DROGUES ET ADDICTIONS

L’addiction est définie comme la dépendance physique et/ou psychologique à une substance ou à un comportement. La personne n’est plus en capacité de gérer sa consommation, elle est prisonnière du produit psycho actif ou d’un comportement qu’elle n’arrive plus à maîtriser.

Les addictions les plus répandues concernent le tabac et l’alcool qui sont des drogues légales. Ensuite le cannabis, la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse, l’ice. Les addictions liées à des activités sont la cyberdépendance (internet), les jeux vidéo ou encore les jeux d’argent.

DROGUES ET ADDICTIONS

L’addiction est définie comme la dépendance physique et/ou psychologique à une substance ou à un comportement. La personne n’est plus en capacité de gérer sa consommation, elle est prisonnière du produit psycho actif ou d’un comportement qu’elle n’arrive plus à maîtriser.

Les addictions les plus répandues concernent le tabac et l’alcool qui sont des drogues légales. Ensuite le cannabis, la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse, l’ice. Les addictions liées à des activités sont la cyberdépendance (internet), les jeux vidéo ou encore les jeux d’argent.

MENU

MENU

VOS QUESTIONS
SUR L’ALCOOL

Qu’est-ce que l’alcool

L’alcool est le produit commun à toutes les boissons alcoolisées. Il est obtenu par fermentation de fruits ou céréales riches en sucre. C’est l’alcool éthylique ou éthanol appelé aussi alcool pur. C’est une substance psychoactive qui agit sur le système nerveux central.
La production, la vente et l’usage d’alcool sont réglementés.

Qu’est-ce que le degré alcoolique ?

C’est le pourcentage d’alcool pur contenu dans une boisson alcoolisée. Or, toutes les boissons alcoolisées ne contiennent pas la même quantité d’alcool pur :

  • La bière est à 5° : dans 1 litre de bière il y a 5 cl d’alcool pur ;
  • Le vin rouge ordinaire est à 12° : 1 litre de vin contient 12 cl ‘alcool pur, soit 2 fois plus qu’1 litre de bière ;
  • Le whisky est à 45° : le litre de whisky contient 45 cl d’alcool pur, soit 8 fois plus qu’1 litre de bière.

*Savez-vous que : quand on boit 1 caisse de bière (= 20 bouteilles d’1/2 litre soit 10 litres), on boit plus d’alcool pur que si on buvait tout 1 litre de whisky !

Quel est le trajet de l’alcool dans le corps ?

L’alcool arrive dans l’estomac puis dans l’intestin où il est absorbé et contrairement à la plupart des aliments, il n’est pas digéré et passe directement dans le sang.

L’alcool passe dans le sang en 15 à 30 minutes si l’on est à jeun, en une heure si l’estomac est plein.

Les organes les plus atteints seront ceux qui reçoivent la plus grande quantité de sang, c’est-à-dire le cerveau, le cœur et le foie.

Qu’est-ce que l’alcoolémie ?

C‘est la quantité d’alcool pur par litre de sang. Elle augmente très rapidement lors de la prise d’alcool pour être maximale après quelques minutes à une heure.

Elle varie si on est un homme ou une femme, en fonction du poids, si on a pris un repas ou non, et quand on prend des médicaments.

Comment est éliminé l’alcool ?

L’alcool est éliminé par plusieurs organes :

  • Les poumons, dans l’air expiré (2 à 5%). C’est pourquoi il peut être détecté dans l’air expiré au moyen d’un alcooltest ou d’un éthylomètre.
  • La peau, dans la sueur (1%).
  • Les reins, dans les urines (2 à 5%). Uriner beaucoup après avoir consommé des boissons alcoolisées ne permet donc pas d’éliminer l’alcool plus rapidement.
  • Le foie, 90 à 95% de l’alcool est transformé à son niveau puis éliminé.

*Savez-vous que :

  • 2 heures et demi sont nécessaires au corps pour éliminer l’alcool contenu dans ¼ de litre de vin ou ½ de bière bu ?
  • 48 Heures est le temps d’élimination d’1 caisse de bière (ou 10 litres) soit 2 jours entiers !
  • Rien ne permet d’éliminer l’alcool plus rapidement.

Quels sont les effets immédiats de l’alcool ?

Chacun réagit différemment :

  • selon son état physique et psychique ;
  • selon la fréquence de sa consommation ;
  • selon la quantité consommée.

Ainsi, avec une petite dose le consommateur éprouve une sensation de détente, du plaisir, de l’excitation.

A forte dose on retrouve une ivresse, des nausées, des vomissements, des maux de tête, une fatigue, une déprime…

Plus on augmente les quantités d’alcool bu et plus les risques sont importants.

Qu’est-ce que le « binge-drinking » ?

Appelé encore « biture-express » ou « défonce-express », c’est un mode de consommation où la personne va surtout cherche à atteindre l’ivresse très rapidement. Elle va consommer de l’alcool en très grande quantité et en très peu de temps.

Dans le « binge drinking », les risques spécifiques sont :

  • coma éthylique pouvant entraîner la mort ;
  • mise en danger extrême de soi parce qu’on ne contrôle plus ses actes et on devient incapable de se défendre (accidents de la route, abus sexuels à son insu…) ;
  • à terme, entrée dans la spirale de la dépendance alcoolique.

Quels sont les risques immédiats ?

  • Diminution de la vigilance et des réflexes, somnolence avec de grands risques d’accidents
  • Perte du contrôle de soi avec des possibilités d’actes de violences, une perte de ses capacités à se défendre en cas de danger, des risques à caractère sexuel (oubli du préservatif…) et des risques d’accidents de la route et sur le lieu du travail.

Quels sont les risques d’une consommation régulière dans le temps ?

  • Risques d’apparition ou d’augmentation de troubles psychologiques préexistants ;
  • Dépendance physique ou/et psychologique susceptibles d’entraîner des problèmes familiaux et socio-professionnels;
  • Apparition de maladies graves telles que :
    • cirrhose hépatique,
    • maladies neurologiques, la démence…
    • cancers de la bouche, de l’œsophage, du foie… Sur tout son trajet, l’alcool cause des dégâts et accroît le risque de nombreux cancers particulièrement s’il est associé au tabac.

Quels sont les risques pour une femme enceinte ?

Chez la femme enceinte, risque de fausse-couche et de malformations chez le fœtus.

L’alcool traverse le placenta vers le fœtus et portent atteinte aux cellules en développement. Le bébé dans le ventre de sa mère ne peut pas métaboliser l’alcool aussi rapidement que l’adulte, il est exposé durant plus longtemps qu’elle à ses effets.

La consommation d’alcool sous quelque forme que ce soit est dangereuse pour le fœtus ; l’alcool est tératogène, ce qui signifie qu’il peut causer des malformations congénitales. De plus, l’exposition à l’alcool va engendrer chez le bébé des conséquences néfastes qui persisteront toute sa vie. La forme la plus grave est le Syndrome d’alcoolisme fœtal.

Le syndrome d’alcoolisme foetal provoque une variété de déficiences pour le bébé tant sur le plan mental et physique, que sur le développement. Il est la conséquence directe de la consommation d’alcool par la mère, durant la grossesse. Le cerveau et le système nerveux central du fœtus subissent des dommages permanents. La croissance et le développement psychomoteur du bébé peuvent être retardés et ainsi créer des troubles sur le comportement et l’apprentissage de l’enfant durant toute sa vie future et de manière irréversible.

On retrouve principalement :

  • Un défaut de développement du cerveau
  • Un visage marqué par des déformations faciales particulières
  • Un retard de croissance physique
  • Des anomalies cardiaques
  • Des troubles du comportement tel que l’hyperactivité, un retard intellectuel et cognitif
  • Des troubles de l’apprentissage et de socialisation

L’alcool est l’une des principales causes évitables de retard de développement et d’anomalies congénitales chez le nouveau-né.

Durant la grossesse, il n’y a pas de quantité minimale d’alcool qui soit sans risque pour le fœtus ; il est recommandé de ne pas boire d’alcool pendant toute la grossesse, même de la bière.

  • Si vous buvez 4 verres standards, vous avez dépassé le taux d’alcoolémie autorisé pour la conduite d’un véhicule.
  • Un verre de bière (25 cl) n’est pas forcément moins alcoolisé qu’un verre de whisky (3cl).
  • Dans chaque verre standard de vin, de bière ou de champagne, il y a près de 10 g d’alcool pur.
  • 2 à 3 verres par jour à ne pas dépasser pour un homme.
  • 1 à 2 verres par jour à ne pas dépasser pour les femmes.
  • Dans les grandes occasions, ne pas prendre plus que 4 verres.
  • Se limiter à 1 verre par heure en alternant avec des boissons sans alcool.
  • Si vous avez trop bu, faites-vous raccompagner par quelqu’un qui n’a pas bu ou préférez dormir sur place pour repartir le lendemain.
  • Pour les consommateurs réguliers, s’arrêter de boire au moins 1 jour dans la semaine.
  • Ne consommez pas d’alcool sans avoir mangé.
  • Ne consommez pas du tout d’alcool si vous êtes enceinte.
  • Ne consommez pas d’alcool si vous prenez des médicaments.
  • N’associez pas l’alcool avec d’autres produits comme le cannabis ou autre drogue.

