Déclaration du Haut-Commissaire de la République en Polynésie française

Le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, Dominique Sorain, et le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, ont fait un point, mardi après-midi, sur la situation sanitaire de la Covid-19 en Polynésie française.

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Chers polynésiens,

Bonjour,

Comme vous le savez, la crise Covid-19 a nécessité depuis le début la mise en place de mesures sanitaires fortes dès le mois de mars.

Cela nous a permis d’éviter la propagation du virus sur notre territoire. Il en a été de même quand il a fallu rouvrir nos frontières.

Nous n’avons pas baissé notre garde à travers le système mis en œuvre : 1 test RT-PCR 3 jours avant de partir, un auto prélèvement 4 jours après l’arrivée, la mise en place du protocole ETIS. Tout ceci fonctionne. Ce sont donc des mesures fortes et nous sommes très certainement l’un des seuls territoires à avoir mis en place un dispositif de cette envergure.

Tracer, dépister, isoler, telle a été notre ligne de conduite ! C’est une réalité !

Avec le Pays, nous avons mis en place un protocole de dépistage strict, un outil de traçage efficace qui a fait ses preuves et permis d’isoler rapidement les personnes détectées positives.

Cependant, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, le risque zéro n’existe pas, et ce dispositif ne peut pas réussir pleinement sans l’adhésion de tous et la responsabilité individuelle et collective qui va avec.

Force est de constater que comme dans d’autres territoires, et notre premier ministre vient de le rappeler ce matin, des manquements importants viennent de se produire, et le terme est faible.

– Ils concernent certains établissements recevant du public qui ont accueilli un nombre important de personnes dans des espaces réduits, dans des conditions totalement irresponsables, c’est-à-dire sans application, aucune, des gestes barrières et sans distanciation physique. Je rappelle que les restaurants n’ont pas vocation à être un lieu de dancing et à être un lieu de grand rassemblement festif.

Ceci est totalement inadmissible dans la situation sanitaire que le monde traverse actuellement. C’est le monde entier qui est concerné.

– Ces manquements concernent également ceux qui arrivent de l’extérieur sur le territoire. Il faut rappeler que sans montrer les signes de la maladie, on peut être contaminant. Cela suppose que dans les premiers jours de présence sur le territoire, il ne faut pas se mêler à des rassemblements et adopter avec encore plus de rigueur les gestes barrières. Cela a été rappelé à plusieurs reprises, cela a été martelé à chacune de nos interventions, à chaque prise de parole. Force est de constater là aussi que les gestes barrières et la distanciation sociale n’ont pas été respectées par tous, y compris lorsque les résultats des auto-test n’étaient pas été encore connus ou lorsque les auto-tests n’ont pas encore été réalisés. Tout ceci est également inadmissible.

La conjonction de ces manquements et le relâchement de la vigilance expliquent en grande partie la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

En effet, depuis le 15 juillet, nous faisons face à une très forte augmentation de cas, 71 cas. Ceux-ci ont pour origine deux clusters importants qui ont généré de nombreuses contaminations locales.

Les services de santé travaillent depuis maintenant plusieurs jours pour identifier ces cas contacts. Ce sont des enquêtes sanitaires complexes pour dépister l’ensemble de ces personnes qui ont été réalisées en très peu de temps (près de 850 tests pratiqués ce week-end). Et d’autres dépistages et analyses sont en cours.

Vous l’aurez compris, la situation est vraiment très préoccupante mais elle n’est pas irréversible et spécifique au fenua. C’est un phénomène mondial qui touche tous les pays. Il peut y avoir des rebonds de l’épidémie. Et même, des pays qui ont mis en place des mesures drastiques comme les nôtres sont confrontés aujourd’hui à l’apparition de nouveaux cas.

L’apparition de nouveaux cas était donc prévisible et aujourd’hui notre préoccupation première est donc de combattre les conséquences de l’émergence de ces deux clusters importants.

OBJECTIFS

Aussi, avec le Président du Pays, nous fixons deux objectifs immédiats :

1- Le premier et le plus important c’est fermer les deux clusters en cours pour casser et arrêter la chaîne de transmission locale.

