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  • Allocution du Président de la Polynésie française sur la situation sanitaire au 15 septembre 2020

    Le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, Dominique Sorain, et le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, ont fait un point, mardi, sur la situation sanitaire de la Covid 19 en Polynésie française.

    Mesdames, messieurs,

    A ce jour, nous comptabilisons 236 cas positifs actifs, 873 cas guéris, 16 personnes hospitalisées dont 4 en réanimation, et 2 décès.

    Tels sont les indicateurs sanitaires pertinents que nous devons suivre au jour le jour, pour mieux appréhender l’évolution de l’épidémie du coronavirus dans notre Pays.

    Le nouveau fait réside dans l’enregistrement de deux personnes, mari et femme, atteintes du covid au moment de leur décès. J’adresse à nouveau mes sincères condoléances à la famille des défunts. Les personnes décédées étaient âgées de 80 et de 84 ans. Elles étaient connues pour des difficultés respiratoires, cardiaques, de surpoids. Toute forme de grippe plaçait ces deux personnes fragiles en situation de danger.

    Ce couple d’octogénaire fait partie de ces personnes vulnérables et fragiles de notre Pays, dont on vous parle et répète depuis 6 mois.

    Je regrette ces deux décès, car j’ai le sentiment que certains n’ont pas accordé suffisamment d’importance à nos recommandations, depuis presque 6 mois.

    Ces deux premiers cas de décès doivent désormais nous pousser à intensifier la prévention et à appliquer les gestes barrières.

    Décéder du covid n’est pas une fatalité.

    Si nous voulons protéger nos matahiapo, nos personnes handicapées, nos personnes en longue maladie, nos diabétiques, nos malades cardiovasculaires, nos malades du cancer, c’est-à-dire toutes nos personnes ayant une santé fragile, nous devons appliquer et mettre en œuvre tous les gestes barrières d’une manière stricte. Les gestes barrières deviennent aujourd’hui des gestes de vie. Ce sont nos seuls remèdes.

    En l’absence d’un vaccin, en l’absence de médicament, les gestes barrières sont le seul et l’unique remède au virus. De ce fait, chaque individu, par son comportement, devient le remède et le seul protecteur de lui-même et des autres.

    J’insiste. Nous sommes les seuls médecins de cette maladie. Nous sommes les seuls remèdes de la Covid19

    Ce matin, j’appelle solennellement à nouveau, chaque polynésien et chaque polynésienne, à prendre à cœur et au sérieux les gestes barrières, à minimiser les contacts physiques, avec vos proches, vos amis, vos collègues et avec toute personne rencontrée dans les espaces publics.

    Je sais que vous avez déjà beaucoup fait. Je profite pour vous féliciter des gros efforts déjà déployés. Mais, il faut aller plus loin. Il faut tenir et ne pas capituler contre cet ennemi.

    Certaines personnes manifestent publiquement pour refuser le port du masque. Je ne sais pas quoi penser de cette contestation qui rassemble des motivations disparates. Chaque citoyen est libre de s’exprimer.

    En revanche, les jugements portés par les protestataires sont excessifs. Nous accuser gratuitement d’obscurantisme, de mensonges, de dictature ou de satanisme…. Nous n’avons jamais parlé du port du masque pour les enfants de 4 ans, par exemple. Cela relève plus de l’attaque politique que du vrai débat sanitaire.

    A Tahiti, nous sommes au stade 3 de la gravité sanitaire sur une échelle maximale de 4.

    Le stade 4 signifierait une contamination générale de la population. Nous n’en sommes pas encore là. Je ne le souhaite pas au même titre que vous.

    Notre souhait est que nous nous mobilisions, tous ensemble, pour arrêter cette propagation. Et, c’est possible.

    Nous sommes un peuple à taille humaine. Nous sommes au total 280 000 habitants. Les zones de forte concentration de cas positifs se situent entre Punaauia et Mahina qui comptent 130 000 habitants. Nous n’avons pas à traiter, fort heureusement, une communauté humaine de plusieurs millions d’habitants. Si nous nous mobilisons, si nous restons soudés et solidaires, nous pouvons réussir.

    Quant aux archipels, ils sont restés au stade 1 de l’épidémie. Je rentre des Iles Sous le Vent, j’observe que les habitants respectent à la lettre les consignes de protection.  Ce respect des consignes reflète, à mon avis, le grand sens communautaire de ces populations. Les habitants de nos archipels ont compris et intégré l’idée que se protéger, c’est aussi respecter les autres, et qu’il faut protéger les autres pour se protéger soi-même. Grâce à ce sens communautaire, les populations nos archipels se sont maintenues au stade 1 de l’épidémie. C’est le sens même de la vie en communauté : respecter l’autre, c’est se protéger.

    Mes chers compatriotes, la seule bonne manière de vaincre le coronavirus est de casser la chaîne de propagation de ce virus.

    C’est pour cette raison que nous faisons les tests à grande échelle, dans les quartiers touchés par le virus afin d’identifier très rapidement les personnes infectées et les isoler aussitôt pour casser la chaîne de propagation. C’est notre objectif.

    Comment le faire ?