  1. Depuis un an, combien de fois avez-vous bu des boissons contenant de l’alcool ?
  • Jamais (0 point)
  • 1 fois par mois (1 point)
  • 2 à 4 fois par mois (2 points)
  • 2 à 3 fois par semaine (3 points)
  • 4 fois ou plus par semaine (4 points)
  1. Combien de verre standard buvez-vous au cours d’une journée où vous buvez de l’alcool ?
  • 1 ou 2 (0 point)
  • 3 ou 4 (1 point)
  • 5ou 6 (2 points)
  • 7 à 9 (3 points)
  • 10 et plus (4 points)
  1. Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ?
  • Non (0 point)
  • Oui (4 points)
  1. Avez-vous déjà eu besoin d’alcool le matin pour vous sentir en forme ?
  • Non (0 point)
  • Oui (4 points)
  1. Vous arrive-t-il de boire et de ne plus vous souvenir ensuite de ce que vous avez pu dire ou faire ?
  • Non (0 point)
  • Oui (4 points)

Faites le total de vos points : ___________________

Pour les femmes, un total supérieur ou égal à 4 et pour les hommes, un total supérieur ou égal à 5 indique une consommation dangereuse pour la santé.

Pour les deux sexes, un total supérieur ou égal à 9 indique une forte dépendance à l’alcool.

Les motivations pour cesser de boire sont nombreuses et la décision se prend rarement du jour au lendemain. Arrêter n’est pas seulement une question de volonté. Il s’agit de « travailler », de prendre en compte l’ensemble des difficultés qu’il faudra traiter et parfois, d’accepter de se faire aider. C’est un choix individuel qui demande une démarche et un investissement personnels.

Certaines personnes décident et parviennent à arrêter de boire sans aide particulière. Toutefois, se faire aider par un professionnel n’est pas un signe de faiblesse et permet d’être pris en charge de façon plus confortable dans le processus de sevrage quand celui-ci s’avère difficile.

Arrêter de boire est bien plus qu’arrêter sa consommation d’alcool. Les changements occasionnés nécessitent souvent des réajustements au sein-même de l’entourage de la personne. L’alcoolique qui cesse sa consommation va (re)prendre sa place dans le foyer, ce qui conduit à des réaménagements dans les rôles et les possibilités de chacun des membres de la famille. Ces nouvelles dispositions sont progressives et vont de pair avec une nouvelle dynamique familiale qui soit acceptable par tous.

JE CONTACTE LE CENTRE DE PREVENTION ET DE SOINS DES ADDICTIONS

VOS QUESTIONS
SUR L’ALCOOL

Qu’est-ce que l’alcool

L’alcool est le produit commun à toutes les boissons alcoolisées. Il est obtenu par fermentation de fruits ou céréales riches en sucre. C’est l’alcool éthylique ou éthanol appelé aussi alcool pur. C’est une substance psychoactive qui agit sur le système nerveux central.
La production, la vente et l’usage d’alcool sont réglementés.

Qu’est-ce que le degré alcoolique ?

C’est le pourcentage d’alcool pur contenu dans une boisson alcoolisée. Or, toutes les boissons alcoolisées ne contiennent pas la même quantité d’alcool pur :

  • La bière est à 5° : dans 1 litre de bière il y a 5 cl d’alcool pur ;
  • Le vin rouge ordinaire est à 12° : 1 litre de vin contient 12 cl ‘alcool pur, soit 2 fois plus qu’1 litre de bière ;
  • Le whisky est à 45° : le litre de whisky contient 45 cl d’alcool pur, soit 8 fois plus qu’1 litre de bière.

*Savez-vous que : quand on boit 1 caisse de bière (= 20 bouteilles d’1/2 litre soit 10 litres), on boit plus d’alcool pur que si on buvait tout 1 litre de whisky !

Quel est le trajet de l’alcool dans le corps ?

L’alcool arrive dans l’estomac puis dans l’intestin où il est absorbé et contrairement à la plupart des aliments, il n’est pas digéré et passe directement dans le sang.

L’alcool passe dans le sang en 15 à 30 minutes si l’on est à jeun, en une heure si l’estomac est plein.

Les organes les plus atteints seront ceux qui reçoivent la plus grande quantité de sang, c’est-à-dire le cerveau, le cœur et le foie.

Qu’est-ce que l’alcoolémie ?

C‘est la quantité d’alcool pur par litre de sang. Elle augmente très rapidement lors de la prise d’alcool pour être maximale après quelques minutes à une heure.

Elle varie si on est un homme ou une femme, en fonction du poids, si on a pris un repas ou non, et quand on prend des médicaments.

Comment est éliminé l’alcool ?

L’alcool est éliminé par plusieurs organes :

  • Les poumons, dans l’air expiré (2 à 5%). C’est pourquoi il peut être détecté dans l’air expiré au moyen d’un alcooltest ou d’un éthylomètre.
  • La peau, dans la sueur (1%).
  • Les reins, dans les urines (2 à 5%). Uriner beaucoup après avoir consommé des boissons alcoolisées ne permet donc pas d’éliminer l’alcool plus rapidement.
  • Le foie, 90 à 95% de l’alcool est transformé à son niveau puis éliminé.

*Savez-vous que :

  • 2 heures et demi sont nécessaires au corps pour éliminer l’alcool contenu dans ¼ de litre de vin ou ½ de bière bu ?
  • 48 Heures est le temps d’élimination d’1 caisse de bière (ou 10 litres) soit 2 jours entiers !
  • Rien ne permet d’éliminer l’alcool plus rapidement.

Quels sont les effets immédiats de l’alcool ?

Chacun réagit différemment :

  • selon son état physique et psychique ;
  • selon la fréquence de sa consommation ;
  • selon la quantité consommée.

Ainsi, avec une petite dose le consommateur éprouve une sensation de détente, du plaisir, de l’excitation.

A forte dose on retrouve une ivresse, des nausées, des vomissements, des maux de tête, une fatigue, une déprime…

Plus on augmente les quantités d’alcool bu et plus les risques sont importants.

Qu’est-ce que le « binge-drinking » ?

Appelé encore « biture-express » ou « défonce-express », c’est un mode de consommation où la personne va surtout cherche à atteindre l’ivresse très rapidement. Elle va consommer de l’alcool en très grande quantité et en très peu de temps.

Dans le « binge drinking », les risques spécifiques sont :

  • coma éthylique pouvant entraîner la mort ;
  • mise en danger extrême de soi parce qu’on ne contrôle plus ses actes et on devient incapable de se défendre (accidents de la route, abus sexuels à son insu…) ;
  • à terme, entrée dans la spirale de la dépendance alcoolique.

Quels sont les risques immédiats ?

  • Diminution de la vigilance et des réflexes, somnolence avec de grands risques d’accidents
  • Perte du contrôle de soi avec des possibilités d’actes de violences, une perte de ses capacités à se défendre en cas de danger, des risques à caractère sexuel (oubli du préservatif…) et des risques d’accidents de la route et sur le lieu du travail.

Quels sont les risques d’une consommation régulière dans le temps ?

  • Risques d’apparition ou d’augmentation de troubles psychologiques préexistants ;
  • Dépendance physique ou/et psychologique susceptibles d’entraîner des problèmes familiaux et socio-professionnels;
  • Apparition de maladies graves telles que :
    • cirrhose hépatique,
    • maladies neurologiques, la démence…
    • cancers de la bouche, de l’œsophage, du foie… Sur tout son trajet, l’alcool cause des dégâts et accroît le risque de nombreux cancers particulièrement s’il est associé au tabac.

Quels sont les risques pour une femme enceinte ?

Chez la femme enceinte, risque de fausse-couche et de malformations chez le fœtus.

L’alcool traverse le placenta vers le fœtus et portent atteinte aux cellules en développement. Le bébé dans le ventre de sa mère ne peut pas métaboliser l’alcool aussi rapidement que l’adulte, il est exposé durant plus longtemps qu’elle à ses effets.

