la santé, Jacques Raynal, la Directrice de la santé, Dr Laurence Bonnac-Théron, le Directeur de la Direction générale de l’éducation et des enseignements, Thierry Delmas et le responsable du Bureau des Pathologies Infectieuses, Dr Jean-Marc Ségalin ont présenté devant la presse, la maladie du RAA, les enjeux pour la Polynésie, le programme de lutte contre le RAA 2019-2023 et les diverses actions de communication prévues.

    Le RAA, toujours présent en Polynésie

    Le RAA reste fréquent en Polynésie française notamment chez les jeunes. En 2016, 243 nouveaux cas ont été déclarés. L’incidence du RAA en Polynésie française est comparable avec celle des autres pays du Pacifique ouest, qui possède une des plus hautes incidences mondiales.

    En 2015, 60 « Evasan » internationales ont été effectuées pour chirurgie valvulaire. Par ailleurs, deux enquêtes pratiquées dans les classes de CM2 ont révélé que 2,8% des enfants de Moorea et 5% des enfants de Faaa étaient porteurs de cardiopathie rhumatismale chronique. En comparaison avec Nouvelle-Calédonie, ce taux est bien trop élevé.

    Le rhumatisme articulaire aigu (RAA) représente un problème de santé publique majeur. Le RAA a un impact potentiel à tous les âges de la vie. Si la maladie se déclare le plus souvent entre 5 et 14 ans, elle peut laisser de lourdes séquelles conduisant à la chirurgie cardiaque jusque tard dans la vie. Le Ministre de la santé, Jacques Raynal insiste sur le fait de traiter correctement les angines et que si des douleurs articulaires sont ressenties, il faut consulter immédiatement son médecin.

    Le programme de lutte contre le RAA 2019-2023

    Début 2019, le Ministère de la santé a validé le programme de lutte contre le RAA 2019-2023 proposé par la Direction de la Santé. Ce programme permettra de planifier les actions nécessaires pour lutter contre cette endémie majeure, très coûteuse pour le pays d’évaluer leurs efficacités au cours du temps.

    Focus sur les dépistages scolaires

    Grâce à la collaboration et au soutien de la Direction Général de l’Éducation et de l’Enseignement (DGEE), les dépistages ont déjà débuté à Moorea et à Tahiti Iti. Cette opération durera jusqu’au mois de juin 2019. La zone urbaine de Tahiti, la côte Est, Rangiroa et Hao feront également partie des zones où les enfants de CM2 seront dépistés avant la fin de l’année scolaire. Les professionnels de santé utiliseront des équipements modernes qui améliorent significativement la qualité des résultats d’examen.

    La DGEE souhaite faciliter au maximum les conditions de mise en oeuvre des dépistages scolaires prévus dans les écoles comme l’affirme Thierry Delmas, le Directeur de la DGEE. La collaboration avec la Direction de la santé est très ancienne.

    Une communication polynésienne et décalée

    Une nouvelle approche pour communiquer : Parodier la série télévisée de Dr House

    Elle sera présente sur les réseaux sociaux et sera déployée tout au long de l’année à partir du 08 avril 2019. Des publications sous forme d’articles et de reportages seront également diffusées pour mettre en avant les actions sur le terrain telles que les dépistages.