    Je vous rappelle ici les recommandations essentielles qui vont nous sauver :

    1. Discipline et respect de tous les gestes barrières: Tout d’abord par les gestes barrières de chacune et chacun d’entre vous. Je vous implore de les mettre en œuvre et de les respecter avec rigueur, encore plus si vous avez parmi vos proches des personnes ayant une santé fragile. Je le répète, chaque personne, par ses gestes barrières, est son propre remède et le remède pour ses proches. Le nombre de nouveaux cas positifs ne pourra diminuer, à coup sûr, que si et seulement si nous adopterons et respecterons tous les gestes barrières.
    2. Isolement de 7 jours des cas contacts à risque élevé: Les personnes qui ont été en contact avec des cas positifs sont des personnes à risque élevé. Elles seront placées en isolement durant 7 jours à compter du jour de la dernière rencontre avec le cas positif.
    3. Eviter les rencontres festives: Nous devons, durant le mois à venir c’est-à-dire jusqu’au 15 octobre, faire l’effort de ne plus organiser des tamaaraa, des fêtes quelles qu’elles soient, comme des anniversaires en famille ou entre amis, des fêtes à domicile ou en lieu privé. Ce n’est pas parce que vous serez entre amis et proches que le virus n’y est pas invité également. Il y a beaucoup de cas asymptomatiques. Beaucoup de personnes sont porteuses du virus sans le savoir. La propagation observée aujourd’hui, à Tahiti, relève beaucoup de ces cas asymptomatiques. Cette réalité est un piège pour les familles. En particulier, lorsque nous n’avons pas  les bons gestes de protection face à ces personnes.
    4. Complément d’agents de prévention sanitaire pour les quartiers à risque: Pour promouvoir les gestes barrières et éviter les rassemblements en lieux privés, le gouvernement dotera les communes d’agents de prévention sanitaire, sous la forme de CAE, qui seront dédiés aux quartiers prioritaires touchés par l’épidémie. Ils auront pour mission de rappeler sans cesse que les gestes barrières doivent faire partie de nos habitudes de vie. Je réunirai, à nouveau les maires de Tahiti et de Moorea, pour convenir de ce nouveau dispositif de prévention sanitaire.
    5. Renforcer la protection des personnes fragiles: Nous voulons également intensifier la protection de nos personnes ayant une santé fragile. Les moyens de dépistage seront dédiés en priorité à ces personnes fragiles.
    6. Gestes barrières et auto-confinement de 4 jours des passagers arrivant en Polynésie: Je rappelle à tous les passagers arrivant en Polynésie, qu’ils soient résidents, en mission professionnelle ou en tourisme affinitaire, qu’ils doivent respecter strictement les gestes barrières. Ils doivent éviter de se mêler à la population, durant les 4 jours qui précèdent le second test par auto-prélèvement, donc ne sortir que pour des raisons impérieuses, essentielles à la vie quotidienne.
    7. Maintien du protocole sanitaire ETIS à tous les passagers entrant en Polynésie : Le protocole sanitaire appliqué actuellement à tous les passagers entrant en Polynésie sera maintenu, avec un test RT-PCR 3 jours avant l’embarquement, un formulaire ETIS à remplir et un second test RT-PCR par auto-prélèvement.

    Allocution du Président de la Polynésie française sur la situation sanitaire au 15 septembre 2020

    Le Haut-commissaire de la République en Polynésie française, Dominique Sorain, et le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, ont fait un point, mardi, sur la situation sanitaire de la Covid 19 en Polynésie française.

    Mesdames, messieurs,

    A ce jour, nous comptabilisons 236 cas positifs actifs, 873 cas guéris, 16 personnes hospitalisées dont 4 en réanimation, et 2 décès.

    Tels sont les indicateurs sanitaires pertinents que nous devons suivre au jour le jour, pour mieux appréhender l’évolution de l’épidémie du coronavirus dans notre Pays.

    Le nouveau fait réside dans l’enregistrement de deux personnes, mari et femme, atteintes du covid au moment de leur décès. J’adresse à nouveau mes sincères condoléances à la famille des défunts. Les personnes décédées étaient âgées de 80 et de 84 ans. Elles étaient connues pour des difficultés respiratoires, cardiaques, de surpoids. Toute forme de grippe plaçait ces deux personnes fragiles en situation de danger.

    Ce couple d’octogénaire fait partie de ces personnes vulnérables et fragiles de notre Pays, dont on vous parle et répète depuis 6 mois.

    Je regrette ces deux décès, car j’ai le sentiment que certains n’ont pas accordé suffisamment d’importance à nos recommandations, depuis presque 6 mois.

    Ces deux premiers cas de décès doivent désormais nous pousser à intensifier la prévention et à appliquer les gestes barrières.

    Décéder du covid n’est pas une fatalité.

    Si nous voulons protéger nos matahiapo, nos personnes handicapées, nos personnes en longue maladie, nos diabétiques, nos malades cardiovasculaires, nos malades du cancer, c’est-à-dire toutes nos personnes ayant une santé fragile, nous devons appliquer et mettre en œuvre tous les gestes barrières d’une manière stricte. Les gestes barrières deviennent aujourd’hui des gestes de vie. Ce sont nos seuls remèdes.

    En l’absence d’un vaccin, en l’absence de médicament, les gestes barrières sont le seul et l’unique remède au virus. De ce fait, chaque individu, par son comportement, devient le remède et le seul protecteur de lui-même et des autres.