La consommation d’alcool sous quelque forme que ce soit est dangereuse pour le fœtus ; l’alcool est tératogène, ce qui signifie qu’il peut causer des malformations congénitales. De plus, l’exposition à l’alcool va engendrer chez le bébé des conséquences néfastes qui persisteront toute sa vie. La forme la plus grave est le Syndrome d’alcoolisme fœtal.

Le syndrome d’alcoolisme foetal provoque une variété de déficiences pour le bébé tant sur le plan mental et physique, que sur le développement. Il est la conséquence directe de la consommation d’alcool par la mère, durant la grossesse. Le cerveau et le système nerveux central du fœtus subissent des dommages permanents. La croissance et le développement psychomoteur du bébé peuvent être retardés et ainsi créer des troubles sur le comportement et l’apprentissage de l’enfant durant toute sa vie future et de manière irréversible.

On retrouve principalement :

  • Un défaut de développement du cerveau
  • Un visage marqué par des déformations faciales particulières
  • Un retard de croissance physique
  • Des anomalies cardiaques
  • Des troubles du comportement tel que l’hyperactivité, un retard intellectuel et cognitif
  • Des troubles de l’apprentissage et de socialisation

L’alcool est l’une des principales causes évitables de retard de développement et d’anomalies congénitales chez le nouveau-né.

Durant la grossesse, il n’y a pas de quantité minimale d’alcool qui soit sans risque pour le fœtus ; il est recommandé de ne pas boire d’alcool pendant toute la grossesse, même de la bière.

  • Si vous buvez 4 verres standards, vous avez dépassé le taux d’alcoolémie autorisé pour la conduite d’un véhicule.
  • Un verre de bière (25 cl) n’est pas forcément moins alcoolisé qu’un verre de whisky (3cl).
  • Dans chaque verre standard de vin, de bière ou de champagne, il y a près de 10 g d’alcool pur.
  • 2 à 3 verres par jour à ne pas dépasser pour un homme.
  • 1 à 2 verres par jour à ne pas dépasser pour les femmes.
  • Dans les grandes occasions, ne pas prendre plus que 4 verres.
  • Se limiter à 1 verre par heure en alternant avec des boissons sans alcool.
  • Si vous avez trop bu, faites-vous raccompagner par quelqu’un qui n’a pas bu ou préférez dormir sur place pour repartir le lendemain.
  • Pour les consommateurs réguliers, s’arrêter de boire au moins 1 jour dans la semaine.
  • Ne consommez pas d’alcool sans avoir mangé.
  • Ne consommez pas du tout d’alcool si vous êtes enceinte.
  • Ne consommez pas d’alcool si vous prenez des médicaments.
  • N’associez pas l’alcool avec d’autres produits comme le cannabis ou autre drogue.

  1. Depuis un an, combien de fois avez-vous bu des boissons contenant de l’alcool ?
  • Jamais (0 point)
  • 1 fois par mois (1 point)
  • 2 à 4 fois par mois (2 points)
  • 2 à 3 fois par semaine (3 points)
  • 4 fois ou plus par semaine (4 points)
  1. Combien de verre standard buvez-vous au cours d’une journée où vous buvez de l’alcool ?
  • 1 ou 2 (0 point)
  • 3 ou 4 (1 point)
  • 5ou 6 (2 points)
  • 7 à 9 (3 points)
  • 10 et plus (4 points)
  1. Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ?
  • Non (0 point)
  • Oui (4 points)
  1. Avez-vous déjà eu besoin d’alcool le matin pour vous sentir en forme ?
  • Non (0 point)
  • Oui (4 points)
  1. Vous arrive-t-il de boire et de ne plus vous souvenir ensuite de ce que vous avez pu dire ou faire ?
  • Non (0 point)
  • Oui (4 points)

Faites le total de vos points : ___________________

Pour les femmes, un total supérieur ou égal à 4 et pour les hommes, un total supérieur ou égal à 5 indique une consommation dangereuse pour la santé.

Pour les deux sexes, un total supérieur ou égal à 9 indique une forte dépendance à l’alcool.

Les motivations pour cesser de boire sont nombreuses et la décision se prend rarement du jour au lendemain. Arrêter n’est pas seulement une question de volonté. Il s’agit de « travailler », de prendre en compte l’ensemble des difficultés qu’il faudra traiter et parfois, d’accepter de se faire aider. C’est un choix individuel qui demande une démarche et un investissement personnels.

Certaines personnes décident et parviennent à arrêter de boire sans aide particulière. Toutefois, se faire aider par un professionnel n’est pas un signe de faiblesse et permet d’être pris en charge de façon plus confortable dans le processus de sevrage quand celui-ci s’avère difficile.

Arrêter de boire est bien plus qu’arrêter sa consommation d’alcool. Les changements occasionnés nécessitent souvent des réajustements au sein-même de l’entourage de la personne. L’alcoolique qui cesse sa consommation va (re)prendre sa place dans le foyer, ce qui conduit à des réaménagements dans les rôles et les possibilités de chacun des membres de la famille. Ces nouvelles dispositions sont progressives et vont de pair avec une nouvelle dynamique familiale qui soit acceptable par tous.

JE CONTACTE LE CENTRE DE PREVENTION ET DE SOINS DES ADDICTIONS

VOS QUESTIONS
SUR LE TABAC

Le tabac est une plante, aux multiples variétés qui est cultivée dans de nombreux pays. Les feuilles sont séchées et subissent ensuite un processus de fermentation, ce qui leur donne du goût. Les variétés de plants et les techniques de séchage déterminent les tabacs blonds et bruns.

Le tabac est une drogue parce qu’il contient une substance psychoactive : la nicotine qui favorise une dépendance. En plus de la nicotine et des goudrons, près de 4000 substances plus ou moins toxiques sont présentes.

Sous forme de cigarillos, de cigares, de tabac à rouler, à pipe, à priser, à chiquer ou pour prise orale humide appelée “SNUS” en Suède,… Sa production, sa vente, son usage et sa publicité sont réglementés.

Quel est le trajet de la nicotine dans le corps ?

Quand on fume une cigarette, la nicotine atteint le cerveau en seulement 7 à 10 secondes. La rapidité avec laquelle une substance psychoactive arrive au cerveau conditionne les risques de dépendance.

La fumée du tabac contient près de 4000 toxiques.

Le tabac à rouler est quatre fois plus nocif qu’une cigarette normale. C’est un produit très toxique qui libère davantage de composés cancérogènes que la plus toxique des cigarettes.
Il n’a pas de filtre et contient 4 à 6 fois plus de nicotine et de goudron.

  • Le CO ou monoxyde de carbone prive l’organisme d’oxygène. Il se fixe sur l’hémoglobine du globule rouge et réduit sa capacité à transporter de l’oxygène aux tissus
  • La nicotine est une substance addictive qui a une action excitante au niveau du cerveau, accélère la fréquence cardiaque, élève la tension artérielle, favorise la vasoconstriction, augmente la sécrétion d’acide gastrique, modifie l’appétit et augmente la dépense énergétique et des graisses dans le sang.
  • Le goudrons (benzopyrenes) est cancérogènes. Un fumeur d’un paquet par jour inhale 250 ml de goudrons par an dans ses poumons, soit l’équivalent de deux pots de yaourt.
  • Les nitrosamines – acroléines – dioxines sont cancérogènes et irritants.
    * action bronchoconstrictive …. favorise l’asthme
    * Hypersécrétion bronchique… favorise les surinfections pulmonaires.
    * exposent aux risques de pathologies chroniques (emphysème, bronchopathie chronique obstructive).
  • L’ammoniaque est un additif qui augmente l’absorption de la nicotine et accroît la dépendance.
  • Le polonium et le cadmium sont radioactifs. (1/2 vie > 1000 ans) Accumulation : dangerosité persistante.

Tabagisme passif, quels sont les risques pour votre entourage ?

On appelle tabagisme passif le fait d’inhaler involontairement la fumée de cigarette produite par un ou des fumeurs de l’entourage d’un non fumeur. Le tabagisme passif a des conséquences néfastes sur la santé qui dépendent de l’intensité et de la durée d’exposition à la fumée.
Les principales maladies liées au tabagisme passif :

Chez l’Enfant Chez l’adulte
Mort subite du nourrisson
Risque augmenté de 50%
Accident coronarien
Risque augmenté de 25%
Accident vasculaire cérébral
Risque de 50%
Otite récidivante
Risque augmente de 21‑38-48%
selon que le père, la mère ou les 2 fument
Cancer du poumon
Risque augmenté de 26%
Crise d’asthme
Risque augmenté de 14-38-48%
selon que le père, la mère ou les 2 fument.
Asthme
Bronchites
Risque augmenté de 72% si la mère fume,
de 29% si un autre membre de la famille fume.
Bronchite chronique

Recommandations :

• Evitez de fumer dans un endroit clos ou en voiture ;
• Informez vos enfants afin qu’ils restent éloignés de la fumée passive ;
• Informez les que l’exposition à la fumée constitue un danger ;
• Ne fumez pas durant la grossesse ni à proximité d’une femme enceinte ;
• Si vous êtes un fumeur ou une fumeuse, demandez conseil à votre médecin pour arrêter de fumer ;
• Soyez un modèle vis-à-vis de vos enfants : ne fumez pas ;
• Ne jamais laisser une cigarette allumée dans un cendrier parce que les substances présentes dans la fumée sont plus dangereuses encore que celles étant inhalées.