C’est un objectif primordial. Face à cette situation, ce qui compte avant tout c’est que le bureau de veille sanitaire puisse terminer les enquêtes autour de tous les cas contacts.

2- Le deuxième objectif, c’est de renforcer les gestes barrières et d’aider à les respecter. Cela nécessite la prise de mesures encadrant les rassemblements.

ANNONCE DES MESURES

Pour cela, nous avons décidé, avec le Président du Pays, de prendre des décisions ciblées pour une première durée de 14 jours. Ces mesures pourront être reconductibles si cela est nécessaire.

Il s’agit d’éviter de renouveler les mesures de confinement général tel que nous l’avons fait au début de la crise ou de remettre en cause les mesures d’ouvertures du territoire qui sont nécessaires pour assurer la survie économique et sociale de notre Pays, ou la rentrée scolaire. Tout ceci doit se faire avec les mesures de précautions appliquées par tous.

1 – Rassemblements

Aussi, tout rassemblement de plus de 50 personnes, sur la voie publique ou dans tout lieu ouvert au public, sera soumis à déclaration préalable en lien avec les maires. Cette déclaration devra préciser les mesures sanitaires qui seront prises par les organisateurs et qui seront fixées par un arrêté. Si la manifestation ne remplit pas les conditions nécessaires, elle sera interdite.

2- Fermeture des discothèques et des boites de nuit

Ce sont des environnements clos propices au non-respect de la distanciation sociale et donc à une forte propagation du virus. Ces mesures seront précisées au tant que de besoin.

3- Les restaurants et débits de boissons (bars)

Pour éviter un nouveau « Piment rouge », les clients devront être assis, avec une distance d’un mètre entre chaque table et porter le masque lors de leur déplacement dans l’établissement. Les détails seront précisés dans un arrêté.

4 – renforcer le port du masque

Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces de Polynésie française, comme cela est déjà le cas à l’aéroport, à la gare maritime et dans les navettes maritimes ainsi que dans les transports publics. J’insiste sur ce point, le masque est un complément des gestes barrières qui doivent être appliquées par tous, en tout lieu et toute circonstance. Nous devons apprendre à vivre avec le virus et ses gestes doivent faire partie de notre vie quotidienne pour se protéger et protéger nos proches.

D’ailleurs, pour lutter aussi contre l’irresponsabilité de certains, j’ai demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles du port masque obligatoire dans ces lieux. Les contrevenants seront sanctionnés par une amende de 89 000 francs. Nous serons intraitables sur ce point.

CONCLUSION

Vous le comprendrez, nous avons un cadre cohérent qui permet de faire face à l’arrivée de ce virus, et il s’agit de la conforter et de le renforcer, de façon, je le répète, à assurer la vie économique et sociale de notre territoire, en toute sécurité. Il faut redonner de la confiance à tout le monde.

Toutefois, tous ces dispositifs, quelle que soit leur qualité, quelle que soit leur performance, ne sont rien sans la responsabilité individuelle et collective qui doit tous nous animer.

Nous sommes dans une situation de crise, il ne faut jamais l’oublier.

Et ce qui vient de se produire, doit nous rappeler que rien n’est acquis. Il faut donc rester vigilants sur les rassemblements, sur nos gestes quotidiens, qui peuvent, à cause d’un dérapage absurde mais au combien réel générer des clusters et donc une diffusion rapide du virus qu’il faut absolument stopper.

Si nous insistons depuis le début sur les gestes barrières, c’est qu’il y a une raison. Nous devons tous nous mobiliser pour combattre ce fléau.

Ce qui nous menace c’est le relâchement de nos comportements.

Nous devons faire preuve d’une très grande vigilance collective.

Car se mettre en danger personnellement c’est une chose mais c’est surtout un manque de respect pour les autres.

J’en appelle à la responsabilité de tous, nous comptons sur vous pour surmonter cette épreuve et protéger notre fenua.

Et si cela s’avère nécessaire, nous serons amenés à prendre d’autres mesures en fonction de l’évolution de la situation.