    J’insiste. Nous sommes les seuls médecins de cette maladie. Nous sommes les seuls remèdes de la Covid19

    Ce matin, j’appelle solennellement à nouveau, chaque polynésien et chaque polynésienne, à prendre à cœur et au sérieux les gestes barrières, à minimiser les contacts physiques, avec vos proches, vos amis, vos collègues et avec toute personne rencontrée dans les espaces publics.

    Je sais que vous avez déjà beaucoup fait. Je profite pour vous féliciter des gros efforts déjà déployés. Mais, il faut aller plus loin. Il faut tenir et ne pas capituler contre cet ennemi.

    Certaines personnes manifestent publiquement pour refuser le port du masque. Je ne sais pas quoi penser de cette contestation qui rassemble des motivations disparates. Chaque citoyen est libre de s’exprimer.

    En revanche, les jugements portés par les protestataires sont excessifs. Nous accuser gratuitement d’obscurantisme, de mensonges, de dictature ou de satanisme…. Nous n’avons jamais parlé du port du masque pour les enfants de 4 ans, par exemple. Cela relève plus de l’attaque politique que du vrai débat sanitaire.

    A Tahiti, nous sommes au stade 3 de la gravité sanitaire sur une échelle maximale de 4.

    Le stade 4 signifierait une contamination générale de la population. Nous n’en sommes pas encore là. Je ne le souhaite pas au même titre que vous.

    Notre souhait est que nous nous mobilisions, tous ensemble, pour arrêter cette propagation. Et, c’est possible.

    Nous sommes un peuple à taille humaine. Nous sommes au total 280 000 habitants. Les zones de forte concentration de cas positifs se situent entre Punaauia et Mahina qui comptent 130 000 habitants. Nous n’avons pas à traiter, fort heureusement, une communauté humaine de plusieurs millions d’habitants. Si nous nous mobilisons, si nous restons soudés et solidaires, nous pouvons réussir.

    Quant aux archipels, ils sont restés au stade 1 de l’épidémie. Je rentre des Iles Sous le Vent, j’observe que les habitants respectent à la lettre les consignes de protection.  Ce respect des consignes reflète, à mon avis, le grand sens communautaire de ces populations. Les habitants de nos archipels ont compris et intégré l’idée que se protéger, c’est aussi respecter les autres, et qu’il faut protéger les autres pour se protéger soi-même. Grâce à ce sens communautaire, les populations nos archipels se sont maintenues au stade 1 de l’épidémie. C’est le sens même de la vie en communauté : respecter l’autre, c’est se protéger.

    Mes chers compatriotes, la seule bonne manière de vaincre le coronavirus est de casser la chaîne de propagation de ce virus.

    C’est pour cette raison que nous faisons les tests à grande échelle, dans les quartiers touchés par le virus afin d’identifier très rapidement les personnes infectées et les isoler aussitôt pour casser la chaîne de propagation. C’est notre objectif.

    Comment le faire ?

    Je vous rappelle ici les recommandations essentielles qui vont nous sauver :

    1. Discipline et respect de tous les gestes barrières: Tout d’abord par les gestes barrières de chacune et chacun d’entre vous. Je vous implore de les mettre en œuvre et de les respecter avec rigueur, encore plus si vous avez parmi vos proches des personnes ayant une santé fragile. Je le répète, chaque personne, par ses gestes barrières, est son propre remède et le remède pour ses proches. Le nombre de nouveaux cas positifs ne pourra diminuer, à coup sûr, que si et seulement si nous adopterons et respecterons tous les gestes barrières.
    2. Isolement de 7 jours des cas contacts à risque élevé: Les personnes qui ont été en contact avec des cas positifs sont des personnes à risque élevé. Elles seront placées en isolement durant 7 jours à compter du jour de la dernière rencontre avec le cas positif.
    3. Eviter les rencontres festives: Nous devons, durant le mois à venir c’est-à-dire jusqu’au 15 octobre, faire l’effort de ne plus organiser des tamaaraa, des fêtes quelles qu’elles soient, comme des anniversaires en famille ou entre amis, des fêtes à domicile ou en lieu privé. Ce n’est pas parce que vous serez entre amis et proches que le virus n’y est pas invité également. Il y a beaucoup de cas asymptomatiques. Beaucoup de personnes sont porteuses du virus sans le savoir. La propagation observée aujourd’hui, à Tahiti, relève beaucoup de ces cas asymptomatiques. Cette réalité est un piège pour les familles. En particulier, lorsque nous n’avons pas  les bons gestes de protection face à ces personnes.
    4. Complément d’agents de prévention sanitaire pour les quartiers à risque: Pour promouvoir les gestes barrières et éviter les rassemblements en lieux privés, le gouvernement dotera les communes d’agents de prévention sanitaire, sous la forme de CAE, qui seront dédiés aux quartiers prioritaires touchés par l’épidémie. Ils auront pour mission de rappeler sans cesse que les gestes barrières doivent faire partie de nos habitudes de vie. Je réunirai, à nouveau les maires de Tahiti et de Moorea, pour convenir de ce nouveau dispositif de prévention sanitaire.
    5. Renforcer la protection des personnes fragiles: Nous voulons également intensifier la protection de nos personnes ayant une santé fragile. Les moyens de dépistage seront dédiés en priorité à ces personnes fragiles.
    6. Gestes barrières et auto-confinement de 4 jours des passagers arrivant en Polynésie: Je rappelle à tous les passagers arrivant en Polynésie, qu’ils soient résidents, en mission professionnelle ou en tourisme affinitaire, qu’ils doivent respecter strictement les gestes barrières. Ils doivent éviter de se mêler à la population, durant les 4 jours qui précèdent le second test par auto-prélèvement, donc ne sortir que pour des raisons impérieuses, essentielles à la vie quotidienne.
    7. Maintien du protocole sanitaire ETIS à tous les passagers entrant en Polynésie : Le protocole sanitaire appliqué actuellement à tous les passagers entrant en Polynésie sera maintenu, avec un test RT-PCR 3 jours avant l’embarquement, un formulaire ETIS à remplir et un second test RT-PCR par auto-prélèvement.
  • Situation au 14/09/2020 à 8h00 et à/c du 15/07/2020