Le tabac: un piège pour les adolescents?

Fumer à l’adolescence est un facteur de vulnérabilité. Plus on consomme à fumer jeune, plus la dépendance s’installe rapidement et plus il sera difficile d’arrêter à l’âge adulte.

Quels sont les risques d’une consommation régulière dans le temps ?

  • Risques d’apparition ou d’augmentation de troubles psychologiques préexistants ;
  • Dépendance physique ou/et psychologique susceptibles d’entraîner des problèmes familiaux et socio-professionnels;
  • Apparition de maladies graves telles que :
    • cirrhose hépatique,
    • maladies neurologiques, la démence…
    • cancers de la bouche, de l’œsophage, du foie… Sur tout son trajet, l’alcool cause des dégâts et accroît le risque de nombreux cancers particulièrement s’il est associé au tabac.
  • Chez la femme enceinte, risque de fausse-couche et de malformations chez le fœtus.

Tabac et pillule

Expose au risque de phlébites, embolies ou accidents vasculaires cérébraux.

Après 20 minutes après la dernière cigarette
La fréquence cardiaque redevient normale.

Après 24 heures
Les risques d’infarctus du myocarde commencent à diminuer. Le monoxyde de carbone est éliminé et n’est plus détectable dans le corps.

Après 48 heures
On ne retrouve plus de nicotine dans le sang.

Après 2 semaines
On récupère le goût des aliments. La peau devient plus nette.

Après 3 à 9 mois
La respiration s’améliore.

Après 1 an
Les risques de maladies cardiovasculaires sont réduits de moitié.
Le risque des accidents vasculaires est égal à ceux des non fumeurs.Le fait d’arrêter de fumer diminue les symptômes allergiques, l’intensité des crises d’asthme et également le nombre d’épisodes de bronchites chroniques.
Le risque de cancer du poumon est réduit de moitié après 5 ans d’arrêt. Il devient équivalent à celui du non fumeur après 15 ans d’arrêt.

Nota : l’arrêt du tabac peut entrainer l’apparition d une toux accompagnée de crachats provoquée par la reprise de l’activité des cils des bronches (qui fonctionnaient moins bien du fait de leur immobilisation par les substances toxiques du tabac).

Télécharger la brochure

La publicité en faveur du tabac est interdite en Polynésie française. Loi du Pays N° 2009-4 du 11 février 2009 relative à la lutte contre l’abus du tabac et le tabagisme.

La propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des produits du tabac ou des ingrédients ainsi que toute distribution gratuite ou vente d’un produit du tabac à un prix de nature promotionnelle contraire aux objectifs de santé publique sont interdites.

La propagande ou la publicité en faveur d’un objet ou produit autre que les produits du tabac ou des ingrédients, ne doit pas, soit par son vocabulaire ou son graphisme, soit par son mode de présentation ou tout autre procédé, constituer une propagande ou publicité indirecte ou clandestine en faveur du tabac, des produits du tabac ou des ingrédients.

Toute opération de parrainage est interdite lorsqu’elle a pour objet ou pour effet la propagande ou la publicité directe ou indirecte en faveur des produits du tabac ou des ingrédients.

Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif en Polynésie française : Loi du Pays n°2010-2 du 15 mars 2010 relative à la lutte contre l’abus du tabac et le tabagisme.

Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, et notamment :

  1. Dans les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ;
  2. Dans les lieux fermés et couverts constituant des lieux de travail ;
  3. Dans l’ensemble des moyens de transport collectifs, réguliers ou occasionnels ;
  4. Dans l’enceinte des établissements de santé publics et privés ;
  5. Dans l’enceinte des établissements d’enseignements publics et privés ;
  6. Dans l’enceinte des établissements et centres destinés à l’accueil, aux loisirs, aux vacances, à la formation ou à l’hébergement des mineurs ;
  7. Dans l’enceinte des lieux destinés à un usage sportif ou culturel ;
  8. Dans tous les établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons, y compris ceux situés à l’intérieur d’un lieu affecté à un usage collectif tels que notamment, les aéroports, les galeries marchandes des centres commerciaux.

Cette interdiction ne s’applique pas dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs qui ne peuvent être installés que dans les lieux de travail et dans les établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons.

Des dérogations peuvent être accordées aux établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons, pour la mise en place de zones fumeurs en terrasse.

Tabac et protection des mineurs

  • La vente ou l’offre gratuite de tabac aux mineurs dans les points de distribution ou lieux publics sont interdites depuis 1988 en Polynésie française. ( interdiction reprise dans la Loi du Pays n° 2009-4 du 11 février 2009.
  • Il est interdit de fumer dans l’enceinte des établissements d’enseignements publics et privés, des établissements et centres destinés à l’accueil et aux loisirs, aux vacances, à la formation ou l’hébergement des mineurs. (Loi du Pays N° 2010-2 du 15 mars 2010.

Réussir à arrêter de fumer, c’est mettre toutes les chances de son côté.
Vous l’avez décidé et êtes motivé. Choisissez le moment adéquat pour entamer votre sevrage (en congé, en voyage, pendant une période calme…). Arrêter en même temps qu’un proche peut être un atout supplémentaire.
Prévenez vos amis, vos proches de votre projet de cesser de fumer. Evitez les réunions et fêtes où l’on fume surtout durant les premières semaines de sevrage.

Un accompagnement à l’arrêt du tabac s’avère très utile (médecin traitant, Centre de consultations spécialisées).

En fonction de votre dépendance (voir test de Fagerström), vous pourriez avoir besoin d’un recours aux substituts nicotiniques. Leur délivrance peut être gratuite au Centre de Prévention et de Soin des Addictions (CPSA) si vous êtres mineurs, une femme enceinte, un patient en longue maladie ou ressortissante du RSPF.

Renseignez vous au 40460067. JE CONTACTE LE CENTRE DE PREVENTION ET DE SOINS DES ADDICTIONS

Pratiquez une activité physique régulière est un bon moyen de penser à autre chose qu’à la cigarette et de limiter la prise de poids. Le yoga et autres moyens de relaxation peuvent être une aide précieuse pour diminuer son stress.
Apprenez à trouver d’autres sources de plaisir, un hobby, une autre activité ( sport, bricolage, lecture..) afin d’éviter de manger davantage.

Ne consommez pas de café, de thé ou de boisson alcoolisée. Avoir une bonne hygiène alimentaire peut aider.

Interdiction de fumer dans les lieux publics

Des dérogations sont prévues pour la mise en place de zones fumeurs en terrasse, dans certains établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons.

  • Arrêté n°446/CM du 31 mars 2010 fixant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif
    • les modalités de dérogations sont prévues aux articles 9, 10 et 11
    • les conditions de dérogations sont prévues aux articles 3, 4 et 5 à 8
  • Loi de pays n°2009-4 du 11 février 2009 modifiée relative à la lutte contre l’abus du tabac et le tabagisme
  1. Le matin, combien de temps après être réveillé(e), fumez-vous votre première cigarette ?
  • Dans les 5 minutes (3 points)
  • Entre 6 et 30 minutes après (2 points)
  • Entre 31 et 60 minutes après (1 point)
  • Après 1 heure ou plus (0 point)
  1. Trouvez-vous qu’il est difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c’est interdit ? (ex : cinémas, bibliothèques)
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)
  1. A quelle cigarette renonceriez-vous le plus difficilement ?
  • La première de la journée (1 point)
  • Une autre (0 point)
  1. Combien de cigarettes fumez-vous par jour, en moyenne ?
  • Moins de 10 (0 point)
  • De 11 à 20 (1 point)
  • De 21 à 30 (2 points)
  • Plus de 30 (3 points)
  1. Fumez-vous à intervalles plus rapprochés durant les premières heures de la matinée que durant le reste de la journée ?
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)
  1. Fumez-vous lorsque vous êtes malade au point de devoir rester au lit presque toute la journée ?
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)

Faites le total des points : ________

Si vous avez de 0 à 2 : pas de dépendance

Si vous avez 3 ou 4 : dépendance faible

Si vous avez 5 ou 6 : dépendance moyenne

Si vous avez 7 ou 8 : dépendance forte

Si vous avez 9 ou 10 : dépendance très forte

S’arrêter de fumer peut être difficile. Un fumeur sur deux a besoin de se faire aider par un professionnel de santé (médecin traitant, pharmacien, sage-femme, infirmier…). Il existe des consultations de tabacologie dans les structures de la Direction de la Santé. La prise en charge est individualisée afin de s’adapter aux besoins de chacun. Elle prend en compte la dépendance physique et psychologique du fumeur à l’égard du tabac.