SOURCE OFFICIELLE : http://www.polynesie-francaise.pref.gouv.fr/Actualites/Communiques-de-presse/2020/Declaration-du-Haut-Commissaire-de-la-Republique-en-Polynesie-francaise

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Mesdames, Messieurs,

Chers polynésiens,

Bonjour,

Comme vous le savez, la crise Covid-19 a nécessité depuis le début la mise en place de mesures sanitaires fortes dès le mois de mars.

Cela nous a permis d’éviter la propagation du virus sur notre territoire. Il en a été de même quand il a fallu rouvrir nos frontières.

Nous n’avons pas baissé notre garde à travers le système mis en œuvre : 1 test RT-PCR 3 jours avant de partir, un auto prélèvement 4 jours après l’arrivée, la mise en place du protocole ETIS. Tout ceci fonctionne. Ce sont donc des mesures fortes et nous sommes très certainement l’un des seuls territoires à avoir mis en place un dispositif de cette envergure.

Tracer, dépister, isoler, telle a été notre ligne de conduite ! C’est une réalité !

Avec le Pays, nous avons mis en place un protocole de dépistage strict, un outil de traçage efficace qui a fait ses preuves et permis d’isoler rapidement les personnes détectées positives.

Cependant, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, le risque zéro n’existe pas, et ce dispositif ne peut pas réussir pleinement sans l’adhésion de tous et la responsabilité individuelle et collective qui va avec.

Force est de constater que comme dans d’autres territoires, et notre premier ministre vient de le rappeler ce matin, des manquements importants viennent de se produire, et le terme est faible.

– Ils concernent certains établissements recevant du public qui ont accueilli un nombre important de personnes dans des espaces réduits, dans des conditions totalement irresponsables, c’est-à-dire sans application, aucune, des gestes barrières et sans distanciation physique. Je rappelle que les restaurants n’ont pas vocation à être un lieu de dancing et à être un lieu de grand rassemblement festif.

Ceci est totalement inadmissible dans la situation sanitaire que le monde traverse actuellement. C’est le monde entier qui est concerné.

– Ces manquements concernent également ceux qui arrivent de l’extérieur sur le territoire. Il faut rappeler que sans montrer les signes de la maladie, on peut être contaminant. Cela suppose que dans les premiers jours de présence sur le territoire, il ne faut pas se mêler à des rassemblements et adopter avec encore plus de rigueur les gestes barrières. Cela a été rappelé à plusieurs reprises, cela a été martelé à chacune de nos interventions, à chaque prise de parole. Force est de constater là aussi que les gestes barrières et la distanciation sociale n’ont pas été respectées par tous, y compris lorsque les résultats des auto-test n’étaient pas été encore connus ou lorsque les auto-tests n’ont pas encore été réalisés. Tout ceci est également inadmissible.

La conjonction de ces manquements et le relâchement de la vigilance expliquent en grande partie la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

En effet, depuis le 15 juillet, nous faisons face à une très forte augmentation de cas, 71 cas. Ceux-ci ont pour origine deux clusters importants qui ont généré de nombreuses contaminations locales.

Les services de santé travaillent depuis maintenant plusieurs jours pour identifier ces cas contacts. Ce sont des enquêtes sanitaires complexes pour dépister l’ensemble de ces personnes qui ont été réalisées en très peu de temps (près de 850 tests pratiqués ce week-end). Et d’autres dépistages et analyses sont en cours.

Vous l’aurez compris, la situation est vraiment très préoccupante mais elle n’est pas irréversible et spécifique au fenua. C’est un phénomène mondial qui touche tous les pays. Il peut y avoir des rebonds de l’épidémie. Et même, des pays qui ont mis en place des mesures drastiques comme les nôtres sont confrontés aujourd’hui à l’apparition de nouveaux cas.

L’apparition de nouveaux cas était donc prévisible et aujourd’hui notre préoccupation première est donc de combattre les conséquences de l’émergence de ces deux clusters importants.

OBJECTIFS

Aussi, avec le Président du Pays, nous fixons deux objectifs immédiats :

1- Le premier et le plus important c’est fermer les deux clusters en cours pour casser et arrêter la chaîne de transmission locale.

C’est un objectif primordial. Face à cette situation, ce qui compte avant tout c’est que le bureau de veille sanitaire puisse terminer les enquêtes autour de tous les cas contacts.