    Un total de 1037 cas de Covid-19 a été confirmé depuis le 15 juillet 2020. Parmi eux, 610 sont sortis d’isolement et considérés comme guéris. La moyenne d’âge de l’ensemble des cas est de 35 ans. Les autres cas confirmés durant ces 10 derniers jours sont tous isolés (425 cas actifs) dont 25 en centre d’hébergement dédié.

    Depuis le 15 juillet, 18 802 auto-prélèvements ont été testés par RT-PCR à L’ILM.

    Parmi les 16 personnes actuellement hospitalisées au CHPf pour des signes de Covid-19, 3 sont en service de réanimation. La moyenne d’âge des personnes hospitalisées est de 53 ans.

    Les cas actifs sont principalement localisés dans les communes urbaines de Tahiti. Quelques cas isolés sont suivis à Moorea (16) et Hao (2).

    Il est essentiel pour toute la population d’appliquer systématiquement les gestes barrières, en particulier dans tous les lieux publics.

    Rappel du bilan au premier semestre 2020

    • Le premier cas de Covid 19 en Pf a été confirmé le 10/03/2020.
    • Un total de 62 cas, dont 32 cas importés, a été confirmé depuis le 10/03/2020 et jusqu’au 25/06/2020.
  • Situation au 11/09/2020 à 8h00 et à/c du 15/07/2020

    Un total de 891 cas de Covid-19 a été confirmé depuis le 2 août 2020. Parmi eux, 580 sont sortis d’isolement et considérés comme guéris. La moyenne d’âge de
    l’ensemble des cas est de 35 ans.

    Les autres cas confirmés durant ces 10 derniers jours sont tous isolés (311 cas actifs) dont 22 en centre d’hébergement dédié.

    Sept personnes sont actuellement hospitalisées au CHPf pour des signes de Covid-19, dont 2 en service de réanimation. Un autre décès est à déplorer ce jour pour un homme de 85 ans qui était hospitalisé au CHPf.

    Les cas actifs sont localisés dans les communes urbaines de Tahiti , ainsi qu’à Moorea, Hao.

    Il est essentiel pour toute la population d’appliquer systématiquement les gestes barrières, en particulier dans tous les lieux publics.

    Rappel du bilan au premier semestre 2020

    • Le premier cas de Covid 19 en Pf a été confirmé le 10/03/2020.
    • Un total de 62 cas, dont 32 cas importés, a été confirmé depuis le 10/03/2020 et jusqu’au 25/06/2020.
  • Articles récents

  • Point presse du 10 septembre du ministre de la Santé

    Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, a fait un point sur la situation sanitaire de la Covid, à l’occasion d’une conférence de presse organisée, jeudi après-midi, à la Présidence.

    Le ministre de la Santé, Jacques Raynal a annoncé le décès d’une première personne dû à la COVID-19 depuis le début de la crise sanitaire. Il a rappelé que toute la population devait se sentir concernée par la lutte contre la propagation de la Covid. Les personnes vulnérables comme les personnes âgées ou celles qui ont des maladies chroniques ont plus de chance de développer des signes graves de la maladie.

    Il a rappelé l’utilité des mesures barrière, du port du masque, du lavage fréquent des mains et du nettoyage des surfaces (tables, claviers d’ordinateur, etc).

    La distanciation sociale reste de mise aussi pour éviter la propagation de la maladie.

    L’application de l’ensemble de ces mesures permet de continuer à aller au travail ou l’école en toute sécurité.

    Le ministre se réjouit que, dans l’ensemble, la population applique ces consignes sanitaires et ce pour le bien de tous.

    Point presse du 10 septembre du ministre de la Santé

    Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, a fait un point sur la situation sanitaire de la Covid, à l’occasion d’une conférence de presse organisée, jeudi après-midi, à la Présidence.

    Le ministre de la Santé, Jacques Raynal a annoncé le décès d’une première personne dû à la COVID-19 depuis le début de la crise sanitaire. Il a rappelé que toute la population devait se sentir concernée par la lutte contre la propagation de la Covid. Les personnes vulnérables comme les personnes âgées ou celles qui ont des maladies chroniques ont plus de chance de développer des signes graves de la maladie.

    Il a rappelé l’utilité des mesures barrière, du port du masque, du lavage fréquent des mains et du nettoyage des surfaces (tables, claviers d’ordinateur, etc).