Fumez-vous régulièrement, au moins une cigarette par jour ? Si OUI, remplissez le questionnaire suivant.

  1. A quel moment de la journée prenez-vous votre 1ère cigarette ?
  • Avant ou après le petit déjeuner (3 points)
  • Dans la matinée, avant le repas de midi (2 points)
  • Après le repas de midi (1 point)
  • Plus tard (0 point)
  1. Combien de temps pouvez-vous rester sans ressentir le besoin de fumer quelle que soit votre activité ?
  • 0 à 2 heures (2 points)
  • De 2 heures à 4 heures (1 point)
  • Plus d’une matinée ou d’une après-midi (0 point)
  1. Combien de cigarettes fumez-vous régulièrement par jour ?
  • 1 à 5 (1 point)
  • 6 à 9 (2 points)
  • 10 à 15 (3 points)
  • Plus de 15 (4 points)
  1. Fumez-vous-même si une maladie vous oblige à rester au lit ou à la maison toute la journée ?
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)

Faites le total des points : ________

Si vous avez de 0 à 2 : pas de dépendance

Si vous avez 3 ou 4 : dépendance faible

Si vous avez 5 ou 6 : dépendance moyenne

Si vous avez 7 ou 8 : dépendance forte

Si vous avez 9 ou 10 : dépendance très forte

S’arrêter de fumer peut être difficile surtout à l’adolescence.

Il ne faut pas hésiter à te faire aider par ton médecin traitant, un pharmacien, l’infirmier(ière) scolaire, le dispensaire de ta commune ou venir en consultation au CPSA.

Au CPSA, la prise en charge est individualisée afin de s’adapter aux besoins de chacun. Elle prend en compte la dépendance physique et psychologique du fumeur à l’égard du tabac.

VOS QUESTIONS
SUR LE TABAC

Le tabac est une plante, aux multiples variétés qui est cultivée dans de nombreux pays. Les feuilles sont séchées et subissent ensuite un processus de fermentation, ce qui leur donne du goût. Les variétés de plants et les techniques de séchage déterminent les tabacs blonds et bruns.

Le tabac est une drogue parce qu’il contient une substance psychoactive : la nicotine qui favorise une dépendance. En plus de la nicotine et des goudrons, près de 4000 substances plus ou moins toxiques sont présentes.

Sous forme de cigarillos, de cigares, de tabac à rouler, à pipe, à priser, à chiquer ou pour prise orale humide appelée “SNUS” en Suède,… Sa production, sa vente, son usage et sa publicité sont réglementés.

Quel est le trajet de la nicotine dans le corps ?

Quand on fume une cigarette, la nicotine atteint le cerveau en seulement 7 à 10 secondes. La rapidité avec laquelle une substance psychoactive arrive au cerveau conditionne les risques de dépendance.

La fumée du tabac contient près de 4000 toxiques.

Le tabac à rouler est quatre fois plus nocif qu’une cigarette normale. C’est un produit très toxique qui libère davantage de composés cancérogènes que la plus toxique des cigarettes.
Il n’a pas de filtre et contient 4 à 6 fois plus de nicotine et de goudron.

  • Le CO ou monoxyde de carbone prive l’organisme d’oxygène. Il se fixe sur l’hémoglobine du globule rouge et réduit sa capacité à transporter de l’oxygène aux tissus
  • La nicotine est une substance addictive qui a une action excitante au niveau du cerveau, accélère la fréquence cardiaque, élève la tension artérielle, favorise la vasoconstriction, augmente la sécrétion d’acide gastrique, modifie l’appétit et augmente la dépense énergétique et des graisses dans le sang.
  • Le goudrons (benzopyrenes) est cancérogènes. Un fumeur d’un paquet par jour inhale 250 ml de goudrons par an dans ses poumons, soit l’équivalent de deux pots de yaourt.
  • Les nitrosamines – acroléines – dioxines sont cancérogènes et irritants.
    * action bronchoconstrictive …. favorise l’asthme
    * Hypersécrétion bronchique… favorise les surinfections pulmonaires.
    * exposent aux risques de pathologies chroniques (emphysème, bronchopathie chronique obstructive).
  • L’ammoniaque est un additif qui augmente l’absorption de la nicotine et accroît la dépendance.
  • Le polonium et le cadmium sont radioactifs. (1/2 vie > 1000 ans) Accumulation : dangerosité persistante.

Tabagisme passif, quels sont les risques pour votre entourage ?

On appelle tabagisme passif le fait d’inhaler involontairement la fumée de cigarette produite par un ou des fumeurs de l’entourage d’un non fumeur. Le tabagisme passif a des conséquences néfastes sur la santé qui dépendent de l’intensité et de la durée d’exposition à la fumée.
Les principales maladies liées au tabagisme passif :

Chez l’Enfant Chez l’adulte
Mort subite du nourrisson
Risque augmenté de 50%
Accident coronarien
Risque augmenté de 25%
Accident vasculaire cérébral
Risque de 50%
Otite récidivante
Risque augmente de 21‑38-48%
selon que le père, la mère ou les 2 fument
Cancer du poumon
Risque augmenté de 26%
Crise d’asthme
Risque augmenté de 14-38-48%
selon que le père, la mère ou les 2 fument.
Asthme
Bronchites
Risque augmenté de 72% si la mère fume,
de 29% si un autre membre de la famille fume.
Bronchite chronique

Recommandations :

• Evitez de fumer dans un endroit clos ou en voiture ;
• Informez vos enfants afin qu’ils restent éloignés de la fumée passive ;
• Informez les que l’exposition à la fumée constitue un danger ;
• Ne fumez pas durant la grossesse ni à proximité d’une femme enceinte ;
• Si vous êtes un fumeur ou une fumeuse, demandez conseil à votre médecin pour arrêter de fumer ;
• Soyez un modèle vis-à-vis de vos enfants : ne fumez pas ;
• Ne jamais laisser une cigarette allumée dans un cendrier parce que les substances présentes dans la fumée sont plus dangereuses encore que celles étant inhalées.

Le tabac: un piège pour les adolescents?

Fumer à l’adolescence est un facteur de vulnérabilité. Plus on consomme à fumer jeune, plus la dépendance s’installe rapidement et plus il sera difficile d’arrêter à l’âge adulte.

Quels sont les risques d’une consommation régulière dans le temps ?

  • Risques d’apparition ou d’augmentation de troubles psychologiques préexistants ;
  • Dépendance physique ou/et psychologique susceptibles d’entraîner des problèmes familiaux et socio-professionnels;
  • Apparition de maladies graves telles que :
    • cirrhose hépatique,
    • maladies neurologiques, la démence…
    • cancers de la bouche, de l’œsophage, du foie… Sur tout son trajet, l’alcool cause des dégâts et accroît le risque de nombreux cancers particulièrement s’il est associé au tabac.
  • Chez la femme enceinte, risque de fausse-couche et de malformations chez le fœtus.

Tabac et pillule

Expose au risque de phlébites, embolies ou accidents vasculaires cérébraux.

Après 20 minutes après la dernière cigarette
La fréquence cardiaque redevient normale.

Après 24 heures
Les risques d’infarctus du myocarde commencent à diminuer. Le monoxyde de carbone est éliminé et n’est plus détectable dans le corps.

Après 48 heures
On ne retrouve plus de nicotine dans le sang.

Après 2 semaines
On récupère le goût des aliments. La peau devient plus nette.

Après 3 à 9 mois
La respiration s’améliore.

Après 1 an
Les risques de maladies cardiovasculaires sont réduits de moitié.
Le risque des accidents vasculaires est égal à ceux des non fumeurs.Le fait d’arrêter de fumer diminue les symptômes allergiques, l’intensité des crises d’asthme et également le nombre d’épisodes de bronchites chroniques.
Le risque de cancer du poumon est réduit de moitié après 5 ans d’arrêt. Il devient équivalent à celui du non fumeur après 15 ans d’arrêt.

Nota : l’arrêt du tabac peut entrainer l’apparition d une toux accompagnée de crachats provoquée par la reprise de l’activité des cils des bronches (qui fonctionnaient moins bien du fait de leur immobilisation par les substances toxiques du tabac).