2- Le deuxième objectif, c’est de renforcer les gestes barrières et d’aider à les respecter. Cela nécessite la prise de mesures encadrant les rassemblements.

ANNONCE DES MESURES

Pour cela, nous avons décidé, avec le Président du Pays, de prendre des décisions ciblées pour une première durée de 14 jours. Ces mesures pourront être reconductibles si cela est nécessaire.

Il s’agit d’éviter de renouveler les mesures de confinement général tel que nous l’avons fait au début de la crise ou de remettre en cause les mesures d’ouvertures du territoire qui sont nécessaires pour assurer la survie économique et sociale de notre Pays, ou la rentrée scolaire. Tout ceci doit se faire avec les mesures de précautions appliquées par tous.

1 – Rassemblements

Aussi, tout rassemblement de plus de 50 personnes, sur la voie publique ou dans tout lieu ouvert au public, sera soumis à déclaration préalable en lien avec les maires. Cette déclaration devra préciser les mesures sanitaires qui seront prises par les organisateurs et qui seront fixées par un arrêté. Si la manifestation ne remplit pas les conditions nécessaires, elle sera interdite.

2- Fermeture des discothèques et des boites de nuit

Ce sont des environnements clos propices au non-respect de la distanciation sociale et donc à une forte propagation du virus. Ces mesures seront précisées au tant que de besoin.

3- Les restaurants et débits de boissons (bars)

Pour éviter un nouveau « Piment rouge », les clients devront être assis, avec une distance d’un mètre entre chaque table et porter le masque lors de leur déplacement dans l’établissement. Les détails seront précisés dans un arrêté.

4 – renforcer le port du masque

Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces de Polynésie française, comme cela est déjà le cas à l’aéroport, à la gare maritime et dans les navettes maritimes ainsi que dans les transports publics. J’insiste sur ce point, le masque est un complément des gestes barrières qui doivent être appliquées par tous, en tout lieu et toute circonstance. Nous devons apprendre à vivre avec le virus et ses gestes doivent faire partie de notre vie quotidienne pour se protéger et protéger nos proches.

D’ailleurs, pour lutter aussi contre l’irresponsabilité de certains, j’ai demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles du port masque obligatoire dans ces lieux. Les contrevenants seront sanctionnés par une amende de 89 000 francs. Nous serons intraitables sur ce point.

CONCLUSION

Vous le comprendrez, nous avons un cadre cohérent qui permet de faire face à l’arrivée de ce virus, et il s’agit de la conforter et de le renforcer, de façon, je le répète, à assurer la vie économique et sociale de notre territoire, en toute sécurité. Il faut redonner de la confiance à tout le monde.

Toutefois, tous ces dispositifs, quelle que soit leur qualité, quelle que soit leur performance, ne sont rien sans la responsabilité individuelle et collective qui doit tous nous animer.

Nous sommes dans une situation de crise, il ne faut jamais l’oublier.

Et ce qui vient de se produire, doit nous rappeler que rien n’est acquis. Il faut donc rester vigilants sur les rassemblements, sur nos gestes quotidiens, qui peuvent, à cause d’un dérapage absurde mais au combien réel générer des clusters et donc une diffusion rapide du virus qu’il faut absolument stopper.

Si nous insistons depuis le début sur les gestes barrières, c’est qu’il y a une raison. Nous devons tous nous mobiliser pour combattre ce fléau.

Ce qui nous menace c’est le relâchement de nos comportements.

Nous devons faire preuve d’une très grande vigilance collective.

Car se mettre en danger personnellement c’est une chose mais c’est surtout un manque de respect pour les autres.

J’en appelle à la responsabilité de tous, nous comptons sur vous pour surmonter cette épreuve et protéger notre fenua.

Et si cela s’avère nécessaire, nous serons amenés à prendre d’autres mesures en fonction de l’évolution de la situation.

SOURCE OFFICIELLE : http://www.polynesie-francaise.pref.gouv.fr/Actualites/Communiques-de-presse/2020/Declaration-du-Haut-Commissaire-de-la-Republique-en-Polynesie-francaise

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