    La distanciation sociale reste de mise aussi pour éviter la propagation de la maladie.

    L’application de l’ensemble de ces mesures permet de continuer à aller au travail ou l’école en toute sécurité.

    Le ministre se réjouit que, dans l’ensemble, la population applique ces consignes sanitaires et ce pour le bien de tous.

  • Situation au 09/09/2020 à 8h00 et à/c du 15/07/2020

    Un total de 795 cas de Covid-19 a été confirmé depuis le 2 août 2020. Parmi eux, 514 sont sortis d’isolement et considérés comme guéris. La moyenne d’âge de l’ensemble des cas est de 35 ans.

    Les autres cas confirmés durant ces 10 derniers jours sont tous isolés (281) dont 15 en centre d’hébergement dédié.

    Neuf personnes sont actuellement hospitalisées au CHPf pour des signes de Covid-19, dont 3 en service de réanimation.

    Les cas actifs sont localisés dans les communes urbaines de Tahiti (267), ainsi qu’à Moorea (12), Hao (2).

    Il est essentiel pour toute la population d’appliquer systématiquement les gestes barrières, en particulier dans tous les lieux publics.

    Rappel du bilan au premier semestre 2020

    • Le premier cas de Covid 19 en Pf a été confirmé le 10/03/2020.
    • Un total de 62 cas, dont 32 cas importés, a été confirmé depuis le 10/03/2020 et jusqu’au 25/06/2020.
  • Situation au 07/09/2020 à 8h00 et à/c du 15/07/2020

    Un total de 711 cas de Covid-19 a été confirmé depuis le 2 août 2020. Parmi eux, 466 sont sortis d’isolement et considérés comme guéris. La moyenne d’âge de l’ensemble des cas est de 36 ans.

    Les autres cas confirmés durant ces 10 derniers jours sont tous isolés (245) dont 17 en centre d’hébergement dédié.

    Huit personnes sont actuellement hospitalisées au CHPf pour des signes de Covid-19, dont 3 en service de réanimation. La moyenne d’âge des personnes hospitalisées est de 52 ans.

    Les cas actifs sont localisés dans les communes urbaines de Tahiti (238), ainsi qu’à Moorea (3), Bora-Bora (1), Hao (2) et Huahine (1).

    Il est essentiel pour toute la population d’appliquer systématiquement les gestes barrières, en particulier dans tous les lieux publics.

    Carte Pf Covid19 Toujours Actif07092020 Par Commune De Résidence IDV
    Carte Pf Covid19 Toujours Actif07092020 Par Commune De Résidence ISLV

    Rappel du bilan au premier semestre 2020

    • Le premier cas de Covid 19 en Pf a été confirmé le 10/03/2020.
    • Un total de 62 cas, dont 32 cas importés, a été confirmé depuis le 10/03/2020 et jusqu’au 25/06/2020.
  • Articles récents

  • Situation sanitaire dans les écoles et les établissements scolaires de l’enseignement public

    La situation sanitaire actuelle permet de rouvrir certaines écoles, de maintenir la fermeture d’autres et de décider d’en fermer de nouvelles.

    En application du protocole sanitaire et en concertation avec la Direction de la santé, la situation, à ce jour, pour le lundi 7 septembre, est la suivante :

    Réouverture des écoles et établissements de l’enseignement public à compter du lundi 7 septembre – École Heitamahere (Taravao)
    – CJA de Paea
    Maintien par précaution de la fermeture des écoles et établissements de l’enseignement public du lundi 7 au 11 septembre 2020 – École Ui Tama (Papeete)
    Nouvelle fermeture par précaution des écoles et établissements de l’enseignement public du lundi 7 au 11 septembre 2020 Pas de nouvelle fermeture d’école ou d’établissement.

    Les directions des enseignements privés catholique, protestant et adventiste, communiqueront sur les situations de leurs établissements et de leurs classes.

    Le bureau de la veille sanitaire, en charge des enquêtes sanitaires, contactera les personnes concernées.

    En outre, les informations liées aux fermetures ou réouvertures de classes ou de dortoirs sont gérées directement par les écoles, les collèges et les lycées de l’enseignement public en coordination avec les inspecteurs du 1 er degré, les chefs d’établissement et la DGEE (Direction générale de l’Education et des enseignements).

    La ministre de l’Education, de la jeunesse et des sports, Christelle Lehartel, tient à rappeler à l’ensemble des parents que la scolarité est obligatoire pour tous les élèves dont l’école, l’établissement ou la classe est ouverte.

    Situation sanitaire dans les écoles et les établissements scolaires de l’enseignement public

    La situation sanitaire actuelle permet de rouvrir certaines écoles, de maintenir la fermeture d’autres et de décider d’en fermer de nouvelles.

    En application du protocole sanitaire et en concertation avec la Direction de la santé, la situation, à ce jour, pour le lundi 7 septembre, est la suivante :

    Réouverture des écoles et établissements de l’enseignement public à compter du lundi 7 septembre – École Heitamahere (Taravao)
    – CJA de Paea
    Maintien par précaution de la fermeture des écoles et établissements de l’enseignement public du lundi 7 au 11 septembre 2020 – École Ui Tama (Papeete)
    Nouvelle fermeture par précaution des écoles et établissements de l’enseignement public du lundi 7 au 11 septembre 2020 Pas de nouvelle fermeture d’école ou d’établissement.