Télécharger la brochure

La publicité en faveur du tabac est interdite en Polynésie française. Loi du Pays N° 2009-4 du 11 février 2009 relative à la lutte contre l’abus du tabac et le tabagisme.

La propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des produits du tabac ou des ingrédients ainsi que toute distribution gratuite ou vente d’un produit du tabac à un prix de nature promotionnelle contraire aux objectifs de santé publique sont interdites.

La propagande ou la publicité en faveur d’un objet ou produit autre que les produits du tabac ou des ingrédients, ne doit pas, soit par son vocabulaire ou son graphisme, soit par son mode de présentation ou tout autre procédé, constituer une propagande ou publicité indirecte ou clandestine en faveur du tabac, des produits du tabac ou des ingrédients.

Toute opération de parrainage est interdite lorsqu’elle a pour objet ou pour effet la propagande ou la publicité directe ou indirecte en faveur des produits du tabac ou des ingrédients.

Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif en Polynésie française : Loi du Pays n°2010-2 du 15 mars 2010 relative à la lutte contre l’abus du tabac et le tabagisme.

Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, et notamment :

  1. Dans les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ;
  2. Dans les lieux fermés et couverts constituant des lieux de travail ;
  3. Dans l’ensemble des moyens de transport collectifs, réguliers ou occasionnels ;
  4. Dans l’enceinte des établissements de santé publics et privés ;
  5. Dans l’enceinte des établissements d’enseignements publics et privés ;
  6. Dans l’enceinte des établissements et centres destinés à l’accueil, aux loisirs, aux vacances, à la formation ou à l’hébergement des mineurs ;
  7. Dans l’enceinte des lieux destinés à un usage sportif ou culturel ;
  8. Dans tous les établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons, y compris ceux situés à l’intérieur d’un lieu affecté à un usage collectif tels que notamment, les aéroports, les galeries marchandes des centres commerciaux.

Cette interdiction ne s’applique pas dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs qui ne peuvent être installés que dans les lieux de travail et dans les établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons.

Des dérogations peuvent être accordées aux établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons, pour la mise en place de zones fumeurs en terrasse.

Tabac et protection des mineurs

  • La vente ou l’offre gratuite de tabac aux mineurs dans les points de distribution ou lieux publics sont interdites depuis 1988 en Polynésie française. ( interdiction reprise dans la Loi du Pays n° 2009-4 du 11 février 2009.
  • Il est interdit de fumer dans l’enceinte des établissements d’enseignements publics et privés, des établissements et centres destinés à l’accueil et aux loisirs, aux vacances, à la formation ou l’hébergement des mineurs. (Loi du Pays N° 2010-2 du 15 mars 2010.

Réussir à arrêter de fumer, c’est mettre toutes les chances de son côté.
Vous l’avez décidé et êtes motivé. Choisissez le moment adéquat pour entamer votre sevrage (en congé, en voyage, pendant une période calme…). Arrêter en même temps qu’un proche peut être un atout supplémentaire.
Prévenez vos amis, vos proches de votre projet de cesser de fumer. Evitez les réunions et fêtes où l’on fume surtout durant les premières semaines de sevrage.

Un accompagnement à l’arrêt du tabac s’avère très utile (médecin traitant, Centre de consultations spécialisées).

En fonction de votre dépendance (voir test de Fagerström), vous pourriez avoir besoin d’un recours aux substituts nicotiniques. Leur délivrance peut être gratuite au Centre de Prévention et de Soin des Addictions (CPSA) si vous êtres mineurs, une femme enceinte, un patient en longue maladie ou ressortissante du RSPF.

Renseignez vous au 40460067. JE CONTACTE LE CENTRE DE PREVENTION ET DE SOINS DES ADDICTIONS

Pratiquez une activité physique régulière est un bon moyen de penser à autre chose qu’à la cigarette et de limiter la prise de poids. Le yoga et autres moyens de relaxation peuvent être une aide précieuse pour diminuer son stress.
Apprenez à trouver d’autres sources de plaisir, un hobby, une autre activité ( sport, bricolage, lecture..) afin d’éviter de manger davantage.

Ne consommez pas de café, de thé ou de boisson alcoolisée. Avoir une bonne hygiène alimentaire peut aider.

Interdiction de fumer dans les lieux publics

Des dérogations sont prévues pour la mise en place de zones fumeurs en terrasse, dans certains établissements hôteliers, de restauration ou de débit de boissons.

  • Arrêté n°446/CM du 31 mars 2010 fixant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif
    • les modalités de dérogations sont prévues aux articles 9, 10 et 11
    • les conditions de dérogations sont prévues aux articles 3, 4 et 5 à 8
  • Loi de pays n°2009-4 du 11 février 2009 modifiée relative à la lutte contre l’abus du tabac et le tabagisme
  1. Le matin, combien de temps après être réveillé(e), fumez-vous votre première cigarette ?
  • Dans les 5 minutes (3 points)
  • Entre 6 et 30 minutes après (2 points)
  • Entre 31 et 60 minutes après (1 point)
  • Après 1 heure ou plus (0 point)
  1. Trouvez-vous qu’il est difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c’est interdit ? (ex : cinémas, bibliothèques)
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)
  1. A quelle cigarette renonceriez-vous le plus difficilement ?
  • La première de la journée (1 point)
  • Une autre (0 point)
  1. Combien de cigarettes fumez-vous par jour, en moyenne ?
  • Moins de 10 (0 point)
  • De 11 à 20 (1 point)
  • De 21 à 30 (2 points)
  • Plus de 30 (3 points)
  1. Fumez-vous à intervalles plus rapprochés durant les premières heures de la matinée que durant le reste de la journée ?
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)
  1. Fumez-vous lorsque vous êtes malade au point de devoir rester au lit presque toute la journée ?
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)

Faites le total des points : ________

Si vous avez de 0 à 2 : pas de dépendance

Si vous avez 3 ou 4 : dépendance faible

Si vous avez 5 ou 6 : dépendance moyenne

Si vous avez 7 ou 8 : dépendance forte

Si vous avez 9 ou 10 : dépendance très forte

S’arrêter de fumer peut être difficile. Un fumeur sur deux a besoin de se faire aider par un professionnel de santé (médecin traitant, pharmacien, sage-femme, infirmier…). Il existe des consultations de tabacologie dans les structures de la Direction de la Santé. La prise en charge est individualisée afin de s’adapter aux besoins de chacun. Elle prend en compte la dépendance physique et psychologique du fumeur à l’égard du tabac.

Fumez-vous régulièrement, au moins une cigarette par jour ? Si OUI, remplissez le questionnaire suivant.

  1. A quel moment de la journée prenez-vous votre 1ère cigarette ?
  • Avant ou après le petit déjeuner (3 points)
  • Dans la matinée, avant le repas de midi (2 points)
  • Après le repas de midi (1 point)
  • Plus tard (0 point)
  1. Combien de temps pouvez-vous rester sans ressentir le besoin de fumer quelle que soit votre activité ?
  • 0 à 2 heures (2 points)
  • De 2 heures à 4 heures (1 point)
  • Plus d’une matinée ou d’une après-midi (0 point)
  1. Combien de cigarettes fumez-vous régulièrement par jour ?
  • 1 à 5 (1 point)
  • 6 à 9 (2 points)
  • 10 à 15 (3 points)
  • Plus de 15 (4 points)
  1. Fumez-vous-même si une maladie vous oblige à rester au lit ou à la maison toute la journée ?
  • Oui (1 point)
  • Non (0 point)

Faites le total des points : ________

Si vous avez de 0 à 2 : pas de dépendance

Si vous avez 3 ou 4 : dépendance faible

Si vous avez 5 ou 6 : dépendance moyenne

Si vous avez 7 ou 8 : dépendance forte

Si vous avez 9 ou 10 : dépendance très forte

S’arrêter de fumer peut être difficile surtout à l’adolescence.

Il ne faut pas hésiter à te faire aider par ton médecin traitant, un pharmacien, l’infirmier(ière) scolaire, le dispensaire de ta commune ou venir en consultation au CPSA.

Au CPSA, la prise en charge est individualisée afin de s’adapter aux besoins de chacun. Elle prend en compte la dépendance physique et psychologique du fumeur à l’égard du tabac.

VOS QUESTIONS
SUR LE PAKA

Le cannabis, appelé localement “pakalolo”,(« l’herbe qui rend fou ») est une plante résineuse importée dans le pays dans les années 70.
Il existe 3 grandes variétés de plants dont 2 cultivées pour leur haute teneur en principe actif : cannabis indica et cannabis sativa.
Comme toutes les autres drogues d’origine naturelle (champignons, cocaïne, opium, datura…) le paka est un produit dont la toxicité a été prouvé par de nombreuses études scientifiques.