    Les directions des enseignements privés catholique, protestant et adventiste, communiqueront sur les situations de leurs établissements et de leurs classes.

    Le bureau de la veille sanitaire, en charge des enquêtes sanitaires, contactera les personnes concernées.

    En outre, les informations liées aux fermetures ou réouvertures de classes ou de dortoirs sont gérées directement par les écoles, les collèges et les lycées de l’enseignement public en coordination avec les inspecteurs du 1 er degré, les chefs d’établissement et la DGEE (Direction générale de l’Education et des enseignements).

    La ministre de l’Education, de la jeunesse et des sports, Christelle Lehartel, tient à rappeler à l’ensemble des parents que la scolarité est obligatoire pour tous les élèves dont l’école, l’établissement ou la classe est ouverte.

  • Articles récents

  • Accompagner le mouvement sportif dans l’application des recommandations sanitaires

    Le ministre de la Santé et de la prévention, en charge de la protection sociale généralisée, Jacques Raynal, et la ministre de l’Education, de la jeunesse et des sports, Christelle Lehartel, accompagnent conjointement le Comité Olympique de Polynésie française (COPF) et le mouvement sportif, pour l’application des mesures barrières et les recommandations sanitaires, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid 19, au sein des fédérations et associations sportives.

    Photo Informations au mouvement sportif sur les recommandations sanitaires

    Une réunion technique s’est ainsi tenue, mercredi, avec l’appui de l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (ARASS) et la direction de la jeunesse et des sports (DJS). Cette réunion a permis de dégager les recommandations générales proposées aux sportifs, aux associations sportives et aux fédérations sportives. Ces recommandations ont été présentées à la cellule de Crise Covid-19 du Pays et validées par le Bureau de veille sanitaire (BVS).

    Ces mesures ont été présentées à l’ensemble du mouvement sportif vendredi en fin de journée. Cette réunion a permis aux fédérations sportives d’harmoniser leurs pratiques et de pouvoir répondre à toutes les interrogations de leurs licenciés sur le respect des mesures sanitaires lors de la pratique d’activités physqiues et sportives.

    Le Comité Olympique de Polynésie française entend soutenir et accompagner ainsi le gouvernement dans sa stratégie de lutte contre la pandémie de la Covid 19.

    Accompagner le mouvement sportif dans l’application des recommandations sanitaires

    Le ministre de la Santé et de la prévention, en charge de la protection sociale généralisée, Jacques Raynal, et la ministre de l’Education, de la jeunesse et des sports, Christelle Lehartel, accompagnent conjointement le Comité Olympique de Polynésie française (COPF) et le mouvement sportif, pour l’application des mesures barrières et les recommandations sanitaires, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid 19, au sein des fédérations et associations sportives.

    Photo Informations au mouvement sportif sur les recommandations sanitaires

    Une réunion technique s’est ainsi tenue, mercredi, avec l’appui de l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (ARASS) et la direction de la jeunesse et des sports (DJS). Cette réunion a permis de dégager les recommandations générales proposées aux sportifs, aux associations sportives et aux fédérations sportives. Ces recommandations ont été présentées à la cellule de Crise Covid-19 du Pays et validées par le Bureau de veille sanitaire (BVS).

    Ces mesures ont été présentées à l’ensemble du mouvement sportif vendredi en fin de journée. Cette réunion a permis aux fédérations sportives d’harmoniser leurs pratiques et de pouvoir répondre à toutes les interrogations de leurs licenciés sur le respect des mesures sanitaires lors de la pratique d’activités physqiues et sportives.

    Le Comité Olympique de Polynésie française entend soutenir et accompagner ainsi le gouvernement dans sa stratégie de lutte contre la pandémie de la Covid 19.

  • Situation au 04/09/2020 à 8h00 et à/c du 15/07/2020

    Un total de 632 cas de Covid-19 a été confirmé depuis le 2 août 2020. Parmi eux, 298 sont sortis d’isolement et considérés comme guéris. La moyenne d’âge de l’ensemble des cas est de 36 ans.

    Les autres cas confirmés durant ces 10 derniers jours sont tous isolés à domicile (313) ou en centre d’hébergement dédié (21 personnes).

    Dix personnes sont actuellement hospitalisées au CHPf pour des signes de Covid-19, dont 3 en service de réanimation. La moyenne d’âge des personnes hospitalisées est de 52 ans.

    Les cas actifs sont localisés dans les communes urbaines de Tahiti, ainsi qu’à Bora-Bora, Moorea et Raiatea.

    Il est essentiel pour toute la population d’appliquer systématiquement les gestes barrières, en particulier dans tous les lieux publics.

    Rappel du bilan au premier semestre 2020

    • Le premier cas de Covid 19 en Pf a été confirmé le 10/03/2020.
    • Un total de 62 cas, dont 32 cas importés, a été confirmé depuis le 10/03/2020 et jusqu’au 25/06/2020.
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    • Point presse du 3 septembre 2020 : Intervention du ministre de la Santé, Jacques Raynal et du Dr Pierre Follin sur la situation sanitaire du Covid

      Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, et le Dr Pierre Follin, ont fait un point sur la situation sanitaire de la Covid, à l’occasion d’une conférence de presse organisée, jeudi après-midi, à la Présidence

      Bonjour à tous,

      Merci d’avoir répondu présent à ce point presse de la plateforme COVID19.