Qu’est-ce que cela contient ?

Le cannabis renferme plus de 400 composants dont une soixantaine de cannabinoïdes.
Les composants les plus connus sont :

  • des goudrons nocifs pour les poumons, présents en quantité beaucoup plus importante que dans le tabac (1 joint = 6 cigarettes)
  • le delta-9 THC (TetraHydroCannabinol), un puissant cannabinoïde agissant sur le cerveau, responsable de l’ivresse cannabique.

Le climat chaud et humide de la Polynésie française favorise la haute concentration enTHC et donc la toxicité du PAKA. La prise de risque est ainsi considérablement augmentée

  • le CO (monoxyde de carbone) qui entraîne un manque d’oxygène dans le corps, responsable de l’essoufflement rapide des consommateurs de paka.
    Tous ces produits sont naturellement présents dans la plante.

Comment ça se présente ?

Le paka peut être préparé sous plusieurs formes plus ou moins élaborées :

  • l’herbe (bonbon, marijuana ou marie-jeanne, ganja, beuh, pot, bison vert) : fleurs, feuilles, tiges séchées et principalement fumées en joint (cigarette artisanale de forme conique mélangée ou non à du tabac)
  • la résine (H, haschich, shit, chichon) obtenue à partir des sommités fleuries de la plante se présentant sous forme de blocs agglomérés. La résine est fréquemment coupée avec d’autres produits plus ou moins toxiques : henné, cirage, paraffine, talc, aspirine, caféine…
  • l’huile de cannabis qui est un concentré issu d’une extraction à l’aide de solvants.

Télécharger la brochure

Mode de consommation

Le THC contenu dans la fumée est absorbé par les poumons et passe rapidement dans le sang. Il diffuse dans les tissus et s’accumule dans les organes riches en graisse, en particulier le cerveau.
L’utilisation de la pipe à eau (soupape, narguilé) ne permet pas de filtrer la fumée. Ce mode de consommation fait pénétrer les fumées plus profondément dans les poumons, augmentant ainsi très fortement l’inhalation de produits toxiques.

Le paka peut aussi être ingéré lors de certaines préparations (space cake…), les effets apparaissent alors plus tardivement et peuvent générer un état d’anxiété.

Quel que soit le mode de consommation, la toxicité du produit demeure et l’élimination, principalement par le foie, se fait lentement (quinze jours minimum).

Les effets varient d’un consommateur à l’autre.
Aujourd’hui on sait que l’état physique du consommateur, la composition du produit, la quantité, le mode de consommation et le contexte influent sur les effets ressentis,

Quels sont les effets ?

D’une manière générale, fumer du paka provoque une ivresse dès les premières bouffées.
– désinhibition légère à importante avec excitation
– sensation de détente, légère euphorie, plaisir, envie incontrôlable de rire sans raison particulière
– baisse de la vigilance, ralentissement des réflexes, somnolence

Ces effets s’accompagnent de sensations physiques :
– bouche sèche ;
– yeux rouges, pupilles dilatées
– humeur changeante, anxiété
– stimulation de l’appétit quand les effets disparaissent.

Parfois la première consommation peut provoquer un sentiment de malaise ou d’angoisse.

Combien de temps durent les effets du paka ?

Les composants actifs contenus dans la fumée de paka passent des poumons dans le sang et atteignent le cerveau en moins d’une minute. Même s’il reste des traces de paka dans l’organisme pendant plusieurs jours ou semaines en cas de consommation régulière, les effets sur les sensations, les perceptions, les comportements durent de 2 à 4 heures. Lorsque le pakaest ingéré, les effets n’apparaissent qu’après digestion (1 à 2 heures) et ont une durée un peu plus longue (4 à 6 heures).

Quels sont les risques immédiat ?

Risques fréquents :

  • vertiges
  • nausées
  • troubles de l’attention
  • concentration altérée
  • ralentissement des réflexes
  • oubli de se protéger dans les situations à risques (rapports sexuels non protégés, port du casque…).

Le «bad trip »

L’expression « bad trip » signifie, en anglais, mauvais voyage. Elle désigne un sentiment de malaise intense et de perte de contrôle de soi pouvant se transformer en véritable traumatisme et laisser un souvenir marquant : crise de panique, angoisse, sentiment de persécution.

Des usagers, souvent peu habitués à l’usage de paka, appellent également « bad trip » les nausées qui surviennent parfois et qui cessent avec les vomissements.

Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition d’un « bad trip » : mélange avec l’alcool ou d’autres drogues, première expérience du paka, contexte défavorable…
Lorsqu’une personne fait un bad trip, il faut rester calme et faire son possible pour la calmer également. Dans la mesure du possible, il faut sortir faire quelques pas avec elle dans un endroit calme et aéré, la tranquilliser et la rassurer : les effets vont se dissiper. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à demander de l’aide au 112 ou le 15 ou le 18.

Troubles de la mémoire

Le paka altère la mémoire immédiate et peut donc diminuer les capacités d’apprentissage. La mémoire immédiate est celle qui permet de garder en mémoire quelque chose que l’on vient d’entendre, de voir, de percevoir. Sous l’effet du paka, la personne n’éprouve pas de difficulté à se souvenir des choses apprises dans le passé, mais elle peut connaître une forte diminution de sa capacité à apprendre les choses nouvelles et à s’en souvenir. Contrairement à ce que l’on pensait jusqu’ici, la mémoire pourrait aussi être affectée de façon définitive chez les usagers précoces.

Quels sont les risques dans la durée ?

Perte de motivation

Les effets du paka, notamment la sensation de « planer » souvent décrite par les usagers, limitent la capacité et l’intérêt à réaliser des tâches d’apprentissage ou des tâches qui demandent une certaine concentration (scolaires, professionnelles, etc.). Aussi, sous l’effet d’une consommation régulière de paka, les projets de toutes sortes peuvent apparaître plus difficiles et moins motivants. En cela, l’usage du paka peut conduire à une réelle réduction d’un certain nombre d’activités et d’initiatives pourtant nécessaires à la vie personnelle et à l’intégration sociale, et entraîner une déscolarisation ou la perte de son emploi.

Dépendance psychologique

Dès qu’il devient difficile de se passer de paka, on peut parler de dépendance. Avec les drogues, la dépendance peut se manifester de deux manières.
Physiquement, lorsque le manque provoque une souffrance intense qui ne peut être calmée qu’avec une nouvelle prise de drogue ou avec un traitement approprié.
Psychologiquement, lorsque l’usager ressent la nécessité, peu à peu quotidienne, de consommer pour retrouver les effets et les sensations qu’elles procurent. Avec le paka, il n’y a pas de signes physiques caractéristiques de la dépendance.
En revanche, les signes de dépendance psychologique sont beaucoup plus fréquents. Ils se manifestent notamment par un sentiment de malaise, par une plus grande irritabilité (énervement, stress), par des troubles du sommeil qui apparaissent lorsque l’usager manque de paka. Bien sûr, comme avec les autres drogues, l’intensité de la dépendance est liée aux habitudes de consommation, aux quantités utilisées, à la personnalité de l’usager, à ses conditions de vie.
Ainsi, plus l’usage de paka est fréquent, plus l’usager se sent mal quand il n’en a pas ou quand il redoute de ne pas en avoir, plus le risque de dépendance est important. Un usager régulier qui arrête de consommer a besoin de temps pour s’adapter à une vie sans paka.
L’arrêt peut être difficile à surmonter et, comme avec toutes les drogues, il peut laisser réapparaître un mal-être que l’usage de drogue visait à cacher.
Ainsi, décider d’arrêter est bien plus qu’une question de volonté. Plus la personne qui souhaite arrêter est dépendante, plus ce passage peut être difficile et nécessiter une aide extérieure.

Troubles de la mémoire et de l’attention

Un déclin marqué du quotient intellectuel a été retrouvé chez ceux qui ont commencé leur expérimentation du paka dans l’adolescence, et qui sont ensuite devenus des fumeurs réguliers – au moins quatre fois par semaine -, pendant une longue période.
Cette consommation a un impact sur leur existence puisque les amis et membres de la famille de ces consommateurs réguliers initiés très tôt au paka ont remarqué chez leurs proches des troubles de mémoire et des pertes d’attention.
Jusqu’ici certains pensaient que les troubles de la mémoire et de l’attention disparaissaient à l’arrêt de la prise de cannabis. Une étude récente montre que les perturbations sont peut-être irréversibles, et suffisamment importantes pour être gênantes dans la vie quotidienne.

Troubles mentaux

Il est important à ce sujet de distinguer les troubles mentaux passagers, ou aigus, des maladies mentales.
Des troubles passagers comme l’anxiété, les crises de panique, des épisodes dépressifs ou délirants peuvent être déclenchés par un usage de cannabis, même occasionnel. Ils peuvent parfois nécessiter une hospitalisation et des traitements médicamenteux, mais ils disparaissent habituellement en quelques semaines.
Quant aux maladies mentales qui affectent durablement les personnes, il est établi que l’usage de cannabis peut déclencher des troubles graves chez les personnes prédisposées. Il peut également aggraver les troubles des personnes déjà atteintes.
A propos de la schizophrénie : plusieurs études suggèrent que le risque d’apparition de cette maladie mentale est plus élevé au sein de la population des personnes ayant consommé du cannabis à de nombreuses reprises avant 18 ans. Ce risque augmenterait encore avec l’importance et la précocité de la consommation.

De nombreuses études ont montré que le cannabis pourrait accélérer l’apparition de troubles mentaux chez des personnes qui, plus fragiles ou vulnérables, seraient déjà susceptibles de les développer.

Risques pulmonaires

Les effets du cannabis fumé sur les poumons sont proches de ceux du tabac. De plus, le THC dilate les bronches et les alvéoles pulmonaires et permet à la fumée d’y pénétrer plus facilement. Cela peut provoquer l’irritation de la gorge et des bronches (voie enrouée, toux, bronchite). De récentes études montrent que la survenue de cancer des voies respiratoires et du poumon chez les sujets de moins de 40 ans est souvent associée à un usage régulier de cannabis.

Quels sont les risques pour les fumeurs passifs ?

Le « fumeur passif » est celui qui ne fume pas lui-même mais qui respire la fumée dégagée par les fumeurs. Comme avec le tabac, l’exposition passive, quand elle est régulière, représente un risque pour la santé, notamment pour les voies respiratoires, mais elle n’est que rarement suffisante pour ressentir les effets du cannabis.

Risque cardiologique

Le cannabis peut provoquer une accélération du rythme cardiaque et être responsable de palpitations. Par ailleurs, l’oxyde de carbone contenu dans la fumée peut provoquer des lésions du muscle cardiaque. Aussi, les personnes souffrant de pathologies cardiaques seront plus exposées à des risques de complications.

Quels sont les risques spécifiques à certaines situations ?

Paka et sport

Le paka fait partie de la liste des produits stupéfiants-dopants dont la consommation est interdite aux sportifs. Contrairement aux idées reçues, le paka baisse les performances physiques :

  • baisse du tonus musculaire
  • troubles de la coordination
  • augmentation de la fréquence cardiaque de repos et à l’effort.

Le paka est donc un anti-dopant.

Paka et conduite

Consommer un joint de paka avant de prendre son véhicule, équivaut à la consommation de 2 bières. Le risque de se blesser ou de blesser une personne est ainsi dangereusement augmenté.
Les conducteurs-consommateurs, conscients de la diminution de leurs capacités, pensent à tort pouvoir limiter les risques, en modérant leur vitesse, en augmentant les distances de sécurité et en évitant de doubler.
Malheureusement l’incapacité à gérer les situations d’urgence demeure malgré toutes ces précautions.

Paka et médecine

Les connaissances actuelles encouragent les scientifiques internationaux à étudier les effets antalgiques (contre la douleur), anti-nausée et orexigène (stimulant l’appétit). La finalité étant l’administration médicalement contrôlée par un moyen autre que la forme fumée très toxique.
A l’heure actuelle, le paka n’est pas considéré comme un médicament mais comme une drogue.

Risques professionnels

Toute profession qui engage sa propre sécurité et a fortiori celle d’autrui est une profession à responsabilité : transports, conduite de machines-outils, port d’armes, etc. D’ailleurs, l’usage de paka, ou d’autres drogues, interdit l’exercice de certaines professions et des tests de dépistage sont pratiqués couramment par des entreprises de transport. Toute tâche qui demande de la concentration, de la vigilance, de la mémoire et une bonne appréciation de son environnement est incompatible avec les effets du cannabis.

Consommer (fumer), planter, même pour sa propre consommation personnelle, fabriquer, transporter, donner, vendre, importer, exporter…de la drogue, tel que le “pakalolo” sont interdits par la loi (interpellations, poursuites judiciaires, sanctions,…).
Je manque d’énergie pour faire des choses qui m’intéressaient habituellement.

  • Je suis anxieux, irritable, si je ne consomme pas.
  • J’ai eu des problèmes psychologiques (anxiété, sentiment de persécution, bouffée délirante…) pendant ou après un usage de paka (cannabis).
  • J’éprouve le besoin de fumer du paka (cannabis) pour me sentir bien et supprimer un mal être.
  • On m’a déjà fait des remarques sur ma consommation.
  • Ma consommation perturbe ma vie professionnelle, mes études, mon travail.

Si vous vous retrouvez dans au moins 3 de ces situations, il est important de demander de l’aide à une personne qualifiée de votre choix, et en qui vous avez confiance. Cela ne vous impose pas de vous engager, quelque soit votre situation.

La première étape consiste à vous interroger sur votre motivation : « Pourquoi ai-je envie d’arrêter ? ». Il n’y pas de bonnes ou de mauvaises raisons pour arrêter, comprendre celles qui vous motivent vous aidera à mieux préparer ce moment.

La seconde étape doit vous amener à anticiper les changements nécessaires à l’arrêt de la consommation. Une sensation de vide ou l’impression d’être perdu sont des sentiments fréquents pendant les phases d’arrêt. Certaines choses vont changer : par exemple, les lieux de sorties ou les fréquentations pourraient devenir des situations à risque.

C’est également l’occasion pour vous de réfléchir à la vie que vous aimeriez avoir.

Il est important de modifier certaines habitudes pour envisager un quotidien sans produit. L’idée de se passer d’un produit que l’on consomme régulièrement peut être inquiétante. Certains moments vont être plus faciles à vivre que d’autres. Imaginez à l’avance par quels moyens vous allez pouvoir résister à la tentation et gérer les moments difficiles.
L’arrêt peut révéler certains problèmes masqués jusqu’alors par sa consommation : tristesse, troubles du sommeil, nervosité, irritabilité, anxiété… Ça peut être décourageant pour la personne. Pensez à pratiquer une activité qui vous permettra d’évacuer le stress autrement que par la consommation du produit (sport, relaxation, danse, musique…).

La prise de drogues peut s’arrêter chez certains consommateurs sans qu’il y ait recours à l’instauration d’un suivi spécifique. Ainsi, l’individu peut puiser dans ses ressources internes et externes (famille, environnement…). Prendre appui sur son entourage est précieux. L’associer à sa décision peut aider à ne pas affronter seul les nombreux changements occasionnés par l’arrêt.

Si vous ne parvenez pas à arrêter, n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel spécialisé (médecin ou psychologue par exemple). A l’écoute de votre situation, il vous accompagnera et vous soutiendra dans votre démarche. Le centre de prévention et de soin des addictions (CPSA) est là pour vous accompagner dans votre démarche.

JE CONTACTE LE CENTRE DE PREVENTION ET DE SOINS DES ADDICTIONS

S’il vous arrive de consommer du cannabis, le questionnaire suivant vous aidera à définir si votre consommation vous met en danger.

  1. Avez-vous déjà fumé du cannabis avant midi?
    (Oui/Non)
  1. Avez-vous déjà fumé du cannabis lorsque vous étiez seul(e)?
    (Oui/Non)
  1. Avez-vous déjà eu des problèmes de mémoire à cause de votre consommation de cannabis?
    (Oui/Non)
  1. Des amis ou des membres de votre famille vous ont-ils déjà dit que vous devriez réduire votre consommation de cannabis?
    (Oui/Non)
  1. Avez-vous déjà essayé de réduire ou d’arrêter votre consommation de cannabis sans y arriver?
    (Oui/Non)
  1. Avez-vous déjà eu des problèmes à cause de votre consommation de cannabis (dispute, bagarre, accident, crises d’angoisse, mauvais résultats à l’école…) ?
    (Oui/Non)

Deux réponses positives au test doivent vous amener à vous interroger sérieusement sur les conséquences de votre consommation.

Trois réponses positives ou plus devraient vous amener à demander de l’aide.

[fusion_builder_container admin_label=”Questions Paka – Mobile” type=”legacy” hundred_percent=”yes” hundred_percent_height=”no” min_height=”” hundred_percent_height_scroll=”no” align_content=”stretch” flex_align_items=”flex-start” flex_justify_content=”flex-start” flex_column_spacing=”” hundred_percent_height_center_content=”yes” equal_height_columns=