      La situation de ce jour fait état de 596 cas déclarés. Dont 282 patients sortis d’isolement et 314 cas toujours « actifs » sous surveillance. 10 d’entre eux sont hospitalisés au CHPf dont 3 ont été placés en réanimation.

      Parmi les 100 derniers cas recensés on a estimé la moyenne d’âge à 36 ans. Une population donc relativement jeune.

      Aujourd’hui nous avons une cartographie différente de celle qui était publiée les autres jours, puisque celle-ci prend en compte le lieu de résidence des cas confirmés. Ce paramètre permet de voir la répartition réelle des cas confirmés sur l’île de Tahiti. Celle d’avant montrait uniquement le lieu de confinement-isolement des cas confirmés, ce qui pouvait amener à fausser l’interprétation de la répartition de ces cas.

      Aujourd’hui, nous avons la présence du Dr Pierre FOLLIN, qui vous présentera le processus de prise en charge des patients malades.

      Le BVS organise et planifie les prélèvements suivant une stratégie qui respecte les recommandations actualisées. Les prélèvements s’adressent à certains sujets contacts, aux personnes symptomatiques, à certains milieux professionnels, à certains publics et certains quartiers lorsqu’on cherche à déceler la présence du virus. Cela signifie que tout le monde n’est pas testé.

      L’objectif des tests est de détecter les porteurs du virus afin de les isoler. On sait bien que certaines personnes, qui sont sans doute nombreuses désormais, sont porteuses du virus et l’ignorent. On sait aussi qu’un test négatif ne signifie pas que la personne n’est pas porteuse du germe et contaminante. Mais on sait aussi qu’un sujet positif est certainement porteur du germe, qu’il est certainement contaminant, et qu’il doit en être informé et isolé. Ce sont ces personnes que l’on recherche.

      Les personnes sont contactées pour être prélevées. Les prélèvements ont lieu soit à domicile, soit dans un centre identifié, soit à l’ILM. Une fois les prélèvements effectués, ils sont analysés par les laboratoires de l’institut Malardé. Les résultats sont adressés par lots au BVS sous 24 à 72h.

      Le BVS informe immédiatement les patients dont le test est positif. Ce premier coup de fil permet de donner des consignes sur les règles strictes d’isolement à respecter et de recueillir quelques informations : conditions sanitaires, conditions d’isolement, environnement familial et social, nombre de personnes vivant sous le même toit, identification du médecin traitant et des sujets contacts.

      Le relai est ensuite pris par la plateforme covid dont je suis le coordinateur. Les patients sont une nouvelle fois appelés pour préciser un certain nombre de points afin de bien connaître leurs conditions d’isolement, leur état de santé, et la manière dont la surveillance sanitaire peut se mettre en place, grâce à l’appui des dispensaires (notamment dans les îles) et des professionnels de santé libéraux de plus en plus souvent, notamment médecins et infirmiers. L’implication du secteur libéral est en effet indispensable. Des dispositions particulières sont en cours d’élaboration pour leur permettre le suivi des personnes Covid+.

      Lorsque le suivi ne peut être assuré par les dispensaires ou les médecins libéraux, 2 équipes médicales de la direction de la santé se chargent de le faire, surveillance téléphonique et déplacement au domicile si nécessaire, notamment pour évaluer les conditions d’isolement et la gravité des symptômes.

      L’isolement des sujets covid+, porteurs du virus, est actuellement une mesure essentielle pour maîtriser la progression de l’épidémie. Elle n’est certainement pas suffisamment respectée.

      Lorsque l’isolement n’est pas possible dans de bonnes conditions à domicile, avec l’accord du patient, il est proposé un transfert dans un centre d’hébergement. 2 centres sont actuellement occupés, il s’agit de l’hôtel Tiare Tahiti à Papeete (une quarantaine de chambres), et Tibériade (une trentaine de chambres et 2 dortoirs) à la presqu’île. Ces structures ne sont pas saturées, la plupart des isolements se font à domicile malgré des conditions souvent imparfaites. D’autres lieux d’hébergement sont répertoriés.

      La surveillance dure 10 jours. En cas de complication, c’est le SMUR qui intervient, soit sur demande directe du patient, soit sur demande du médecin qui assure le suivi médical.

      Le patient sort de son isolement 10 jours après la date du prélèvement, à condition qu’il ne présente ni fièvre ni essoufflement depuis au moins 48h. Une attestation de fin d’isolement est lui est fournie. Les salariés bénéficient automatiquement d’un arrêt de travail de 10 jours, même s’ils ne présentent pas de signes de la maladie.

      Le nombre de patients positifs augmentent. Les mesures barrière s’imposent plus que jamais, elles doivent être strictement respectées afin de ralentir ou maîtriser la progression inévitable de l’épidémie et éviter l’engorgement du système de soins. Dans ce contexte, il est essentiel de détecter les personnes dont on sait qu’elles sont certainement contaminantes et de les isoler.

      Merci de votre attention.

      Point presse du 3 septembre 2020 : Intervention du ministre de la Santé, Jacques Raynal et du Dr Pierre Follin sur la situation sanitaire du Covid

      Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, et le Dr Pierre Follin, ont fait un point sur la situation sanitaire de la Covid, à l’occasion d’une conférence de presse organisée, jeudi après-midi, à la Présidence

      Bonjour à tous,

      Merci d’avoir répondu présent à ce point presse de la plateforme COVID19.

      La situation de ce jour fait état de 596 cas déclarés. Dont 282 patients sortis d’isolement et 314 cas toujours « actifs » sous surveillance. 10 d’entre eux sont hospitalisés au CHPf dont 3 ont été placés en réanimation.

      Parmi les 100 derniers cas recensés on a estimé la moyenne d’âge à 36 ans. Une population donc relativement jeune.

      Aujourd’hui nous avons une cartographie différente de celle qui était publiée les autres jours, puisque celle-ci prend en compte le lieu de résidence des cas confirmés. Ce paramètre permet de voir la répartition réelle des cas confirmés sur l’île de Tahiti. Celle d’avant montrait uniquement le lieu de confinement-isolement des cas confirmés, ce qui pouvait amener à fausser l’interprétation de la répartition de ces cas.

      Aujourd’hui, nous avons la présence du Dr Pierre FOLLIN, qui vous présentera le processus de prise en charge des patients malades.

      Le BVS organise et planifie les prélèvements suivant une stratégie qui respecte les recommandations actualisées. Les prélèvements s’adressent à certains sujets contacts, aux personnes symptomatiques, à certains milieux professionnels, à certains publics et certains quartiers lorsqu’on cherche à déceler la présence du virus. Cela signifie que tout le monde n’est pas testé.

      L’objectif des tests est de détecter les porteurs du virus afin de les isoler. On sait bien que certaines personnes, qui sont sans doute nombreuses désormais, sont porteuses du virus et l’ignorent. On sait aussi qu’un test négatif ne signifie pas que la personne n’est pas porteuse du germe et contaminante. Mais on sait aussi qu’un sujet positif est certainement porteur du germe, qu’il est certainement contaminant, et qu’il doit en être informé et isolé. Ce sont ces personnes que l’on recherche.

      Les personnes sont contactées pour être prélevées. Les prélèvements ont lieu soit à domicile, soit dans un centre identifié, soit à l’ILM. Une fois les prélèvements effectués, ils sont analysés par les laboratoires de l’institut Malardé. Les résultats sont adressés par lots au BVS sous 24 à 72h.

      Le BVS informe immédiatement les patients dont le test est positif. Ce premier coup de fil permet de donner des consignes sur les règles strictes d’isolement à respecter et de recueillir quelques informations : conditions sanitaires, conditions d’isolement, environnement familial et social, nombre de personnes vivant sous le même toit, identification du médecin traitant et des sujets contacts.

      Le relai est ensuite pris par la plateforme covid dont je suis le coordinateur. Les patients sont une nouvelle fois appelés pour préciser un certain nombre de points afin de bien connaître leurs conditions d’isolement, leur état de santé, et la manière dont la surveillance sanitaire peut se mettre en place, grâce à l’appui des dispensaires (notamment dans les îles) et des professionnels de santé libéraux de plus en plus souvent, notamment médecins et infirmiers. L’implication du secteur libéral est en effet indispensable. Des dispositions particulières sont en cours d’élaboration pour leur permettre le suivi des personnes Covid+.

      Lorsque le suivi ne peut être assuré par les dispensaires ou les médecins libéraux, 2 équipes médicales de la direction de la santé se chargent de le faire, surveillance téléphonique et déplacement au domicile si nécessaire, notamment pour évaluer les conditions d’isolement et la gravité des symptômes.

      L’isolement des sujets covid+, porteurs du virus, est actuellement une mesure essentielle pour maîtriser la progression de l’épidémie. Elle n’est certainement pas suffisamment respectée.

      Lorsque l’isolement n’est pas possible dans de bonnes conditions à domicile, avec l’accord du patient, il est proposé un transfert dans un centre d’hébergement. 2 centres sont actuellement occupés, il s’agit de l’hôtel Tiare Tahiti à Papeete (une quarantaine de chambres), et Tibériade (une trentaine de chambres et 2 dortoirs) à la presqu’île. Ces structures ne sont pas saturées, la plupart des isolements se font à domicile malgré des conditions souvent imparfaites. D’autres lieux d’hébergement sont répertoriés.

      La surveillance dure 10 jours. En cas de complication, c’est le SMUR qui intervient, soit sur demande directe du patient, soit sur demande du médecin qui assure le suivi médical.

      Le patient sort de son isolement 10 jours après la date du prélèvement, à condition qu’il ne présente ni fièvre ni essoufflement depuis au moins 48h. Une attestation de fin d’isolement est lui est fournie. Les salariés bénéficient automatiquement d’un arrêt de travail de 10 jours, même s’ils ne présentent pas de signes de la maladie.

      Le nombre de patients positifs augmentent. Les mesures barrière s’imposent plus que jamais, elles doivent être strictement respectées afin de ralentir ou maîtriser la progression inévitable de l’épidémie et éviter l’engorgement du système de soins. Dans ce contexte, il est essentiel de détecter les personnes dont on sait qu’elles sont certainement contaminantes et de les isoler.

      Merci de votre attention.